web analytics

Avertir le modérateur

jeudi, 20 novembre 2008

Les mal Logés en Colère chez Domaxis

 

 

 

Après EFIDIS, ICF-LA SABLIERE, la SEMIDEP et Le LOGEMENT FRANÇAIS, une centaine de mal logés en colère ont occupé aujourd’hui le siège de DOMAXIS, un autre bailleur « social » très implanté en Ile de France.

 

La loi DALO n’a rien changé : peu de dossiers reconnus prioritaires et encore moins de logements attribués aux foyers modestes, surtout en Ile de France et encore plus dans la petite et moyenne couronne.

 

Le gouvernement ne construit pas assez, les bailleurs non plus, et surtout leurs activités sont de moins en moins tournées vers le logement social à bon marché, accessible à tous.

 

Domaxis, au travers de ses filiales PAX PROGRES PALLAS et LES TROIS VALLEES est un bon exemple de ce délaissement des besoins réels des mal logés.

 

Ainsi, PAX PROGRES PALLAS possède près de 10 000 logements, et en attribue environ 1200 par an sur toute l’Ile de France. Mais elle n’a accepté d’en mettre que 41 dans le dispositif des accords collectifs réservé aux foyers en insalubrité, menacés d’expulsion ou aux revenus très modestes. Trois Vallées affichait l’objectif « ambitieux » de 117 logements, elle n’en a finalement attribué que la moitié.Rien d’étonnant à ce que ce dispositif soit en état de saturation permanente.

 

Et si on regarde les quelques programmes neufs mis sur le marché par le DOMAXIS, on se rend compte que la société a une stratégie simple : les quelques logements bon marchés ( PLUS construits par Trois Vallée se situent en très grande couronne, alors que le programme de Boulogne ne comporte que du PLS, dont les niveaux de loyer conviennent aux classes moyennes. Quand à PAX PROGRES PALLAS, plus « sociale », elle n’aura mis sur le marché qu’une centaine de vrais logements sociaux en petite couronne en 2006 , à peine le tiers en logements très sociaux.

 

Par contre, les initiatives en loyers libres, ou en accession à la propriété foisonnent, alors qu’elles ne correspondent ni au besoin des mal logés franciliens, et ne sont absolument pas du logement social, ce qui devrait être la seule vocation d’un bailleur qui se vante par ailleurs de sa bonne santé financière !

 

Cinquante lois DALO ne changeront rien à la situation des mal logés dans ce contexte, et avec des politiques qui accélèrent la raréfaction du logement social.

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

21:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : logement social, domaxos, dalo, accesion à la propriété, mal logés | | |  Facebook

A Pantin, place aux banquiers, dehors les mal logés

A Pantin, place aux banquiers, pas aux mal logés

 

Depuis quelques mois, notre collectif a mené plusieurs actions en direction de la mairie socialiste de Pantin.

 

Pantin fait partie de ces villes populaires qui attirent aujourd’hui entreprises et promoteurs : comme toujours, cette attractivité se traduit par l’augmentation des loyers du privé, et la difficulté croissante à se loger.

L’accès au logement privé devient impossible hormis dans les taudis loués à prix d’or.

Il y a donc 4000 demandeurs de logement social à Pantin : mais la mairie  refuse de tenir compte de la demande et préfère se réfugier derrière le taux de HLM existants, 40 pour cent.

Mais dans des villes, ou l’habitat social de fait, c'est-à-dire le logement privé à bas prix se réduit comme une peau de chagrin, ce raisonnement conduit à un résultat évident : l’exil d’une partie des Pantinois, ou des conditions de vie insupportables, d’hébergement en hébergement, ou la suroccupation pour des familles entières qui doivent se contenter d’un studio ou d’un deux pièces, le plus souvent insalubre.

Pourtant la place ne manque pas pour construire du logement : mais la commune a par exemple préféré vendre les Grands Moulins à la BNP Paribas pour faire des bureaux.

Et la mairie détruit du logement social, notamment aux Courtillières. Sans hésiter à expulser ceux qui se sont installés dans des appartements laissés vides, après leur avoir pris l’équivalent d’un loyer ( indemnités d'occupation) pendant des années.

