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mardi, 24 juin 2008

Les mal logés interdit de réunion publique par le Maire du 10ème arrondissement

969046584.jpgCe soir la Mairie du 10ème arrondissement invitait les habitants du quartier à une réunion sur la Politique de la Ville

http://www.mairie10.paris.fr/mairie10/jsp/site/Portal.jsp...

Les problèmes de logement font intégralement partie de la Politique de la Ville, c'est pourquoi le collectif avait décidé de participer à cette réunion afin d'exposer nos problèmes aux élus présents: Rémi Ferraud, maire du 10ème et Gisèle Stiévenard adjointe à la Politique de la Ville, ainsi qu'Alain Lhostis étaient annoncés.

Mais, manifestement, quand la Ville de Paris invite les habitants de sa commune, il s'agit d'une invitation sélective: les mal logés sont interdits de réunion, interdits de mairie, interdits de parole.

A l'étonnement des autres habitants présents, les élus ne se sont pas montrés et ont décidé d'annuler purement et simplement le débat que tout le monde attendait.

Tandis qu'une partie des gens venus participer au débat étaient interdits d'entrée par les vigiles de la Mairie de Paris, nous avons été évacués par les CRS.

D'un côté , la Mairie du 10ème affirme sur son site " La participation active des habitants et de leurs associations est une dimension essentielle de la Politique de la Ville. Ils sont appelés à participer aux réflexions, à l'élaboration et à la mise en oeuvre du projet de quartier. "

De l'autre, elle préfère annuler un débat lorsque les habitants du quartier sont présents en nombre. Nos luttes pour un logement décent participent pourtant activement de la vie du quartier, même si elles nous opposent à une politique municipale qui nous refuse le minimum.

La réunion serait reportée en septembre: si la Mairie ne veut pas de mal logés à ses réunions publiques, qu'elle nous reloge tous !

Le texte diffusé sur place

UN LOGEMENT POUR TOUS ! TOUT DE SUITE !

Ce soir la mairie du 10ème arrondissement organise avec le CICA une rencontre sur le thème de la Politique de la Ville dans le 10ème. Il s'agirait de « réduire les inégalités sociales entre territoires ». Selon les élus parisiens présents ce soir « La participation active des habitants et de leurs associations est une dimension essentielle de la Politique de la Ville ».

Nous sommes parisiens, nous sommes victimes des inégalités sociales puisque nous sommes mal logés ou même sans domiciles. Dans le 10ème , ces inégalités sociales nous condamnent à vivre dans des conditions dignes du 19ème siècle.

Quelques exemples :

Au 211 rue Saint Maur, et dans plusieurs autres immeubles avoisinants, des familles s'entassent dans des logements trop petits et insalubres. La présence de plomb a été constatée, par la Préfecture comme par la Mairie, sur les murs mais aussi dans le sang des enfants, dont certains ont un taux de plombémie qui dépasse le seuil légal ou le saturnisme est avéré.

La réponse des pouvoir publics ? Pas de relogement mais des travaux en site occupé, en l'occurrence la pose d'un « papier anti plomb » . Pas dans tous les appartements, pas derrière les meubles. Dans les logements touchés par l'humidité le papier se décolle dès la fin des travaux. Les contrôles quand ils ont lieu ne sont jamais effectués avant un an. La maladie et les traitements lourds doivent être gérés dans des conditions indignes.

Au 8, rue Jarry, depuis plus de huit mois, l'hôtel a été déclaré « insalubre » par la Préfecture de Police. La mairie de Paris a interrompu le financement des chambres, l'hôtelier a tout tenté en vain pour faire partir les familles : coupures d'eau, d'électricité, de chauffage, tentatives d'expulsion sauvage.

La réponse du maire du 10ème et de la Ville de Paris ?:

Dans un premier temps, on a proposé aux familles d'autres hôtels, le plus souvent en banlieue, c'est-à-dire quitter l'enfer d'un hébergement précaire dans son quartier pour un autre hébergement précaire, plus loin. Face à la détermination des habitants, membres de divers collectifs de lutte contre le mal logement la Mairie du 10ème a pris la lourde responsabilité de tenter de les diviser, en acceptant la discussion avec certains collectifs mais pas d'autres. Depuis, si des relogements ont été arrachés par la lutte à la Préfecture ou à des bailleurs sociaux, beaucoup de familles croupissent encore dans l'hôtel, livrées à tous les dangers.

