web analytics

Avertir le modérateur

vendredi, 25 juin 2010

Pas de HLM dans le 16éme ? Mais où alors ?

manifestation mal logés.JPG

 

 

Communiqué diffusé ce jours par plus de 60 mal-logés ayant manifesté dans le hall de la Mairie du 16 éme arrondissement de Paris

 

 

 

PAS DE HLM DANS LE 16ème ? MAIS Où ALORS ?

Le Collectif des Mal Logés en Colère rend aujourd'hui visite aux élus UMP de la mairie du 16ème arrondissement, dont Mr Claude Goasguen et Mr Bernard Debré, également député.

Ces dernières semaines, une polémique a éclaté sur le blocage de la construction de 407 logements sociaux dans cet arrondissement, entre les élus parisiens de l'UMP et ceux de la majorité municipale.

D'un côté Bertrand Delanoe et ses élus veulent absolument qu'il y ait moins de logements sociaux dans l'Est parisien et plus dans l'Ouest, pour favoriser la « mixité sociale ».

De l'autre Claude Goasguen et ses élus, eux, considèrent que les logements sociaux prévus vont abimer le paysage, faire baisser le niveau scolaire des écoles de l'arrondissement, et mettre en danger la sécurité des ambassades qui se trouvent à proximité.

Naturellement, dans cette affaire, l'avis des premiers concernés, demandeurs de logement sociaux , n'a pas été évoqué. Mal logés du 16ème arrondissement et d'autres quartiers parisiens, nous sommes donc venus donner le nôtre au maire de cet arrondissement.

Nous voulons notre droit, un logement social dans la ville qui est la nôtre, et pas à l'autre bout de l'Ile de France.

Nous rassurons Mr Goasguen, nous n'exigeons pas particulièrement  de vivre à côté d'une ambassade ou au pied de la Tour Eiffel. Mais si Mr Goasguen ne veut pas de ces 407 logements sociaux dans son arrondissement, qu'il propose   immédiatement une alternative acceptable ailleurs pour les demandeurs de logement en urgence.

Il y a en effet une contradiction entre le discours des élus UMP du 16ème arrondissement et l'action gouvernementale de ces dernières années.

C'est bien Jean Louis Borloo qui a initié l'ANRU et la destruction de centaines de milliers de logements sociaux dans les quartiers populaires, au nom de l'objectif de mixité sociale. Des bureaux, des entreprises, des programmes de logements privés et chers ont été construits partout dans les communes d'habitat social.

C'est bien Jean Louis Borloo qui promettait en échange un rééquilibrage dans les quartiers ou il y avait moins ou pas de HLM.

En dix ans les loyers du privé ont augmenté de 50 %, et la hausse dans les quartiers populaires parisiens et de la petite couronne a été bien plus importante. Une majorité de la population francilienne ne peut plus satisfaire les exigences des propriétaires du privé pour accéder à un logement décent. Pour les smicards et les revenus inférieurs, la situation est encore pire, et nous ne pouvons plus nous loger nulle part , hormis dans le parc social.

La Préfecture de Paris , même en ayant décidé de ne tenir compte que des dossiers positifs DALO, aux critères extrêmement restrictifs ne reloge qu'une infime partie des demandeurs concernés.

Le maire du 16ème arrondissement ne veut pas de 400 foyers mal logés dans son arrondissement ?

Il lui suffit donc de s'adresser au Ministre du Logement , Benoist Apparu , dont il soutient la politique, pour que celui-ci en mette à disposition immédiate des demandeurs , ailleurs dans la capitale ou en proche couronne, dans des quantités correspondant aux besoins.

Les députés du 16ème arrondissement , également élus municipaux n'ont pas l'obligation d'avoir des habitants de HLM comme voisins. Mais « seulement » celle d'assurer le droit au logement.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

 

19:42 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : goasguen, association quartier dauphine environnement, delanoé, mairie, hlm, sru, mixité-sociale, prefecture de paris, benoist apparu, anru | | |  Facebook

vendredi, 07 mai 2010

Benoist Apparu interpellé sur la réforme de l'accession à la propriété

Ce Jeudi 6 Mai se tenait au Théâtre de la Cité Universitaire de Paris l'Assemblée Générale de la Fédération Nationale des Sociétés Coopératives HLM.
Benoist Apparu, Secrétaire d'État au logement et à l'Urbanisme était présent.

