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mardi, 09 octobre 2007

Hôtels de la rue Jarry: les habitants toujours en voie d'expulsion


Depuis les incendies en 2005, les fermetures d’hôtel se multiplient. La liste noire des hébergements que la Ville de Paris refuse de financer s’allonge. Pour autant, si la Ville et la Préfecture se protègent ainsi de toute mise en cause en cas d’accident lié à l’insalubrité, dans les faits, personne ne protège les mal logés en les relogeant, ni même en leur garantissant l’accès à un hébergement stable

A partir du 11 octobre, plus aucun financement ne sera assuré par les services sociaux de la Ville de Paris, pour les familles de l’hôtel Crystal ( 75010) . C’est déjà le cas pour celles de l’hôtel voisin.

La cause : un arrêté de péril, lié à l’état des façades, pris par la Préfecture le 11 août. C’est seulement fin septembre que les habitants auront connaissance de l’existence de cette mesure, ni les services préfectoraux , ni la Ville n’ayant jugé bon de les en informer jusqu’à cette date, ou les travailleurs sociaux leur apprennent que le paiement de leurs hébergements va être interrompu, sans qu’aucune solution, ni de relogement, ni d’hébergement ne leur soit proposée.

Les habitants s’organisent : suite à une occupation de la Mairie du 10ème, ils sont reçus par deux fois par le Maire de l’arrondissement, M. Tony Dreyfus. Après concertation avec Gisèle Stiévenard, adjointe aux affaires sociales de la Ville, M.Dreyfus convie les habitants de l’hôtel à une réunion avec un représentant de la Fondation Abbé Pierre, le lundi 8 octobre à l’Hôtel de Ville du 10éme arrt.

Celui-ci n’est pas là, contrairement à ce qu’avait promis le maire de l’arrondissement, pour proposer une solution de relogement ou d’hébergement, mais pour expliquer aux habitants ….qu’ils peuvent rester légalement dans les lieux sans payer du fait de l’arrêté de péril. Le directeur de cabinet du Maire, présent à cette réunion, confirme qu’il s’agit pour l’instant de la seule proposition de la Ville.

Comment la Ville de Paris peut-elle simultanément refuser de financer les hébergements au prétexte que les hôtels sont dangereux, et dans le même temps enjoindre aux familles de rester sur place et refuser de leur trouver d’autres hébergements ?

Les élus parisiens, comme les services préfectoraux qui ont pris l’arrêté de péril laissent donc les habitants à la merci des pressions des hôteliers, qui exigent déjà leur départ. Qu’importe aux habitants que la loi soit de leur côté, quand il faudrait de longs recours judiciaires pour la faire respecter ? En attendant, dès ce jeudi, les familles ont toutes les chances de subir des tentatives d’expulsion sauvages, des coupures d’eau ou d’électricité et de chauffage, voire pire. Nombreux sont les occupants qui ont déjà vécu cette situation dans d’autres hôtels parisiens

Une nouvelle fois, des discours d’un côté, sur la qualité de la politique du logement menée par la Ville, sur l’augmentation du nombre d’hébergements « de stabilisation « par le Ministère et de l’autre une réalité qui s’aggrave de jour en jour. Des Parisiens livrés aux pressions des marchands de sommeil ou à la rue.

Ne reste donc aux habitants des hôtels de la rue Jarry, comme à tous les mal logés, que la pression des actions collectives pour contraindre la Ville et la Préfecture à assumer leurs responsabilités et à trouver rapidement de vraies solutions.

23:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsion, hébergement, hôtels, stiévenard, mal-logés, péril, insalubrité | | |  Facebook

mercredi, 03 octobre 2007

Hôtel du 8, rue Jarry : les résidents à la rue le 11 octobre

La DASES ( Ville de Paris) arrête le financement : des familles de l'hôtel du 8, rue Jarry à la rue le 11 octobre

medium_expulsion.2.jpgL'ensemble des familles du 8, rue Jarry ont été averties à la mi-septembre que le financement de leurs chambres d'hôtel s'arrêterait brutalement au début du mois d'octobre. Aucune solution ne leur a été proposée par les services sociaux parisiens.

Aucune de ces familles ne peut, avec ses ressources propres acquitter le loyer de sa chambre, celui-ci correspond en effet à celui d'un grand logement dans le privé.

Pourquoi cette décision des services de la Ville de Paris ?

Mardi , suite à un rassemblement de l'ensemble des résidents de l'hôtel, rejoints par des habitants des hôtels voisins, et le collectif, une délégation a été reçue par Tony Dreyfus, maire du 10ème arrondissement et la directrice de la DASES ( Aide Sociale à l'Enfance ) du 10ème arrondissement. Comme d'habitude, mairie et Préfecture se renvoient la balle: la mairie invoque l'existence d'un arrêté de péril  et de la  fermeture imminente de l'immeuble . Arrêté qui n'a pas été porté à la connaissance des résidents et qui n'a pas été produit lors du rendez-vous d'hier soir, ni confirmé depuis.

 

 

En tout état de cause, la fermeture de l'hôtel si elle était avérée devrait s'accompagner de solutions alternatives pour les parisiens concernés: or aucune proposition sérieuse n'a été avancée par le maire, ni par la directrice de la DASES, qui se contentent de confirmer la fin des prises en charge en cas d'arrêté de péril.