Deux exemples, parmi d'autres qui expliquent nos manifestations hebdomadaires devant la Mairie du 10ème pour que le maire de l'arrondissement respecte ses engagements, notamment sur l'éradication de l'insalubrité. Notre lutte est traitée par le mépris : évacuation policière de notre propre mairie, et refus total de négocier, au niveau de la mairie centrale, comme de la mairie d'arrondissement..

Le 10ème arrondissement ne compte même pas 10 pour cent de logements sociaux et seuls mille logements, dont un tiers de logements VRAIMENT sociaux ont été mis sur le marché depuis 2001.C'est cette réalité là qui devrait déranger les élus municipaux et non pas le regroupement des mal logés en collectifs de lutte qui en est la conséquence.

Nous espérons donc ce soir être considérés, pour une fois , comme les autres habitants du 10ème, et que de vraies solutions soient apportées à nos urgences.

21:55 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mairie du 10ème, paris, rémi ferraud, tony dreyfus, logement social, politique de la ville, insalubrité | | |  Facebook

mardi, 13 mai 2008

Les Mal-logés en Colère s'invitent au Grenelle de l'Insertion (Mairie de Montreuil)

Pas de logement, pas d'Insertion

 

Intervention à la Mairie de Montreuil à l'occasion du Grenelle de l'Insertion


Dès le mois de mai 2007, quelques jours après sa prise de fonction au Haut Commissariat aux Solidarités Actives, le Collectif Mal-logés en Colère occupait l'ANSA, présidé par Martin Hirsch. Notre objectif était alors de nous assurer que le nouveau Haut-Commissaire, ex-président d'Emmaus-France, dont la nomination devait selon nous beaucoup aux luttes de mal-logés passées, saurait se souvenir de toutes les revendications qu'il avait pu porter jusque là, une fois au gouvernement.

Peine perdue, Martin Hirsch nous fit savoir que sa Solidarité Active ne portait pas sur le logement mais sur l'Insertion, et nous orienta vers le cabinet de la ministre du Logement, Madame Boutin. Un ministère qui affiche beaucoup plus une de volonté de défense des propriétaires que des mal-logés demandeurs de logements HLM. En témoignent les plans de destructions massives de HLM, la vente prévisionnelle d'au moins 40 000 logements sociaux, la charte avec les banques pour « faciliter » l'accession à la propriété, ainsi qu'une convention avec les agences immobilières pour engager celles-ci à « améliorer » leurs pratiques commerciales (décisions prises aux « Réunions de chantier » à Lyon en Septembre dernier)

A notre sens, l'insertion dont parle Martin Hirsch passe avant tout par le Logement. Combien de « désinserés », le resteront tant qu'ils n'auront pas une adresse, un domicile, la possibilité de se soigner ou tout simplement de vivre dans un logement convenable.

C'est à force d'acharnement, après la perturbation d'un colloque sur la précarité de l'emploi organisé par Martin Hirsh à Paris au mois de Juin (Conservatoire National des Arts et Métiers) et l'occupation du mensuel « Psychologies » ou le Haut Commissaire est chroniqueur, que nous avons obtenu un rendez vous avec Martin Hirsch au mois de janvier dernier.

Son cabinet s'était alors engagé à nous recontacter  rapidement pour organiser une rencontre où nous seraient expliqué pourquoi nos demandes de logements n'aboutissent pas !

Nous n'avons jamais été recontacté, peut etre parcque rien ne peut justifier que nos demande n'aboutissent pas.

Nous vivons dans des logements insalubres, dans des hôtels meublés hors de prix pour lesquels les financements de l'aide sociale ne sont plus assurés, nous sommes baladés d'hébergement en hébergement d'urgence parfois de département en département.

Certains parmi nous sont mal-logés à Montreuil, la ville même ou est organisé ce colloque sur l'insertion.

Nous sommes venue rappeler que la Solidarité Active dont nous avons besoin , l'Insertion dont on nous parle, passe avant tout par le relogement des mal-logés.


UN LOGEMENT POUR TOUS !

17:25 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : insertion, hirsch, grenelle, montreuil, mal-logés, dalo, boutin | | |  Facebook

vendredi, 08 février 2008

Delanoe en campagne, les mal logés en galère !

