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mercredi, 20 novembre 2013

Logement social: NKM et ses alliés en veulent bien pour eux , mais pas pour les autres.

Devant la mairie du 16ème, ce matin, les mal-logés manifestaient leur colère devant des grilles fermées en urgence devant ces visiteurs inhabituels.

Il s'agissait pour nous de faire connaître notre exaspération et nos attentes aux alliés locaux de NKM: dans le 16ème, des milliers de foyers attendent un relogement, ce sont des Parisiens comme les autres, et pourtant , ils sont la cible permanente de la campagne municipale , où Nathalie Kosciusko-Morizet comme les maires d'arrondissement de l'Ouest Parisien répètent à l'envie qu'il y aurait trop de logement social à Paris.

Il n'y en avait pas trop en tout cas, pour les deux candidats d'arrondissement présentés par NKM et qui en bénéficiaient jusqu'ici.

Tout le monde a droit à un logement, dans le 16ème comme ailleurs.

 


Paris 16ème: les habitants mal-logés... par HLMPOURTOUS

Le tract diffusé sur place

Logement social : à Paris NKM et ses alliés en veulent bien pour eux , mais pas pour les autres.

Aujourd'hui Nathalie Kosciusko-Morizet présente officiellement ses candidats : mais la nouvelle a déjà fait son effet : deux des têtes de liste de la campagne de NKM vivaient jusqu'ici dans des logements sociaux, du 19ème et du 11ème arrondissement.

Mal-logés en lutte, la démagogie n'est pas notre arme : nous ne sommes pas « scandalisés », et au vu des loyers assez élevés de ces logements, il est clair que ce sont des PLS, les plus chers des logements sociaux et qu'il est absurde de prétendre que ces élus prennent la place d'une famille « modeste ». En réalité, il prennent la place qui est celle de cette catégorie sociale qu'on appelle la « classe moyenne », qui n'a jamais été exclue des objectifs du logement social.

C'est bien là que le bât blesse : toute la campagne actuelle de NKM est fondée sur l'argument selon lequel les classes moyennes seraient les grandes oubliées à Paris , au détriment des classes populaires, pour qui tout serait fait en terme de logement social. La réalité des conditions de vie de ses propres candidats vient de démontrer le contraire. Les deux ont d'ailleurs répété que ces logements sociaux leur avaient rendu de grands services et qu'ils n'auraient pu se loger sans. A Paris, actuellement, seuls 20% des nouveaux logements mis sur le marché sont des PLA-I réservés aux revenus les plus modestes, et la véritable injustice est là car nous sommes 70% des demandeurs de logements. Les PLS constituent 20% des nouvelles productions , alors qu'ils ne correspondent qu'à 15% de la demande.

Le deuxième enseignement sur ces deux affaires concerne la localisation de ces logements, tous deux situés dans l'Est parisien, ces contrées « sans mixité sociale » dénoncées par NKM. Manifestement, ses candidats s'y plaisaient bien , et la mixité sociale y paraît donc respectée , puisqu'au sein des HLM, se cotoient élus et ouvriers.

Nous manifestons aujourd'hui devant la mairie du 16ème, afin que Nathalie Kosciusko-Morizet et ses candidats tirent des enseignements rapides de leurs propres situations , cessent de tirer à boulets rouge sur le logement social, et mettent en œuvre dans leurs arrondissements cette mixité sociale dont ils s'accommodent très bien ailleurs : il est inacceptable, par exemple, que les demandeurs modestes du 16ème arrondissement n'aient aucune réponse à leurs demandes de relogement, et que la construction de logements correspondant à leurs besoins soit sans cesse présentée comme une catastrophe potentielle pour les habitants plus aisés de l'arrondissement. La seule proposition de NKM pour les Parisiens demandeurs de logement social est une attention particulière portée aux personnes âgées : ce n'est pas une mauvaise idée, car avec une petite retraite, il est totalement impossible de vivre dans de bonnes conditions à Paris, sans accès au logement social. Seulement, à chaque fois que nous évoquons des dossiers de retraités dans les arrondissements de l'Ouest Parisien et notamment le 16ème, les élus d'arrondissement nous opposent des revenus trop faibles.

13:34 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : nathalie kosciusko-morizet, claude goasguen, municipales paris 2014, loi sru | | |  Facebook

jeudi, 07 novembre 2013

ZAC Pajol: les mal-logés violemment refoulés lors de l'inauguration d'Anne Hidalgo

C'est une scène hallucinante et augurant bien mal de la campagne électorale de Mme Hidalgo qui a eu lieu aujourd'hui en préalable à l'inauguration de la ZAC Pajol: nous étions venus à une cinquantaine de demandeurs de logement interpeller la candidate sur les insuffisances de son programme.

Alors que nous nous rassemblions à  la nouvelle médiathèque, quatre  d'entre nous , dont trois femmes ont été brutalement agressées par les vigiles de la Ville, traînées à terre, insultées et frappées, tandis que le reste du collectif était ensuite encerclé par un dispositif impressionnant de policiers.

