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mercredi, 09 juin 2010

Paris, Delanoe: du fric pour les entreprises, des flics pour les mal logés

Ce matin, dans le 20ème arrondissement, inauguration d'un bâtiment entièrement réhabilité par le deuxième bailleur social parisien, la RIVP.

Des logements sociaux ? Non, des locaux pour des entreprises financées par l'argent public.

De nombreux décideurs franciliens, en matière de logement social, des élus qui affirment tous être aux côtés des mal logés sont présents: Bertrand Delanoe, maire de Paris et président du Conseil Général, Jean Paul Huchon, président du Conseil Régional, Serge Contat, directeur de la RIVP, mais aussi Julien Bayou, membre fondateur de "Jeudi Noir", désormais élu au Conseil Régional, et président du Centre Francilien pour l'Innovation.

Le Collectif des Mal Logés en Colère était présent aussi: ces élus, ces responsables, quel message ont-ils à faire passer aux demandeurs de logements sociaux en attente de ce qui n'est pas une aumône, mais un droit ?

Il est simple: des dizaines de CRS et de policiers pour nous tenir à l'écart de cette inauguration, réservée aux seuls franciliens qui comptent réellement pour tous ces élus, ceux pour qui l'argent coule à flots, même en temps de "crise": les chefs d'entreprises.

La police pour nous empêcher d'accéder à un bâtiment public, qui devrait revenir aux mal logés.

Depuis des années, Bertrand Delanoe et ses élus répètent en boucle que les demandeurs de logement devront se résigner à ne pas tous être rélogés à Paris. Et ils n'hésitent jamais à accompagner leur discours d'intimidations policières envers les demandeurs de logement qui refusent de se résigner.

Depuis des années, nous continuons à exiger et à arracher nos logements.

Le communiqué diffusé sur place et une vidéo de Rue89 en clickant ici

19:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris, paris lab, delanoe, mal logés, huchon, julien-bayou | | |  Facebook

mardi, 01 juin 2010

Paris Métropole et rénovation urbaine: les mal logés s'invitent aux Entrepôts Mac Donald

Pendant trois jours, du 28 au 30 mai, les élus parisiens et sequano dyonisiens de Paris Metropole, en partenariat avec ICADE et des bailleurs publics organisaient une exposition et des débats sur le thème du "Fabuleux Destin du Nord Est Parisien", à l'entrepôt Mac Donald , l'un des projets phares de la rénovation urbaine de Paris et sa proche couronne

Le programme annonçait la participation d'associations d'"habitants":manifestement les mal logés n'étaient pas inclus dans cette catégorie.

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'est donc invité au débat final, où devaient intervenir Pierre Mansat, adjoint de la Ville de Paris chargé de Paris Métropole, Patrick Braouezec, président de Plaine Commune, Jacques Salvator, maire d'Aubervilliers et Didier Paillard maire de Saint Denis.

Parce qu'il y a toujours 110 000 demandeurs de logement social à Paris et que la rénovation urbaine leur rend inacessibles les quartiers populaires de l'Est Parisien, sans leur ouvrir les portes des quartiers aisés de l'Ouest.

Parce que nous refusons de partir pour faire de la place aux bureaux et aux entreprises.

(sous la vidéo le communiqué diffusé sur place)

 


Habitants comme les autres de l'Est Parisien, les mal logés s'invitent aujourd'hui au débat organisé sur «  la Ville au début du 21ème siècle », dans le cadre de l'exposition «  Le Fabuleux Destin de l'Est Parisien », qui se tient au coeur d'un des plus grands projets immobiliers de la proche couronne : l'Entrepot Mac Donalds et ses alentours.

 

Les organisateurs de ce débat ne seront encore une fois pas forcément ravis de notre arrivée: qu'il s'agisse des élus de Paris, d'Aubervilliers ou de Saint Denis ou des sociétés immobilières publiques ou privées, ICADE ou la SEMAVIP. Mais nous sommes encore là, parce que nous n'avons pas le choix.

 

Paris compte toujours plus de 110 000 demandeurs de logement. Et beaucoup sont concentrés dans le 18ème ou le 19ème arrondissement, beaucoup aussi sont désormais hébergés de manière précaire à Aubervilliers ou à Saint Denis.

 

L'objectif dit de « mixité sociale » a dix ans: si le Nord Est Parisien accueille désormais beaucoup plus de logements privés et chers, beaucoup plus d'entreprises et de bureaux, la hausse des loyers dans toutes les communes concernées ne s'est absolument pas accompagnée d'une offre parallèle de logements sociaux dans les communes plus aisées.

 

Si les mal logés du Nord Est parisien n'ont donc toujours à peu près aucune chance d'être relogés à l'Ouest, aujourd'hui, ils en ont encore beaucoup moins de l'être à l'Est. Les hausses de loyer suite à la rénovation urbaine, les privent même de l'accès au parc privé, aussi inconfortable et dégradé soit-il.

 

Le projet centré autour des Entrepôts Mac Donalds est significatif de cette réalité: il comporte certes 600 logements « sociaux », mais sans précision de leur niveau de loyer, PLS ou PLA-I . Mais surtout plus de 70 000 m2 de bureaux, de pépinières d'entreprises et de commerces, et cette implantation future entraîne déjà des phénomènes de spéculation immobilière. Même les taudis sont rachetés à prix d'or par les investisseurs privés.