Jeudi 7 février, Bertrand Delanoe animait deux réunions de campagne, l'une dans le 19ème, avec le maire sortant et candidat à sa propre succession, Roger Madec, l'autre dans un hôtel de luxe de 10ème, avec Rémi Ferraud, candidat dans le 10ème arrondissement.

Bientôt expulsés de leurs hôtels ou de leurs logements, bloqués depuis des années dans des appartements trop petits et insablubres, les mal logés des deux arrondissements avaient décidé de venir à là rencontre de leurs élus et de leur rappeler, en manifestant devant leurs réunions, que rien n'est réglé à Paris sur le front du logement.

Parmi nous, les habitants des hôtels de la rue Jarry ( 75010) : après des mois d'interruption du financement des hébergements par la Ville, et une lutte très dure pour pouvoir rester dans les lieux à défaut d'un relogement, ils viennent d'apprendre que l'hôtel va fermer définitivement. Après un hiver ponctué par les coupures d'électricité, les tentatives d'expulsions sauvages, doivent-ils se résigner à finir à la rue ou dans un autre hôtel pourri au printemps ?

Parmi ces Parisiens que le Maire n'a pas voulu rencontrer, préférant barrer l'entrer de ses réunions publiques avec un cordon de CRS, beaucoup de grandes familles entassées dans des logements minuscules au loyer hors de prix, mais aussi des retraités, à qui leurs faibles revenus ne permettent pas d'accéder à un autre type de logement que les HLM.

Les demandeurs de logement sont 109 000 à Paris, donc plus nombreux qu'en 2001. En plus de l'attente, ceux des quartiers populaires sont confrontés à des maires d'arrondissement qui refusent de construire de nouveaux logements sous prétexte qu'il y en aurait déjà trop.

En tout cas, dans la mesure ou Bertrand Delanoe leur en interdit l'accès, il ne risque pas d'y avoir trop de mal logés dans les réunions de campagne, ce qui permet ainsi d'éviter le sujet du nombre scandaleusement bas de logements bon marché comparé à celui en hausse constante des logements sociaux pour classes moyennes supérieures!

 

 

Voici les deux tracts diffusés au public des deux réunions lors de ces manifestations qui ont réuni une centaine de mal logés.

 

Le texte diffusé dans le10ème

 

Hôtels de la Rue Jarry : les occupants toujours menacés d’expulsion.

 

Depuis les incendies en 2005, les fermetures d’hôtel se multiplient. La liste noire des hébergements que la Ville de Paris refuse de financer s’allonge. Pour autant, si la Ville et la Préfecture se protègent ainsi de toute mise en cause en cas d’accident lié à l’insalubrité, dans les faits, personne ne protège les mal logés en les relogeant, ni même en leur garantissant l’accès à un hébergement stable

Depuis le 11 octobre, par exemple, plus aucun financement n’est assuré par les services sociaux de la Ville de Paris, pour les familles de l’hôtel Crystal ( 75010) .

La cause : un arrêté de péril, lié à l’état des façades, pris par la Préfecture le 11 août. C’est seulement fin septembre que les habitants auront connaissance de l’existence de cette mesure, ni les services préfectoraux , ni la Ville n’ayant jugé bon de les en informer jusqu’à cette date, ou les travailleurs sociaux leur apprennent que le paiement de leurs hébergements va être interrompu, sans qu’aucune solution, ni de relogement, ni d’hébergement ne leur soit proposée.

Les habitants s’organisent , occupent la mairie du 10ème, interpellent Olga Trotsiansky, adjointe à la Petite Enfance , et candidate à la succession de l’actuel Maire du 10ème, Tony Dreyfus. Celui s’engage à débloquer des hébergements stables rapidement, mais à ce jour, rien n’a bougé. Il a été expliqué aux résidents qu’ils pouvaient pour l’instant de maintenir dans l’hôtel sans payer, à cause de l’arrêté de péril

Comment la Ville de Paris peut-elle simultanément refuser de financer les hébergements au prétexte que les hôtels sont dangereux, et dans le même temps enjoindre aux familles de rester sur place et ne faire aucune proposition de relogement dans l’urgence.