Pendant ce temps, Ian Brossat porte-parole de la candidate et Bruno Julliard adjoint du Maire contemplaient muets et immobiles les scènes de violence. Il aura fallu que des mal-logés restés à l'extérieur de la nasse leur demandent des comptes devant quelques journalistes déjà présents pour qu'ils se décident à intervenir , à proposer une rencontre en urgence à l'Hôtel de Ville, et à faire lever le dispositif policier pour permettre notamment l'évacuation vers l'hôpital d'une mal-logée.

La répression contre les mal-logés en lutte devient donc une habitude, comme si nous invisibiliser allait régler le problème du mal-logement. A Paris spécifiquement, les élus et candidats semblent penser qu'en tenant porte close et en faisant preuve de mépris , voire de violence envers les demandeurs de logement, cela les découragera d'intervenir publiquement dans la campagne électorale.
Les mal-logés vont leur donner tort, tout simplement parce que la violence quotidienne du mal-logement nous pousse de toute façon à lutter pour nos droits et notre survie.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT.
 
 


Anne Hidalgo inaugure la ZAC PAJOL, les mal... par HLMPOURTOUS

Le communiqué d'interpellation d'Anne Hidalgo diffusé sur place.

MUNICIPALES : Le tir à boulets rouges contre le logement social , ça suffit

 

Les mal-logés manifestent à l'occasion de l'inauguration de la ZAC Pajol par Anne Hidalgo et Bertrand Delanoë pour défendre le logement social, mis à mal dans la campagne des municipales

 

L'annonce est passée inaperçue : dans une campagne parisienne où finalement tout le monde s'accorde à dire que le logement intermédiaire est la priorité, Anne Hidalgo peut envisager de sacrifier une partie de la production de logement social déjà dramatiquement insuffisante, puisque 136 000 foyers sont en attente. C'est ainsi que dans son « Pacte pour le logement », Anne Hidalgo annonce son intention de supprimer l'obligation des 25% de logements sociaux dans tout programme de construction neuve, dès lors qu'il sera situé dans un arrondissement ayant déjà 30% de logements sociaux.

 

Demain, si Anne Hidalgo est élue, les habitants mal-logés de ces arrondissements n'auront donc plus aucune place envisageable dans les nouvelles constructions. Qu'on ne nous raconte pas que c'est pour mieux les accueillir ailleurs dans Paris : car dans les arrondissements en déficit de logements sociaux au regard de la loi SRU, de toute façon, les nouveaux programmes sont rares , et les 25% de logements sociaux imposés aux aménageurs se traduisent très peu par du HLM bon marché , des PLA-I. Prenant prétexte de la cherté de l'immobilier et de la nécessité de pouvoir réaliser les programmes avec un budget limité, le plus souvent politiques et promoteurs construisent du PLS, qui ne correspond qu'à 15% de la demande de logement social , ou du PLUS, inaccessible aux précaires, aux travailleurs à temps partiel , aux retraités modestes, aux chômeurs.

Malheureusement les Parisiens modestes en quête de logement ne sont pas un « sujet tendance » pour les municipales .Lors de nos rencontres avec les porte-paroles de la campagne d'Anne Hidalgo, cela nous a été dit très clairement : des élus nous ont affirmé que le logement social était peu apprécié « des Parisiens » , que beaucoup de ces « Parisiens » trouvaient qu'il y en avait déjà trop...Manifestement, les 136 000 foyers demandeurs de logement social, les dizaines de milliers d'autres qui souhaiteraient y accéder mais sont découragés de faire une demande par le peu d'attributions ne sont pour Anne Hidalgo et son équipe que des demi-Parisiens, dont l'avis et la vie importent peu.

En réalité, c'est bien le concept de mixité sociale, accommodé à toutes les sauces par les élus, qui témoigne d'une hostilité permanente au logement social : une nouvelle fois, la loi SRU , créée pour obliger à construire du HLM dans les zones déficitaires est utilisée pour faire croire que certaines zones auraient déjà « trop » de logement social, même si cela correspond aux besoins des habitants. Mais le logement social, c'est un moyen pour la majorité des classes populaires et moyennes de se loger dans de bonnes conditions, avec un loyer raisonnable, comment peut-on prétendre qu'il pourrait y en avoir trop à Paris, où dans tous les arrondissements, presque toute la population souffre de la cherté du logement privé ? Comment ose-t-on dans le même temps opposer la pénurie de logements disponibles aux demandeurs et proposer d'en faire encore moins dans l'avenir ?

 Au fur et à mesure de cette campagne municipale, nous voyons le logement social devenir une cible, après avoir été négligé. Au départ, l'actuelle première adjointe de Bertrand Delanöe parlait de « poursuivre l'effort » des précédentes mandatures, et c'était évidemment inquiétant en soi, car entre 2001 et 2011 , le nombre global de la production de logements sociaux cache mal la faible proportion de logements très sociaux (environ 20%). Désormais, c'est une régression qui est annoncée avec l'abandon de la règle des 25%, et donc un alignement sur la ligne de l'autre candidate , NKM qui tire à boulets rouges sur le logement bon marché.