Une centaine de mal-logés du Collectif ont manifesté plus de deux heures dans l'enceinte de la Cité Universitaire, sans interlocuteur, avant de croiser au hasard d'un couloir le Secrétaire d'État au logement.
Le Jeudi 1er Avril, le collectif était déjà venu interpeller M.Apparu à l'occasion du
lancement de la semaine du Développement-Durable et de l'inauguration des "maisons pour agir" sur le parvis du Louvre. Messieurs Borloo et Apparu avaient alors annulé leur déplacement.

Un mois plus tard, face aux demandeurs de logements en colère, le Secrétaire d'Etat s'est engagé à recevoir une délégation du collectif.

La lutte continue !

Collectif des mal-logés en Colère Benoist Apparu.jpg

Jean-Louis Borloo / Benoist Apparu : Une politique de destruction du logement social depuis 2004

En 2004 Jean Louis Borloo, alors ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine, lançait un vaste programme de démolition de logements sociaux : 200 000 HLM à détruire au nom d'une politique de « mixité sociale ». Il s'agissait officiellement de régler le problème dit des « ghettos »...en détruisant des logements sociaux.

 

Si les objectifs de destruction ont bien été tenus, il n'en va pas de même pour la reconstruction. En 2010, un an après la fin du « plan Borloo », à peine 2/3 des reconstructions promises ont été réalisées.

La conséquence directe de ce plan dit de « rénovation urbaine » a donc été une augmentation du nombre de demandeurs de logement : au problème du relogement des mal-logés est venu s'ajouter le problème des habitants des logements détruits, eux même à reloger.

Autre conséquence : une diminution de l'offre là où elle manque le plus, les reconstructions étant toujours plus loin des centres et d'un niveau de loyers toujours plus élevé.

Si cette politique est évidemment vécue comme un recul dans l'espoir d'accéder à un logement social par les mal-logés, elle ne semble pas être remise en cause aujourd'hui par M.Apparu.

Au contraire, c'est encore au nom d'une « mixité sociale » et de lutte contre les « ghettos » que le Secrétaire d'Etat annonce une réforme de l'accession à la propriété pour l'année 2011, sur fond de réduction des subventions aux logements sociaux (de 3000 euros à 1000 euros) et d'un « hold-up » sur l'argent du "1%- logement" pourtant lui-même destiné en grande partie à l'accession à la propriété !

Une volonté de réforme contradictoire aussi avec les aspirations des demandeurs de logements : tout les observateurs s'en accordent, l'activité des ventes de logements reste structurellement faible malgré les incantations gouvernementales. Demandeurs de logements et locataires n'ayant visiblement ni les moyens ni surtout la volonté d'acheter.

La vente des appartements HLM, contrairement à ce qui est avancé par le Secrétariat d'Etat au Logement n'apporte pas plus de fonds aux organismes qui les vendent que la mise en location qui leur assure des revenus stables et récurrents. Par contre elle peut s'avérer être un gouffre financier pour les primo accédants comme à Saint Denis (93), 136 avenue Gabriel Peri, où la Société Nationale Immobilière, a vendu des appartements périlleux, faute d'avoir voulu réaliser les travaux nécessaires avant la vente. L'exemple de la SNI, premier bailleur public, filiale de la CDC illustre bien la volonté gouvernementale de se débarrasser des logements sociaux existants sans se soucier réellement de l'accession à la propriété des ménages modestes.

Une politique axée sur l'accession sociale à la propriété dans des programmes neufs aurait au moins permis de fluidifier la mobilité au sein du parc HLM, mais ce n'est même pas de cela dont il est question, simplement d'une remise à plat des aides existantes.

L'intérêt de cette réforme, tant pour les demandeurs de logements que pour les ménages modestes  accédants à la propriété est donc loin d'être établi, mais le recours à « l'alibi » de la mixité sociale nous le connaissons bien depuis 2004.  Il s'agit avant tout de réduire l'offre locative, par la destruction et la mise en vente de nos logements.

