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vendredi, 07 mai 2010

Benoist Apparu interpellé sur la réforme de l'accession à la propriété

Ce Jeudi 6 Mai se tenait au Théâtre de la Cité Universitaire de Paris l'Assemblée Générale de la Fédération Nationale des Sociétés Coopératives HLM.
Benoist Apparu, Secrétaire d'État au logement et à l'Urbanisme était présent.

Une centaine de mal-logés du Collectif ont manifesté plus de deux heures dans l'enceinte de la Cité Universitaire, sans interlocuteur, avant de croiser au hasard d'un couloir le Secrétaire d'État au logement.
Le Jeudi 1er Avril, le collectif était déjà venu interpeller M.Apparu à l'occasion du
lancement de la semaine du Développement-Durable et de l'inauguration des "maisons pour agir" sur le parvis du Louvre. Messieurs Borloo et Apparu avaient alors annulé leur déplacement.

Un mois plus tard, face aux demandeurs de logements en colère, le Secrétaire d'Etat s'est engagé à recevoir une délégation du collectif.

La lutte continue !

Collectif des mal-logés en Colère Benoist Apparu.jpg

Jean-Louis Borloo / Benoist Apparu : Une politique de destruction du logement social depuis 2004

En 2004 Jean Louis Borloo, alors ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine, lançait un vaste programme de démolition de logements sociaux : 200 000 HLM à détruire au nom d'une politique de « mixité sociale ». Il s'agissait officiellement de régler le problème dit des « ghettos »...en détruisant des logements sociaux.

 

Si les objectifs de destruction ont bien été tenus, il n'en va pas de même pour la reconstruction. En 2010, un an après la fin du « plan Borloo », à peine 2/3 des reconstructions promises ont été réalisées.

La conséquence directe de ce plan dit de « rénovation urbaine » a donc été une augmentation du nombre de demandeurs de logement : au problème du relogement des mal-logés est venu s'ajouter le problème des habitants des logements détruits, eux même à reloger.

Autre conséquence : une diminution de l'offre là où elle manque le plus, les reconstructions étant toujours plus loin des centres et d'un niveau de loyers toujours plus élevé.

Si cette politique est évidemment vécue comme un recul dans l'espoir d'accéder à un logement social par les mal-logés, elle ne semble pas être remise en cause aujourd'hui par M.Apparu.

Au contraire, c'est encore au nom d'une « mixité sociale » et de lutte contre les « ghettos » que le Secrétaire d'Etat annonce une réforme de l'accession à la propriété pour l'année 2011, sur fond de réduction des subventions aux logements sociaux (de 3000 euros à 1000 euros) et d'un « hold-up » sur l'argent du "1%- logement" pourtant lui-même destiné en grande partie à l'accession à la propriété !

Une volonté de réforme contradictoire aussi avec les aspirations des demandeurs de logements : tout les observateurs s'en accordent, l'activité des ventes de logements reste structurellement faible malgré les incantations gouvernementales. Demandeurs de logements et locataires n'ayant visiblement ni les moyens ni surtout la volonté d'acheter.

La vente des appartements HLM, contrairement à ce qui est avancé par le Secrétariat d'Etat au Logement n'apporte pas plus de fonds aux organismes qui les vendent que la mise en location qui leur assure des revenus stables et récurrents. Par contre elle peut s'avérer être un gouffre financier pour les primo accédants comme à Saint Denis (93), 136 avenue Gabriel Peri, où la Société Nationale Immobilière, a vendu des appartements périlleux, faute d'avoir voulu réaliser les travaux nécessaires avant la vente. L'exemple de la SNI, premier bailleur public, filiale de la CDC illustre bien la volonté gouvernementale de se débarrasser des logements sociaux existants sans se soucier réellement de l'accession à la propriété des ménages modestes.

Une politique axée sur l'accession sociale à la propriété dans des programmes neufs aurait au moins permis de fluidifier la mobilité au sein du parc HLM, mais ce n'est même pas de cela dont il est question, simplement d'une remise à plat des aides existantes.

L'intérêt de cette réforme, tant pour les demandeurs de logements que pour les ménages modestes  accédants à la propriété est donc loin d'être établi, mais le recours à « l'alibi » de la mixité sociale nous le connaissons bien depuis 2004.  Il s'agit avant tout de réduire l'offre locative, par la destruction et la mise en vente de nos logements.

Une véritable politique en faveur du logement passe avant tout par l'arrêt des démolitions, la rénovation des logements HLM qui le nécessitent, et surtout la construction massive de logements sociaux, conformes aux attentes de l'écrasante majorité des demandeurs (70%) : des logements de type Prêt LOCATIF Aidé, et à Usage Sociale.

Si tel était le cas, la mixité sociale dont on parle tant serait de fait réalisée.

 

NON A LA VENTE DE NOS LOGEMENTS

NON A LA DESTRUCTION DU LOGEMENT SOCIAL

UN LOGEMENT POUR TOUS !

 

Voir aussi : Foncière Logement, c'est notre argent, c'est nos logements

Semaine du déveleppement durable : les Mal-logés manifestent

La SNI, premier bailleur public, un promoteur immobilier ?

