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jeudi, 29 octobre 2009

Martin HIRSCH interpellé par des Mal-Logés en Colère (Plaine St Denis)

dalo.jpgLe collectif des Mal-logés en Colère à occupé ce matin jusqu'en début d'apres-midi  "l'Usine" 379 avenue du Président WILSON à la Plaine St Denis (93). Une table ronde y était organisée par le Comité national des entreprises d’insertion, en présence notamment de Martin Hirsch sur le thème des politiques "de lutte contre l'exclusion".
Le collectif est sorti après une entrevue avec le chef de cabinet de Martin Hirsch où nous nous sommes entretenus sur le traitement des dossier de demandeurs de logements par les préféctures de Paris et de Seine St Denis.

Ci dessous le communiqué diffusé aux participants de cette réunion :



POUR "L’INSERTION" DES MAL-LOGES…DANS DE VRAIS LOGEMENTS

Nous intervenons aujourd’hui à l’occasion d’une table ronde où Martin Hirsh est annoncé. Parmi d’autres intervenants il est attendu pour discuter des politiques de « luttes contre l’exclusion » initiées par le gouvernement. Le thème du débat : « quel avenir pour les entreprises d’insertion ?». Un avenir sûrement radieux, puisque le RSA de Martin Hirsch consiste en une « insertion » uniquement professionnelle. Un RSA n’apportant pas les mêmes garanties, sociales notamment en matière de logement que le RMI, où l’allocataire pouvait choisir un parcours d’insertion uniquement dédié à l’accès au logement social, jusqu'à l’attribution de ce logement . Beaucoup de mal-logés concernés par cette allocation seront donc orientés vers ces structures sans qu’il ne soit tenu comte de leur problème de logement.
Une autre politique de « lutte contre l’exclusion » qu’il faudra d’une manière ou d’une autre intégrer au débat : le bilan de deux ans de loi DALO.

En effet, lors de nos précédentes rencontres, Martin Hirsch nous a orienté vers les procédures de la loi DALO, censées apporter « une réponse adéquate » à nos problèmes de logement. Les préfectures dédiant désormais l’intégralité de leur contingent aux demandeurs
reconnus prioritaires par les commissions de médiation.


Qui est prioritaire et qui ne l'est pas, selon les commissions de médiations ?


Les mal-logés reconnus "prioritaires" par les commissions de médiation sont tout d’abord ceux qui ont eu la possibilité de monter un dossier où la preuve du mal-logement est à la charge du mal-logé.

L’exemple des logements insalubres, où la reconnaissance de l’insalubrité par la commission de médiation DALO dépend d’un
certificat d’insalubrité délivré par les services techniques de la préfecture.
Que se passe t il pour les logements insalubres où les services préfectoraux ne daignent pas passer malgré les demandes des mal-logés?


Un certain nombre de logements dans ce cas, où la présence de plomb ne fait pas de doute, a été désigné au Haut-commissaire et aux
préfectures concernées il y a plus d’un an par notre collectif. Malgré la présence d’enfants et de plomb, les services techniques ne sont
jamais passés dans ces appartements, et les dossiers DALO ont donc été tout naturellement rejetés.

Les mal-logés non reconnu "prioritaire" par les commissions de médiation sont donc ceux qui n’ont pas la possibilité de prouver leur
mal-logement, alors même qu’obtenir les pièces justificatives s’avèrent souvent impossible auprès des services préfectoraux. Les
préfectures n’ayant aucun intérêt à voir s’accroître le nombre de dossier prioritaire. Sur Paris, le nombre de logements insalubres
était fixé à 1000 par la Ville et la préfecture, pas un de plus !

Les mal-logés «non prioritaire» sont aussi ceux dont le problème de logement, même mis en évidence, ne constitue pas un critère de
priorité pour les commissions DALO. Des mal-logés que la procédure DALO à exclu de tout espoir de toucher un contingent préfectoral qui leur était autrefois ouvert : un contingent préfectoral qui avant la loi DALO était particulièrement réservés aux plus bas revenus. Aujourd’hui, l’impossibilité de pouvoir s’acquitter d’un loyer du privé ne constitue plus un motif de priorité. Un travailleur au RSA
par exemple qui demanderait un logement social sera donc exclu par la commission si il n’apporte pas la preuve d’autres critères de
priorité.

Deux ans après sa mise en place, le bilan de la loi DALO pour les mal-logés s’avèrent être un recul dans l’espoir d’obtenir un logement social. Une majorité de ceux qui pouvaient prétendre aux logements sociaux, selon des critères tout bonnement sociaux, sont désormais exclus du contingent préfectoral par le filtre des commissions DALO.

La loi DALO intervient 6 ans après les premiers plans de destruction massive de logements sociaux initiés par Claude Bartolone, alors
ministre du logement, lui aussi présent à cette table ronde. Apres avoir organisé la destruction du logement social, il fallait régler le
problème du nombre croissant de demandeurs de logements

En Seine Saint Denis, sur 58 000 demandeurs de logements sociaux,seuls 4000 ont passés les mailles du filet de la commission, sans
obtenir de logement pour autant : la préfecture ayant procédé à 200 relogements DALO au 1er  janvier 2009.

Nous refusons de nous plier au tri scandaleux de la loi DALO, elle n’est qu’une tentative ridicule de réduire le nombre de demandeurs de
logement par le filtre de commissions de médiations pour gérer une pénurie organisée.
Erreur de gestion car « prioritaire » ou pas, nous sommes toujours là.


UN LOGEMENT POUR TOUS !