Une véritable politique en faveur du logement passe avant tout par l'arrêt des démolitions, la rénovation des logements HLM qui le nécessitent, et surtout la construction massive de logements sociaux, conformes aux attentes de l'écrasante majorité des demandeurs (70%) : des logements de type Prêt LOCATIF Aidé, et à Usage Sociale.

Si tel était le cas, la mixité sociale dont on parle tant serait de fait réalisée.

 

NON A LA VENTE DE NOS LOGEMENTS

NON A LA DESTRUCTION DU LOGEMENT SOCIAL

UN LOGEMENT POUR TOUS !

 

Voir aussi : Foncière Logement, c'est notre argent, c'est nos logements

Semaine du déveleppement durable : les Mal-logés manifestent

La SNI, premier bailleur public, un promoteur immobilier ?

12:49 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : benoist-apparu, borloo, accession-à-la-propriété, réforme, ptz, apl, pass-foncier, crédits-d'impots, sni, anru | | |  Facebook

vendredi, 05 mars 2010

Foncière Logement-APALOF : c'est notre argent, c'est nos logements

Le siège de la Foncière Logement a été occupé ce matin et pendant plusieurs heures par le Collectif des Mal Logés en Colère: la Foncière Logement crée au début des années 2000 recueille les fonds du 1% logement pour les opérations ANRU, mais aussi pour construire du logement social. Or dans ce domaine, les résultats sont jugés "médiocres" même par la Cour des Comptes.

Les salariés mal logés et aux revenus modestes n'ont eu jamais vu la couleur de ces logements.

Suite à l'occupation, le Président de la Foncière, Bruno Lucas, s'est engagé  à rencontrer le collectif en début de semaine prochaine afn de faire face de manière concrète à nos questions et à nos besoins.

 

Communiqué diffusé sur place:



LA FONCIERE LOGEMENT C’EST NOTRE ARGENT, C’EST NOS LOGEMENTS.

Nous interpellons aujourd’hui La Foncière Logement. Nous sommes mal logés, pour beaucoup salariés à bas revenus ou précaires : à ce titre la plupart d’entre nous ont cotisé ou cotisent au 1% logement.

Une partie de ces cotisations va à la Foncière Logement : celle-ci l’utilise ensuite normalement pour faire du locatif libre (inaccessible aux revenus modestes) dans les villes et quartiers ayant plus de vingt pour cent de logements sociaux, ET du logement social dans les communes qui ont moins de vingt pour cent de logements.

La Foncière Logement est donc un organisme central auquel participent tous les collecteurs du 1 %. Mais ensuite, c’est la Foncière Logement, en interne, qui attribue les logements construits ou rachetés.

Tout en bas de la pyramide, les salariées ne savent pas toujours que la Foncière existe et nul ne leur indique la possibilité de postuler aux logements de La Foncière.

De toute façon, pour les bas revenus, aucune proposition n’est jamais faite par ce biais, même pour ceux ayant réussis à constituer un dossier.

Les travailleurs au Smic et ceux qui gagnent encore moins, du fait du temps partiel notamment, sont systématiquement renvoyés vers le contingent préfectoral qui n’a pas la capacité de répondre à leurs besoins.



La Foncière Logement affirme avoir financé plus de 16 000 logements sociaux depuis sa création. Mais la Cour des Comptes en comptabilise, elle, moins de  9000, alors que 2 milliards d’euros du 1 pour cent ont été investis.
Dans le même temps, l’investissement direct d’argent dans le budget des bailleurs sociaux, permettant ensuite d’obtenir des réservations sur des logements pour les salariés a diminué.

L’association spécialement crée pour attribuer les logements de la Foncière, l’APALOF a été dissoute il y a peu.

Mais cela ne résout pas la question principale : les fonds du 1 pour cent investis dans la Foncière  doivent permettre aux salariés modestes et précaires d’être enfin relogés !



Il est grand temps !

UN LOGEMENT POUR TOUS, MAINTENANT !

 

Sur le même sujet, voir également:

Occupation de l'association Entreprises et Logement

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2008/...

 

 


VIDEO: APALOF- Foncière-Logement : où sont nos logements ?

envoyé par HLMPOURTOUS.

21:12 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : apalof, fonciere-logement, patronal, mal-loges, logement-social, anru, rénovation-urbaine | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu