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samedi, 04 septembre 2010

Paris-Habitat OPH, premier bailleur social, jusqu'à quand ?

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'est rassemblé ce matin pendant plusieurs heures devant le siège de Paris Habitat, le premier bailleur social parisien.

Au vu du peu de réponses apportées par la direction générale, nous comptons bien réitérer.

Paris Habitat est , en quelque sorte le dernier grand bailleur social parisien où les demandeurs de logement ouvriers, précaires, chômeurs, les familles nombreuses, les familles monoparentales ont une chance de trouver un logement dont le montant de loyer ne plombe pas trop leurs maigres ressources.

Or, demandeurs de logement et locataires peuvent constater que la situation est en train de se dégrader.

Le nombre d'attributions est ridicule au regard de la demande. Les logements proposés sont de plus en petits: par exemple, les mères isolées se voient systématiquement attribuer des deux pièces, et donc pas de chambre pour elles, tandis que les enfants majeurs, même à charge sont de moins en moins pris en compte dans la taille du logement attribué. De plus en plus souvent, les logements sont livrés avec d'importants travaux de rénovation intérieure à la charge du nouveau locataire. Il devient quasi impossible d'obtenir un changement de logement, lorsque la famille s'agrandit.

Encore une fois, la crise du logement a bon dos: nous le dénonçons depuis longtemps, et cela se confirme, Paris-Habitat OPH, comme d'autres bailleurs s'oriente vers une politique qui diminue l'offre de nouveaux logements, et l'argent du bailleur est utilisé pour des intérêts qui ne sont pas ceux de ces usagers.

Deux exemples permettent de se faire une idée de la situation, et de la politique menée par la direction de Paris-Habitat OPH, sous l'égide de la Ville de Paris qui contrôle le bailleur.

Depuis trois ans, nous avons multiplié les actions concernant le nouveau siège social: jamais Paris Habitat n'a pu justifier le rapport entre le cout énorme de l'opération et son utilité. Aujourd'hui un rapport de la Cour Régionale des Comptes vient clore définitivement le débat: l'argument « écologique » ne tient pas , il n'y aura finalement pas d'économie d'énergie. L'argument de l'espace nécessaire aux salariés non plus, puisque Paris-Habitat OPH est obligé de recourir à la location de bureaux supplémentaires. Et ce ne sont pas les quelques logements sociaux construits sur l'ancien siège qui peuvent cacher la facture finale comprise entre 45 et 55 millions d'euros, lesquels auraient pu permettre bien des opérations de logements à bas prix.

Ce qui est fait est fait, mais les demandeurs de logement n'ont désormais aucune raison d'accepter les sempiternelles justifications de leur bailleur social qui voudrait bien faire plus en matière de logement mais n'en aurait pas les moyens.

Ces moyens vont effectivement se raréfier dans les années qui vont venir, mais parce que les caisses du bailleur, alimentées par les loyers et les fonds public sont siphonnées par la Ville de Paris.

En 2005, la SAGI, un autre bailleur parisien est démantelée en plusieurs morceaux: les logements sociaux proprement dit reviennent à la RIVP, la SNI devient majoritaire dans le capital et gère l'immobilier d'entreprise et les bureaux. Paris-Habitat OPH, lui devient gestionnaire pour le compte de la Ville de Paris de 16 000 logements « intermédiaires », inaccessibles aux classes populaires.

En résumé, Paris-Habitat OPH perçoit les loyers mais reverse de l'argent directement à la Ville de Paris.

Or c'est une très mauvaise affaire pour Paris-Habitat OPH: en effet, celui-ci récupère un patrimoine où des travaux très importants doivent être faits, notamment en ce qui concerne la rénovation des installations électriques. Et la convention signée avec la Ville de Paris implique tout simplement que les loyers perçus par Paris-Habitat OPH pour ces logements seront à terme inférieurs à ce que le bailleur social devra dépenser, entre le versement d'argent à la Ville et les travaux d'entretien !

Le résultat global de cette politique est simple: petit à petit, Paris-Habitat PH dispose de moins en moins de fonds propres pour la mise sur le marché de nouveaux logements, et pour pratiquer des loyers à bas prix.

La situation était déjà catastrophique, le premier bailleur social ne répondait déjà pas aux besoins des demandeurs de logement, 120 000 au moins: elle va empirer.

Nous ne comptons pas laisser faire, nous ne comptons pas laisser détruire le dernier grand bailleur social adapté à nos besoins !

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE.

Voir également :

Vente du siège de Paris Habitat, une affaire bien opac

La RIVP n'est toujours pas un bailleur social

 


Paris-Habitat OPH menacé, le logement social en danger

par HLMPOURTOUS.

12:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, commission, jean yves mano, sagi, manifestation, hlm | | |  Facebook

vendredi, 11 décembre 2009

VIDEO: la ballade parisienne des mal logés

Le 10 décembre 2009, le Collectif des Mal loges en Colère met la politique de la Ville de Paris en matière de logement social à l'épreuve des faits: perturbation d'une inauguration spectacle de quelques logements sociaux dans la mer du mal logement par les élus, puis intervention au siège de Paris Habitat OPH, dont l'adjoint au Logement Jean Yves Mano est également le président.

La réponse des élus de la Ville de Paris à nos problèmes ? Police partout, logement nulle part !

Cependant, l'évacuation n'empêche pas la manifestation devant le siège du premier bailleur parisien de se poursuivre une bonne partie de l'après midi.

Nous exigeons toujours:

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

 

Voir le communiqué complet en cliquant ici

Paris : la ballade des Mal-logés en Colère

envoyé par HLMPOURTOUS.

11:42 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : jean yves mano, paris habitat, rivp, batigère, delanoe, mal loges, collectif | | |  Facebook

jeudi, 10 décembre 2009

Un journée de lutte contre la politique du logement de la Ville de Paris

Mal-Loges-Paris-Habitat.jpg

Ce 10 décembre, Jean Yves Mano , adjoint au Logement de la Ville de Paris se livre à son activité principale: inaugurer les rares logements sociaux réellement construits dans la capitale et tenter de faire passer l'exception pour la règle.

Mais le Collectif des mal logés en Colère est là, avec des chiffres et des faits qui démontrent que la politique menée par la Ville et les bailleurs est bien une des causes principales du nombre de demandeurs de logements, qui n'a cessé d'augmenter depuis 2001, pour atteindre 110 000 mal logés recensés cette année.

Oui, ici 16 nouveaux logements vraiment sociaux voient le jour, rue Dupetit Thouars dans le 3ème arrondissement, construits par Batigère.
Mais si nous ne sommes toujours pas relogés, c’est que ce type de programmes est bien rare.

Mais sur 63 000 logements actuellement détenus et gérés par Batigère, seuls 2000 sont des logements très sociaux, qui correspondent aux revenus des familles aux salaires modestes, des jeunes précaires , des travailleurs à temps partiel, des parents isolées, des retraités.
En 2008, Batigère n’a produit que 28 logements très sociaux sur toute la France, et n’indique même pas combien dans la capitale.

Mais Batigère a aussi vendu 421 logements sociaux en 2008, et sur son site, les offres de location en proche banlieue affichent un loyer d’environ 900 euros pour un deux pièces. Est-ce du logement social ?

Oui, au cœur du 3ème arrondissement de Paris, 16 logements vraiment sociaux seront bientôt terminés.

Mais le maire du 3ème arrondissement Pierre Aidenbaum est également le président du deuxième bailleur social parisien : la RIVP.

La RIVP affiche 1500 logements financés en 2008, moins de 12 % de logements vraiment sociaux (PLA-I) pour 27 % en PLS, les plafonds de loyer les plus hauts. Et logement financé ne signifie pas logement construit, en réalité seul 375 logements sont neufs (25%), le reste consiste en logement rachetés, occupés ! Et les nombreuses places de foyer comptent comme de vrais logements dans les chiffres : dans les faits la majorité des PLA-I sont des hébergements précaires !

LA RIVP n’a donc attribué que 39 logements de type PLA-I  en 2008, alors que 70 % des demandeurs de logements parisiens ont des ressources correspondant à cette catégorie. Par contre, 293 logements de type PLS, les logements sociaux le plus chers ont trouvé preneur, et 610 en loyers libres !

Cette réalité là, les bailleurs comme la Ville les dissimulent sous le chiffre de 40 000 logements sociaux « produits » pour la deuxième mandature. Mais dans ces quarante mille logements, combien répondent vraiment à nos besoins, en urgence ?

Ce 10 décembre, Jean Yves Mano, comme lors de notre dernière intervention dans le 18ème arrondissement finira par renoncer à son inauguration et regagner son bunker de l'Hôtel de Ville, plutôt que d'affronter la colère des mal logés. Mais son mépris ne nous empêchera pas d'enchainer immédiatement sur une occupation du siège de Paris Habitat dont il est également président.

Nous n'avons en effet toujours pas eu de réponses aux questions sur le coût du nouveau siège de ce bailleur, questions posées lors d'une précédente occupation, malgré un engagement écrit de la Vice-Présidente Isabelle RUEFF.

L'adjoint au Logement et président de Paris Habitat recourra finalement à l'évacuation policière , mais nous continuerons à faire le siège du premier bailleur de la Ville de Paris, une bonne partie de l'après midi !

 

Voir la vidéo en cliquant ici


UN LOGEMENT POUR TOUS ! MAINTENANT

 

mal-loges-Paris.jpg

21:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat, collectif mal logés, jean yves mano, delanoe, rivp, mairie 3ème | | |  Facebook

 
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