 

 

mal-logés Usine.jpg

 

15:38 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, mal-logés, martin hirsch, prefectures, prioritaires | | |  Facebook

jeudi, 09 juillet 2009

Paris : Les Mal-logés occupent la Ruche

UNE PEPINIERE D’ENTREPRISES ?

ET LES LOGEMENTS C’EST POUR QUAND ?

 

Le Collectif Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui à « la Ruche », pépinière d’entreprises, à l’occasion de la visite du Maire de Paris dans cette structure du 10ème arrondissement, située au 84, quai de Jemmapes.

 

Comme à son habitude, Bertrand Delanoë choisit soigneusement ses visites dans la capitale qu’il administre depuis maintenant huit ans.

 

Les locaux spacieux de la Ruche, rénovés notamment avec des subventions de la Ville, donnent évidemment une image du 10ème arrondissement plus agréable à regarder que les lieux où nous vivons, parce qu’il n’y a pas assez de logements sociaux à bon marché, et 110 000 demandeurs en attente.

 

Bertrand Delanoe n’ira pas visiter les chambres d’hôtel insalubres de la rue Jarry, ou de la rue d’Aix, ou les mal logés continuent à croupir, puisque même l’accès à une résidence sociale nécessite désormais plusieurs années d’attente.

 

Bertrand Delanoe ne fera pas de détour par les taudis insalubres où vivent des mal logés du collectif, en suroccupation manifeste, pour qui la loi DALO n’a rien changé, tout simplement parce que les grandes surfaces sont réservées aux entreprises, et que la Ville se refuse à construire le nombre de grands logements sociaux nécessaires.

 

A la Ruche, un entrepreneur peut louer un bureau pour 429 euros par mois. Dans le 10ème, la moindre chambre d’hôtel a un loyer trois fois plus élevé, et aucun propriétaire privé n’accepte de toute façon de louer aux ménages modestes, au contraire, les congés pour vente et les expulsions en conséquence se multiplient sans qu’aucune solution de relogement dans le parc social ne soit proposée.

Comme l’a dit Jean Yves Mano , l’adjoint au Logement , au début de la deuxième mandature, «  Tout le monde ne pourra être logé à Paris ». Ce « tout le monde »  concerne évidemment uniquement les demandeurs de logement social, dans le même temps, les efforts financiers et la recherche de foncier disponible pour accueillir les entreprises sont une priorité municipale.

 

Nous nous invitons donc à La Ruche, pour y attendre le Maire de Paris, car nous sommes aussi des Parisiens, même si nous ne sommes pas de ceux que Bertrand Delanoë a envie de rencontrer, au point de nous envoyer régulièrement des CRS en réponse à nos exigences de relogement .

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !


13:47 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : collectif des mal-logés, delanoe, pépinière, sdf, dalo; hlm | | |  Facebook

jeudi, 25 juin 2009

Des Mal-logés interpellent APPARU : Occupation de l'EPF

borloo.jpg Occupation de l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France

 

Cinq ans après, de retour au Logement, Jean Louis Borloo a des comptes à rendre aux mal logés.

 

Le collectif des Mal Logés en Colère à occupé depuis ce matin jusqu'en fin d'après midi, l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France, rattaché au Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire, dont dépendent désormais les décisions en matière de logement social. C’est à l’EPF Ile De France que se définissent et se financent les priorités pour le foncier disponible.

 

L’éphémère Ministère du Logement a donc fait son temps : Christine Boutin, finalement n’aura rien inventé juste amplifié quelques grandes tendances : destruction du logement social par tous les moyens, démolitions de HLM, ventes au privé, instauration de baux de plus en plus précaires et détournement des fonds destinés initialement à construire du logement bon marché vers l’accession à la propriété et des subventions de plus en plus nombreuses aux propriétaires privés.

 

C’est donc Jean Louis Borloo qui à nouveau se voit investi de la compétence sur le logement social par l’intermédiaire d’un Secrétariat d’Etat dévolu à Besnoit Apparu, et rattaché à son Ministère.

 

Lors de son précédent mandat de Ministre chargé de la Cohésion Sociale, Borloo déclarait avec assurance que ses réformes permettraient de mettre un terme à la crise du logement quelques années plus tard.

 

Quelques années plus tard, nous, mal logés toujours plus nombreux et toujours plus en colère, sommes donc venus à l’EPF demander des comptes sur ces déclarations optimistes qui coïncidaient avec la mise en place de l’ANRU, et la démolition de centaines de milliers de logements existants.

 

En Ile de France, la situation était déjà catastrophique, elle n’a cessé d’empirer : les établissements publics chargés de mettre en œuvre l’aménagement du territoire cautionnent la réservation du foncier bien situé aux complexes de bureaux et d’entreprises : aux portes de Paris, qu’il s’agisse des programmes prévus dans l’Est , ou au Sud, les terrains libres dans les quartiers populaires de Paris et la petite Couronne y sont dévolus , et la construction de vrais logements sociaux y est purement symbolique, si l’on en retire les PLS accessibles uniquement aux plafonds les plus élevés et dont les loyers sont de plus en plus hauts.

Et l’exil des quartiers populaires est bien la seule mise en œuvre de la fameuse mixité sociale tant vantée.

 

L’occupation de l’EFP Ile de France , géré conjointement par l’Etat et les collectivités locales et compétent dans les choix d’aménagement du territoire francilien vise donc à rappeler à Mr Borloo, que nous ne nous contenterons pas, en matière de logement social, des Grenelle et des anticipations optimistes sans suite.

 

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE

 

18:23 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : apparu, borloo, secretariat d'état au logement; collectif des mal logés, dalo | | |  Facebook

 
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