Comment Bertrand Delanöe peut-il vanter l’exemplarité de sa politique du logement ? Dans le seul 10ème arrondissement, les habitants des innombrables hôtels meublés, qui y attendent depuis des années un relogement qui ne vient pas sont la preuve que l’éradication de l’insalubrité et du mal logement n’a pas eu lieu.

Une nouvelle fois, des discours d’un côté, sur la qualité de la politique du logement menée par la Ville, sur l’augmentation du nombre d’hébergements « de stabilisation « par le Ministère et de l’autre une réalité qui s’aggrave de jour en jour. Des Parisiens livrés aux pressions des marchands de sommeil ou à la rue.

Ne reste donc aux habitants des hôtels de la rue Jarry, comme à tous les mal logés, que la pression des actions collectives pour contraindre la Ville et la Préfecture à assumer leurs responsabilités et à trouver rapidement de vraies solutions.

 

 

Le texte diffusé dans le 19ème

 

 

Aujourd’hui 80 pour cent des Parisiens pensent que la politique du logement de la Ville de Paris n’a pas permis d’améliorer la situation en général, et 63 pour cent que la politique en matière de logement social n’a pas changé les choses.

 

De fait, nous sommes plus nombreux à attendre un logement social qu’il y a dix ans.

 

Et les demandeurs sont majoritairement issus des quartiers populaires, notamment du 19ème.

Et pour cause : l’augmentation des loyers privés, et celle des prix à la vente est une des plus fortes de tout Paris. Les personnes, les familles qui avaient une location dans le privé se voient expulser par des propriétaires qui vendent leur bien. Elles n’ont aucune chance de retrouver un appartement dans le privé, pas plus que celles qui n’ont déjà pas de logement et sont hébergées chez des proches ou à l’hôtel.

 

Effectivement, des taudis sont détruits, des hôtels interdits à la location ; mais dans la réalité, les arrêtés de péril, les constats d’indécence ou de sur-occupation du logement ne suffisent pas à l’obtention d’un relogement. Pire, dans les hôtels, ils aboutissent à une fin de la prise en charge du loyer par les services sociaux, sans solution alternative acceptable. Au mieux, c’est un hébergement en banlieue, dans des villes ou personne ne veut de ces mal logés, au pire, aucune proposition n’est faite.

 

Et pour cause : les quartiers riches de la capitale n’accueillent pas beaucoup plus de logements sociaux qu’en 2001. Mais dans le 19ème, la mixité sociale est pour les élus plus importante que le relogement des habitants pauvres. Les nouvelles constructions qui remplacent les taudis sont soit du privé hors de prix, soit une immense majorité de PLS, c'est-à-dire des logements publics pour classes moyennes, mais pas pour les plus modestes.

 

En 2004, face à cette situation, le Collectif Mal Logés en Colère est né : un collectif de lutte regroupant des demandeurs de logement de toutes conditions, de toutes origines, de tous statuts. Parce que nos souffrances sont ignorées quand elles sont subies en silence, nous avons choisi de montrer la réalité des mal logés sur la place publique. Non seulement en nous en prenant à la politique menée par l’Etat mais aussi en allant à la rencontre des élus de la Ville, dans leurs interventions publique : nous étions là à l’inauguration du 104, rue d’Aubervilliers, à celle du Jardin d’Eole, à celle de Paris Plage. Pas parce que nous n’aimons pas les musées, les jardins ou les fêtes, mais parce que sans une vraie politique de logement social, une partie des Parisiens sera toujours exclue de fait de la vie économique et culturelle.

 

Manifestement, la majorité des Parisiens partagent ce constat : pourtant le maire du 19ème, et la Mairie de Paris semblent vouloir cacher la réalité au lieu de la changer. Nous avons été violemment évacués de Paris Plage cet été, notre local de la rue Mathis a été expulsé, et nos demandes de rendez-vous restent vaines.Roger Madec, affirme que le nombre de logements sociaux dans le 19ème est suffisant, alors que le nombre de demandes n’y a jamais été aussi élevé.

Ce soir, nous manifestons donc devant le gymnase Jaurès ou, Bertrand Delanoe et Roger Madec présentent leur programme. En effet, les mal logés revendicatifs ne sont pas les bienvenus dans les réunions publiques.

 

 

UN LOGEMENT POUR TOUS !


 

 

 

 

 

 

 

14:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, madec, logement, municipales, paris, bilan, hlm | | |  Facebook

 
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