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dimanche, 07 juin 2009

Occupation de la DIDOL: une offre de logements, où ça ?

dscf3671.jpgVendredi 5 juin, la délégation interministérielle pour le développement de l'Offre de Logements a été occupée une bonne partie de la journée, par une centaine de membres du Collectif Mal Logés en Colère: nous étions venus demander des comptes à cette délégation, née en 2005.


Car , manifestement, sa mission est un échec total, dans la mesure, ou le nombre de logements accessibles et bon marché se réduit chaque année comme une peau de chagrin.


Voici le communiqué diffusé sur place et quelques photos


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dscf3662.jpgLes mal logés en Colère sont aujourd’hui venus rendre une visite collective à la Délégation Interministérielle pour le Développement de l’Offre de Logements, au 78 rue Lecourbe dans le 15ème arrondissement

La DIDOL a été crée en 2005, au moment où par ailleurs le gouvernement et l’ANRU démolissaient des centaines de milliers de logements sociaux.




Il y a encore dix ans, il n’y avait pas de DIDOL : l’offre de logements se séparait en deux. Des logements privés d’un côté, des HLM de l’autre.



Aujourd’hui l’offre de logements a connu une inflation sans précédent : celles des sigles.



Désormais, le logement social, le vrai est réduit à sa portion congrue : et les crédits budgétaires qui lui sont affectés servent en partie à alimenter des dispositifs de logements précaires ( Louez Solidaires, Solibail, résidences sociales, maisons relais ) ou de l’accession « solidaire » à la propriété, derrière laquelle se cache , soit la vente de logements sociaux, soit des dispositifs comme l’usufruit social qui permettent à des gros propriétaires et des promoteurs d’être subventionnés et exonérés d’impôts en mettant leurs logements temporairement à disposition des bailleurs sociaux.

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Le lancement incessant de nouveaux dispositifs, qui donnent lieu à des communiqués triomphants du Ministère du Logement, même quand le nombre de logements réellement mis à disposition est symbolique cache une réalité toute autre : entre les démolitions, les logements intermédiaires où à loyers libres développés par les bailleurs sociaux au détriment des vrais HLM accessibles aux bas revenus, l’offre réelle de logements accessibles se réduit comme une peau de chagrin.



Quand le gouvernement annonce une hausse de la construction et de la mise sur le marché de logements très sociaux pour cette année, il oublie de préciser que les foyers et les hébergements temporaires sont inclus dans ces chiffres, ainsi que les logements qui ne font que remplacer ceux qui ont été démolis.



Nous sommes donc venus des comptes à la DIDOL : en l’occurrence, ceux des vrais logements sociaux, avec un vrai bail, qui sont aujourd’hui accessible à ceux qui constituent au moins quatre vingt pour cent des demandeurs de logements, c'est-à-dire tous ceux qui gagnent le SMIC ou moins.

UN LOGEMENT POUR TOUS! TOUT DE SUITE !



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19:33 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : boutin, collectif, mal logés, hlm, didol, logement social | | |  Facebook

mercredi, 06 mai 2009

DALO+RSA = SDF ?

Le Musée du 104 rue d'Aubervilliers à Paris 19éme recevait les 28 et 29 Avril 2009 les représentants et présidents des différents conseils généraux pour un colloque sur la mise en place du RSA, colloque cloturé par Martin Hirsch.
DALO, RSA, Deux lois aux prétentions sociales qui s'alignent mais ne permettent toujours pas aux demandeurs de logements sociaux d'accéder à un vrai logement.
Le Collectif des Mal-logés en Colère s'est donc invité bruyament au colloque pour poser la question : DALO + RSA = SDF ?

Le communiqué diffusé sur place :

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DALO+ RSA= SDF ?

 

Le Collectif Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui au colloque sur la mise en place du RSA dans tous les départements, organisé par l’Assemblée des Départements de France, auquel participera notamment Martin Hirsch.

Des élus des Conseils Généraux de  toute la France sont présents à cette occasion au 104, rue d’Aubervilliers.

 

Nous mal logés, dont beaucoup sont Rmistes, et parents isolés, aux revenus très bas sommes venus poser collectivement et bruyamment la question à laquelle aucun politique ne juge important de répondre.

 

Qui va nous loger pour le prix d’un RSA ?

 

Un SDF sur trois travaille. A Paris, plus de la moitié des Rmistes actuels et des parents isolés sont à la recherche d’un logement stable.

Aucun propriétaire privé ne loue plus aux revenus en dessous du SMIC mensuel, pas plus qu’aux personnes qui ont des contrats de travail de courte durée, où à temps partiel.

 

Le logement social, manifestement, il ne faut plus y compter.

 

Avant la loi DALO, le maigre contingent préfectoral regroupait les logements aux loyers les moins chers et les revenus les plus bas y étaient automatiquement éligibles.

Aujourd’hui, l’Etat avec la loi DALO a décidé de réserver ce contingent aux dossiers reconnus positifs par des commissions de médiation. Des critères supplémentaires et restrictifs sont donc édictés, et le simple fait de ne pouvoir financièrement accéder à un logement décent dans le privé n’est plus suffisant pour prétendre à un logement HLM.

D’abord il faut réussir à constituer un dossier : disposer d’une adresse fixe, ou d’une domiciliation SDF. Or celles-ci sont distribuées au compte gouttes. Mais aussi prouver soi même la sur-occupation ou l’insalubrité. La moitié des dossiers sont donc refusés.

 

Et pour les « chanceux », DALO se révèle un label de plus qui ne mène pas au relogement.

 

Avec le RSA, on nous demande de chercher un emploi, et de prendre tous ceux qui se présentent, même quelques heures par ci par là, même sans accès à un mode de garde pour nos enfants. Mais il n’y même pas l’ombre dans cette réforme d’une mesure qui permettrait à tous les concernés d’accéder à un vrai logement

 

Des miettes d’emploi, des bouts de salaire et pas de vrai logement, pour les mal logés, voilà le résultat de l’addition DALO plus RSA.

 

« Au possible, nous sommes tenus » répétait Martin Hirsch, avant la mise en place du RSA, se fixant comme objectif l’éradication totale de la pauvreté, avec un premier palier en 2012..

 

Reloger tous les mal logés relèverait-il de l’impossible, dans un pays où des dizaines de milliards d’euros sortent du chapeau quand il s’agit de les verser aux banques ou aux grandes entreprises ?

 

Nous n’accepterons pas en tout cas que le seul « possible » qui nous soit proposé par la loi DALO et le RSA soit celui d’un emploi qui ne permette même pas d’accéder à un logement décent.

 

 

NOUS SOMMES VENUS EXIGER :

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE, PARCE QUE C’EST POSSIBLE, PARCE QUE C’EST LE MINIMUM

Sur la Loi DALO, d'autres articles du Collectif :

DALO : un tri selectif entre les mal-logés

Les Mal-logés en Colère au Secrétariat d'Etat au Logement

Martin HIRSCH interpellé par les Mal-logés en Colère

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14:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, dalo, rsa, martin hirsch, 104, hlm, logements | | |  Facebook

dimanche, 05 avril 2009

Mal logés:ICADE nous doit plus que le papier peint

Le 26 mars une centaine de mal logés en Colère ont occupé pendant plusieurs la Décothèque d'Icade, le promoteur immobilier de la Caisse des Dépôts et Consgnations. Cette action, comme la précédente occupation du siège du Pôle Logement Icade visait à dénoncer le profit réalisé par la société sur le dos des mal logés : celle-ci en effet vend aujourd'hui ses logements sociaux , en tire un bénéfice conséquent qui sera reversé d'une part aux actionnaires et d'autre part au Fonds Stratégique d'Investissement gouvernemental. Et ce sont des bailleurs sociaux qui sont contraints de racheter ces logements, qui sont donc payés deux fois par des fonds destinés au logement social !

Ci dessous, le communiqué diffusé lors de l'occupation et un article du Parisien relatant l'action.

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ICADE nous doit des logements

 

Après l'occupation du Pôle Logement d'ICADE, le 27 février,  les Mal Logés en Colère occupent aujourd'hui la « Décothèque » D'ICADE CAPRI, la fililale « Immobilier de prestige » de la société, par ailleurs filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations.


Lors de notre occupation du Pôle Logement, nous dénoncions la vente de ses logements sociaux par ICADE : en effet, ICADE, malgré des apparences bien entretenues n'est pas un promoteur comme les autres. ICADE est la résultante de la privatisation partielle de la SCIC, l'ex plus gros bailleur social contrôlé par l'Etat. C'est avec l'argent public, destiné à financer le logement social qu'ICADE s'est développé. Et aujourd'hui, l'actionnaire principal d'ICADE est toujours l'Etat à travers la Caisse des Dépôts et consignations. Les profits d'ICADE sont toujours reversés en partie à l'Etat, notamment ceux de la vente des logements sociaux, mais au lieu d'abonder les fonds du logement social , ils vont dans le Fonds d'Investissement créé pour renflouer les caisses des grandes entreprises « victimes de la crise » , et au passage les poches de certains dirigeants comme celui de Valeo.


Après l'occupation du Pôle Logement, nous avons été reçus par la direction d'ICADE, qui nous a affirmé sa « bonne volonté », sa « sensibilité aux urgences des mal logés », tout en précisant que la vente de ses logements HLM dégagerait la société de toute responsabilité dans ce domaine.


Ce n'est ni l'avis des locataires des logements promis à la vente, ni celui des mal logés : partout en Ile de France, et notamment à Paris et en très proche banlieue, la filiale de la Caisse des Dépôts construit des dizaines de milliers de m2 de bureaux de prestige et de logements privés, sur lesquels son profit est immense, comme l'atteste l'augmentation constante de ses bénéfices. Toutes ces surfaces auraient pu être occupées par les logements sociaux qui manquent comme jamais depuis la Seconde Guerre Mondiale


Aujourd'hui, nous occupons la Décothèque, ou ceux qui ont la possibilité financière d'acheter dans le privé chez Icade peuvent bénéficier de conseils de décoration intérieure.


Nous, les bas revenus qui ne pouvons pas nous loger ailleurs que dans le logement social, nous sommes venus dire aux dirigeants d'ICADE qu'ils nous doivent un peu plus que le papier peint.

 

le parisien Icade.jpg

 

23:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : icade, vente logements sociaux, caisse des dépôts et consignations, mal logés, hlm | | |  Facebook

 
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