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mercredi, 07 mars 2012

Mairie du 11ème arrondissement:une centaine de mal-logés manifestent

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Ce 7 mars, plus d'une centaine de demandeurs de logement ont manifesté devant la mairie du 11ème arrondissement, pendant plusieurs heures. A la veille de la fin de la trève hivernale, nous voulons des actes et pas seulement des promesses:

LE LOGEMENT, C'EST MAINTENANT !


Mairie du 11ème : les Mal-logés sont en Colère ! par HLMPOURTOUS

15:23 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : manifestation, expulsions, trève hivernale, dalo, paris, paris habitat oph | | |  Facebook

vendredi, 09 décembre 2011

Paris 10ème: quand la mairie diminue le nombre de nouveaux logements sociaux constructibles

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Plus de 70 mal-logés ont manifesté une grande partie de la matinée devant la mairie du 10ème arrondissement.

Le 10ème arrondissement compte 4000 demandeurs de logement inscrits au fichier de la Ville.

Mais chaque année , la marie d'arrondissement n'attribue qu'une quarantaine de logements sociaux, dont certains sont des PLS inaccessibles aux revenus modestes.

Le 10ème arrondissement ne compte que 10,3 % de logements sociaux, alors qu'il s'agit d'un des quartiers de Paris où la demande est la plus forte, et où se concentrent beaucoup de situations de mal-logement : hôtels meublés , appartements suroccupés et insalubres, expulsions programmées à cause des congés pour vente qui se multiplient dans un quartier où les prix à la vente ne cessent d'augmenter.

Pourtant des espaces se libèrent qui pourraient permettre de répondre à la demande : prochainement, une partie de l'hôpital Lariboisière va être reconstruite ailleurs. Mais la Ville de Paris, à la demande de l'AP-HP a déjà annoncé qu'elle modifierait le Plan Local d'Urbanisme afin que le nombre de logements sociaux soit moins important . En effet, l'AP-HP souhaite réaliser de meilleurs profits sur cette opération et vendre le maximum de terrain à des promoteurs immobiliers, donc pour du logement privé hors de prix ou des bureaux.

Le même scénario ne cesse d'être reproduit par les élus : devant les situations dramatiques des mal-logés, et l'insuffisance de la production de logement social, la Ville invoque perpétuellement le manque de foncier pour des logements neufs.

Mais lorsque du foncier existe, il y a toujours une bonne raison de réduire le nombre de vrais logements sociaux programmées : sur la ZAC Mc Donald dans le 19ème, la marie invoque la nécessité de la mixité sociale et le nombre de logements sociaux déjà élevé dans l'arrondissement pour privilégier bureaux, logements privé et PLS, les logements les plus chers du parc HLM.

Dans le 10ème, le faible nombre de logements sociaux devrait donc , dans le même objectif de mixité sociale inciter à la construction massive sur tout le foncier disponible : mais cette fois, c'est un autre prétexte qui est trouvé pour en faire le moins possible.

Dans ces conditions, les mal-logés n'ont pas à croire les discours municipaux selon lesquels le maximum est fait pour répondre à la demande, et ne peuvent que continuer leur lutte.

 


Paris, Mairie du 10ème, les mal-logés sont en... par HLMPOURTOUS

14:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : remi ferraud, paris, logement social, plu, fernand widal, ap-hp, sru, logement d'abord, delanoe | | |  Facebook

jeudi, 24 novembre 2011

RIVP : scandale des loyers libres, les mal-logés occupent le nouveau Siège du bailleur

Une centaine de mal-logés ont été évacués par d'importantes forces de police du futur siège social de la RIVP, 13, avenue de la Porte d'Italie. Nous occupions les lieux depuis 11H ce matin.

La récente mise en lumière des conditions de logement de Jean-Pierre Chevènement, locataire du bailleur social contrôlé par la Ville de Paris illustre une nouvelle fois le scandale des 14 000 logements à loyer libres détenus par la RIVP: ces 14 000 logements échappent totalement aux règles du logement social, avec des loyers élevés, des conditions d'attribution jamais explicitées par la RIVP, qui n'a même pas pu communiquer à la Cour des Comptes, les ressources des occupants de ces logements.

Il y a des années déjà que les élus de la Ville et la direction de la RIVP se sont engagés à résoudre la question des loyers libres, qui pourraient très bien être conventionnés en vrais logements sociaux: mais la situation est toujours la même, et le nombre de ces logements a même augmenté entre 2009 et 2011, selon le rapport d'activité du bailleur.

