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mardi, 31 mars 2009

19ème arrondissement: les élus veulent bien visiter les bâtiments mais pas traiter les problèmes des habitants


Vendredi 6 mars 2009, Gisèle Stiévénard, adjointe à la Politique de la Ville, et Fatima Lalem, adjointe à l'Egalité Hommes Femmes avaient décidé d'"inaugurer " une pépinière d'associations , au 7 rue Mathis, structure pourtant ouverte depuis 2003.

Des dizaines de parisiennes et parisiens mal logés étaient là pour les accueillir: la Politique de la Ville , à Paris se fait un peu trop souvent contre ses habitants les plus pauvres, et en tout cas dans le plus total mépris de leurs revendications.

La preuve ? Presque deux mois auparavant, dans les locaux de la Direction de la Politique de la Ville, rue du Département, une réunion sur le thème du mal logement était organisée par ces mêmes élus: comme d'habitude, et malgré le sujet, les mal logés n'étaient pas les bienvenus et c'est Patrick Doutreligne , président de la Fondation Abbé Pierre qui a du faire la médiation pour que nous obtenions l'engagement écrit d'un rendez-vous de travail sous un mois avec l'Adjoint au Logement Jean Yves Mano.

Seulement, malgré les signatures officielles, un mois et demi plus tard, aucune réponse !

Cette réponse, nous sommes donc allés collectivement la chercher, puisque les élus parisiens venaient dans notre quartier.

Et elle n'est pas reluisante pour des élus qui prétendent mettre tout en oeuvre pour résoudre les problèmes de logement: Mme Sitiévenard et Mme Lalem ont préféré annuler l'inauguration et quitter les lieux, après une longue discussion en pleine rue , d'ou il est ressorti que les engagements, écrits ou pas n'ont aucune valeur pour les élus parisiens.

Bref, la méthode Boutin semble inspirer l'équipe de Bertrand Delanoe.

Parce qu'un tel mépris envers les mal logés doit rendu public, les mal logés du quartier ont donc raccompagné en fanfare nos élues dans les rues de leur quartier

 

La vidéo est ici, le tract diffusé à l'occasion juste en dessous

 

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Tract diffusé sur place :

Depuis un an et demi, depuis l’expulsion de notre local par la Ville de Paris, nous sommes des dizaines de mal logés à nous réunir tous les dimanche et souvent la semaine devant la piscine de la Rue Mathis, été comme hiver.

 

Aujourd’hui, alors que l’adjointe à la Politique de la Ville, Gisèle Stiévenard , l’adjointe à l’Egalité Hommes Femmes Fatima Lalem et l’adjoint au Développement Economique Christian Sautter annoncent leur visite à la pépinière associative, juste à côté du bout de trottoir qui nous tient lieu de local, nous sommes tout naturellement présents pour les accueillir.

 

Nous espérons être mieux reçus qu’au mois de janvier à la Délégation de la Politique de la Ville , rue du Département : une réunion s’y tenait sur le thème du mal logement , organisée par les élus , en présence de Patrick Doutreligne de la Fondation Abbé Pierre.

 

Les mal logés sont restés dans le hall et leurs problèmes, et leurs urgences aussi : après une longue discussion, nous avions fini par obtenir l’assurance écrite que nous serions reçus à l’Hôtel de Ville, par le cabinet de l’adjoint au Logement, après étude de nos difficultés et des solutions à y apporter.

 

L’écrit nous l’avons signé, par le directeur de la structure. Mais de rendez-vous aucun et de solutions encore moins.

 

Tant pis pour les expulsables qui finiront sur le trottoir dans quinze jours

Tant pis pour ceux qui vivent à trois générations dans des logements minuscules

Tant pis pour ceux qui sont dans hôtels pourris, que les services sociaux ne payent plus et qui n’ont vu les logements « Louez Solidaires » qu’en photos dans les journaux.

Tant pis pour ceux dont le plafond menace de s’effondrer, si c’est pour demain, ce sera la faute à pas de chance.

