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mardi, 29 janvier 2008

Les Mal-logés en Colère s'invitent au "Grenelle parisien de l'Insertion"

INSERTION A PARIS :

le mode d'emploi passe par le logement.




Le collectif Mal Logés en Colère s'invite aujourd'hui au forum « L'insertion à Paris, mode d'emploi» , organisé par la Préfecture de Paris, à l'Espace Reuilly, dans le 12ème arrondissment.


A Paris, encore plus qu'ailleurs, l'emploi n'est pas , contrairement aux idées reçues, le principal obstacle à l'insertion : un SDF sur trois travaille, et parmi ceux qui attendent en vain un logement, dans les hôtels, dans les foyers , dans l'insalubrité, les salariés sont aussi nombreux que les chômeurs. Et parmi ceux-ci, combien ne peuvent accéder à un emploi parce que leurs conditions de logement freinent leur recherche ?


En taisant totalement cet aspect (aucun des débats prévus n'aborde spécifiquement la problématique du logement, seul l'hébergement temporaire étant brièvement évoqué), la Préfecture cherche-t-elle à faire l'impasse sur ses responsabilités en la matière ? Il y a en tout cas un double discours flagrant de l'Etat, dont la Ministre du Logement reçoit aujourd'hui les associations pour leur présenter un rapport sur le problème des SDF , pendant que ses représentants sur le terrain, dont le Préfet , font mine d'ignorer le rôle fondamental du logement en matière d'insertion.


Nous sommes venus confronter la Préfecture de Paris, et son représentant le Préfet Michel Lalande, avec certaines réalités : celle par exemple, du manque de grands logements HLM. Des milliers de familles vivent dans la sur-occupation permanente, consacrent la quasi intégralité de leur salaire au paiement de chambres d'hôtel. Ce n'est pas d'un emploi dont elles ont besoin, elles l'ont déjà pour la plupart mais d'un logement qui leur permette de s'insérer réellement, c'est-à-dire d'avoir des conditions de vie, de scolarité décentes.


Nous sommes venus dire au Préfet que l'insertion, ce n'est pas la multiplication des démarches pour les mal logés, l'empilement de dispositifs qui tournent à vide. Il y a quelques années, la Préfecture mettait en avant les « accords collectifs » censés accélérer le relogement des plus défavorisés. Résultat, des milliers de dossiers en attente. Aujourd'hui on demande à nouveau aux mal logés , aux travailleurs sociaux de constituer des dossiers pour les commissions DALO, qui ressemblent comme deux gouttes d'eau aux commissions crées pour les accords collectifs. Pour quel résultat ? La première commission, sur des milliers de dossiers déposés en a traité UN seul.


Nous sommes venus dire à la Préfecture qu'on n'insère pas les mal logés à coup de formulaires à remplir, que traiter un problème ne consiste pas à acheter de nouvelles étagères à la Préfecture pour ranger les dossiers en triple exemplaire ou à examiner chaque situation individuelle dans trois commissions différentes.


Parmi les questions posées dans les débats qui vont se tenir aujourd'hui, l'une d'elles est « Comment préparer l'accès ou le retour à l'emploi ? » . Nous sommes venus donner une réponse simple: en permettant l'accès immédiat à un logement décent, sans lequel retrouver du travail est des plus difficiles, et sans lequel occuper un emploi n'a pas de sens, dans la mesure ou celui-ci ne permet même pas d'accéder à un minimum de droits.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

14:59 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, insertion, paris, mal-logés, grenelle, hlm, sdf | | |  Facebook

vendredi, 11 janvier 2008

Les Mal-Logés en Colère répondent à l'appel de Martin Hirsch , chroniqueur à "Psychologies"

3dd519de0971c6bf274704f8be2e5fd5.jpgAprès plus de sept mois de refus, Martin Hirsch , Haut Commissaire aux solidarités actives et à la lutte contre la pauvreté a enfin accepté de recevoir notre collectif: il nous aura donc fallu aller jusqu'à occuper le journal "Psychologies " ou Martin Hirsch tient désormais une chronique pour obtenir des engagements clairs de l'ex-président d'Emmaus, qui avait été jusqu'à annuler sa participation à un colloque sur les travailleurs pauvres à Paris en juin dernier, pour ne pas nous y rencontrer.