Pendant ce temps, 120 000 demandeurs de logement attendent toujours, et la RIVP n'est même pas en mesure de proposer une solution de logement aux occupants des hébergements d'urgence qu'elle gère.

Les mal-logés n'ont pas l'intention de se contenter des déclarations de principe en faveur du logement social faites par les élus et le Maire de Paris: dans la réalité, entre 2009 et 2010, la production de logements de Paris Habitat OPH a diminué de près de 78%, et la RIVP refuse de rendre ses logements à loyers libres accessibles aux demandeurs à faibles revenus.
Bref la politique menée par les deux principaux bailleurs de la Ville ne correspond en rien à l'urgence de la situation.

Les bailleurs sociaux et la Ville n'ont que des évacuations policières à proposer aux mal-logés, notre lutte ne peut donc que s'intensifier.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT


Communiqué diffusé sur place ci dessous :



Scandale de la RIVP : les mal-logés occupent le... par HLMPOURTOUS


Derrière l’anecdote du logement de Chevènement,

 le vrai scandale de la politique de la RIVP.

 

Une centaine de mal-logés s’invitent aujourd’hui au futur nouveau siège social de la RIVP , avenue de la Porte d’Italie.

Une nouvelle fois, la question de la politique du logement social menée à Paris est évoquée à travers une « affaire », celle du logement de Jean-Pierre Chevènement à 1500 euros de loyer, situé dans un très beau quartier de la capitale. Ces « affaires » sont récurrentes, mais les mal-logés ne peuvent se satisfaire de la simple dénonciation d’une situation scandaleuse, si les causes n’en sont jamais évoquées.

Près de 30 % du parc de la RIVP est constitué de logements non conventionnés à loyers libres : si la part de ces logements a proportionnellement diminué, par rapport au patrimoine global du bailleur social, en valeurs absolues, le nombre total de ces logements a pourtant augmenté ces dernières années. Il ne s’agit donc pas d’une politique révolue, mais d’une extension de l’offre sur ce type de logements.

Or, la RIVP est un bailleur social, incapable de répondre à la demande et de remplir son rôle, celui du relogement des mal-logés. La situation est à ce point catastrophique, que le bailleur ne satisfait même pas les demandes de changement de ses propres locataires. Et les foyers qui occupent les hébergements d’urgence gérés par ce bailleur, dont des hôtels sociaux,  y croupissent en sur-occupation pendant des années.

Dans ce contexte, comment expliquer que le bailleur maintienne tels quels, dans son parc, des logements souvent situés dans des quartiers de prestige, à Paris et en banlieue, avec des niveaux de loyers de toute façon beaucoup trop chers pour les demandeurs de logement ordinaires, quand bien même les occupants de ces logements actuels les libéreraient ? Comment ces logements sont-ils attribués ? A qui ?

A ces questions la RIVP ne répond jamais,  sa direction a été incapable de communiquer les ressources des occupants de ces milliers de logement à la Cour Régionale des Comptes pour son précédent rapport.

A chaque évocation du scandale de ces logements, au travers d’un locataire médiatisé, la direction de la RIVP affirme «  ne pouvoir rien faire » concernant ce parc.

 Pourtant, afin d’augmenter sur le papier le nombre de nouveaux logements sociaux à Paris, le bailleur a bien conventionné 7000 logements « ILM 28 » en logements sociaux PLS, ce qui ne change rien dans le réel, puisque ces logements, les briques rouges de la petite ceinture, avaient déjà des niveaux de loyer proches de ceux du logement social.

Ce que la RIVP peut faire pour les ILM 28, pourquoi ne le fait-elle pas pour les loyers libres, permettant enfin à ces dizaines de milliers de logements d’entrer dans le cadre du logement social, et d’être transformés à terme en vrais HLM, attribués à des demandeurs ayant les plafonds de ressources correspondants ?

Où est la transparence tant vantée par la Ville de Paris dans cette affaire ?

Si à côté des 14 276 logements en loyers libres, la RIVP avait une offre adaptée à l’urgence de la situation en matière de mal-logement, il n’y aurait pas de problème : mais aujourd’hui, les logements PLA-I, correspondant aux revenus de 70% des demandeurs de logement parisiens ne représentent que 2% du parc total du bailleur.  Et lorsque la RIVP annonce fièrement la mise sur le financement de 670 nouveaux PLA-I pour 2011, elle oublie de préciser que la majorité d’entre eux sont des places de foyers ou des hébergements temporaires.

La RIVP est un bailleur social, son parc doit immédiatement s‘adapter à la demande de logements sociaux !

16:27 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, chevenement, delanoe, mairie, paris, logement social | | |  Facebook

 
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