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jeudi, 16 juin 2011

Mal-logement à Paris : la Mairie du 10éme occupée

Ce matin, une centaine de demandeurs de logement social ont occupé la mairie du 10ème arrondissement , manifestant bruyamment jusqu'à obtention d'un rendez-vous avec le cabinet du maire.

Quasiment 10% des habitants du 10ème sont inscrits sur les listes de demandeurs de logement.

La Ville de Paris se félicite d'avoir résorbé l'insalubrité et parle désormais de « poches d'inconfort » dans l'arrondissement. Ce changement de vocabulaire ne change rien à la vie des concernés, il empire simplement leur situation : aujourd'hui, les critères sont devenus si stricts que les commissions de médiation DALO ne reconnaissent quasiment plus l'insalubrité, et la Préfecture estime n'avoir aucun devoir de relogement sur les dossiers non labellisés.

Ce refus de prise en compte concerne aussi toutes celles et ceux qui payent des loyers de plus en plus chers pour des surfaces de plus en plus petites : c'est le mal-logement invisible celui qui condamne les personnes aux salaires modestes, les retraités, les parents isolés à ne pas manger à leur faim , à s'endetter pour ne pas être jetés à la rue.

Les maires d'arrondissement ont toujours la même réponse à nous opposer : ils ont un contingent de logements réduits qui ne correspond pas aux plafonds de ressources trop faibles des demandeurs.

La majorité des demandeurs de logements sont donc désormais écartés de tous les contingents : trop pauvres pour celui de la mairie, pas assez « prioritaires » pour la Préfecture...qui ne reloge pas non plus beaucoup de DALO.

Nous ne pouvons pas accepter la fin de non-recevoir qui nous est faite par les maires d'arrondissement qui sont actuellement à mi-mandat : dans un arrondissement où le mal-logement touche 10% des habitants, le rôle des élus est de prendre le problème à bras le corps et de trouver des solutions pour leurs administrés qui sont des Parisiens comme les autres.

UN LOGEMENT POUR TOUS , MAINTENANT !



Paris : la Mairie du 10éme occupée par des... par HLMPOURTOUS

14:34 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, delanoe, dalo, sru, sdf, mal-logés, hlm, paris habitat oph, rivp | | |  Facebook

vendredi, 11 mars 2011

Mal-logement: Benoist Apparu remporte le record des expulsions locatives

Il y a quelques semaines, Mr Benoist Apparu secrétaire d'Etat au Logement depuis maintenant presque deux ans annonçait un soi disant "record" de la production de logements sociaux en France.

Dans la réalité, il n'y a jamais eu autant de demandeurs de logement social en attente, 120 000 pour le seul département de Paris.

En 2010, le chiffre record de 110 000 décisions d'expulsions locatives a été atteint, et le recours à la force publique a bondi de 182 pour cent en quelques années.

Voilà les vrais records consécutifs à la politique du logement menée depuis des années.

Ils vont de pair avec d'autres, ceux de la hausse des loyers, qui précarise et appauvrit des millions de salariés , de retraités, de familles modestes, contraints de se priver de tout pour se loger, et plongés dans la spirale infernale de l'endettement puis de l'expulsion, dès lors que survient le chômage ou une baisse de revenus quelconques.

Les prix à la vente dans l'immobilier, notamment dans les quartiers populaires atteignent également des sommets: en conséquence les propriétaires se séparent de leur bien, et les expulsions suite à des congés pour vente connaissent une hausse exponentielle, touchant des gens qui ont pourtant payé des loyers hors de prix pendant des années.

Aujourd'hui, nous étions une centaine de mal-logés à occuper l'ACSE, l'Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l'Egalité des chances, afin d'exiger l'arrêt immédiat des expulsions et le relogement de tous.

Durant l'occupation le Secrétariat d'Etat, le Ministère de la Ville,comme la Préfecture de Région, comme la Préfecture de Police nous ont fait savoir qu'ils ne pouvaient s'engager sur rien, et même pas sur des solutions d'hébergement pour les expulsés.

Voilà la réalité concrète: on a détruit des centaines de milliers de logements sociaux, on en vend des dizaines de milliers chaque année. L'Etat cède les terrains disponibles aux promoteurs privés, aux constructeurs d'immobilier de bureau. Le budget du logement est utilisé pour subventionner les propriétaires au travers de l'ANAH, les exemptions d'impôt se multiplient.

Le résultat, c'est l'impossibilité d'accéder à un logement décent pour une partie croissante de la population, ce sont des expulsions sèches qui détruisent la vie sociale, professionnelle, scolaire, la santé des concernés.

Aujourd'hui, ce sont des centaines de CRS et de gardes mobiles qui ont été mobilisés pour nous évacuer de l'ACSE, gérée par le Ministère de la Ville.

La loi DALO, comme les mesurettes de Benoist Apparu , notamment la surtaxation hypothétique des petites surfaces louées trop cher ne sont que de la poudre aux yeux.

Mais la détermination des mal-logés ne faiblit pas malgré le mépris et la répression: nous empêcherons la destruction du logement social, nous imposerons la seule solution à la crise du logement, une offre de HLM qui corresponde aux besoins.


UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

 

Expulsions : les mal-logés résistent (occupation... par HLMPOURTOUS

20:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : trève hivernale, expulsions, manifestation, mal-logés, benoist apparu, dalo, acse | | |  Facebook

jeudi, 24 février 2011

Paris Habitat: le compte n'est pas bon pour les mal-logés

Jeudi dernier, une centaine de demandeurs du logement du collectif des Mal-Logés en Colère manifestaient devant le siège social du premier bailleur parisien suite à la publication du Rapport de la Cour des Comptes, qui confirme le cout exorbitant de ce nouveau siège.

Comment comprendre la politique de Paris Habitat ? Incapable de faire face à la demande de logement ( 120 000 demandeurs à Paris ), incapable de répondre aux demandes de changement de ses propres locataires en suroccupation ou en situation de handicap, le bailleur social trouve par contre les fonds pour un siège de luxe, pour la location supplémentaire de bureaux dans le privé, et surtout pour l'achat d'immeubles déjà occupés dans les beaux quartiers !

Sourde à toute critique, la direction générale du bailleur social avait refusé de nous recevoir la semaine dernière, estimant n'avoir aucun compte à rendre aux demandeurs de logement et aux locataires.

Aujourd'hui, nous avons donc décidé d'occuper les locaux loués par le bailleur à un propriétaire privé, en l'occurrence plusieurs étages dans un immeuble luxueux juste en face du Jardin des Plantes, au 27, rue Buffon !

Pendant que les mal logés se privent de tout, le bailleur ne se prive de rien.

Nous avons maintenu l'occupation jusqu'à être reçus au siège par la direction : Mr Bethiol directeur de cabinet de Pierre Lemas, Mme Barron , secrétaire générale de l'OPH, Mr Collin directeur chargé des locations, Mr Romano, directeur adjoint .

Les explications sur le cout du nouveau siège ne nous ont évidemment pas convaincus : comment est- il possible qu'un bailleur social, spécialiste en immobilier ait pu ne pas vérifier la nécessité d'un désamiantage du bâtiment ? Ce n'est pas très rassurant pour les locataires d'immeubles rachetés ...

Cependant, nous nous félicitons d'avoir ramené la direction de Paris Habitat à la réalité : la politique du premier bailleur social ne se mènera pas dans le mépris des premiers concernées. Si elle ne répond pas à l'objectif premier d'un bailleur social, le relogement rapide des demandeurs, les mal-logés en colère seront là pour maintenir la pression.

 

 

Le communiqué diffusé sur place

OU VA PARIS HABITAT ?

Une centaine de mal-logés occupent aujourd'hui les locaux loués par Paris Habitat Rue Buffon pour ses services informatiques.

Ces locaux, loués très cher dans un quartier riche de la capitale alors que le nouveau siège devait accueillir toutes les activités centrales, sont symboliques de la dérive incompréhensible de la politique du premier bailleur social parisien.

Ces dernières années, les grands projets « innovants » n'ont pas manqué à Paris-Habitat OPH :

  • - Le nouveau siège: la vente de l'ancien devait dégager des fonds pour la construction de logements, et le bâtiment choisi économiser de l'énergie. A la finale, il faut louer des locaux à l'extérieur pour accueillir tous les salariés, le nouveau siège est plus énergivore que l'ancien et le surcoût est de 90 millions d'euros par rapport au projet initial.

 

  • - Les logements dans les beaux quartiers: Paris Habitat s'est lancée d'une part dans l'acquisition d'immeubles occupés, là où le prix du m2 est le plus cher. Alors que la demande de logement social explose, que l'urgence est reconnue par tous, ces acquisitions portent sur des appartements qui se libèrent en moyenne au bout de dix ans.

Dans le même temps, dans les quartiers moins chers de la capitale, on laisse les investisseurs             privés récupérer le foncier disponible !

Le résultat est là : Paris Habitat premier bailleur social ne répond plus à la demande, ne remplit plus son objectif premier, loger les salariés et les personnes aux revenus modestes et moyens. Non seulement, le nombre d'attributions est ridicule au regard des besoins, mais Paris Habitat a de plus en plus de mal-logés à l'intérieur de son parc de logements sociaux : aucune mobilité n'est possible, les grands logements manquent et des milliers de familles sont donc en suroccupation !

Le handicap n'est pas pris en compte non plus, faute de logements adaptés et personnes âgées et/ou invalides vivent donc dans des conditions épouvantables.

Paris Habitat répond à ses usagers par le mépris : quand bien même les 120 000 demandeurs de logement sociaux sont là pour démontrer l'inadéquation de sa politique, la direction du bailleur continue la politique de la porte fermée, malgré les manifestations qui se multiplient devant son siège, notamment.

Les mal -logés n'ont donc pas d'autre choix que maintenir la pression pour que le bailleur revienne à l'essentiel : construire maintenant du logement neuf, ce n'est pas du luxe !

Paris Habitat, c'est notre argent, c'est nos logements !

Voir aussi :

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2010/...

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2010/...

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2010/...

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

 

17:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, cour des comptes, mal-logement, sru, dalo | | |  Facebook

 
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