Il aura aussi fallu plusieurs heures de négociations serrées avec Mr Le Naou, chargé de mission du Ministère pour que celui-ci se déplace sur le lieu de l'occupation puis accepte de répondre à notre demande.

Nous attendons des réponses concrètes et immédiates, parce qu'il faut savoir en terminer avec la crise du logement: ces réponses, qui portent notamment sur des demandes de logement datant de dix à vingt ans, des demandes de personnes SDF, nous ne les avons pas obtenues du Ministère de Mme Boutin.

Aujourd'hui, parce que Mr Hirsch n'est pas Madame Boutin, et n'a pas le même parcours , comme nous l'a rappelé son cabinet, nous attendons des actions rapides, à la hauteur de l'intérêt affiché dans sa chronique pour les mal-logés.





Communiqué diffusé sur place :

Une soixantaine de "Mal-loges en Colère" occupent aujourd'hui le siège du mensuel Psychologies , et espère y rencontrer un de ses prestigieux chroniqueurs (1), Martin Hirsch par ailleurs Haut Commissaire du gouvernement aux solidarités actives contre la pauvreté.

Ce mois ci, dans sa chronique, le Haut Commissaire conte sa rencontre avec l'un d'entre nous, dans le métro, un SDF à qui il n'a jamais rien donné , ce qui apparemment a crée chez lui, un fort sentiment de culpabilité, car il n'a plus jamais eu l'occasion de le faire.

Qui sait,  l'un de ces précaires si justement décrits dans sa chronique, ceux dont il jure que s'il a l'occasion de les croiser à nouveau il prendra le temps d'écouter leur histoire est peut être l'un d'entre nous ?

Et il serait bien temps que le Ministre chroniqueur nous écoute en effet, au lieu de nous rappeler sèchement, à l'occasion d'un campement, qu'il faut savoir terminer une lutte.

Au lieu de cautionner une Ministre du Logement, qui déclare sans honte que la loi DALO ne résoudra pas grand-chose, avec une franchise qu'apprécieront tous ceux qui font la queue devant les Préfectures en espérant que cette fois, on lira leur dossier, qu'on les sortira des hôtels, des taudis, de l'errance urbaine d'hébergement en hébergement. Une Ministre du Logement, qui face aux morts de la rue ose déclarer qu'il va falloir que jouent les solidarités familiales parce que l'Etat ne peut pas tout faire.

Dans sa chronique Martin Hirsch espère que « son «  mal logé du métro a retrouvé du travail et un toit. C'est peu probable. Les membres de notre collectif eux n'ont pas eu cette chance, plus de huit mois après deux demandes d'audience auprès de Martin Hisrch : celui-ci après avoir refusé de nous rencontrer lors de l'occupation de l'ANSA ( Agence Nationale des Solidarités Actives ), avait préféré en juin annuler sa participation au dernier moment à un colloque sur les travailleurs pauvres plutôt que faire face à nos questions.

En septembre, nous avons déposé au Ministère une liste de demandeurs de logement de plus de dix ans , ainsi qu'une composée de personnes sans aucun hébergement. Aucune réponse n'y a été apportée. Personne ne peut demander à des mal logés qui attendent une solution depuis des années, parfois dans la rue, et toujours dans des conditions de survie insupportables, d'attendre encore l'avis d'une commission puis une décision de justice qui ne changera rien puisque les clefs des logements ne sont pas dans les poches des juges, mais dans celle des bailleurs, des préfectures et des mairies.

Dans son émouvante chronique à Psychologies, Martin Hirsch conclut en jurant que s'il n'est pas arrivé malheur à « son «  mal logé, il « s'arrêtera le temps qu'il faudra et le temps qu'il voudra « .

En venant nous rencontrer , l'ex-président d'Emmaus a une occasion de montrer qu'il ne s'agissait pas là de paroles en l'air, et qu'il n'y aucun décalage entre le chroniqueur ému de la misère quotidienne du mal logement et le Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté qui a le pouvoir de prendre des mesures immédiates pour la faire cesser.