Nous allons donc manifester dans les arrondissements concernés,pour que la lutte contre le logement cher et pour le logement social soit menée, maintenant et demain, dans l'intérêt de tous les Parisiens.

21:25 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, zac pajol, ian brossat, sru, mixité sociale, expulsions, pla | | |  Facebook

jeudi, 24 octobre 2013

Dans le 18ème comme ailleurs, les mal-logés n'attendront pas 2030.

Ce matin, les mal-logés ont manifesté longuement devant le centre communal d'action sociale du 18ème arrondissement, rue Ordener, avant la remise du label Qualiparis  par le maire et son 1er adjoint Eric Lejoindre au CCAS.

Dans le 18ème comme ailleurs, le nombre de demandeurs de logement ne cesse d'augmenter, il atteint 13 000 foyers cette année. Comme partout , la rénovation urbaine et la hausse des loyers ont eu raison du parc social de fait. Les appartements insalubres sont toujours nombreux, les hôtels meublés aussi, et faute de relogement, une partie des habitants de l'arrondissement est désormais ballotée dans les hébergements d'urgence de banlieue. La suroccupation frappe de plus en plus de foyers.

Face à l'urgence absolue du mal-logement, les derniers engagements d'Anne Hidalgo exposés par son porte-parole et élu du 18ème arrondissement , Ian Brossat sont assez inquiétants: en effet, alors que la nécessité de solutions immédiates et d'une politique de production massive à court terme est une évidence, si l'on entend faire respecter le droit au logement, la candidate et son équipe nous parlent de 30% de logements  sociaux ...en 2030. Mais une mandature municipale dure sept ans, et le mal-logement c'est maintenant pour les Parisiens: c'est au présent le droit au logement doit être effectif.

Reçus à l'issue de la manifestation par Mme Claudine Bouygues, adjointe de l'arrondissement et élue au Conseil de Paris, nous lui avons fait part de notre détermination à mettre le logement social au coeur de la campagne et à voir enfin prises en compte nos urgences.


Paris 18ème: les mal-logés s'invitent dans la... par HLMPOURTOUS


Le tract diffusé sur place

30 % de logements sociaux en 2030, oui mais en attendant ?

Le collectif des mal-logés en colère vient à la rencontre des élus du 18ème arrondissement à l'occasion de la remise du label Qaliparis au centre d'action sociale de la rue Ordener. L'un des élus de l'arrondissement est Ian Brossat, nouveau porte-parole de la campagne d'Anne Hidalgo, qui a justifié son ralliement notamment par l'engagement de 30% de logements sociaux à Paris, d'ici 2030.

Pour les demandeurs de logement, cet engagement sur le très long terme est loin d'être suffisant et rassurant : de fait, face aux urgences du mal-logement, comment se satisfaire d'une promesse censée aboutir dans seize ans, quand les annonces précises pour la prochaine mandature sont absentes ? Lors des dernières conférences de presse d'Anne Hidalgo sur le sujet, notamment celle de mardi dernier dans le 17ème arrondissement, on entend beaucoup parler de la nécessité de construire « partout en Ile de France », de « métropoliser la question du logement », mais beaucoup moins d'opérations concrètes et rapides pouvant permettre de reloger les Parisiens en attente !

Actuellement, s'il y a bien un point sur lequel les analyses des mal-logés et des travailleurs sociaux se recoupent, c'est sur la situation catastrophique et l'impuissance auxquels les seconds sont confrontés quotidiennement dans leur travail face à nos demandes : toutes les procédures de relogement, accords collectifs ou DALO sont saturées et bloquées, et le mal-être et le stress au travail sont énorme pour des travailleurs sociaux qui, presque quotidiennement, sont obligés d'informer leurs usagers qu'ils ne peuvent même rien faire pour un simple hébergement.

Dans un arrondissement comme le 18ème, les élus ont souvent la fameuse « mixité sociale » comme priorité et sont réticents à faire des logements sociaux PLA-I ( les seuls dont les plafonds de loyer correspondent aux revenus modestes de plus de 70% des demandeurs ) à la hauteur de la demande. Le problème est que la mixité sociale ne marche que dans un sens depuis deux mandatures : à l'Ouest parisien, la construction de nouveaux logements est évidemment dérisoire, et toujours difficile et très chère. C'est d'ailleurs vrai au sein même des arrondissements : il suffit de consulter la carte de la production dans le 18ème pour constater qu'évidemment très peu de programmes sont réalisés dans la partie Montmartre , et que la zone y est classée très déficitaire.

Nous sommes donc venus manifester aujourd'hui , d'abord pour rappeler l'urgence d'agir maintenant pour les mal-logés, indépendamment des échéances électorales, mais aussi pour obtenir des réponses concrètes, des engagements précis à court terme et pas pour 2030.

15:59 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : label qualiparis, eric lejoindre | | |  Facebook

 
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