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samedi, 18 janvier 2014

Cecile Duflot: il faut presser l'ALUR!

Avant, Mme Duflot, présidente d'EELV, défendait les luttes de mal-logés et le droit au logement effectif pour tous.

Mais ça c'était avant. Aujourd'hui, Mme Duflot, Ministre du Logement, fuit les mal-logés en lutte, qu'elle estime trop impatients et revendicatifs.

Pourtant l'urgence est toujours la même, la situation sur le front du mal-logement ne cesse de se dégrader et depuis un an et demi, personne ne peut dire que la politique menée ait tenu compte de cette urgence absolue : en finir avec la précarité , l'insalubrité, la rue , le surendettement pour cause de loyers trop chers, les expulsions ou la sur-occupation.

Puisque Mme Duflot nous fuit, nous sommes allés rencontrer les élus et candidats aux municipales d'EELV qui participaient à une journée de formation dans une salle du 11ème arrondissement. Nous avons pu constater qu'aucun d'entre eux ne remettait en cause les manquements de la politique menée que les mal-logés dénoncent, que tous trouvaient nos revendications légitimes et urgentes. Mais de ce que nous avons compris, ils considèrent ne pas être écoutés par leur Ministre, qui est aussi la nôtre.

En tout cas, notre action a déterminé le Ministère à nous recevoir la semaine prochaine. Nous allons donc continuer à être présents dans cette campagne électorale, continuer à rappeler par nos actions collective l'urgence du mal-logement à l'ensemble des élus et candidats, puisque la lutte est le seul moyen pour que tous se rappellent l'existence des mal-logés et la nécessité de résoudre leurs problèmes.


Cecile Duflot fuit les mal-logés: les mal-logés... par HLMPOURTOUS

Le communiqué diffusé sur place

 

Formation des élus : la contribution des mal-logés.

 

Nous intervenons aujourd'hui collectivement au séminaire de formation des élus EELV en vue des élections municipales.

Etre élu c'est d'abord répondre aux besoin de la population. Aujourd'hui, nous sommes des centaines de milliers de demandeurs de logement en Ile de France, et encore bien plus de mal-logés, car nombreux sont celles et ceux d'entre nous qui ne déposent plus de demande, trop découragés et précarisés.

Si en 2012, le changement de gouvernement et la nomination de Cecile Duflot au Ministère du Logement avait pu éveiller un espoir de résolution du mal-logement, aujourd'hui notre réalité est plus dure que jamais.

Plus de quatre cent personnes sont mortes dans la rue en 2013, un chiffre en constante augmentation. Dans certains départements, le SAMU Social ne répond qu'à 25% des demandes : et en Ile de France, la « réponse », ce sont des hébergements de quelques jours et l'errance urbaine de département en département. Dans le parc privé, la sur-occupation touche 25% des locataires parisiens.

La réponse institutionnelle et politique au mal-logement, ces deux dernières années, ce sont d'abord des engagements non tenus : 346 000 logements produits contre 500 000 annoncés, aucun plan effectif de relogement massif, puisque Cecile Duflot a reconnu que même l'engagement pris de reloger 15 000 DALO n'a pas été tenu. Concernant le logement très social, qui est le seul auquel 70% au moins des mal-logés peuvent accéder, le tableau est encore plus sombre : la loi sur le foncier public, en prévoyant des décotes pour la construction de logements PLS , et pas seulement pour les PLA-I ne fera qu'aggraver la propension actuelle des bailleurs et des élus à privilégier ce type de logements au détriment du très social.

Nous avons bien lu le programme de Christophe Najdovski qui propose 50% de logements très sociaux sur la production totale, ou la récupération des logements ou des bureaux vacants, et bien d'autres mesures favorables aux mal-logés. Mais ce programme n'est pas différent de celui qui était proposé aux présidentielles, force est de constater que ce n'est plus celui de la Ministre du Logement.

La lutte totale contre le mal-logement ne peut pas être une priorité qu'on met en avant dans les périodes électorales, pour la considérer ensuite comme un objectif secondaire et négociable, une fois aux responsabilités.

Mal-logés, nous ne pouvons pas accepter que l'urgence de nos situations ne soit reconnue que le temps d'une campagne, et qu'ensuite les candidats devenus élus abandonnent l'argument de l'urgence pour nous opposer celui de la « patience ».

Aujourd'hui nous venons donc demander des actes.

14:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, loi alur, loi dalo, expulsions, eelv, insalubrité, sdf, samu social | | |  Facebook

jeudi, 07 novembre 2013

ZAC Pajol: les mal-logés violemment refoulés lors de l'inauguration d'Anne Hidalgo

C'est une scène hallucinante et augurant bien mal de la campagne électorale de Mme Hidalgo qui a eu lieu aujourd'hui en préalable à l'inauguration de la ZAC Pajol: nous étions venus à une cinquantaine de demandeurs de logement interpeller la candidate sur les insuffisances de son programme.

