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vendredi, 15 avril 2011

Caisse des Dépôts et Consignations : le compte n'est pas bon pour les mal-logés

Une petite centaine de demandeurs de logement a investi aujourd’hui un des immeubles de bureaux de la Caisse des Dépôts et Consignations, le trésorier de l’Etat.

Nous sommes venus exiger le relogement immédiat de tous les mal-logés, puisqu’il paraît que la politique menée et  les financements accordés n’ont jamais été aussi importants en matière de logement social.


La Caisse des Dépôts annonce en effet 133 000 nouveaux logements « financés » cette année, un record selon elle, après des chiffres déjà mirifiques annoncés les années précédentes.
Dans ces conditions, et si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes du logement social, pourquoi le nombre de mal-logés ne cesse-t-il d’augmenter ? Pourquoi le délai moyen d’attente à Paris pour obtenir un appartement est-il de dix ans ? Pourquoi, dans toute l’Ile de France, les salariés modestes, les familles, les retraités , les jeunes ne parviennent-ils pas à trouver une solution ?


Tout simplement, parce qu’aujourd’hui l’appellation « nouveau logement social » comprend aussi bien des appartements aux loyers très élevés (PLS), que des hébergements d’urgence très temporaires et des appartements reconstruits après démolition…


Et également, parce que l’Etat et la CDC ne retirent pas de leurs chiffres les logements sociaux qui sont vendus, par exemple les 6000 unités annoncées dans le cadre de la restructuration d’ADOMA sous l’égide de la SNI, elle-même filiale de la Caisse des Dépôts.


De plus, des milliards d’euros viennent d’être à nouveau ponctionnés sur les fonds du livret A, destiné à financer le logement social, et vont servir une nouvelle fois à aider les banques privées.
A la suite de l’occupation, nous serons reçus dans les jours qui viennent par le secrétaire général de la CDC et ses collaborateurs .


Ci dessous le communiqué diffusé sur place

 



Caisse des Dépôts et logement social : 133 000 nouveaux logements, les mal-logés demandent à voir…


Le Collectif des Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui dans l’un des magnifiques immeubles neufs de la Caisse des Dépôts et Consignations, quai d’Austerlitz à Paris.
Les mal-logés voudraient bien que les 133 000 nouveaux logements sociaux financés annoncés par la Caisse des Dépôts soient aussi réels que cet immeuble de bureaux et surtout accessibles à leur niveau de revenu.


Mais ce n’est pas le cas :

  • Sur ces 133 000 financements, 30% sont des PLS, aux loyers bien trop élevés pour les salaires au niveau du smic, pour les familles nombreuses, les retraités, les jeunes ou les précaires.
  • Sur ces 133 000 financements, les PLA-I aux loyers très sociaux représentent certes 20% : mais beaucoup sont en réalité des hébergements ou des logements-passerelle qui ne proposent qu’une solution temporaire et pas un vrai relogement
    Sur ces 133 000 logements, il y a les 30 000 logements vendus par ICADE, la filiale d’immobilier privé de la Caisse des Dépôts et rachetés par des bailleurs sociaux. Cette opération n’a produit de nouveaux logements que sur le papier, il s’agit d’un simple conventionnement.
  • Sur ces 133 000 logements, 30 000 sont des programmes achetés aux promoteurs privés en difficulté, et comporte beaucoup de PLS encore une fois inaccessibles à la plupart des demandeurs de logement


A la finale, ce sont au mieux 40 000 nouveaux logements sociaux qui sortiront de terre, soit un chiffre considéré par tous les observateurs comme totalement dérisoire au regard des besoins. Ces chiffres correspondent d’ailleurs à ceux annoncés en grande pompe par Benoist Apparu, en même temps que la promotion était faite de l’accession sociale à la propriété.


Mais Benoist Apparu comme la Caisse des Dépôts communiquent beaucoup moins sur d’autres décisions prises en commun qui mettent un peu plus en danger ce qui reste du logement social et aggravent la crise en cours au lieu de la résoudre.


  • La SNI Société Nationale Immobilière, filiale de la Caisse des Dépôts, vient de prendre le contrôle d’ADOMA : ses premières mesures, outre la suppression de 600 postes, prévoient la vente de 6000 logements,
  • Un décret vient d’autoriser le prélèvement de 13 milliards d’euros sur les fonds dégagés par le livret A, destinés au financement du logement social : alors que l’Etat réduit sa dotation de dizaines de millions d’euros pour le budget logement dans certaines villes notamment Paris, ces milliards vont une nouvelle fois aller aux banques privées !
  • Pendant qu’on nous répète en boucle, que tout le monde peut être propriétaire, que la « vraie » solution au problème du logement social, les financements de PLSA, les seuls prêts accessibles aux plus pauvres de ceux qui veulent être propriétaires sont gelés par la Caisse des Dépôts et l’Etat.


