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jeudi, 08 juillet 2010

Paris, les mal-logés annoncent leur plan d'été pour les Sans-Domicile-Fixe

Collectif des Mal-logés en Colère.jpgCe jeudi 8 juin, une cinquantaine de mal-logés dont des Sans-Domicile-Fixe ont occupés l'Espace solidarité insertion Halle Saint-Didier, dans le 16éme arrondissement de Paris.

Olga Trostiansky, adjointe au Maire de Paris chargée de la lutte contre l'exclusion y tenait une conférence de Presse afin d'annoncer la politique d'été de la Ville en faveur des demandeurs de logements que sont les sans-abris : quelques places d'hebergement, accueil de jours, et bouteilles d'eau.

Nous sommes venus rappeler que la seule solution, en été comme en hiver, pour les sans abris comme pour les autres demandeurs de logement, c'est un relogement.

 

Le communiqué diffusé sur place :

Aujourd'hui la Ville de Paris présente son plan d'été pour les sans abri.

 

Des points d'accès à l'eau potable, des distributions de nourriture et après ? A quand les relogements ?

Cet été de nombreuses personnes deviendront SDF: les expulsions programmées sont nombreuses et la Préfecture n'entend pas les interrompre. Déjà, en période hivernale, les services sociaux du Département de Paris ne sont pas en mesure de proposer ne serait-ce qu'un hébergement stable, et renvoient souvent les expulsés vers le SAMU social. En été, c'est pire.

De toute façon, à Paris et en banlieue, c'est un secret de polichinelle, le nombre de SDF est sous estimé: une grande partie des hébergés sur le papier , chez de la famille, chez des tiers , passe une partie de ses journées et de ses nuits dans la rue, car la promiscuité n'est pas tenable. Cette catégorie de mal logés est en perpétuelle augmentation, car les hôtels meublés ferment les uns après les autres, ou ne sont plus financés par l'Aide Sociale à l'Enfance: l'augmentation constante du nombre de demandeurs de logement à Paris montre bien que la restriction de l'accès à ce type d'hébergements n'a pas été accompagnée d'une politique de vrais relogements.

Les hébergements d'urgence tiennent désormais lieu de solution permanente: chaque place de foyer est d'ailleurs comptabilisée comme un demi-logement dans les chiffres de production de nouveaux logements sociaux. Des demandeurs de logement vivent donc des années entières dans des lieux qui ne permettent pas une vie privée normale, ni une véritable stabilisation.

Nous ne nous résignons pas à ce que le mal logement soit considéré comme un domicile fixe.

Nous ne nous résignons pas à la fatalité des expulsions programmées, qui créent chaque jour des nouveaux SDF

Nous attendons de l'adjointe aux Affaires Sociales de la Ville de Paris, un peu plus que des bouteilles d'eau , des assiettes de soupe et une chaise dans les espaces d'accueil de jour en guise de politique sociale.

Nous exigeons autre chose que l'urgence permanente, et nous ne voyons pas comment Olga Trostiansky ne pourrait pas nous écouter et agir, elle qui déclarait à l'Hôtel de Ville, il y a quelques semaines, à l'occasion d'une exposition de photographies de populations précaires

« Le plus souvent, les images de la misère font appel à la compassion, à lmotion.

Elles suscitent tout naturellement une réaction en urgence pour parer aux symptômes de la grande pauvreté. « Donnons des vêtements à ces enfants ! donnons à manger à ces sans abris ! ne les laissons pas mourir de froid dehors ! ».

Faire appel à l'analyse de l'exclusion est bien plus complexe et appelle des réponses qui seront très différentes et bien moins photogéniques »

Aujourd'hui, nous mal logés parisiens, précaires en chair et en os attendons ces réponses

UN LOGEMENT POUR TOUS TOUT DE SUITE

 

15:25 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris, sdf, mal-logés, trostiansky, expulsion, centre-d'hebergement | | |  Facebook

vendredi, 12 mars 2010

Les mal logés expulsés du Grand Paris ( video)

Des "hébergements adaptés". Voilà ce que promet généreusement Benoist Apparu, dans les médias, aux demandeurs de logement déjà expulsés ou menacés de l'être dès le 15 mars.