Alors que nous nous rassemblions à  la nouvelle médiathèque, quatre  d'entre nous , dont trois femmes ont été brutalement agressées par les vigiles de la Ville, traînées à terre, insultées et frappées, tandis que le reste du collectif était ensuite encerclé par un dispositif impressionnant de policiers.

Pendant ce temps, Ian Brossat porte-parole de la candidate et Bruno Julliard adjoint du Maire contemplaient muets et immobiles les scènes de violence. Il aura fallu que des mal-logés restés à l'extérieur de la nasse leur demandent des comptes devant quelques journalistes déjà présents pour qu'ils se décident à intervenir , à proposer une rencontre en urgence à l'Hôtel de Ville, et à faire lever le dispositif policier pour permettre notamment l'évacuation vers l'hôpital d'une mal-logée.

La répression contre les mal-logés en lutte devient donc une habitude, comme si nous invisibiliser allait régler le problème du mal-logement. A Paris spécifiquement, les élus et candidats semblent penser qu'en tenant porte close et en faisant preuve de mépris , voire de violence envers les demandeurs de logement, cela les découragera d'intervenir publiquement dans la campagne électorale.
Les mal-logés vont leur donner tort, tout simplement parce que la violence quotidienne du mal-logement nous pousse de toute façon à lutter pour nos droits et notre survie.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT.
 
 


Anne Hidalgo inaugure la ZAC PAJOL, les mal... par HLMPOURTOUS

Le communiqué d'interpellation d'Anne Hidalgo diffusé sur place.

MUNICIPALES : Le tir à boulets rouges contre le logement social , ça suffit

 

Les mal-logés manifestent à l'occasion de l'inauguration de la ZAC Pajol par Anne Hidalgo et Bertrand Delanoë pour défendre le logement social, mis à mal dans la campagne des municipales

 

L'annonce est passée inaperçue : dans une campagne parisienne où finalement tout le monde s'accorde à dire que le logement intermédiaire est la priorité, Anne Hidalgo peut envisager de sacrifier une partie de la production de logement social déjà dramatiquement insuffisante, puisque 136 000 foyers sont en attente. C'est ainsi que dans son « Pacte pour le logement », Anne Hidalgo annonce son intention de supprimer l'obligation des 25% de logements sociaux dans tout programme de construction neuve, dès lors qu'il sera situé dans un arrondissement ayant déjà 30% de logements sociaux.

 

Demain, si Anne Hidalgo est élue, les habitants mal-logés de ces arrondissements n'auront donc plus aucune place envisageable dans les nouvelles constructions. Qu'on ne nous raconte pas que c'est pour mieux les accueillir ailleurs dans Paris : car dans les arrondissements en déficit de logements sociaux au regard de la loi SRU, de toute façon, les nouveaux programmes sont rares , et les 25% de logements sociaux imposés aux aménageurs se traduisent très peu par du HLM bon marché , des PLA-I. Prenant prétexte de la cherté de l'immobilier et de la nécessité de pouvoir réaliser les programmes avec un budget limité, le plus souvent politiques et promoteurs construisent du PLS, qui ne correspond qu'à 15% de la demande de logement social , ou du PLUS, inaccessible aux précaires, aux travailleurs à temps partiel , aux retraités modestes, aux chômeurs.

Malheureusement les Parisiens modestes en quête de logement ne sont pas un « sujet tendance » pour les municipales .Lors de nos rencontres avec les porte-paroles de la campagne d'Anne Hidalgo, cela nous a été dit très clairement : des élus nous ont affirmé que le logement social était peu apprécié « des Parisiens » , que beaucoup de ces « Parisiens » trouvaient qu'il y en avait déjà trop...Manifestement, les 136 000 foyers demandeurs de logement social, les dizaines de milliers d'autres qui souhaiteraient y accéder mais sont découragés de faire une demande par le peu d'attributions ne sont pour Anne Hidalgo et son équipe que des demi-Parisiens, dont l'avis et la vie importent peu.

En réalité, c'est bien le concept de mixité sociale, accommodé à toutes les sauces par les élus, qui témoigne d'une hostilité permanente au logement social : une nouvelle fois, la loi SRU , créée pour obliger à construire du HLM dans les zones déficitaires est utilisée pour faire croire que certaines zones auraient déjà « trop » de logement social, même si cela correspond aux besoins des habitants. Mais le logement social, c'est un moyen pour la majorité des classes populaires et moyennes de se loger dans de bonnes conditions, avec un loyer raisonnable, comment peut-on prétendre qu'il pourrait y en avoir trop à Paris, où dans tous les arrondissements, presque toute la population souffre de la cherté du logement privé ? Comment ose-t-on dans le même temps opposer la pénurie de logements disponibles aux demandeurs et proposer d'en faire encore moins dans l'avenir ?

