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mercredi, 19 novembre 2008

Les mal logés occupent ICF- La Sablière

Le collectif Mal Logés en Colère a occupé  14 Novembre 2008 le bailleur social ICF Sablière 24, rue Paradis dans le 10ème arrondissement de Paris. Une centaine de mal-logés du collectif ont investi les locaux de cette société HLM, pendant plusieurs heures.

Cette action s'inscrit dans une campagne de pression sur les bailleurs sociaux : au mois d'octobre et novembre, nous avons occupé le siège d'Efidis, celui du Logement Français et celui de la SEMIDEP.

Comme le gouvernement, les bailleurs se réfugient derrière l'écran de fumée de la Loi DALO pour masquer la réalité : derrière la prétendue avancée constituée par cette loi, la politique de construction mais aussi d'attribution des logements sociaux n'a absolument pas changé.

La loi DALO instaure un tri scandaleux dans les demandeurs de logements, dont beaucoup sont déclarés non prioritaires par les commissions de médiation franciliennes ( 33 pour cent de dossiers rejetés à Paris, plus de 40 pour cent dans d'autres départements d'Ile de France). En effet les deux critères principaux l' « urgence » et le caractère « prioritaire » de la demande laissent la place aux interprétations les plus sévères d'autant plus que la charge de la preuve incombe au mal logé.

 

Les dossiers jugés « non prioritaires » par la commission sont écartés des propositions du contingent préfectoral : reste les appartements du un pour cent, de plus en plus inaccessibles, notamment aux travailleurs précaires, et les appartements librement attribués par les bailleurs qui se gardent bien de prendre les candidatures aux revenus trop modestes à leurs goûts.

Et pour ceux qui sont jugés « prioritaires », le résultat n'est dans l'immense majorité des cas pas différent. La loi DALO instaure trois candidatures pour chaque logement. Par conséquent les mal logés qui reçoivent des propositions sont certes plus nombreux qu'auparavant.

Mais la désillusion est encore plus grande, car pour deux familles sur trois, c'est évidemment un refus. Et de fait, dans ces commissions, les bailleurs imposent leurs critères habituels, notamment un revenu le plus élevé possible.

 

Ainsi, dans notre collectif, les propositions d'ICF se sont toutes soldées par un refus, malgré l'urgence reconnue de la situation.

Pourtant ICF a racheté plus de deux mille logements à la SAGI, société de la Ville de Paris.

Mais comme la plupart des bailleurs, ICF consacre une bonne part de ses nouvelles constructions à l'accession à la propriété, inaccessible aux classes populaires en région parisienne, surtout en ces périodes de restriction du crédit généralisée, et de baisse des revenus.

Le nombre de logements vraiment sociaux ( PLA-I et certains PLUS ) ne correspondent en rien aux besoins.

Que le droit au logement soit inscrit dans le marbre de la loi DALO ne change donc rien, aucun juge n'est en mesure d'attribuer des logements.

De toute façon, entre les barrages de la commission de médiation, et celui de l'accès au tribunal, peu nombreux seront les mal logés qui arriveront au terme de la procédure. De plus, les bailleurs ne sont absolument pas concernés par les obligations de la loi DALO, ni sur le contingent un pour cent, ni sur leurs contingents propres. Et celle-ci ne les empêche pas de toute façon de faire le tri et de ne répondre que marginalement à la demande, par le seul biais du contingent préfectoral, un peu plus de 2000 logements par an sur Paris, par exemple.

 

Les mal logés n'ont donc rien à attendre ni de la loi DALO, et seule la pression collective peut amener les bailleurs comme le gouvernement et les communes à accroitre l'offre en fonction des besoins réels.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

23:53 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : bailleur social, mal logés, hlm, icf-la sablière, dalo, logement | | |  Facebook

vendredi, 03 octobre 2008

Les mal-logés occupent DEXIA : "Rendez nous l'argent du logement !"

Une centaine de mal logés a occupés jeudi 2 octobre le siège de Dexia, 1, passerelle des Reflets à la Défense jusqu'en milieu de soirée.

