web analytics

Avertir le modérateur

mercredi, 21 janvier 2009

Solibail: Le rêve pour les propriétaires, toujours rien pour les mal logés

Le dispositif "Solibail" ou "Louez Solidaires" consiste à offrir aux propriétaires des travaux gratuits, des déductions d'impôts sur les revenus des loyers, et des subventions pour la rénovation lourde, dès lors que ceux-ci accpetent de louer leurs logement à des demandeurs de HLM.

Présenté comme un palliatif à l'hébergement d'urgence en hôtels, mais aussi comme un moyen de ne pas laisser à la rue les mal logés dans l'attente de leur relogement, ce dispositif est financé par l'argent du logement social.

Un an et demi après sa mise en oeuvre sur Paris, malgré les dépenses de communication engagées, seuls 200 appartements, la plupart de petite taille ont été débloqués: loin des proclamations triomphales des éluES, la réalité des mal logéEs n'a pas changé.

Le collectif Mal Logés en Colère a donc commencé une campagne , pour que Solibail soit l'hébergement minimum àpour tous ceux qui sont en hôtels dans la rue et en errance et le souhaitent, mais que ce type de dispositifs ne soit pas en réalité une nouvelle manière de pomper l'argent du logement social pour financer les propriétaires privés et la spéculation.


Le 8 janvier, l'occupation d'Habitat et Développement se concluait par une évacuation policière, et un refus de la Ville de Paris de toute discussion, le directeur de cabinet de Jean Yves Mano nous ayant enjoint de "nous démerder ".

Le 15 janvier, une centaine d'entre nous se sont donc invités à un débat organisé par la Ville sur "Le Logement des plus démunis " en présence de Patrick Doutreligne de la Fondation Abbé Pierre.

 

Nos deux communiqués ci dessous :

_____________________________________________

logo_H&D_nouveau.JPGOCCUPATION d'HABITAT ET DEVELOPPEMENT

 

Les Mal Logés en Colère sont donc aujourd'hui au siège d'Habitat et Développement, cette « réussite «  , vantée à la fois par Bertrand Delanoe et Christine Boutin tardant à avoir des effets ailleurs que dans les communiqués de presse.

 

Malgré des campagnes de communication couteuses et omniprésentes, malgré les fonds versés aux associations censées développer ce dispositif à Paris, seuls 220 logements  avec un bail précaire ont été débloqués en un an et demi, soit moins de quinze par mois. La plupart sont de petits logements, et ne répondent donc pas aux besoins criants des familles franciliennes. Ce dispositif côute très cher, peut-être un peu moins que les hôtels, mais rien n'est moins sûr, si en plus des loyers un peu inférieurs au prix du marché,  l'on compte les déductions d'impôts de 30 pour cent sur les revenus dégagés par les loyers, les travaux de remise en état totalement pris en charge, le coût de la « médiation », et les possibilités de subvention de travaux lourds ouverts par l'ANAH. Autant d'argent pris sur le budget du logement social, pour une solution qui ne met à terme aucun HLM sur le marché.

 

Mais effectivement, pour les concerné€s c'est toujours mieux que l'hôtel, la rue ou un hébergement précaire. Seulement comme toutes les mesures annoncées en grande pompe, pour pallier aux hébergements pourris, les mal logé(e)s en voient peu la couleur : hébergements de « stabilisation » , maisons relais, résidences sociales, lorsqu'on lit la communication des Ministères et des collectivités territoriales, on se demande pourquoi des gens meurent dans la rue, pourquoi les logements insalubres trouvent encore preneur, pourquoi les hôtels sont toujours pleins.

 

C'est simple : il ne s'agit toujours que de quelques hébergements témoins qu'on fait visiter à la presse en leur promettant des milliers d'autres pour la suite, qui ne viennent jamais.

 

Résultat : pour les mal logés en urgence, c'est toujours rien.

 

Nous sommes donc venus exiger des solutions immédiates, des Solibail tout de suite pour ceux qui le souhaitent , et si ce n'est pas possible un vrai logement maintenant !

 

______________________________________________________________

 

 

Que Faire à Paris pour le relogement des plus démunis ?