(1) la première chronique de Martin Hisrch est dans le numéro de janvier de Psychologies, et lisible ici
http://www.psychologies.com/cfml/article/c_article.cfm?id=6867&estat_svc=s%3D01119%26svc_mode%3DI%26svc_campaign%3DAutresLiensTexte%26svc_partner%3DHP%26svc_position%3DContenu



16:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : martin hirsch, mal-loges, sdf, dalo, boutin, hebergements, solidarité | | |  Facebook

jeudi, 25 octobre 2007

Mme PANAFIEU interpelée par des Mal-Logés en Colère !

Malgré une intervention musclée du service d'ordre de l'hôtel (et de l'UMP) , la candidate à la Mairie de Paris, Mme Panafieu à été contrainte de recevoir une délégation du collectif. Un rendez-vous ultérieur a par ailleurs été fixé.

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Ce soir le Collectif Mal Logés en Colère a interpelé Françoise de Panafieu, venue tenir une réunion-débat dans le 10ème arrondissement, au 36,rue de l’Echiquier

La candidate de l'UMP Paris a choisi un hôtel pour présenter son programme aux habitants.

 

Nous espérons donc qu'il s'agit d'un symbole fort montrant son intérêt pour le problème du logement dans la capitale, sur lequel nous souhaitons avoir ce soir des réponses concrètes et des interventions immédiates. En effet, Mme de Panafieu n'est pas une candidate lambda, mais la représentante à Paris, de la majorité gouvernementale, dont les décisions ont des conséquences sur la survie de plus en plus difficile des mal logés.

 

Nous sommes venus demander des réponses précises aux urgences suivantes :

 

-Pourquoi la Préfecture de Paris ne reloge-t-elle pas des familles qui vivent depuis des années dans des taudis frappés d'arrêtés de péril ou d'interdiction d'habiter, alors même que chaque jour passé dans ces « logements «  les expose à des risques certains pour leur sécurité ?

 

-Pourquoi les arrêtés de péril qui frappent les hôtels meublés parisiens ne s'accompagnent-ils d'aucune mesure de relogement ou même d'hébergement pour les habitants ? Une question urgente pour les habitants des hôtels de la rue Jarry, laissés à la merci des hôteliers qui les menacent d'expulsion et leur ont d'ores et déjà coupé l'eau et le chauffage ?

 

-Pourquoi, alors que la Ministre du Logement , Christine Boutin se proclame une ardente défenseuse de la famille, aucune politique ambitieuse de grands logements à bon marché n'est-elle entreprise pour permettre d'en finir avec le cauchemar de la suroccupation ?

 

En ce début de campagne électorale, jamais la situation n'a été aussi grave et tendue pour les mal logés : le SAMU social affiche complet, les expulsions continuent à une semaine du début de la trève d'hiver. L'ensemble des candidats à la Mairie qui ont d'ores et déjà les possibilités concrètes et les responsabilités qui leur permettent d'agir multiplient les promesses et les déclarations d'intention pour l'après élection.

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Les mal logés n'attendront pas le printemps, c'est maintenant qu'il faut agir !

Dans la Presse :

extrait du Parisien/Paris du 26 octobre 2007

" Le lieu : hôtel Les Provinces-Opéra, rue de l'Echiquier, quartier de « la petite Turquie »
Affluence : 120 pour 150 places
Coût : 1 000 € pour la location de la salle, le matériel de sonorisation...
Personnalités : Il y en eut peu comparé aux autres meetings, le sénateur Philippe Dominati, les conseillers de Paris Laurence Douvin et Patrick Trémège, et un seul maire d'arrondissement, Jean-Pierre Lecoq (VI e )

 

medium_mal_logés_panafieu.3.gifUN VRAI cauchemar, une soirée à vite oublier. Le meeting de campagne de Françoise de Panafieu, la candidate UMP à la mairie de Paris, a tourné au fiasco hier soir dans le X e arrondissement. La soirée devait être consacrée au thème des transports, mais c'est le logement qui s'est invité avec une manifestation du collectif Mal-logés en colère, qui a dégénéré en échauffourées avec les services de sécurité de l'UMP et ceux de l'hôtel où se tenait le meeting.

Il a fallu l'intervention de la police, qui a envoyé une vingtaine d'hommes, pour permettre à la candidate de rentrer dans les lieux. Les mal-logés n'ont accepté de partir qu'après une entrevue avec la candidate"

 

Video "Le Figaro" sur DailyMotion

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23:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dases, hotels, péril, mal-logés, panafieu, samu, paris | | |  Facebook

 
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