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vendredi, 05 février 2010

La Caisse des Dépôts et Consignations occupée par les mal logés

Ce jeudi 4 février se déroulait , au siège de la Caisse des Dépôts et Consignations, 15 quai Anatole France, à Paris un colloque sur " Les Politiques de l'Habitat" à l'épreuve des réformes(http://www.rafhael.org/agenda/doc2010/janvier/acteurs_habitat.pdf )

70 mal logés en colère se sont invités en début d'après midi à cette réunion ou intervenaient notamment des élus du Conseil Régional, des élus parisiens, dont l'adjoint au Logement Jean Yves Mano, mais aussi les dirigeants de la Caisse des Dépôts, le financeur étatique du logement social.

Une nouvelle fois, nous avons fait entendre, collectivement et bruyamment, notre colère face à la destruction du logement social en cours: vente du parc HLM, multiplication des solutions précaires et couteuses ( sous locations associatives, hébergements toujours temporaires...), investissement massif dans le logement intermédiaire et l'accession à la propriété inaccessibles à la majorité des demandeurs de logement.

Le secrétaire de la Caisse des Dépôts et Consignations, Louis Quetier s'est engagé rapidement et par écrit à une rencontre avec le collectif. Mais nous exigions aussi de rencontrer le "directeur régional et interdépartemental de l'hébergement et du logement en Ile de France", annoncé au colloque. Confrontés directement aux ruptures sèches d'hébergement, à l'errance urbaine, nous pensions avoir trouvé LE responsable compétent !

Mais très embarrasé, Mr Delorme nous a expliqué n'être qu'un "simple fonctionnaire", et directeur d'une structure...qui n'existe pas pour l'instant !Sauf dans les opérations de communication, manifestement.

Après plusieurs heures de négociation, c'est donc le Préfet de Paris Claude Kupfer qui s'est engagé à nous recevoir dans les jours qui viennent.


Ci dessous le communiqué diffusé sur place.


Photos et vidéos à venir.

NOUS NE LAISSERONS PAS DETRUIRE LE LOGEMENT SOCIAL

Nous nous invitons aujourd'hui au colloque organisé par la Caisse des Dépôts et Consignations, le financeur étatique du logement social.

Ce colloque traite des « politiques de l'habitat à l'épreuve des réformes en cours », et s'intitule «  Quoi de neuf , acteurs ? » Les mal logés ont été malencontreusement oubliés dans les invitations, nous sommes pourtant parmi les principaux acteurs de ce débat.

 

Et à la question « Quoi de neuf ? », nous répondons « Rien, c'est pire ».

Comme tous les ans, la Fondation Abbé Pierre a rendu son rapport sur le mal logement, et comme tous les ans, les responsables politiques et institutionnels, ont annoncé dans la foulée, comme Benoist Apparu, des « réformes profondes » pour lutter contre ce fléau social.

En 2007, la « réforme profonde » s'appelait Loi DALO. Le nombre de demandeurs de logement social a continué à augmenter, mais un tri statistique a été fait entre les mal logés dit « prioritaires »  et les autres. Tri purement formel, puisqu'en Ile de France, le nombre de relogements effectif n'a pas augmenté, il a même baissé sur Paris. Les heureux titulaires du label DALO n'ont donc pour la plupart obtenu qu'un...label DALO.

En 2008, on nous annonçait, plus aucun SDF à la rue, plus aucune rupture d'hébergement : mais le nombre de morts dans la rue n'a pas baissé, les expulsions d'hôtels meublés continue, et les centaines de milliers de personnes hébergées de manière précaire chez des tiers sont laissées à l'abandon.

En 2009, Mme Boutin promettait l'arrêt des expulsions. En ce mois de février, nombre d'entre nous attendent déjà avec angoisse la fin du mois de mars.

En 2010, Mr Apparu nous annonce « un nouvel outil statistique de décomptage du mal logement ». Peut-être ignore-t-il qu'il existe des fichiers recensant très exactement le nombre de demandeurs de logement social, et que s'y trouvent, dans le détail, l'exposé de nos problèmes particuliers.

Il annonce aussi le rachat de logements privés pour en faire des logements gérés par des associations. Des sous locations donc, ni de vrais logements sociaux ni de vrai bail.

Trois mille sous locations, contre 10%du parc HLM promis à la vente.

Si nous venons à la Caisse des Dépôts et Consignations, c'est parce que c'est ici que se décide et se gère la politique du logement social, loin du rythme médiatique et politique.

La SNI, le bailleur social de la Caisse des Dépôts vient ainsi de vendre trois cent logements à Boulogne au privé, pendant que le Ministre annonce des achats pour plus tard. La SNI vient aussi d'investir des milliards pour racheter le parc de logements sociaux d'ICADE, déjà financé par de l'argent public, permettant aux actionnaires privés de cette société d'engranger 600 millions d'euros. Parallèlement, ce sont seulement six cent vingt quatre autres millions d'euros qui seront investis cette année par l'Etat dans l'aide à la pierre directe.

Comment cette politique pourrait-elle permettre de mettre fin au mal logement ? Nous sommes venus poser la question collectivement aux responsables de la Caisse des Dépôts, mais aussi au Directeur régional et inter-départemental de l'hébergement et du logement en Ile-de-France, représentant de l'Etat dans ce débat.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

Sur le même sujet, voir aussi :

La SNI joue au promoteur immobilier

ICADE fait du profit avec la vente de logements sociaux !

 

 

12:44 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : caisse des dépôts, apparu, logement, mal logés, sni, icade, hébergement, vente logements sociaux | | |  Facebook

vendredi, 29 janvier 2010

Vidéo : Logement social: BATIGERE voit l'avenir en bleu

Batigere fait partie des bailleurs sociaux qui appliquent fidèlement la politique de destruction du logement social: le groupe vend plusieurs centaines de HLM par an. Ces dernières années , il a aussi participé à de nombreuses opérations de démolition de l'ANRU.

En guise de production de logements à bas cout accessibles à tous, la filiale "très sociale"de BATIGERE annonce ....13 nouveaux logements cette année.

Les mal logés  ont donc de très bonnes raisons de venir crier leur colère chez BATIGERE: une première occupation a eu lieu le 8 janvier 2010, au siège du groupe dans le 17ème arrondissement. Après plusieurs heures de négociation, la direction générale s'engage par écrit à un rendez-vous de travail le 28 janvier.

Ce jour là, le siège est totalement fermé , même les salariés ne peuvent entrer. Le directeur général est absent et son adjoint refuse de recevoir la délégation du collectif, voulant choisir une seule personne en son sein. Il nous informe que le groupe a pris ses précautions, et qu'aucune nouvelle occuaption ne sera possible, qu'il s'agit donc du "rendez-vous de la dernière chance".

Le lendemain, nous sommes des dizaines à investir la filiale "Le Logement Urbain". La direction générale est contrainte de venir sur place, mais exige cette fois notre sortie des lieux, pour entamer la discussion.

Nous sommes mal logés, mais pas idiots.

Le bailleur social prend donc la décision d'ordonner une évacuation policière. Sans doute pas assez violente à son gout, puisqu'une fois ramenés à l'extérieur du bâtiment par les CRS, nous sommes soumis sur sa demande à un contrôle d'identité collectif !

Le métier de bailleur social exige une certaine connaissance du mal logement, dont la direction de Batigère semble totalement dépourvue.

Les humiliations et l'intimidation n'ont jamais arrêté la lutte des mal logés, parce que la lutte est la seule solution pour sortir de l'enfer quotidien de l'errance, de la suroccupation, des taudis et des expulsions.

Nous ne laisserons pas détruire le logement social.

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

 

23:28 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : batigère, logement urbain, mal logés, vente logements sociaux | | |  Facebook

vendredi, 11 décembre 2009

VIDEO: la ballade parisienne des mal logés

Le 10 décembre 2009, le Collectif des Mal loges en Colère met la politique de la Ville de Paris en matière de logement social à l'épreuve des faits: perturbation d'une inauguration spectacle de quelques logements sociaux dans la mer du mal logement par les élus, puis intervention au siège de Paris Habitat OPH, dont l'adjoint au Logement Jean Yves Mano est également le président.

La réponse des élus de la Ville de Paris à nos problèmes ? Police partout, logement nulle part !

Cependant, l'évacuation n'empêche pas la manifestation devant le siège du premier bailleur parisien de se poursuivre une bonne partie de l'après midi.

Nous exigeons toujours:

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

 

Voir le communiqué complet en cliquant ici

Paris : la ballade des Mal-logés en Colère

envoyé par HLMPOURTOUS.

11:42 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : jean yves mano, paris habitat, rivp, batigère, delanoe, mal loges, collectif | | |  Facebook

 
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