Pourquoi jeter des familles dans la précarité et l'errance ?

Une grande partie des familles de l'hôtel a déjà changé d'hébergement ces derniers mois.Certaines y étaient installées depuis moins de deux mois, suite à la fermeture d'un autre hôtel. C'est le quotidien des Parisiens hébergés dans ces structures depuis 2005 : au lieu de reloger , Ville et Préfecture rouvrent et ferment les structures, imposent aux familles de trouver des solutions par elle-même, ce qui est totalement impossible, l'immense majorité des hôteliers exigeant d'être contactés par les services sociaux et non par les particuliers .Des mal-logés qui habitent la capitale depuis de nombreuses années se voient ainsi rabattues sur le SAMU social ( statutairement destiné aux personnes sans adresse fixe ), sont envoyées au mieux en grande banlieue, et ne sont plus comptabilisées dans les demandeurs de logement parisiens. Est-ce l'effet recherché par les autorités ?

Aujourd'hui, collectivement, les résidents des hôtels de la rue Jarry exigent leur maintien dans les lieux en attendant leur relogement.

 

Parce qu'elles n'ont pas choisi de vivre à l'hôtel, que la responsabilité de cette situation est du côté des autorités, et notamment de la Ville de Paris, qui ne met pas sur le marché le nombre de HLM correspondant aux besoins, l'arrêt des ruptures d'hébergement comme le paiement des hôtels doit être assuré dans la continuité par la DASES.

20:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : hôtel, meublés, expulsion, dases, social, prefecture, mairie | | |  Facebook

lundi, 24 septembre 2007

Des murs et un toit...ou un logement pour tous ?

medium_Photo-0196.jpgJeudi 20 septembre, une soixantaine de "MAL LOGES EN COLERE" ont occupé pendant plusieurs heures la CGLLS, caisse de garantie du logement locatif social, 10 avenue Ledru-Rollin, 75012 Paris

 

Des murs et un toit … ou un vrai logement pour tous ?

Christine Boutin l'a déclaré dans une interview du 17 septembre 2007 : « Je veux des murs et un toit pour tous. »

Mais ce que nous voulons, ce que veulent des millions de mal-logés, c'est bien plus que ça. Car un vrai logement, c'est bien plus qu'un toit et des murs, un vrai logement, c'est avant tout un bail à son nom reconductible à vie, un lieu où l'on peut vivre sans se battre avec les cafards, les souris ou l'humidité, où on peut faire la cuisine et inviter des amis ou héberger de la famille.

 

Or aujourd'hui, ce que développe Mme Boutin, ce sont des formes précaires de logement, un éventail qui va de l'élargissement des périodes d'ouverture de l'hébergement d'urgence au système de bail glissant. La politique du logement, c'est plus d'avantages pour les propriétaires, plus de contrôle et de précarité  pour les mal-logés. Que vous soyez un gros bailleur social ou un petit propriétaire, beaucoup sera fait pour que rien ne vienne perturber les profits que vous êtes bien évidemment en droit d'attendre ! Pour les particuliers qui possèdent des logements à louer, la garantie des risques locatifs leur permettra de ne pas craindre les impayés de loyers… dans l'objectif de « remettre sur le marché » quelques uns des 1,937 millions de logements vacants (chiffre extrait du Livre Blanc de l'UNPI 2007).

Or le programme de remise sur le marché des locations géré par la SIEMP à Paris n'a permis de relouer que 177 logements en 2006, sur 20 000 logements vacants dans la capitale. Quel est le bénéfice pour les mal-logés ? Pour les bailleurs sociaux, la CGLLS (caisse de garantie du logement locatif social), un établissement public sous l'autorité des
ministères du Logement et de l'Economie garantit des prêts et prévient es difficultés financières, finance la rénovation urbaine (et les démolitions qui vont avec), favorise la réorganisation et le regroupement des organismes HLM… et sans soute mettra en oeuvre la vente de logements sociaux. Quel est le bénéfice pour les mal-logés, alors que 75% de la population répond aux critères d'attribution d'un logement social ?

Suivi individualisé des SDF, accompagnement social, commission de médiation du DALO ayant le pouvoir de décider de l'urgence et du type de logement qu'il faudrait pour un mal-logé (HLM, résidence sociale, foyer…), système de bail glissant confié à des associations subventionnées, voilà pour les mal-logés.


Depuis 3 ans, le Collectif Mal Logés en Colère se bat pour un logement
Mme Boutin dépense 250 000 euros pour « décentraliser » son ministère pour tous. Après être intervenus avant l'été dans un colloque où Martin Hirsch devait prendre la parole, nous avions obtenu un rendez-vous avec le directeur de cabinet de la Ministre chargée du logement, pour y évoquer différents problèmes rencontrés par les mal logés du collectif. Ce rendez-vous n'a rien donné de concret, et il est resté sans suite. pendant 10 jours à Lyon, à l'occasion du congrès de l'Union sociale pour l'habitat, qui regroupe les organismes HLM, de celui de la Fédération des promoteurs constructeurs et de celui des notaires. Il ne manque que les mal-logés eux-mêmes ! A défaut de décentraliser nos actions à Lyon, nous occupons donc les locaux de la CGLLS.

Nous exigeons le relogement de tous les mal-logés

18:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : boutin, sdf, dalo, siemp, mal-logement | | |  Facebook

 
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