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vendredi, 06 septembre 2013

Les mal-logés apportent les vrais chiffres du logement à NKM

Une quarantaine de mal-logés ont rendu ce matin une visite surprise au QG de Natalie Kosciusko-Morizet , rue de La Lune, dans le 2ème arrondissement.
 
Une manifestation destinée à remettre les pendules à l'heure en ce début de campagne pour les élections municipales: en effet, Mme Kosciusko-Morizet semble ne pas avoir les bonnes  informations sur le mal-logement à Paris.
 
A de nombreuses reprises , elle a en effet déclaré que la mairie avait privilégié le "logement très social dans la capitale" ne permettant qu'aux plus riches et aux plus pauvres de se loger. Pour les très riches, c'est vrai, pour les Parisiens modestes et pauvres, ces déclarations sont un comble, comme nous le démontrons, chiffres à l'appui dans le communiqué ci-dessous.
 
Manifestement embarrassé par la manifestation, le directeur de campagne de Mme Kosciusko-Morizet , , Jean-Didier Bertault, également conseiller de Paris et élu du 17ème nous a reçu très rapidement pour nous proposer un rendez-vous vendredi prochain.
 
Ce sera pour nous l'occasion d'évoquer la situation dans l'Ouest Parisien, où beaucoup d' d'arrondissements, gérés par des maires qui sont aussi des soutiens de Mme Kosciusko-Morizet ont moins de 10 , voire 5 % de logement sociaux, ce qui pénalise en premier lieu les habitants et salariés modestes de ces arrondissements. Nous comptons également y rappeler que les 126 000 demandeurs de logement social ne sont pas des Parisiens de seconde zone et que nous ne serons pas les otages de polémiques politiciennes entre candidats.
 
Le drame du mal-logement à Paris doit être une priorité de la campagne.

Un logement pour tous !


 Paris: visite surprise chez NKM par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place

«  Une politique concentrée sur le logement très social à Paris » ? Où cela, Mme Kosciusko-Morizet ?

 

La campagne des élections municipales ne peut pas se faire sur le dos des 126 000 demandeurs de logement parisiens, ni sur l'ensemble des mal-logés. Voilà ce que nous sommes venus dire collectivement à la permanence publique de Mme Kosciusko- Morizet.

 Depuis le mois de juin et son premier déplacement de campagne , justement sur le thème du logement, les mêmes affirmations sont répétées encore et encore : la politique du logement à Paris ne serait utile qu'aux plus riches et aux « plus pauvres et aux plus aidées » . Mme Kosciusko-Morizet a aussi affirmé que la Mairie de Paris avait une politique « exclusivement concentrée sur le logement très social ».

 Aujourd'hui, à Paris, 70% au moins des 126 000 demandeurs de logement ( le délai moyen d'attente est de plus de dix ans ) ne peuvent accéder qu'à un logement très social ( PLA-I ). Or les PLA-I ne constituent que le quart de la production nouvelle entre 2001 et 2011, il y en a eu un peu plus de 13 000, et dans ce chiffre, il faut également comptabiliser les très nombreux hébergements temporaires.

 Dans ces conditions, présenter les salariés modestes, les précaires, les familles monoparentales, les retraités, brefs, toutes celles et ceux qui ont des ressources faibles, comme les privilégiés de la politique du logement, c'est un comble.

 La situation dramatique au niveau du logement touche certes des catégories sociales de plus en plus nombreuses et il ne s'agit pas de les opposer les unes aux autres : s'il y a besoin de logement intermédiaire, il faut en faire. Mais nous sommes venus rappeler à Mme Kosciusko-Morizet, ce qu'entraîne au quotidien le manque de logements très sociaux pour les Parisiens concernés : l'errance urbaine, l'insalubrité, la rue, les hébergements précaires, la suroccupation, et la privation du nécessaire pour pouvoir payer des loyers hors de prix. Dans ces conditions, nous ne pouvons pas laisser dire que nous sommes des privilégiés de la politique du logement.

Rappelons notamment que dans les arrondissements contrôlés par les maires qui soutiennent la candidature de Mme Kosciusko-Morizet, le taux de logements sociaux , toutes catégories confondues ne dépasse jamais 15%, et qu'il inférieur à 10% dans 6 arrondissements sur 8, et inférieur à 5% dans 5 d'entre eux.

Nous sommes donc venus rappeler ces réalités à Mme Kosciusko Morizet, avec des mal-logés des quartiers concernés.