Communiqué :

 

                                             OCCUPATION DU SIEGE DE DEXIA:  Rendez nous l'argent du logement !

 

dexia.jpgLe collectif Mal Logés en Colère occupe aujourd'hui le siège de Dexia , à La Défense pour exiger que l'argent du logement social revienne au logement social.Moins de quarante huit heures après avoir utilisé les fonds de la Caisse des Dépôts et Consignations, financeur principal du logement social,  pour renflouer Dexia, le gouvernement vient de confirmer la poursuite du pillage de l'argent du logement pour alimenter les banques privées,notamment en utilisant les excédents du livret A,  et l'achat de logements aux promoteurs sans aucune garantie sur les conditions de location ou de vente de ces logements
 
Si tous les journaux ont fait les gros titres sur l'effondrement de Dexia, et sur l'octroi de 3 milliards d'euros à la banque par la Caisse des Dépôts et Consignations, personne, ni au gouvernement, ni chez Dexia n'a expliqué ce qu'est exactement cette banque, son histoire et son rôle dans la destruction du logement social à bas prix.
Jusque dans les années 80, Dexia s'appelait CLP, une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, le principal financeur public du logement social, alimenté par des fonds publics. Le CLP servait directement à financer la construction de HLM, par des prêts accordés aux bailleurs sociaux et aux collectivités locales. C'était la possibilité d'intervenir concrètement sur le type de logements construits, son nombre.
 
Puis CLP a été privatisé et est devenu Dexia. Et  bien sûr les priorités ont changé : il ne s'agissait plus de répondre aux besoins en matière de logement à bas prix pour les personnes à revenus modestes ou très modestes, mais de faire de l'argent.
 
Dexia , aujourd'hui accorde des prêts essentiellement pour deux types de logement : les PLS , les logements sociaux les plus chers, inaccessibles aux pauvres et dont le loyer est beaucoup plus élevé que le vrai logement social, et du logement intermédiaire , c'est-à-dire réservé aux classes moyennes supérieures. Elle propose aussi aux bailleurs sociaux des prêts pour construire des logements en location vente, c'est-à-dire des logements qui peuvent bénéficier de fonds publics mais reviendront finalement dans le secteur privé.
 
Dexia fait donc partie des banques qui influencent la politique de logement public, dans le sens d'une raréfaction du logement bon marché, elle compte parmi les responsables de la crise du logement.
 
Aujourd'hui, la Caisse des Dépôts et Consignations , et l'Etat à travers elle investissent donc des milliards d'euros qui auraient pu servir au logement social pour un organisme dont la privatisation a déjà entrainé la baisse des vrais logements sociaux mis sur le marché.A titre de comparaison, les 3 milliards d'euros accordés à Dexia représentent la moitié des prêts à la construction de logements sociaux, toutes catégories confondues en 2006. Ces 3 milliards d'euros sont à mettre en lien avec les 452 misérables millions d'euros accordés par l'Etat au financement de nouveaux logements en 2006.
 
Mais Dexia, est aussi une banque qui participe à la privatisation de l'immobilier de l'Etat : elle est depuis l'année dernière actionnaire majoritaire d'Eterximmo une filiale du bailleur social contrôlé par la Caisse des Dépôts et Consignations, la SNI, société nationale immobilière. Au lieu de construire du logement et d'utiliser l'argent dégagé par la vente des biens immobiliers de l'Etat pour ce faire, la SNI s'associe avec Dexia pour créer une société chargée d'externaliser les biens immobiliers de l'Etat, Que vient faire le bailleur social de la Caisse des Dépôts et Consignations, déjà incapable de répondre aux besoins en matière de logement dans cette société aux côtés de Dexia ?
 
A chacune de nos actions, de nos manifestations, les représentants de l'Etat et de la SNI nous tiennent toujours le même discours : la situation économique est difficile, le logement social ne sort pas de terre par magie, le financement c'est très compliqué et très long, les banques ne prêtent qu'aux riches….
 
En vingt quatre heures, les actionnaires de Dexia qui ont fait du fric pendant des années grâce à la privatisation d'un outil au départ dédié à la construction de vrais logements sociaux, ont obtenu des milliards d'euros d'argent public , pendant qu'il nous faut attendre des années, lutter comme des chiens pour obtenir le minimum, un vrai logement.
 
Dexia a donc des comptes à nous rendre !
 
Collectif Mal Logés en Colère

18:36 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dexia, logement, hlm, caisse des dépots et consignation, sni | | |  Facebook

vendredi, 22 février 2008

Occupation de la RIVP par une centaine de Mal-logés en Colère !

2fa5b1db1958b63387879dfdb5569fe9.jpgLA RIVP EST UN BAILLEUR SOCIAL…
NOUS EXIGEONS DES LOGEMENTS !


La RIVP est aujourd’hui le deuxième bailleur social parisien contrôlé par la Ville de Paris, après l’OPAC. Sur les 56 000 logements de son parc immobilier, plus de 18 000 sont en loyer libre, c'est-à-dire totalement inaccessibles à l’immense majorité des demandeurs de logement parisiens.

Le scandale autour du directeur de cabinet de Christine Boutin, logé dans l’un de ces appartements n’a pas seulement mis en lumière le clientélisme et le double discours politique.

Il a surtout fait éclater une réalité intolérable pour les mal logés : les collectivités publiques gèrent des logements de luxe, des logements dont les loyers n’ont rien à voir avec ceux d’un bailleur social.

Aujourd’hui, à quelques semaines des élections, Pierre Castagnou, président de la RIVP et maire du 14ème arrondissement fait une annonce pour le moins contradictoire avec les ambitions affichées de l’équipe municipale sortante pour la prochaine mandature : d’un côté la promesse d’un effort sans précédent sur le logement social. De l’autre, les 18 000 logements de la RIVP vont, selon Pierre Castagnou garder leur statuts et donc rester inaccessibles aux Parisiens précaires et modestes. Pire certains vont voir leurs loyers s’aligner progressivement sur les prix du marché privé !

Comment les promesses de Bertrand Delanöe peuvent elles se réaliser concrètement ?, comment la production de vrais logements sociaux va pouvoir augmenter de manière significative, si la politique d’un des principaux bailleurs sociaux consiste à maintenir des loyers libres ? Même en cas de départ des occupants actuels, sur le tiers de son parc immobilier

La RIVP est elle un bailleur social destiné à répondre à la demande de logements à bon marché ou un propriétaire privé ? Un outil au service du logement social financé par l’argent public ou un vulgaire promoteur ? Car les logements à loyer libre ne sont pas le seul secteur ou l’activité de la RIVP ressemble étrangement à celle de n’importe quel investisseur immobilier : ainsi dans le 19ème arrondissement, l’un de ceux qui compte le plus de mal logés à Paris, dans un quartier ou les habitants pauvres ou modestes sont chassés par la flambée des prix , la RIVP achète 7000 m2 pour créer, des locaux commerciaux. Sur l’ensemble de l’opération, seuls 130 logements sociaux sont prévus contre 230 pour du privé ( Axentia et BNP Paribas ).

Il y a un an, lors de la prise de contrôle de la RIVP par la Mairie de Paris, les élus parisiens et le nouveau président de la société annonçaient leur intention de développer son rôle « d’acteur majeur du logement social » ( communiqué de la Ville du 19 septembre 2006 ). Plus d’un an après, on est loin du compte. D’ailleurs , le nouveau directeur du logement social , Serge Contat, exerçait anciennement la même fonction à l’ANAH ( Agence Nationale de l’Amélioration de l’Habitat ) dont le rôle principal consiste à organiser le financement des propriétaires privés, grands ou petits, sans contreparties sur la durée en termes de niveau de loyers.

Si la politique pratiquée par la RIVP lui permet réellement de répondre aux besoins des mal logés, fonction première des bailleurs sociaux, alors nous demandons à Mr Castagnou et à Mr Contat de le prouver en répondant immédiatement à nos besoins.


Collectif « Mal-Logés en Colère »

 

18:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, paris, rivp, loyers libres, hlm, castagnou, bolufer | | |  Facebook

 
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