Des logements sociaux maintenant, évidemment !

 

img_21262-90x130.jpgLe Collectif Mal Logés en Colère s'invite aujourd'hui au débat organisé par la Délégation à la Politique de la Ville et à l'Intégration de la Ville de Paris, en présence de Patrick Doutreligne, président de la Fondation Abbé Pierre. Dans les médias, Bertrand Delanoe avait annoncé que Mr Doutreligne et la Fondation Abbé Pierre seraient chargés de l'Observatoire Parisien de la Politique du Logement.

 

Les mal logés ne sont-ils pas parmi les mieux placés pour répondre à la question posée dans ce débat organisé par les responsables de la politique du Logement à Paris ?

 

Ce n'est manifestement pas ce que pensent les élus parisiens qui la mettent en œuvre, mais traitent avec le plus profond mépris les collectifs de mal logés qui osent mettre en doute ses résultats.

 

Ainsi, une grande part de ce débat sera certainement consacrée à la mise en œuvre du dispositif « Louez Solidaires », censé permettre à des mal logés en situation d'errance ou en hébergements précaires d'accéder à des logements avec bail précaire , en attendant un éventuel relogement dans le parc social.

Ce dispositif offre aux propriétaires des travaux de remise en état gratuit, des déductions d'impôts très avantageuses. Les propriétaires bénéficient par ailleurs d'un « accompagnement » sans failles, proposé par l'association Habitat et Développement, qui dispose de fonds publics sur le budget du logement pour leur offrir ce service.

 

Nous sommes allés le 8 janvier demander collectivement à Habitat et Développement de permettre aux mal logés d'accéder à ce dispositif.

En effet, au-delà des annonces médiatiques, l'immense majorité des mal logées concernés n'a même pas la possibilité de déposer un dossier : les travailleurs sociaux surchargés des quartiers populaires parisiens n'ont tout simplement pas le temps de traiter les demandes.

 

Contrairement à ce qui est dit, ce dispositif ne s'adresse pas à tous les mal logés en urgence, mais uniquement à ceux qui vivent en hôtel : les habitants des taudis, les hébergés de manière très précaires, la plupart des SDF en sont exclus ! Et même pour les résidents en hôtel, ceux qui sont contraints de survivre dans les plus dangereux, ceux dont les services sociaux de la Ville refusent le financement des nuitées sont interdits de dispositif !

 

Le 8 janvier, nous avons été expulsés par la police. Habitat et Développement nous a indiqué qu'elle s'occupait des propriétaires, pas des mal logés. L'association a tenté de nous obtenir un rendez –vous avec l'adjoint au Logement mais son directeur de cabinet nous a fait savoir par téléphone que nos problèmes ne l'intéressaient pas et que « nous n'avions qu'à nous démerder (sic) tous seuls ».

 

Voilà la réalité de ce dispositif, celles que vivent au quotidien les mal logés de notre collectif et les autres, pendant que les élus se vantent de sa réussite ( 200 logements en bail précaire et pour quel prix de revient ?)

 

Depuis cinq ans, ni le mépris, ni les évacuations policières ordonnées par les élus de la Ville, ni l'expulsion de notre local du 19ème arrondissement également du fait de la Ville, ne nous ont empêché de continuer notre lutte, notamment en dénonçant au grand jour le décalage entre les effets d'annonce et la réalité des politiques menées.

 

Nous continuons, parce que le relogement des « plus démunis », qu'on nous présente comme un problème insoluble n'est qu'une question de volonté dans une des Villes les plus riches du monde qui ne peut prétendre manquer de moyens pour le mettre en œuvre immédiatement.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS TOUT DE SUITE

 

20:30 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : solibail, louez solidaires, logement, paris, habitat et développement, doutreligne | | |  Facebook

mardi, 24 juin 2008

Les mal logés interdit de réunion publique par le Maire du 10ème arrondissement

969046584.jpgCe soir la Mairie du 10ème arrondissement invitait les habitants du quartier à une réunion sur la Politique de la Ville

http://www.mairie10.paris.fr/mairie10/jsp/site/Portal.jsp...