Le drame du mal-logement, vécu par des centaines de milliers de Parisiens devrait être au cœur de la campagne des municipales , mais pour trouver des solutions en urgence, pas pour servir de sujet de polémiques aux candidatEs . Cela fait déjà deux mandatures que les mal-logés sont pris en tenaille entre Bertrand Delanöe et les maires de l'Ouest Parisien, avec le blocage de toutes les opérations de logement pendant des années, parce que les uns et les autres en font un sujet d'opposition médiatique.

Mal-logés , nous n'en sommes pas moins des Parisiens comme les autres : et nous avons droit à des réponses concrètes à nos problèmes. Nous sommes venus demander à Mme Kosciusko-Morizet quelles étaient les siennes

13:42 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : nkm, municipales 2014, anne hidalgo, expulsions, dalo, blocage des loyers, loi alur | | |  Facebook

jeudi, 30 mai 2013

Paris Métropole : le Grand Paris, cauchemar des mal-logés.

Toute la journée, entre 60 et 70  mal-logés ont occupé le siège de Paris Métropole, sis 55, rue de Lyon. Une banderole a été déployée sur la façade côté rue. L'évacuation policière a été demandée par la direction et a eu lieu vers 17H

Paris Métropole regroupe des élus de 206 collectivités territoriales franciliennes. Le préfet de région Jean Daubigny y était en visite il y a encore quelques semaines.

Officiellement ces élus et le Ministère répètent que les ruptures d'hébergement, c'est terminé, qu'aucune personne prise en charge par le SAMU Social ne sera remise à la rue. Pourtant, confrontés aux cas concrets que nous leur avons soumis, la Préfecture de Région, mais aussi une vingtaine d'élus , dont Jean Yves Mano, adjoint au Logement de la Ville de Paris et Patrick Braouezec, vice-président de Plaine Commune contactés par la direction administrative de Paris Métropole ont affirmé ne rien pouvoir faire.

Pourtant il ne s'agit même pas de "nouveaux" cas. Ainsi, cela fait des années que Madame C. et ses 4 enfants ont déposé une demande de logement, et un an que la personne les hébergeant leur a signifié la nécessité de partir. Mis finalement à la rue le 17 mai, ils ont été envoyés en banlieue pour dix jours dans un hôtel par le 115...puis jetés à la rue. Ainsi, cela fait des années que Mme T. qui a soixante trois ans n'a plus d'hébergement fixe: ces derniers mois, elle a alterné la rue, les brèves prises en charge par le 115 et l'hôpital, en raison de problèmes de santé grandissants, le tout en travaillant à temps partiel. Epuisée, elle risque le pire en dormant dehors.

Et ces quelques exemples ne sont qu'une préfiguration de ce qui va arriver ces prochaines semaines: contrairement encore une fois aux allégations ministérielles et des autres politiques, de nombreuses expulsions sont programmées, et des personnes dont le propriétaire vend l'appartement se voient en bout de procédure et convoquées au commissariat alors même qu'elles ont des demandes DALO en cours.

Mal-logés solidaires, nous l'avions dit dès ce matin aux responsables de Paris Métropole: nous ne sortirons qu'avec des solutions. En signant une réquisition d'évacuation des lieux, l'ensemble de ces élus montre bien que le logement des Franciliens n'est pas une priorité .

Juste en face du siège de Paris Métropole que nous occupions aujourd'hui, des hommes, des femmes, et des enfants vivent dans des tentes posées sur le trottoir. Menacés d'expulsion (voir ici le communiqué de Droit au Logement ), ils seront peut-être demain à l'autre bout de l'Ile de France, tandis que d'autres, expulsés d'autres bidonvilles les remplaceront peut-être.

 Voilà ce qu'est le Grand Paris aujourd'hui pour des centaines de milliers de Franciliens mal-logés, que chaque collectivité territoriale a toujours une bonne raison de ne pas considérer comme des habitants de sa commune. Cela a assez duré. Nous voulons des solutions maintenant.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT



                        Les Mal-logés évacués du siège de Paris-Metropole par HLMPOURTOUS

21:26 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris métropole, grand paris, cecile duflot, circulaire dalo, expulsions, jean yves mano | | |  Facebook

samedi, 30 mars 2013

Convention Logement EELV: Cecile Duflot attendue par les mal-logés

2013-03-30 13.54.35.jpgIl y a deux semaines, soixante-dix mal-logés étaient évacués par la police et sans aucun dialogue d'une annexe du Ministère du Logement .

Nous sommes donc revenus aujourd'hui demander des comptes à Mme Duflot à l'occasion de la convention organisée par EELV Paris sur le logement, où la Ministre était annoncée à quatorze heures.

Manifestement avertis de notre venue, les élus EELV avaient sollicité un cordon de police pour interdire l'entrée de la réunion "ouverte à tous" aux premiers concernés. 

Devant notre détermination à manifester tout l'après-midi si besoin était, le Ministère nous a finalement proposé un rendez-vous pour la semaine prochaine avec un membre du cabinet de Mme Duflot. 

Ce sera l'occasion pour nous de porter notre colère et notre incompréhension devant l'absence d'une vraie politique du logement social, et le refus de mettre en oeuvre des moyens massifs pour résorber le mal-logement .


                         Convention-Logement EELV : les mal-logés... par HLMPOURTOUS


Le tract diffusé sur place


Les mal-logés viennent rappeler ses engagements à leur Ministre

 

Le 24 mai 2012, notre collectif de mal-logés interpellait Cecile Duflot sur la gravité de la situation et la nécessité impérative de mesures d'urgences, massives et rapides lors d'une réunion pour les élections législatives A l'AFP, Mme Duflot répondait « on ne peut pas tout changer en sept jours », et s'engageait à nous recevoir en personne, « au Ministère dans un cadre plus tranquille » « pour mettre cartes sur table ».

La Ministre du Logement n'a jamais honoré cet engagement, pris devant des dizaines de mal-logés, qu'apparemment il n'était pas grave de tromper avec de faux espoirs, et de surcroît, elle nous a envoyé les forces de l'ordre à chaque fois que nous sommes venus lui rappeler cet engagement.

L'affaire serait anecdotique si l'indifférence face aux attentes des mal-logés, et la répression comme réponse à leur situation catastrophique ne concernait que notre collectif. Ce n'est pas le cas.

 Au « meilleur » des cas, cet hiver , la moitié des appels au 115 n'ont abouti à aucune solution, même précaire, et le pourcentage des appels sans réponse est souvent monté jusqu'à 80%. Comme le dénonce Médecins du Monde, le plus souvent les réponses apportées étaient des hébergements de quelques jours, avec remise à la rue ensuite.

La construction et la production de vrais logements sociaux PLA-I en masse, la seule solution pour loger les classes populaires n'est absolument pas une priorité de l'Etat, et le budget alloué aux aides à la pierre est bien trop bas pour que les bailleurs et les collectivités territoriales choisissent de faire ce type de logements : encore une fois, les nouveaux logements sociaux seront en grande partie du PLS inacessibles à 75% des demandeurs. La seule annonce récente faire par Mr Hollande et Mme Duflot c'est la construction de logements « intermédiaires » supplémentaires, alors que les PLS souvent ne trouvent pas preneurs parce qu'ils sont trop chers

A l'automne, une vague d'expulsions locatives sans précédent , dénoncée par toutes les associations a eu lieu : une circulaire a été prise deux ou trois jours avant la fin de la trève d'hiver, après cette vague : mais elle ne concerne que les prioritaires DALO. Or obtenir le fameux label est un parcours du combattant, long, fastidieux et souvent impossible : près de la moitié des dossiers sont rejetés, bien plus dans certains départements.

 Pas de mesures d'urgence, pas de moyens massifs pour le moyen terme. Et toutes les portes fermées pour les mal-logés. Voilà le bilan de l'année passée.

 Mal logés en lutte, nous sommes venus aujourd'hui à la rencontre de notre Ministre, qui prétendait il y a un an, vouloir « discuter cartes sur table » avec nous.

 Nous sommes venus exiger ce que Madame Duflot considérait également comme le minimum, du temps où elle critiquait la politique de destruction du logement social et de mépris des mal-logés de son prédécesseur, Benoist Apparu : des moyens massifs pour du vrai logement social, des mesures d'urgence immédiates pour le relogement des mal-logés, l'arrêt de toutes les expulsions, et le dialogue social.

 Tant qu'il n'y aura pas eu de changement de politique réel, les mal-logés ne changeront pas non plus : nous sommes toujours en colère, et plus déterminés que jamais à obtenir l'égalité des droits et donc l'accès à un logement de qualité pour tous.

 

16:33 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, expulsions, réquisitions | | |  Facebook

 
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