Pour toutes ces raisons nous avons organisé depuis le mois de juin plusieurs rassemblements devant la mairie et les services sociaux, et mené plusieurs occupations dont celle de la SEMIP, la société d’aménagement urbain contrôlée par la mairie.

Suite à cette occupation, nous avons été reçus en mairie par le directeur de cabinet de Bertrand Kern, Philippe bon ainsi que par la chargée de mission du logement.

Si ce rendez-vous ne nous a rien apporté en termes de solutions pour les membres pantinois du collectif, il nous a permis par contre d’avoir une idée claire du mépris de la municipalité pour les mal logés.

Tout d’abord, la liste des non prioritaires n’a cessé de s’allonger pendant le rendez-vous .

Pantin ne reloge pas les squatters, même si les dit squatters vivaient à Pantin depuis des années avant de prendre un logement vide, faute d’avoir reçu une réponse à leur demande de logement.La mairie est cependant moins regardante quand il s'agit de prendre l'argent de ces mêmes squatters, à titre d'indemnités d'occupations, pour fianlement les expulser.

Mais la mairie considère aussi que les hébergés ne sont pas « prioritaires », car « ils ont un toit »

Alors qui ? Les habitants des taudis ? Non plus.

La veille du rendez-vous une équipe de la mairie s’était rendue dans un immeuble ou vivent des foyers du collectif : il y a du plomb, les appartements sont humides, certains planchers branlants, et la suroccupation est généralisée.

Mais pour la mairie, la solution est simple : des travaux contre le plomb seront imposés aux propriétaire, et les familles contraintes de s’exiler à l’hôtel puis de revenir dans leurs taudis.

Pas de relogement non plus : et l’initiative de la mairie a déjà un résultat concret : la colère du propriétaire, qui menace les locataires de ne pas renouveler les baux.

Bref, pour Bertrand Kern et sa majorité municipale, la liste des mal logés dont il ne souhaite pas entendre parler est très longue, et les critères qui peuvent par miracle amener à un relogement sont pour le moins flous.

Les mal logés du collectif ont donc été en toute logique « invités «  à aller voir à Neuilly ou aux Pavillons sous Bois : les Pantinois pauvres sont donc sommés de quitter la commune, par contre très ouverte aux nouveaux arrivants à condition qu’ils soient banquiers ou promoteurs. Les nouveaux logements sont en effet nombreux, mais il s’agit d’accession à la propriété.

Nous avons depuis longtemps pris l’habitude de ces sommations de quitter les lieux, les mal logés en Ile de France sont systématiquement considérés comme des habitants de seconde zone, des fardeaux indésirables.

Mais comme d’autres maires, Mr Bertrand Kern devra s’habituer à notre présence collective et à notre lutte pour le relogement de tous.

00:36 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : pantin, kern, bnp, mal logés, logement social, insalubrité, grands moulins | | |  Facebook

mardi, 24 juin 2008

Les mal logés interdit de réunion publique par le Maire du 10ème arrondissement

969046584.jpgCe soir la Mairie du 10ème arrondissement invitait les habitants du quartier à une réunion sur la Politique de la Ville

http://www.mairie10.paris.fr/mairie10/jsp/site/Portal.jsp...

Les problèmes de logement font intégralement partie de la Politique de la Ville, c'est pourquoi le collectif avait décidé de participer à cette réunion afin d'exposer nos problèmes aux élus présents: Rémi Ferraud, maire du 10ème et Gisèle Stiévenard adjointe à la Politique de la Ville, ainsi qu'Alain Lhostis étaient annoncés.

Mais, manifestement, quand la Ville de Paris invite les habitants de sa commune, il s'agit d'une invitation sélective: les mal logés sont interdits de réunion, interdits de mairie, interdits de parole.

A l'étonnement des autres habitants présents, les élus ne se sont pas montrés et ont décidé d'annuler purement et simplement le débat que tout le monde attendait.

Tandis qu'une partie des gens venus participer au débat étaient interdits d'entrée par les vigiles de la Mairie de Paris, nous avons été évacués par les CRS.