Tant pis pour ceux dont la demande de logement est vieille de huit, dix ou douze ans, le délai considéré comme « anormal » est passé de dix à quinze ans ! Le temps de deux mandats pour un maire, le temps de promettre deux fois la solution à la crise du logement.

 

Alors forcément, une nouvelle fois, les mal logés en colère perturbent une inauguration, et dérangent des élus en visite, qui avaient envie de parler d’autre chose que de l’éternel problème du logement.

On nous reconnaîtra une excuse aujourd’hui : nous sommes des dizaines chaque semaine dans cette même rue, à organiser notre lutte dehors, et le reste de l’année, ça ne dérange personne que nous n’ayons même pas un local. Parce qu’à Paris, pour avoir un local, il faut non seulement être du quartier mais aussi ne pas être en colère contre la Mairie.

 

Ca tombe mal , nous avons toutes les raisons de l’être, à commencer par les promesses non tenues , même quand elles sont écrites, même quand elles ne vont pas plus loin qu’un simple rendez-vous.

 

Mais ni le mépris, ni l’expulsion de notre local, ni les innombrables évacuations policières n’ont réussi à faire disparaître les mal logés en Colère.

 

Nous sommes là et si les élus veulent en finir la colère des mal logés, le moyen le plus simple, c’est encore de les reloger.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS TOUT DE SUITE

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20:36 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, 19ème arrondissement, fatima lalem, gisèle stiévenard, delanoe, logement social | | |  Facebook

lundi, 15 septembre 2008

Le bilan des mal-logés parisiens

 

Bilan de Mandat du Maire de Paris à la Mairie du 10éme arrondissement,

une cenatine de mal-logés en Colère manifestent...

 

 

Communiqué diffusé sur place :

 

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"UN LOGEMENT POUR TOUS !"

 

 

 

Comme tous les ans, Bertrand Delanoe va faire le tour des mairies d’arrondissement, et consacrer deux heures à faire un bilan de son action. Comme tous les ans, la salle pourra poser des questions : et comme les thèmes sont nombreux, la question du mal-logement sera abordée aussi superficiellement que les autres.

Comme tous les ans, nous serons interdits de séance puisque la Mairie n’admet pas la colère des mal-logés qui remettent en cause sa politique en matière de logement, puisque le scandale des centaines de milliers de parisiens confrontés à ce problème nous semble mériter plus que l’étalage de quelques chiffres, ou la mise en avant de quelques expériences minoritaires comme la construction de quelques logements sociaux dans un quartier chic, ou quelques dizaines d’habitants d’hôtels logés dans le privé avec un bail précaire.

 

Dans le 10ème, un des arrondissements parisien qui compte le moins de logements sociaux, nous pensons que le cas du 221, rue Saint Maur nécessiterait à lui seul une réunion entière et des mesures concrètes : comment accepter que les habitants supportent depuis des années, les rats, la vermine, l’humidité, les maladies liées à l’insalubrité, la sur-occupation et que la Mairie et la Préfecture aient jugé avoir fait le nécessaire en effectuant d’illusoires travaux anti plomb ?

 

Au 8, rue Jarry, comment pourrait-on accepter qu’un an après l’arrêt du financement des nuitées d’hôtel, des familles et des célibataires croupissent encore dans ce taudis et que la dizaine de relogements obtenus l’ait été au prix d’une mobilisation collective incessante, ponctuée par les évacuations policières de la mairie, les coupures d’eau et d’électricité. A l’hôtel du 6, rue D’aix, pas très loin, c’est la même situation

 

Au 19 rue Jacques Louvel Tessier, même après des heures de discours quel élu parisien pourrait justifier le fait que la présence de plomb ait été détectée dans le sang de certains gosses et que d’autres appartements n’aient pas fait l’objet d’un contrôle, que des personnes lourdement handicapées continuent à vivre dans des logements insalubres ?

 

Ces questions pourraient être posées pour chacun des 110 000 demandeurs de logement parisiens : hébergés, dans des logements trop petits, asphyxiés financièrement par des loyers de plus en plus cher, il n’y a aucune de nos situations qui soit plus ou moins urgente que d’autres.

 

Ces situations concernent TOUTES le Maire de Paris  : c’est pourquoi le discours de la municipalité selon lequel «on ne pourra pas loger tout le monde »  est profondément injustes et inégalitaires. De fait, il ne s’applique qu’à ceux qui n’ont pas les moyens de se loger ou ils veulent, les entreprises et les particuliers fortunés, eux seront tous logés à Paris s’ils le souhaitent.

 

Les projets de tours de bureaux, de zones d’activité économique ou commerciale le démontrent : ce n’est pas la place qui manque, c’est la volonté.

 

Ce soir comme tant d’autres, nous n’aurons pas le droit de « participer » de poser notre petite question, puis d’aller nous rasseoir sagement. Nous manifesterons dehors, ensemble, au-delà de nos situations particulières.

 

Notre présence collective, notre lutte solidaire, notre colère sont une question en soi et c’est avec des actes que le Maire de Paris devra y répondre

 

 

20:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoé, mal-logés, bilan, mairie, logement, parisiens | | |  Facebook

jeudi, 22 mai 2008

Les Mal-logés chez Meunier-Habitat

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Des Logements, pas des bureaux !

Le Collectif Mal Logés en Colère occupe aujourd’hui les locaux de Meunier Habitat, promoteur immobilier et aménageur, filiale de BNP Paribas. Meunier Habitat a été choisi par la Ville de Paris, la RIVP et la SAGI pour l’aménagement de la ZAC Claude Bernard, dans le 19ème arrondissement.

 

Ce projet est un des principaux programmes immobiliers de la seconde mandature de Bertrand Delanoe : il concerne un des derniers quartiers populaires de la capitale et l’arrondissement qui concentre le plus de demandeurs de logements sociaux.

 

Pourtant sur l’ensemble du programme, seulement 150 logements sociaux neufs seront construits, sur 30 000 m2 aménagés par Meunier Habitat. Le reste ? De l’accession à la propriété, des bureaux, un complexe cinéma, des commerces. 40 000 m2 ont aussi été cédés à Icade, une des sociétés immobilières les mieux cotées en bourse. Là aussi ce seront des bureaux.

 

Les quelques dizaines de logements sociaux ne peuvent masquer le décalage entre les priorités affichées de la Ville de Paris en matière de logement social et la réalité : là ou il y avait la place pour répondre aux besoins, et des terrains publics pour le faire, la Ville de Paris a choisi de construire un quartier dont les Parisiens modestes seront exclus et ou les promoteurs immobiliers vont réaliser d’immenses bénéfices.

 

Nous n’acceptons pas de voir nos relogements toujours remis à plus tard, nous n’acceptons pas que Jean Yves Mano, adjoint au Logement de la Ville de Paris, déclare qu’ « on ne pourra pas loger tout le monde à Paris » , quand dans le même temps, des dizaines de milliers de m2 sont livrés aux banques et aux promoteurs.

 

Nous sommes donc venus demander des comptes à la BNP Paribas, sur ses projets sur la ZAC Claude Bernard .

Conséquence directe des projets immobiliers prévus sur la ZAC Claude Bernard, la spéculation immobilière bat son plein dans le 19ème arrondissement : les logements privés ont désormais des niveaux de loyer qui les rendent inaccessibles aux catégories populaires, les hôteliers « sociaux » chassent les familles pour se reconvertir en établissements plus chers, les propriétaires multiplient les congés pour vente.

 

Tandis que la filiale immobilière de la BNP engrange les bénéfices, les mal logés sont confrontés aux expulsions et à l’exil vers la lointaine banlieue. Et la BNP, qui a été actionnaire majoritaire de la RIVP pendant des années n’a vu aucun inconvénient à y loger des élus et des hauts fonctionnaires.

Plusieurs bonnes raisons de venir aujourd’hui lui demander des comptes.

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Un logement pour tous, dès maintenant !

17:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : 19éme, delanoé, semavip, rivp, mal-logés, bnp, zac | | |  Facebook

 
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