Dans la réalité, quand les mal logés , pour qui même les "hébergements adaptés" se traduisent par la rue ou quelques nuits d'hôtel viennent collectivement interpeller le Ministère, Benoist Apparu n'a qu'une solution, dont le cout lui importe peu, pour une fois: l'évacuation policière.

Aujourd'hui, c'est à l'issue de l'occupation de l'Association du Grand Paris, à son siège prestigieux du Palais de Tokyo, que la réponse policière a une nouvelle fois été la seule face à notre exigence : un logement pour tous.

Mais la lutte des mal logés ne connaît pas de trève, nous ne nous adapterons jamais aux expulsions et à l'errance urbaine !

Voir aussi:Le communiqué de l'occupation


Fin de la trêve d'hiver : Mal-loges et Grand-Paris
envoyé par HLMPOURTOUS.

19:19 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsion, logement-social, mal-logés, grand-paris, palais-de-tokyo, trève-hivernale | | |  Facebook

samedi, 17 octobre 2009

DALO : un tri selectif entre les mal-logés

 

pref.jpgIl y a 58 000 demandes de logement en attente en Seine Saint Denis.

 

La loi DALO , dans ce département, ce sont deux cent personnes relogées au 1er janvier 2009 !

 

La disproportion entre ces deux chiffres, suffit à montrer le peu d’intérêt accordés aux besoins en logement social par les autorités.

 

Le département de Seine Saint Denis détient le triste record du nombre de logements insalubres déjà reconnus par la Préfecture : au moins 10 000. Et celui-ci n’est que la partie émergée de l’iceberg, car les procédures de dépistage de l’insalubrité sont longues et très restrictives.

 

C’est aussi le département où l’on relègue de plus en plus fréquemment les personnes sans logement, après une expulsion ou la fermeture d’un hôtel meublé dans un autre département.

Ces mal logés, en hôtels ou en foyer ne sont plus pris en compte nulle part pour leur relogement : ni par leur département d’origine, ni par celui ou ils ont atterri.

 

· La destruction de milliers de logements sociaux dans les grands ensembles n’a pas été compensée par la construction d’appartements équivalents, dans les mêmes communes, au même loyer, et les démolitions ont aggravé la pénurie existante (plan ANRU)

 

· Vivre en suroccupation dans des logements privés dont les loyers augmentent avec plusieurs générations sous le même toit devient la norme pour les familles aux revenus modestes. Dans les HLM, le même phénomène est à l’œuvre, parents, enfants et petits enfants s’entassent dans l’attente d’un relogement qui n’arrive jamais.

 

· La loi DALO, non seulement n’a pas ajouté un seul logement sur le terrain, mais elle a aussi permis d’effectuer un tri scandaleux : en Seine Saint Denis sur plus de 4900 dossiers examinés en janvier 2009, seuls 843 ont été considérés comme prioritaires, tant les critères sont restrictifs, notamment pour l’insalubrité !

 

Mal logés, notre seul espoir c’est la lutte. Les lois successives ne changent rien, en Seine Saint Denis comme ailleurs.

 

Seule la pression des concernées peut aboutir au relogement de tous et à une politique de construction de logements sociaux correspondant à nos besoins.

 

d'autres articles du collectif sur la loi DALO :

DALO+RSA=SDF ?

Le Collectif des Mal-logés en Colère occupe le Secrétariat d'Etat au Logement

Occupation de l'EPF



Les Mal Logés en Colère manifestent devant la Préfecture 93



12:00 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, dalo, prefecture, expulsion, hotels, manifestation | | |  Facebook

 
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