D'un côté , la Mairie du 10ème affirme sur son site " La participation active des habitants et de leurs associations est une dimension essentielle de la Politique de la Ville. Ils sont appelés à participer aux réflexions, à l'élaboration et à la mise en oeuvre du projet de quartier. "

De l'autre, elle préfère annuler un débat lorsque les habitants du quartier sont présents en nombre. Nos luttes pour un logement décent participent pourtant activement de la vie du quartier, même si elles nous opposent à une politique municipale qui nous refuse le minimum.

La réunion serait reportée en septembre: si la Mairie ne veut pas de mal logés à ses réunions publiques, qu'elle nous reloge tous !

Le texte diffusé sur place

UN LOGEMENT POUR TOUS ! TOUT DE SUITE !

Ce soir la mairie du 10ème arrondissement organise avec le CICA une rencontre sur le thème de la Politique de la Ville dans le 10ème. Il s'agirait de « réduire les inégalités sociales entre territoires ». Selon les élus parisiens présents ce soir « La participation active des habitants et de leurs associations est une dimension essentielle de la Politique de la Ville ».

Nous sommes parisiens, nous sommes victimes des inégalités sociales puisque nous sommes mal logés ou même sans domiciles. Dans le 10ème , ces inégalités sociales nous condamnent à vivre dans des conditions dignes du 19ème siècle.

Quelques exemples :

Au 211 rue Saint Maur, et dans plusieurs autres immeubles avoisinants, des familles s'entassent dans des logements trop petits et insalubres. La présence de plomb a été constatée, par la Préfecture comme par la Mairie, sur les murs mais aussi dans le sang des enfants, dont certains ont un taux de plombémie qui dépasse le seuil légal ou le saturnisme est avéré.

La réponse des pouvoir publics ? Pas de relogement mais des travaux en site occupé, en l'occurrence la pose d'un « papier anti plomb » . Pas dans tous les appartements, pas derrière les meubles. Dans les logements touchés par l'humidité le papier se décolle dès la fin des travaux. Les contrôles quand ils ont lieu ne sont jamais effectués avant un an. La maladie et les traitements lourds doivent être gérés dans des conditions indignes.

Au 8, rue Jarry, depuis plus de huit mois, l'hôtel a été déclaré « insalubre » par la Préfecture de Police. La mairie de Paris a interrompu le financement des chambres, l'hôtelier a tout tenté en vain pour faire partir les familles : coupures d'eau, d'électricité, de chauffage, tentatives d'expulsion sauvage.

La réponse du maire du 10ème et de la Ville de Paris ?:

Dans un premier temps, on a proposé aux familles d'autres hôtels, le plus souvent en banlieue, c'est-à-dire quitter l'enfer d'un hébergement précaire dans son quartier pour un autre hébergement précaire, plus loin. Face à la détermination des habitants, membres de divers collectifs de lutte contre le mal logement la Mairie du 10ème a pris la lourde responsabilité de tenter de les diviser, en acceptant la discussion avec certains collectifs mais pas d'autres. Depuis, si des relogements ont été arrachés par la lutte à la Préfecture ou à des bailleurs sociaux, beaucoup de familles croupissent encore dans l'hôtel, livrées à tous les dangers.

Deux exemples, parmi d'autres qui expliquent nos manifestations hebdomadaires devant la Mairie du 10ème pour que le maire de l'arrondissement respecte ses engagements, notamment sur l'éradication de l'insalubrité. Notre lutte est traitée par le mépris : évacuation policière de notre propre mairie, et refus total de négocier, au niveau de la mairie centrale, comme de la mairie d'arrondissement..

Le 10ème arrondissement ne compte même pas 10 pour cent de logements sociaux et seuls mille logements, dont un tiers de logements VRAIMENT sociaux ont été mis sur le marché depuis 2001.C'est cette réalité là qui devrait déranger les élus municipaux et non pas le regroupement des mal logés en collectifs de lutte qui en est la conséquence.

Nous espérons donc ce soir être considérés, pour une fois , comme les autres habitants du 10ème, et que de vraies solutions soient apportées à nos urgences.

21:55 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mairie du 10ème, paris, rémi ferraud, tony dreyfus, logement social, politique de la ville, insalubrité | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu