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mercredi, 19 septembre 2012

Mairie du 19ème: les manifestations de mal-logés interdites ?

Ce matin plus de quatre vingt mal logés ont manifesté aux portes de la mairie, et sont restés malgré les violences policières ordonnées par le maire pour tenter de nous faire partir.

Le mal-logement dans le 19ème arrondissement en cette rentrée 2012 a de multiples visages

  • Des femmes de plus de soixante ans à la rue à qui le SAMU social, dernier recours possible, ne peut offrir que cinq nuits d'hôtel non reconductibles.

  • Des familles qui ont payé pendant des années des loyers de presque 1500 euros, et qui désormais expulsables voient leur candidature rejetée par les bailleurs sociaux sous prétexte qu'elles ne gagnent pas assez.

  • Des congés pour vente qui se multiplient et causent des expulsions, parce que les propriétaires profitent de la montée des prix de l'immobilier pour réaliser des plus values énormes.

  • Des couples, des familles entières qui s'entassent dans des chambres de bonne ou des studettes, et à qui l'on répond que leur dossier n'est pas prioritaire, car la suroccupation est au fond une forme « légère » de mal-logement.

  • Des logements sociaux non-entretenus et insalubres, ou les habitants qui croyaient être sortis du mal-logement avec un HLM reçoivent un jour la nouvelle par la Préfecture que celui-ci est plein de plomb et que la santé de leurs enfants est en danger.

Le mal-logement est une violence, que chaque demandeur de logement social prend de plein fouet chaque matin, qui détruit inexorablement la santé, la vie professionnelle et sociale des concernés.


Pendant cinq années , les mal-logés en lutte ont eu droit de surcroît à la violence de l'Etat, au mépris total et à la répression continue de la part du gouvernement Sarkozy.


Pendant cinq années, la Ville de Paris et les mairies d'arrondissement nous ont répondu ne pouvoir rien faire tant qu'un gouvernement de leur couleur politique ne serait pas aux commandes.

C'est chose faite : mais au lieu de prendre des mesures d'urgence pour résoudre immédiatement une partie des problèmes de logement, les élus parisiens se barricadent dans leur mairie et osent même tenter de faire évacuer de simples manifestation sur leur parvis par la force et la violence policière.


C'est ce qui s'est passé ce matin à la mairie du 19ème : nos élus s'imaginaient sans doute que des coups, des menaces d'arrestation et de poursuites nous feraient cesser notre rassemblement.


Mais nous sommes restés et nous reviendrons. Et c'est une logique bien déraisonnable de penser que la répression peut décourager les mal-logés, car rien n'est plus insupportable que les conditions de vie qui nous sont faites, et seule la lutte peut les changer.

Le changement c'est maintenant, le logement pour tous c'est maintenant, nous saurons l'imposer, puisque ceux qui en ont fait la promesse s'avèrent incapables de l'appliquer eux-même.

 


Paris 19ème: violences contre une manifestation... par HLMPOURTOUS

16:12 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mixité sociale, roger madec, anne hidalgo, pla-i, paris habitat oph, mutation logement, samu social, hébergement d'urgence | | |  Facebook

mercredi, 13 juin 2012

Le Ministère du Logement ne répond plus ? Occupation du SIAO 75 !


Une centaine de mal-logés a investi ce matin les locaux du SIAO, structure centralisatrice de la gestion de l'hébergement d'urgence et du relogement des hébergés sur Paris, au 42, rue des Jeuneurs.

L'occupation a duré toute la matinée et a pris fin après obtention d'une rencontre en urgence à la Préfecture de Région vendredi, ainsi qu'un rendez-vous avec la direction du SIAO demain matin.

Ces rendez-vous obtenus grâce à la mobilisation ne suffisent évidemment pas à nous rassurer au vu de la situation dramatique actuelle: la majorité des appels au 115 reste sans résultats, même pour des situations que les autorités elles-même définissent comme ultra-urgentes, notamment celles des personnes victimes de violences conjugales. Au bout de la chaîne du mal-logement, la rue devient la norme, l'hébergement même ultra-précaire une exception.

La direction du SIAO n'a pas contesté notre analyse, bien au contraire: à la veille de l'été aucune mesure concrète ne semble prise. La vague d'expulsions locatives "traditionnelle" en ce début d'été a commencé et les commissariats n'ont absolument aucune consigne particulière du Ministère pour les éviter. Patrick Rouilly pourtant gestionnaire principal de l'hébergement d'urgence à Paris nous a indiqué ne pas avoir rencontré Cécile Duflot depuis son entrée en fonction

Par ailleurs, il nous a confirmé l'information disponible sur le site du SIAO ( visible ici https://docs.google.com/file/d/0B_mOS5vuBseLWnB2VTJaRWIxL...): à savoir l'entrée en fonction d'un fichier de toutes les personnes hébergées par des structures publiques ou associatives et par le 115, fichier qui donnerait accès NATIONALEMENT aux données confidentielles et personnelles des usagers à tout connecté au fichier, soit à des milliers de personnes. Ce fichier est pour l'heure maintenu, malgré le refus des personnels et de la direction du SIAO d'y entrer de nouvelles données.

Que fait le Ministère ? Une semaine après son entrée en fonctions, Mme Duflot interpellée en direct par notre collectif avait demandé "un peu de temps" pour prendre des mesures d'extrême-urgence .

Pour le moment, il faut bien constater que la situation se dégrade à une vitesse impressionnante et que l'Etat est aux abonnés absents.

Nous n'avons pas d'autre choix que continuer à nous mobiliser !

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Paris : Une centaine de Mal-logés en Colère... par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place

ENCORE UN ETE DE CAUCHEMAR POUR LES MAL LOGES ?

C'est en tout cas ce que laisse présager la situation actuelle. C'est la raison pour laquelle une centaine de mal-logés reviennent au SIAO, l'organisme chargé du suivi de l'hébergement avec le SAMU Social, que nous avions déjà investi en décembre.

  • Pour ceux qui ont la « chance » d'être déjà dans le dispositif et d'avoir un hébergement précaire, la contrepartie est très lourde : dans son bulletin numéro 4 ( disponible en ligne ici https://docs.google.com/file/d/0B_mOS5vuBseLWnB2VTJaRWIxLXM/edit?pli=1 ) le SIAO lui-même lance un cri d'alerte et demande aux travailleurs sociaux de ne pas utiliser le logiciel de traitement mis en place récemment car « à terme ce logiciel ayant une vocation nationale, ce sont des milliers de personnes qui auront accès à des données confidentielles relevant de la relation entre un travailleur social et la personne qui lui fait confiance »

 

  • La vague d'expulsions qui suit chaque année la fin de la trève d'hiver n'est absolument pas remise en cause : les locataires, notamment ceux soumis à des congés pour vente, mais aussi ceux qui ont accumulé des dettes de loyer, reçoivent les derniers avertissements du commissariat, et les travailleurs sociaux débordés renvoient vers le 115 , et ne sont même plus en capacité de recevoir les personnes.

 

  • Le 115 ne répond tout simplement plus aux nouvelles demandes : des femmes victimes de violences conjugales, des personnes âgées et/ou malades, des familles qui ont épuisé toutes les possibilités d'hébergement précaire chez des proches ou ne peuvent plus financer elles-même l'hôtel sont tout simplement laissées à l'abandon.

 

  • La politique menée pour les familles hébergées par le SAMU ne semble trouver comme explication valable que la volonté de les contraindre à sortir par elles-même du dispositif : en une semaine, un foyer avec enfants scolarisés peut-être transféré du 93 au 95 puis au fin fond du 78.

 

Il y a un mois, nous avions interpellé Mme Duflot sur ces urgences : elle nous avait indiqué ne pas pouvoir faire de miracles en une semaine : malheureusement, sans parler de miracles, c'est aujourd'hui le minimum qui n'est plus assuré, et l'Etat est aux abonnés absents.

 Qu'espère-t-on ? Qu'en désespoir de cause, les demandeurs de logement abandonnent toute revendication à l'égard des pouvoirs publics, se résignent aux solutions de fortune : squats insalubres et précaires, bidonvilles, campements, marchands de sommeil en tous genres ? Que signifie ce fichage généralisé et certainement hors la loi dénoncé par les gestionnaires de l'hébergement d'urgence eux-même ?

 Nous ne nous résignons pas , ni à être invisibilisés, ni à être des citoyens de seconde zone, sans accès au service public du logement, sans même un hébergement, et devant accepter le fichage de données confidentielles pour éventuellement ne pas dormir à la rue !

 

Nous continuons à manifester pour le minimum : un logement décent pour tous.


14:32 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, siao, hébergement d'urgence, samu social, dalo, fichage, manifestation, blocage des loyers | | |  Facebook

mercredi, 30 mai 2012

Balardgone: manifestation pour la prise en compte des besoins en logement

Une centaine de mal-logés ont manifesté ce matin pendant près de deux heures dans l'entrée du chantier Balardgone, futur site du Ministère de la Défense...mais aussi de bureaux privés d'AXA Reim, deuxième investisseur immobilier mondial qui a obtenu 90 000m2 de surface constructible.

Nous étions présents pour demander que le logement social ne soit pas une nouvelle fois le grand oublié d'une opération de restructuration urbaine sur des terrains publics.

Dans le projet conçu par l'ancien gouvernement, en effet, les parcelles possiblement constructibles pour des habitations selon les règles du PLU accueilleront AXA , qui réalise là une opération très profitable, dans un contexte de hausse importante des prix de l'immobilier de bureau dont tous les analystes indiquent qu'elle va se poursuivre dans les années qui viennent. Opération d'autant plus profitable qu'AXA bénéficiera de la valorisation de ce quartier ( tram, construction d'une nouvelle sortie du métro Balard donnant directement sur le site, équipements collectifs attractifs ) financée par l'argent public.

D'autre part, même la possibilité de déplacer un dépôt de la RATP sur le site du Balardgone pour construire des logements sociaux sur son ancien emplacement Rue de La Croix Nivert avait été rejetée, bien que demandée par la Ville de Paris.

Pendant la manifestation, le  responsable du projet Balardgone pour le Ministère de la Défense a reçu une délégation du collectif: il nous a informés qu'une réunion entre tous les décisionnaires sur ce projet ( Etat, RATP , Ville, et investisseurs privés ) aurait lieu début juin, et que la question du déplacement du dépôt de bus serait réexaminée.

Ce réexamen doit prendre en compte les besoins en logement: il serait inimaginable que seuls les investisseurs immobiliers, ceux-là même qui tirent profit de la spéculation immobilière qui empêche des centaines de milliers de francilens d'accéder à un logement, soient les seuls favorisés dans cette opération. Et ce d'autant plus que le 15ème arrondissement compte déjà un autre projet de bureaux à grande échelle, avec la construction de la Tour Triangle.

Partout où l'Etat dispose de terrains publics constructibles, le logement social ne doit pas être oublié !


Balardgone : les mal-logés manifestent pour du... par HLMPOURTOUS


Communiqué diffusé sur place

Balardgone : des logements pas des bureaux !

 

Nous sommes venus à une centaine de demandeurs de mal-logés manifester sur la « Corne Ouest » du futur, Balardgone , le complexe immobilier qui accueillera notamment le Ministère de la Défense, mais pas seulement.

En effet, sur cette « Corne Ouest », ce sont plus de 90 000 m2 qui ont été accordés à AXA Real Investment pour construire un ensemble de bureaux loués au privé. Cette décision a été prise par le gouvernement précédent et représente un beau cadeau pour l'un des premiers investisseurs immobiliers mondiaux. En effet, les prix de l'immobilier de bureau sont repartis à la hausse, AXA va donc réaliser dans l'avenir des gros profits avec ce site et ce d'autant plus que la compagnie bénéficiera de la valorisation de son bien créée par les améliorations apportées au quartier ( transports, équipements collectifs )par l'argent public.

A l'inverse rien n'est jusqu'ici prévu en terme de logement social sur les terrains publics du Balardgone : pourtant ceux-ci se situent dans une capitale très déficitaire en logements sociaux et en plein dans l'Ouest Parisien qui en fait très peu.

AXA Real Investement fait partie des acteurs privés qui profitent à plein de la montée constante des prix de l'immobilier en région parisienne et à Paris, cette même montée des prix qui crée en partie le mal-logement subi par des centaines de milliers de Franciliens.

En contrepartie de ces profits, AXA pourrait très bien investir dans la construction de logements sociaux et ce d'autant plus qu'elle est actionnaire majoritaire d'un bailleur social Le Logement Français. Interrogé sur cette possibilité , le PDG d'Axa, Pierre Vaquier nous avait répondu lors d'une occupation de son siège qu'il n'avait pas à se poser la question, le Plan Local d'Urbanisme lui permettant de faire des bureaux sur le Balardgone.

Aujourd'hui le projet du Balardgone doit être modifié par l'Etat, et inclure du logement social. Demandeurs de logement franciliens, nous comptons bien continuer à mobiliser pour que ce soit le cas, sur ce terrain, comme sur tous les terrains publics disponibles.

Le foncier disponible doit d'abord être alloué au logement, pas aux bureaux !

 

UN LOGEMENT POUR TOUS , MAINTENANT !

 


15:11 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : axa reim, bouygues, balardgone, plu paris, tour triangle, loi sru, expulsions, hébergement d'urgence | | |  Facebook

 
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