Les problèmes de logement font intégralement partie de la Politique de la Ville, c'est pourquoi le collectif avait décidé de participer à cette réunion afin d'exposer nos problèmes aux élus présents: Rémi Ferraud, maire du 10ème et Gisèle Stiévenard adjointe à la Politique de la Ville, ainsi qu'Alain Lhostis étaient annoncés.

Mais, manifestement, quand la Ville de Paris invite les habitants de sa commune, il s'agit d'une invitation sélective: les mal logés sont interdits de réunion, interdits de mairie, interdits de parole.

A l'étonnement des autres habitants présents, les élus ne se sont pas montrés et ont décidé d'annuler purement et simplement le débat que tout le monde attendait.

Tandis qu'une partie des gens venus participer au débat étaient interdits d'entrée par les vigiles de la Mairie de Paris, nous avons été évacués par les CRS.

D'un côté , la Mairie du 10ème affirme sur son site " La participation active des habitants et de leurs associations est une dimension essentielle de la Politique de la Ville. Ils sont appelés à participer aux réflexions, à l'élaboration et à la mise en oeuvre du projet de quartier. "

De l'autre, elle préfère annuler un débat lorsque les habitants du quartier sont présents en nombre. Nos luttes pour un logement décent participent pourtant activement de la vie du quartier, même si elles nous opposent à une politique municipale qui nous refuse le minimum.

La réunion serait reportée en septembre: si la Mairie ne veut pas de mal logés à ses réunions publiques, qu'elle nous reloge tous !

Le texte diffusé sur place

UN LOGEMENT POUR TOUS ! TOUT DE SUITE !

Ce soir la mairie du 10ème arrondissement organise avec le CICA une rencontre sur le thème de la Politique de la Ville dans le 10ème. Il s'agirait de « réduire les inégalités sociales entre territoires ». Selon les élus parisiens présents ce soir « La participation active des habitants et de leurs associations est une dimension essentielle de la Politique de la Ville ».

Nous sommes parisiens, nous sommes victimes des inégalités sociales puisque nous sommes mal logés ou même sans domiciles. Dans le 10ème , ces inégalités sociales nous condamnent à vivre dans des conditions dignes du 19ème siècle.

Quelques exemples :

Au 211 rue Saint Maur, et dans plusieurs autres immeubles avoisinants, des familles s'entassent dans des logements trop petits et insalubres. La présence de plomb a été constatée, par la Préfecture comme par la Mairie, sur les murs mais aussi dans le sang des enfants, dont certains ont un taux de plombémie qui dépasse le seuil légal ou le saturnisme est avéré.

La réponse des pouvoir publics ? Pas de relogement mais des travaux en site occupé, en l'occurrence la pose d'un « papier anti plomb » . Pas dans tous les appartements, pas derrière les meubles. Dans les logements touchés par l'humidité le papier se décolle dès la fin des travaux. Les contrôles quand ils ont lieu ne sont jamais effectués avant un an. La maladie et les traitements lourds doivent être gérés dans des conditions indignes.

Au 8, rue Jarry, depuis plus de huit mois, l'hôtel a été déclaré « insalubre » par la Préfecture de Police. La mairie de Paris a interrompu le financement des chambres, l'hôtelier a tout tenté en vain pour faire partir les familles : coupures d'eau, d'électricité, de chauffage, tentatives d'expulsion sauvage.

La réponse du maire du 10ème et de la Ville de Paris ?:

Dans un premier temps, on a proposé aux familles d'autres hôtels, le plus souvent en banlieue, c'est-à-dire quitter l'enfer d'un hébergement précaire dans son quartier pour un autre hébergement précaire, plus loin. Face à la détermination des habitants, membres de divers collectifs de lutte contre le mal logement la Mairie du 10ème a pris la lourde responsabilité de tenter de les diviser, en acceptant la discussion avec certains collectifs mais pas d'autres. Depuis, si des relogements ont été arrachés par la lutte à la Préfecture ou à des bailleurs sociaux, beaucoup de familles croupissent encore dans l'hôtel, livrées à tous les dangers.