12:49 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : benoist-apparu, borloo, accession-à-la-propriété, réforme, ptz, apl, pass-foncier, crédits-d'impots, sni, anru | | |  Facebook

vendredi, 16 avril 2010

Comment Apparu a disparu

Le jeudi 1er avril 2010, Jean Louis Borloo, Benoist Apparu et Chantal Jouanno avaient décidé de mettre en avant le projet d'une Maison pour Agir, et le dispositif du prêt à taux zéro, censé être une solution à la "crise" du logement. Ils avaient convoqué l'ensemble des médias pour défendre leur projet sur l'Esplanade du Louvre

La présence de quelques dizaines de mal logés, qui n'ont pas les moyens d'être propriétaires et exigent donc un simple logement social , adapté à leur niveau de revenus suffira à ce que les trois ministres renonçent à leur venue.

La preuve que l'accession à la propriété ne répond en rien aux besoins réels des demandeurs de logement, puisque même les Ministres qui en font leur cheval de bataille préfèrent renoncer à la défendre , s'il faut faire face concrètement aux problèmes et aux urgences des mal logés qui ne peuvent pas être propriétaires.

Le reportage de LCP :

 

12:00 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : borloo, apparu, maison-pour-agir, michel-chevalet, logement, ademe | | |  Facebook

jeudi, 01 avril 2010

Semaine du développement durable: détruire le logement social, c'est écologique ?

Ce matin, Jean Louis Borloo et Benoist Apparu devaient inaugurer la "Maison pour Agir", sur l'esplanade du Louvre, une initiative du Grenelle de l'Environnement.

70 membres du collectif des Mal Logés en Colère étaient sur place, venus interpeller les Ministres de L'Ecologie et du Logement sur leur action en matière de logement social, quarante huit heures après l'annonce de la faillite possible du 1% logement et en période de pleine reprise des expulsions locatives.

Les Ministres ont annoncé rapidement aux médias présents qu'ils ne se déplaceraient pas tant que les mal logés seraient présents.

Benoist Apparu , par son refus de venir à la rencontre de quelques demandeurs de logement social parmi des millions d'autres confirme sa fonction au sein du gouvernement: il y a bien un Ministre des propriétaires, mais pas de politique pour les mal logés.

Il ne reste aux millions de concernés par la crise du logement , salariés, chômeurs, retraités, jeunes ou familles, que la lutte pour imposer que leurs problèmes soient pris en compte.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Semaine du Développement Durable, les mal loges indesirables
envoyé par HLMPOURTOUS. -

Ci dessous le communiqué diffusé sur place


LA CRISE DU LOGEMENT, "COMMENT ÇA MARCHE ?"


Benoist Apparu et Jean Louis Borloo inaugurent ce matin la « Maison Pour Agir », à l’occasion du lancement de la semaine du développement durable sur l’esplanade du Louvre.
Mal logés, nous saisissons l’occasion pour manifester notre colère face aux nouvelles en rafales qui illustrent, un peu plus chaque jour, les effets dévastateurs des politiques actuellement menées en matière de logement.


Où est passé l’argent du logement social ?

Hier, à l’occasion du congrès du 1%, on apprend que les caisses destinées au logement social et alimentées par les cotisations des salariés sont non seulement vides, mais en déficit.

Où est passé notre argent ? Notamment dans les caisses de la Foncière Logement, organisme géré par l’Etat et le 1%, dont le bilan en matière de construction de logement social est qualifié de « médiocre » par la Cour des Comptes, outre des coûts de fonctionnement énormes et plutôt opaques.

Mais aussi dans celle de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine, dont on apprend qu’elle aussi est à court de fonds…pour reconstruire et réhabiliter, car les démolitions de centaines de milliers de HLM, elles ont été financées rubis sur l’ongle.

Comme si le manque de logements sociaux n’était pas assez criant, le gouvernement maintient son intention de vendre 10% du parc.

Et affiche ensuite fièrement un investissement annuel de 10 milliards d’euros dans le logement social : astuce comptable, les 5, 1 milliards d’euros d’allocations logement sont inclues, ce qui ne laisse que 4,9 Milliards d’euros pour l’aide à la pierre directe, dont une partie de prêts aux organismes HLM.

En comparaison, l’ensemble des aides pour l’accès à la propriété représentent au moins 7 milliards d’euros.

 


Un ministre pour les propriétaires, pas pour les mal-logés



Mais tout le monde ne peut pas être propriétaire, tout le monde ne peut pas acheter la maison en bois HQE exposée aujourd’hui sur le Parvis du Louvre et encore moins le terrain qui va avec en Ile de France ou à Paris. Les travailleurs modestes ou pauvres, les familles nombreuses ou les parents isolés, les précaires, les chômeurs n’ont qu’une seule possibilité pour se loger : le HLM.

Aujourd’hui, la destruction du logement social nous condamne à l’errance, à la sur-occupation, à l’insalubrité, aux expulsions.

Les mêmes Ministres qui affirment qu’il n’y a jamais eu autant d’efforts faits pour le logement, reconnaissent eux même qu’ils ne sont pas en mesure de reloger, même en cas de mise à la rue.

Une nouvelle fois, nous manifestons parce que nous ne laisserons pas détruire le logement social en silence.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

 

Voir la dépèche de Presse : L'Express

 

16:37 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : maison-pour-agir, développement-durable, mal-logés, borloo, apparu, logement-social, expulsions, ademe | | |  Facebook

 
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