Dans les communes limitrophes : la rénovation urbaine centrée sur les Grands Moulins de Pantin a entrainé le même phénomène. Et à Saint Denis, comme à Aubervilliers, communes qui estiment avoir suffisamment de logement sociaux, de nombreuses démolitions de HLM ont eu lieu, des logements sociaux sont vendus, ou reconventionnés pour correspondre à des revenus bien plus élevés que les nôtres.

 

Cette réalité, aucun décideur ne semble prêt à la prendre en compte: nous, mal logés et premiers concernés par le destin du Grand Paris, sommes donc venus aujourd'hui nous manifester collectivement .

Comme lors de notre intervention le 17 décembre au premier forum de Paris Métropole, comme lors de l'occupation le 12 mars de l'Atelier du Grand Paris crée par le gouvernement et installé au Palais de Tokyo, nous sommes venus rappeler que la ville de demain ne se fera pas sans nous.

 

Nous sommes venus demander aux bailleurs et aux élus présents aujourd'hui, non pas un « fabuleux destin » pour demain, mais le minimum : un logement pour aujourd'hui.

Pendant trois jours, du 28 au 30 mai, les élus parisiens et sequano dyonisiens de Paris Metropole, en partenariat avec ICADE et des bailleurs publics organisaient une exposition et des débats sur le thème du "Fabuleux Destin du Nord Est Parisien", à l'entrepôt Mac Donald , l'un des projets phares de la rénovation urbaine de Paris et sa proche couronne

Le programme annonçait la participation d'associations d'"habitants":manifestement les mal logés n'étaient pas inclus dans cette catégorie.

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'est donc invité au débat final, où devaient intervenir Pierre Mansat, adjoint de la Ville de Paris chargé de Paris Métropole, Patrick Braouezec, président de Plaine Commune, Jacques Salvator, maire d'Aubervilliers et Didier Paillard maire de Saint Denis.

Parce qu'il y a toujours 110 000 demandeurs de logement social à Paris et que la rénovation urbaine leur rend inacessibles les quartiers populaires de l'Est Parisien, sans leur ouvrir les portes des quartiers aisés de l'Ouest.

Parce que nous refusons de partir pour faire de la place aux bureaux et aux entreprises.

Le Fabuleux Destin du Nord Est Parisien.jpg

 

 

 

 

 

14:25 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : entrepôts-mac-donald, mal logés, paris, aubervilliers, saint-denis, mansat, delanoe | | |  Facebook

jeudi, 05 novembre 2009

RIVP ; une inauguration perturbée

La direction de la RIVP, l’adjoint au Logement, et le maire du 3ème arrondissement sont ils allergiques aux mal logés ?

 

A Paris, on construit tellement peu de logements, que la moindre inauguration de quelques chambres de foyer pour jeunes travailleurs donnent lieu à la venue d’une dizaine de responsables du logement social.

Ce matin, à l’inauguration d’un lieu d’hébergement de la RIVP, au 148, rue des Poissoniers, on se bousculait donc pour fêter ces quelques chambres, les occasions étant rares : Jean Yves Mano, adjoint au logement du Maire de Paris, Pierre Aidenbaum, président de la RIVP et maire du 3ème arrondissement, mais aussi Bruno Julliard, adjoint à la Jeunesse, Serge Contat directeur général de la RIVP, ainsi que plusieurs élues du 18ème arrondissement.

Pour les mal logés aussi les occasions sont bien rares de pouvoir exposer en direct leurs difficultés à tous ces élus.

Nous étions donc plus de 80 mal-logés, hébergés, en foyer, à l’hôtel, dans les taudis, à nous être invités à l’inauguration. Des salariés modestes, des étudiants, des retraités, tous en attente d’un logement social. Des expulsés récents, notamment une mère de famille isolée mise à la rue d’un centre maternel géré par la Ville de Paris, qui avait pourtant reçu des garanties de maintien dans les lieux du cabinet Delanoe.

Parmi tous ces responsables en charge du logement social à Paris, pas un n’a accepté de nous rencontrer. Barricadés dans une arrière salle, nos élus sont ensuite, chacun leur tour, passés devant nous, protégés par un cordon de police, avant de s’engouffrer dans leurs voitures, et sans qu’un seul d’entre eux se soit adressé à nous.

Peut-être parce qu’ils n’ont rien à répondre aux chiffres qui déclenchent la colère des mal logés : en 2008, le nombre global d’attributions de logements sociaux a considérablement baissé, et la part de logements très sociaux s’est encore restreinte ( bilan APUR 2008 visible ici http://www.apur.org/etudes.php?visu-etudes.php?id=264 ).

Le nombre de demandeurs de logement sociaux recensés s’est accru de plus de 5000 personnes pour cette même année.

La RIVP , deuxième bailleur social parisien, compte toujours des milliers de logements intermédiaires ou en loyer libre, qui sont inaccessibles à la grande majorité des demandeurs.

Les mal logés n’ont donc pas d’autre choix que de crier haut et fort ces chiffres, qui sont la réalité de la politique parisienne, que les élus et les directions des grands bailleurs voudraient cacher sous quelques inaugurations en grande pompe.

 

D'autres actions et analyses sur la politique de la RIVP :

La RIVP n'est toujours pas un bailleur social

Une pépinière d'entreprise RIVP occupée par des Mal-logés

Scandale de la RIVP : colère des mal-logés

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, MAINTENANT !

18:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, demandeurs de logement, dalo, bruno julliard, paris | | |  Facebook

 
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