De plus, alors que la situation est déjà dégradée, que le logement social voit de fait diminuer ses financements, vider ses caisses pour des objectifs autres, le président de la SNI, donc la voix du logement social dans la Caisse des Dépôts , André Yche plaide publiquement pour la privatisation des HLM et la vente accéllérée d’une partie du Parc.


Demandeurs de logement, nous sommes venus dire à la Caisse des Dépôts que les comptes ne sont pas bons, même si son chiffre d’affaires est excellent.

 

Sur le même sujet voir aussi :

2011/03/03/societe-nationale-immoniliere-c-est-notre-arge...

2009/12/22/quand-la-sni-bailleur-social-d-etat-joue-au-pr...

2010/04/15/adoma-la-sni-et-l-etat-doivent-reloger.html

2009/12/23/la-sni-premier-bailleur-social-d-etat-brade-no...

2007/10/11/occupation-de-la-société-nationale-immobilière...

16:11 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sni, caisse des dépots et consignation, adoma, benoist apparu, mal-logement, icade, hlm, livret a | | |  Facebook

jeudi, 24 mars 2011

Mal-logement : Quelques chiffres sur la RIVP

La RIVP ne cesse d’étendre son champ de compétences : elle multiplie la construction de pépinières d’entreprises, de théâtres, de locaux divers et variés.
Mais concernant sa vocation première , le logement social , le compte n’est toujours pas bon.


En 2009, 37 % seulement des 2000 logements attribués par la RIVP étaient des PLUS ou des PLA-I, c’est-à-dire des vrais logements sociaux accessibles même aux salaires et aux revenus les plus bas, dont seulement 2% de PLA-I.


La grande majorité des logements attribués reste du PLS , du loyer libre et de l’ILM.


Et pour cause la politique de financement et de construction n’est pas adaptée aux besoins des 120 000 demandeurs de logement social parisiens , dont 70 % ne peuvent accéder qu'au PLA-I

La RIVP a financé 1268 nouveaux logements en 2009, mais seulement 345 en PLA-I : le problème c’est que 255 des ces 345 « logements"  sont en fait des hébergements, notamment ceux du foyer de la Mie de Pain. Les PLS eux représentent 17 % du total des nouveaux financements 2009, alors que ces logements ont des loyers qui les rendent inaccessibles aux demandeurs parisiens.


Et lorsqu’on examine les logements réellement livrés en 2009, et pas seulement la programmation, les chiffres sont encore plus éloquents : sur 1255 logements, seuls 10% sont des PLA-I et les PLS représentent 30 % des livraisons !!!


Cette politique en totale inadéquation avec la demande parisienne explique bien des situations : notamment celle des hébergés dans les hôtels de la filiale hébergement de la RIVP, le Richemont. Ceux-ci restent des années en suroccupation dans ces hébergements. L’hébergement présenté comme un sas vers le logement social, se révèle un piège.


Le deuxième bailleur social parisien n’a relogé que 89 ménages DALO en 2009, pour 15 000 dossiers reconnus prioritaires ce qui démontre bien l’inutilité totale de cette loi, qui fait le tri entre les mal-logés pour n’aboutir à rien de concret. Et la RIVP avoue dans son rapport d’activité que ces relogements ont entraîné une baisses du nombre de mutations satisfaites, pour les locataires du bailleur en suroccupation , donc également mal-logés. La loi DALO ne change donc rien au mal-logement puisque les principaux bailleurs sociaux ne changent pas leur politique !


Nous exigeons que l’un des principaux opérateurs du logement social parisien remplisse enfin son rôle, le relogement effectif des Parisiens mal-logés.


Des Mal-logés en Colère devant le siège de la RIVP par HLMPOURTOUS

13:40 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, paris, mal-logés, mie de pain, le richemont | | |  Facebook

vendredi, 12 novembre 2010

Logement social à Paris: comment produire du logement social sans en créer

Bien assez de logements sociaux programmés à Paris ?

C'est en tout cas ce que prétend la majorité municipale qui compte baisser drastiquement les nouvelles " productions" à partir de 2014: celles-ci passeraient de 6000 à 4000 logements "produits" dans le nouveau Plan Local de l'Habitat.

Les 220 000 demandeurs de logement social à Paris n'ont pas la même manière de compter que Bertrand Delanoe: d'une part, parce que celui-ci estime qu'une fois les quotas de la loi SRU atteint, les mal logés "excédentaires " n'auront qu'à aller voir ailleurs si on veut bien les loger.

D'autre part, un logement "produit" contrairement à ce que l'on peut penser...n'est pas forcément un logement construit, ni même un logement dont le loyer correspond à ceux du logement social.

C'est ce que nous avons voulu démontrer en investissant aujourd'hui la Caisse de Retraites des Mines pour faire toute la lumière sur une vente d'immeubles effectuée en 2009: il s'agit de logements vendus pour un total de 93 millions d'euros par la Caisse de Retraites à Paris Habitat; le contrat s'est fait selon les règles de l'acquisition réhabilitation, puisque l'argent venait des fonds d'un bailleur social.

Or à ce jour, dans au moins une partie de ces immeubles , le loyer est resté exactement au même niveau que précédemment, et une partie des logements sont vides. Les personnes qui y résident sont cependant désormais compatibilisées comme locataires de HLM alors que la plupart a une demande de logement.

Tous ces logements, qui existaient déjà avant, qui n'ont pas été réhabilités, dont les loyers n'ont pas baissé sont cependant comptabilisés au titre de nouvelles "productions" HLM, au même titre que des nouvelles constructions.

La mairie de Paris depuis 2001 met en avant sa volonté de transparence totale sur le logement social: mais la complexité de la réglementation et les réformes successives permettent aujourd'hui de comptabiliser en logements sociaux, aussi bien des places en foyers que des logements dont seul le statut légal a changé, pour la plupart occupés.

Les concernés, toujours embourbés dans le mal logement ne se satisferont pas de logements en papier !

En début de semaine, nous rencontrerons la direction de la Caisse des Retraites des Mines , qui a accepté de communiquer sur ce dossier contrairement à Paris Habitat.


Paris: ce que cachent les chiffres du logement social ...
envoyé par HLMPOURTOUS. -

 

 

 

 

Ci dessous, le communiqué diffusé sur place:

Que sont vraiment les 6000 logements sociaux annuels de la Ville de Paris ?
 
 
C’est la question que nous sommes venues poser collectivement à la Caisse de Retraites des Mines qui en sait long sur le sujet.
Bertrand Delanoe annonce dans le plan Local de l’Habitat, que le nombre de nouveaux HLM « produits » va baisser à partir de 2014, et prend prétexte du quota de 20% fixé par la loi SRU pour ralentir encore la production.
 
 
Dans ces nouveaux logements SRU figurent un lot d’immeubles parisiens de la CANSSM, la Caisse chargée de gérer le régime des retraites des mineurs : ces immeubles acquis avec l’argent des cotisations des salariés ont été vendus à Paris Habitat le bailleur social de la Ville de Paris, pour un montant de 93 millions d’euros.
 
Voilà donc des logements existants, payés une première fois par les salariés, puis une deuxième fois par l’argent du logement social…
 
Le loyer de ces logements était conforme aux prix du marché avant le rachat par la Ville.
Mais, si ces 93 millions d’euros ont permis de les transformer en logements sociaux sur le papier et donc de faire gonfler les chiffres de la « production »  parisienne, les loyers n’ont pas changé après le rachat par Paris Habitat…
 
 
Nous avons été alertés de cette situation par des locataires actuels de ces immeubles, locataires également demandeurs de logements sociaux, car disposant de ressources faibles et étranglés financièrement par le montant des loyers. Mais ces locataires ne risquent pas de voir leur demande satisfaite puisqu’ils sont considérés comme titulaires de HLM depuis le rachat par Paris Habitat !
Voilà ce qui se cache derrière la soi disant « production » de logements à Paris : des opérations financières et des astuces comptables, des caisses de divers organismes para publics renflouées par l’argent du premier bailleur social parisien, et à la finale des logements sociaux qui n’existent pas ailleurs que sur le papier.
 
 
Et tout ceci dans la plus grande opacité : mais si les dossiers de presse sur le logement social parisien peuvent abuser des observateurs extérieurs, les demandeurs de logement  comme les locataires de Paris Habitat n’entendent pas laisser les élus  jongler avec des chiffres tronqués et avec l’argent du logement social.
 
Des logements pour tous, maintenant et pas que sur le papier !

16:38 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : plh, paris, logement social, conseil de paris, delanoe, sru | | |  Facebook

 
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