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mardi, 26 mai 2009

Paris:Occupation de la direction de l'Enfance et de la Solidarité

dscf3456.jpgVendredi 15 mai, une centaine de mal logés en Colère occupent les bureaux de la Direction de l'Action Sociale, de l'Enfance et de la Solidarité.

Dans la capitale, le nombre de personnes en errance ne cesse d'augmenter. Bertrand Delanoe prétend lutter contre les marchands de sommeil et les hébergements indécents , notamment les hôtels meublés.

Mais si le nombre d'hôtels déclarés dangereux par la Préfecture de Police et donc non agrées pour un financement des nuitées par la Ville de Paris ne cesse d'augmenter, le nombre de mal logés lui aussi n'arrête pas de grimper.

La conséquence: de plus en plus nombreux sont ceux et celles qui n'ont plus accès à aucun hébergement et se retrouvent déchues de la qualité de "parisiens", qui leur permet l'accès aux prestations sociales, en vertu de règles toujours plus excluantes édictées par le Département de Paris.

Pour la plupart, le seul recours c'est le SAMU social , ses hébergements de très courte durée, et très vite, l'exil dans des hôtels pourris....de banlieue.

- on impose aux personnes en errance de rechercher elles mêmes un hôtel aux normes: mais les hôteliers ne répondent presque jamais positivement aux demandes des mal logés, si celles-ci ne sont pas assorties d'une garantie de paiement immédiate des services sociaux

- dans les immeubles classés insalubres, promis à la démolition, le relogement est garanti aux seuls locataires: les personnes hébergées, par exemple les parents ou les enfants majeurs de ces locataires ne sont pas concernés, et se retrouvent donc sans aucune solution quand l'immeuble est vidé.

- les hébergements publics sont soumis à des règles d'accueil complexes et ciblées: ainsi les centres maternels sont réservées aux femmes seules avec un enfant de moins de trois ans,lorsque l'enfant atteint les trois ans, la procédure d'expulsion est immédiatement déclenchée, et ce alors même qu'aucune proposition de relogement n'a été faite.

- au fronton de toutes les mairies d'arrondissement, il y a désormais des banderoles "Laissez les grandir ici" pour affirmer le "soutien de la majorité municipale aux familles sans papiers". Pourtant, alors que la loi indique que l'Aide Sociale à l'Enfance est destinée à protéger tous les enfants, le Département de Paris a décidé d'en exclure les familles sans titre de séjour et de les rabattre vers le SAMU Social. Celui-ci les balade d'hôtel en hôtel dans toute la grande couronne, ce qui les isole et les expose d'autant plus à une arrestation, et en tout cas leur interdit la stabilisation, préalable nécessaire à une éventuelle régularisation.

 

Ensemble, nous sommes venus refuser l'exclusion de centaines de milliers de Parisiens comme les autres !

Un logement pour tous, tout de suite

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16:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, hôtels, hébergements, samu social, droit au logement | | |  Facebook

mardi, 06 mai 2008

Le maire du 10ème envoie la police contre les mal logés , mais épargne les marchnads de sommeil

Ce matin soixante dix mal logés du collectif se sont fait expulser par les gardes mobiles de la mairie du 10ème arrondissement.C’est la deuxième fois en quinze jours.

Interrogé tout juste après sa prise de fonctions, Mr Rémi Ferraud nouveau maire du 10ème arrondissement déclarait à un journal parisien « Ma priorité c’est l’éradication de l’insalubrité « . Mais le mal logement s'éradique-t-il en expulsant les mal logés ?

A deux pas de la mairie , dans la rue Jarry des dizaines de familles vivent entassées dans plusieurs hôtels meublés.La suroccupation y est un problème général, qui à lui seul devrait justifier le relogement.


A l’hôtel Crystal, la situation n’ a fait qu’empirer ces derniers mois. Au début du mois d’octobre, un arrêté de péril frappe l’hôtel, la Ville de Paris cesse immédiatement d’assurer le financement de l’hbergement. Elle ne propose aux habitants que des hôtels tout aussi dégradés, et dans l’immense majorité des cas, en banlieue.

Les familles , Parisiennes de longue date, avec leurs enfants scolarisés dans l’arrondissement se mettent en lutte pour leur relogement. Malgré des promesses préélectorales, la Ville ne propose aucune solution stable. Et il faut tout l’hiver manifester, occuper, pour que l’électricité ne soit pas coupée, pour faire face aux tentatives d’expulsions sauvages de l’hôtelier.

Au printemps, les travaux sont faits, l’arrêté de péril concernait la façade : mais immédiatement, une autre injonction de travaux suit, les services sociaux refusent la reprise du financement.

Les élections sont passées, et les mal logés de la rue Jarry, leur détermination incommodent la mairie, qui a refait des propositions de changement d’hôtel, sans aucune garantie de stabilité, comme si il était inconcevable que des habitants du 10ème arrondissement soient relogés à Paris dans un vrai logement.

Désormais, les habitants de l’hôtels qu’ils viennent à la mairie à cinq, à dix ou à 60 sont expulsés par la police sans qu’un élu vienne leur parler.

L’hôtelier  a averti les habitants : la Mairie se désintéressant totalement du sort des familles, il s’estime autorisé à multiplier les pressions et les violences. Depuis quinze jours, il n’y a plus d’eau chaude, l’électricité est régulièrement coupée, les provocations physiques et verbales se multiplient .

Rémi Ferraud prend aujourd’hui une lourde responsabilité : la santé des enfants notamment est gravement menacée par cette situation, et le risque d’expulsion sauvage, comme celui de violences graves est permanent.

Les habitants et le Collectif Mal Logés en Colère vont poursuivre leur lutte pour le relogement de tous. Mais si les familles se retrouvent à la rue, si leur intégrité physique et morale est constamment menacée, la Mairie du 10ème arrondissement ne pourra pas se contenter d’accuser les marchands de sommeil. Quand des élus sont prêts à dépenser l’argent public sans compter pour mobiliser des cars de CRS contre les mal logés, mais refusent de se donner les moyens de reloger, ils se font objectivement le soutien de ces marchands de sommeil.

18:09 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, marchands de sommeil, rémi ferraud, hôtels, ville de paris, logement social | | |  Facebook

jeudi, 06 mars 2008

Paris:Les mal logés en colère s'invitent à la direction de la Politique de la Ville

Ce jour, environ soixante dix mal logés ont occupé pendant tout l'après midi la direction de la Politique de la Ville et de l'Intégration de la Mairie de Paris

Quelques jours avant les élections municipales, nous voulons rappeler  la réalité du mal logement à Paris, souvent éludée pendant cette campagne, où le bilan du maire sortant s'est résumé à répéter en boucles quelques chiffres, en en oubliant un, celui du nombre de demandeurs de logement qui a augmenté depuis 2001.

De fait des milliers de Parisiens, sont non seulement privés d'un logement décent, mais aussi de l'ensemble de leurs droits à cause de la politique sociale de Bertrand Delanoé


La politique de la Ville à Paris, ce sont par exemple les familles hébergées à l'hôtel qui doivent en permanence passer d'un hôtel à un autre, au gré des ruptures de financement décidés par les services sociaux selon l'état des hébergements, des familles où les enfants ne cessent de changer d'école, où la place en crèche quand il y en avait
une est perdue du fait des déménagements incessants.

La politique de la Ville, c'est aussi une bonne dose de poudre aux yeux: Bertrand Delanoé et son équipe n'ont cessé de mettre en avant l'avancée considérable constituée par les sous locations dans le privé mises en place avec des associations et censées remplacer les hôtels, mais pour l'instant cette expérience se résume à quelques dizaines
d'appartements, et en réalité,  ces sous locations , dans lesquelles on investit l'argent du logement social pour financer des locations privées ne remplacent pas les places en hôtel mais les vrais logements auxquelles les mal logés devraient normalement accéder.

La Politique de la Ville, c'est cette déclaration scandaleuse de Jean Yves Mano dans "Métro" il y a quelques jours: " Nous ne pourrons pas loger tout le monde " prévient l'adjoint au Logement. Qu'est ce que cela signifie ? Que les Parisiens modestes, qui n'ont d'autre solution que le logement social devront quitter leur ville ? La politique de la Ville, est donc faite d'exclusion des plus pauvres ?

Toutes ces questions, nous les avons posées pendant l'occupation à l'adjoint de Mr Lanvers, directeur de la structure. Celui-ci nous a donné une bien étrange réponse: tout ceci n'aurait rien à voir avec la Politique de la Ville ou l'Intégration.....A quoi sert donc cette direction, installée en grande pompe au coeur de la partie la plus pauvre du 19ème arrondissement si elle n'est pas là pour répondre aux problèmes des habitants de l'arrondissement qui compte le plus de mal logés dans tout Paris.

Elections oblige, nous sommes repartis avec une kyrielle de rendez-vous avec les interlocuteurs du logement et de l'action sociale ( a la direction de la politique de la Ville et de l'integration, ainsi qu'a la DASES)

Mais élections ou pas, nous resterons mobilisés et actifs pour que la future équipe municipale construise enfin les logements dont nous avons besoin!

19:16 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, Logement social, hôtels, municipales, Paris, Delanoe, action sociale | | |  Facebook

 
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