 Au fur et à mesure de cette campagne municipale, nous voyons le logement social devenir une cible, après avoir été négligé. Au départ, l'actuelle première adjointe de Bertrand Delanöe parlait de « poursuivre l'effort » des précédentes mandatures, et c'était évidemment inquiétant en soi, car entre 2001 et 2011 , le nombre global de la production de logements sociaux cache mal la faible proportion de logements très sociaux (environ 20%). Désormais, c'est une régression qui est annoncée avec l'abandon de la règle des 25%, et donc un alignement sur la ligne de l'autre candidate , NKM qui tire à boulets rouges sur le logement bon marché.

Nous allons donc manifester dans les arrondissements concernés,pour que la lutte contre le logement cher et pour le logement social soit menée, maintenant et demain, dans l'intérêt de tous les Parisiens.

21:25 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, zac pajol, ian brossat, sru, mixité sociale, expulsions, pla | | |  Facebook

jeudi, 10 octobre 2013

Les mal-logés rendent visite au porte-parole d'Anne Hidalgo

A l'occasion des élections municipales , les demandeurs de logement parisiens continuent leur campagne. Après nous êtres invités au QG de NKM, puis être allés à la rencontre des élus du 10ème et du 11ème, nous avons occupé ce matin la mairie du 14ème , dont le maire Pascal Cherki est porte-parole d'Anne Hidalgo. Il nous recevra dès demain.

 Anne Hidalgo est élue de la Ville depuis 2001, première adjointe à l'Urbanisme depuis 2008. Elle sait donc quels sont les problèmes des Parisiens en matière de logement. Son programme pour les municipales est déjà précis, et nous constatons avec colère et inquiétude que les maux des mal-logés y sont oubliés, comme le montrent les quelques exemples ci-dessous. Reflet de la politique du logement qui a été menée ces dernières années,qui a augmenté le nombre de demandeurs de logement.

 « Insalubrité » : en 2010, la Ville communiquait sur le traitement de 1000 immeubles enfin achevés. Seulement, si des taudis très voyants ont été éradiqués, l'insalubrité aujourd'hui, a pris une forme nouvelle, plus discrète : la pénurie de logements permet aux propriétaires de faire un chantage à l'expulsion pour louer des appartements dégradés et refuser de faire les travaux nécessaires. Les services préfectoraux et municipaux sont débordés par cette insalubrité diffuse et il devient de plus en plus difficile d'obtenir même un constat, sans parler du relogement.

«  Suroccupation » : actuellement, 25% des ménages parisiens sont concernés ! D'où une banalisation totale de ces situations, considérées comme un « pis aller » par les responsables politiques. Il est devenu courant, même au sein du logement social, de voir cohabiter trois générations d'adultes, et pour les actifs avec enfants, vivre dans un studio ou un deux-pièces hors de prix dans le privé est considéré comme normal. Pour les Parisiens modestes, une nouvelle catastrophe est en train de se jouer, la CAF ayant décidé de suspendre les allocations logement en cas de suroccupation.

« PLA-I » : derrière ce sigle, il y a la seule catégorie de logement social auxquels peuvent accéder plus de 70% des demandeurs de logement parisiens. Pendant les deux dernières mandatures, il a représenté moins de 20% de la production neuve, entraînant de fait une augmentation des loyers du logement social ( 30% en dix ans en France ).Le logement social neuf devient de plus en plus inaccessible pour les classes populaires, ce qui explique l'augmentation des demandes datant de plus de dix ans, certains demandeurs étant exclus des attributions éventuelles à cause du critère des ressources.

 Anne Hidalgo, pourtant centre son discours sur les « loyers maîtrisés » dans le privé pour loger les « classes moyennes ». Mais contrairement aux idées reçues, le logement social peut également accueillir les classes moyennes, d'ailleurs en France, les ménages aisés représentent actuellement 18% des locataires. Une politique massive de production de logements sociaux peut donc tout à fait être la solution pour les classes populaires et moyenne, que dans cette campagne, les deux candidates principales semblent vouloir opposer.

 Les mots « oubliés »  sont le reflet d'une situation où ce sont les mal-logés qui sont oubliés depuis des années. En témoigne la déclaration choquante d'Anne Hidalgo , à propos des SDF d'origine Rom, sur « Paris qui ne doit pas devenir un campement géant ». Mais lorsque le SAMU social répond à 25% des appels, lorsque les SDF sont renvoyés sur les salles d'attente des hôpitaux, lorsque Paris compte au moins 5000 SDF toutes origines confondues, la chasse aux tentes Queshua faite par la Préfecture empêche peut-être l'apparence du campement, pas sa réalité. Et stigmatiser une partie des SDF n'y changera rien.


Le porte-parole d'Anne Hidalgo reçoit la visite... par HLMPOURTOUS

13:40 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, pascal cherki, expulsions, sur-occupation, caf, roms | | |  Facebook

 
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