Deux exemples, parmi d'autres qui expliquent nos manifestations hebdomadaires devant la Mairie du 10ème pour que le maire de l'arrondissement respecte ses engagements, notamment sur l'éradication de l'insalubrité. Notre lutte est traitée par le mépris : évacuation policière de notre propre mairie, et refus total de négocier, au niveau de la mairie centrale, comme de la mairie d'arrondissement..

Le 10ème arrondissement ne compte même pas 10 pour cent de logements sociaux et seuls mille logements, dont un tiers de logements VRAIMENT sociaux ont été mis sur le marché depuis 2001.C'est cette réalité là qui devrait déranger les élus municipaux et non pas le regroupement des mal logés en collectifs de lutte qui en est la conséquence.

Nous espérons donc ce soir être considérés, pour une fois , comme les autres habitants du 10ème, et que de vraies solutions soient apportées à nos urgences.

21:55 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mairie du 10ème, paris, rémi ferraud, tony dreyfus, logement social, politique de la ville, insalubrité | | |  Facebook

jeudi, 06 mars 2008

Paris:Les mal logés en colère s'invitent à la direction de la Politique de la Ville

Ce jour, environ soixante dix mal logés ont occupé pendant tout l'après midi la direction de la Politique de la Ville et de l'Intégration de la Mairie de Paris

Quelques jours avant les élections municipales, nous voulons rappeler  la réalité du mal logement à Paris, souvent éludée pendant cette campagne, où le bilan du maire sortant s'est résumé à répéter en boucles quelques chiffres, en en oubliant un, celui du nombre de demandeurs de logement qui a augmenté depuis 2001.

De fait des milliers de Parisiens, sont non seulement privés d'un logement décent, mais aussi de l'ensemble de leurs droits à cause de la politique sociale de Bertrand Delanoé


La politique de la Ville à Paris, ce sont par exemple les familles hébergées à l'hôtel qui doivent en permanence passer d'un hôtel à un autre, au gré des ruptures de financement décidés par les services sociaux selon l'état des hébergements, des familles où les enfants ne cessent de changer d'école, où la place en crèche quand il y en avait
une est perdue du fait des déménagements incessants.

La politique de la Ville, c'est aussi une bonne dose de poudre aux yeux: Bertrand Delanoé et son équipe n'ont cessé de mettre en avant l'avancée considérable constituée par les sous locations dans le privé mises en place avec des associations et censées remplacer les hôtels, mais pour l'instant cette expérience se résume à quelques dizaines
d'appartements, et en réalité,  ces sous locations , dans lesquelles on investit l'argent du logement social pour financer des locations privées ne remplacent pas les places en hôtel mais les vrais logements auxquelles les mal logés devraient normalement accéder.

La Politique de la Ville, c'est cette déclaration scandaleuse de Jean Yves Mano dans "Métro" il y a quelques jours: " Nous ne pourrons pas loger tout le monde " prévient l'adjoint au Logement. Qu'est ce que cela signifie ? Que les Parisiens modestes, qui n'ont d'autre solution que le logement social devront quitter leur ville ? La politique de la Ville, est donc faite d'exclusion des plus pauvres ?

Toutes ces questions, nous les avons posées pendant l'occupation à l'adjoint de Mr Lanvers, directeur de la structure. Celui-ci nous a donné une bien étrange réponse: tout ceci n'aurait rien à voir avec la Politique de la Ville ou l'Intégration.....A quoi sert donc cette direction, installée en grande pompe au coeur de la partie la plus pauvre du 19ème arrondissement si elle n'est pas là pour répondre aux problèmes des habitants de l'arrondissement qui compte le plus de mal logés dans tout Paris.

Elections oblige, nous sommes repartis avec une kyrielle de rendez-vous avec les interlocuteurs du logement et de l'action sociale ( a la direction de la politique de la Ville et de l'integration, ainsi qu'a la DASES)

Mais élections ou pas, nous resterons mobilisés et actifs pour que la future équipe municipale construise enfin les logements dont nous avons besoin!

19:16 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, Logement social, hôtels, municipales, Paris, Delanoe, action sociale | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu