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jeudi, 05 février 2009

Des mal logés trainés au tribunal par la Pérfecture: occupation du Pacte de Paris

Une centaine de mal logés ont occupé aujourd'hui le Pacte de Paris, un opérateur privé financé par la Préfecture et la Mairie pour "résorber" l'insalubrité": dans les faits, il s'agir surtout d'offrir aux propriétaires des subventions avantageuses pour des travaux, sans garantie de relogement pour les occupants.

Nous étions là pour exiger le retrait d'une assignation en justice de la Préfecture à l'encontre d'une famille mal logée: celle-ci exige un vrai relogement et pas des travaux "palliatifs" inefficaces pour le traitement du plomb, dans un immeuble ou d'autres logements ont déjà été traités, et ou le plomb est toujours présent.

Nous avons rappelé au directeur du Pacte de Paris, que le saturnisme est une maladie de la misère et des taudis, une parmi d'autres tout aussi dangereuses. Aujourd'hui, ce sont la Préfecture , la mairie et le Pacte qui décident seuls des immeubles et des logements à diagnostiquer, et les signalements des mal logés eux même ne sont jamais suivis d'actions.

Comme les constats d'insalubrité entrainent l'obligation de relogements urgents par la Préfecture et la Ville, ceux ci sont délivrés au compte goutte, et des dizaines de milliers de personnes continuent à croupir dans des taudis non recensés.

Assez de travaux bidon!

Assez de temps perdu!

Des logements maintenant

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Communiqué diffusé sur place

 

Occupation du Pacte de Paris : le seul palliatif à l'insalubrité c'est le relogement.

 

Alors que la Préfecture vient d'assigner en justice une mère de famille du collectif qui refuse des travaux dits palliatifs dans un taudis insalubre du 10ème arrondissement, une centaine de mal logés occupent  le Pacte de Paris,28, rue Tronchet,  chargé de la résorption de l'insalubrité par la Préfecture et la Ville.

 

Depuis des années, la Préfecture et la Ville, au lieu de reloger immédiatement les occupants des logements oùl la présence de plomb est avérée, se contentent de « travaux palliatifs » qui consistent à apposer un revêtement dégradable sur les « parties accessibles « .On cache la misère et on ferme les yeux sur le vrai problème, le mal logement.

 

La Préfecture accuse les familles qui refusent ces travaux de mettre sciemment en danger la vie de leurs enfants, pour obtenir un relogement plus vite.

Cette accusation est non seulement insupportable, mais elle masque la réalité, à savoir l'inefficacité des politiques « palliatives «  dans le traitement de l'exposition au plomb, Et aux autres maladies de l'insalubrité.

 

L'exposition au plomb est rarement la seule source d'insalubrité dans un logement : en Ile de France, dans plus de la moitié des dépistages positifs chez l'enfant, le logement de la famille est dégradé et insalubre, et dans 87 pour cent des cas, le foyer vit en état de suroccupation. ( étude de l'INVS juillet 2008)

 

Ces deux critères ont été avant même le vote de la loi DALO, des critères légaux de relogement urgent et prioritaire : l'exposition au plomb est donc d'abord le résultat de l'inaction de l'Etat et des pouvoirs publics.

 

Ceux-ci ont fixé arbitrairement un seuil au-delà duquel la quantité de plomb dans le sang présenterait des effets toxiques durables : or des études menées en France et dans le monde entier concluent que ce seuil de 100 micro unités n'a aucune valeur scientifique et universelle : des déficiences mentales, dans la concentration, dans les compétences établies par les tests de QI, mais aussi des problèmes physiques, notamment d'équilibre et de perception des couleurs ont été constatés bien avant ce seuil.

 

De plus, la contamination des adultes, contre laquelle aucune mesure n'est prise, notamment en cas de travaux dans les immeubles, ou seules les familles avec de jeunes enfants sont déplacées, n'est pas sans risques sur la santé : et notamment, pour les femmes, puisque le plomb se fixe définitivement sur les os et passe dans le placenta en cas de grosesse.

 

Et si des mal logés refusent les travaux dits palliatifs , c'est tout simplement parce qu'ils n'ont pas d'efficacité durable dans les taudis. Ce ne sont pas les mal logés qui l'affirment mais la circulaire prise à la suite de la loi de 98 qui a rendus ces travaux obligatoires, mais pas l'obligation de relogement.

 

Extrait de la circulaire d'application de la loi contre l'exclusion de 1998, articles relatifs aux mesures obligatoire en cas de déppistage plomb positif

 

Les dégradations des peintures (cloquage, écaillage, faïençage, fissuration, chocs...) ont des origines souvent plus graves comme le vieillissement général du bâti, associé à un défaut d'entretien, des problèmes d'humidité, d'infiltration ou de remontées capillaires, de condensation.
Les travaux dits palliatifs n'ont pas pour but de traiter les causes profondes des dégradations mais de stopper le processus d'intoxication en mettant une barrière entre les éléments toxiques et les occupants. C'est pourquoi ils n'offrent pas, a priori, de garantie de durabilité.

 

 

Nous avons la preuve pratique de l'inefficacité de ces travaux, dans plusieurs immeubles

-Au 24, rue Louvel de Tessier dans le 10ème, un appartement déjà traité, est soumis aujourd'hui à de nouveaux travaux, à peine un an après les premiers

-Au 211, rue Saint Maur, le taux de plomb dans le sang de certains enfants a continué à grimper après ces travaux. Selon l'étude de l'INVS de juillet 2008 , au moins 10 pour cent d'enfants auraient ce problème dans des logements récemment traités, et il ne s'agit que des enfants contrôlés régulièrement, c'est-à-dire ceux dont le taux de plomb dans le sang est déjà supérieur à 100 mg.

 

 

Voilà pourquoi les familles refusent, non pas les travaux en eux même, mais le traitement dégradant qui consiste à les sortir quelques jours de leurs taudis, à poser une couche de papier puis à les laisser livrées à elle-même et à tous les dangers de l'insalubrité.

 

Nous occupons donc aujourd'hui le Pacte de Paris, principal opérateur de la résorption de l'insalubrité dans la capitale, pour dénoncer l'inefficacité totale de cette politique, pour exiger le relogement immédiat de tous les mal logés victimes de l'insalubrité.

 

Nous n'acceptons pas que la Préfecture pousse le cynisme et la provocation jusqu'à assigner au tribunal une famille dont le dossier a été considéré comme urgent et prioritaire par la commission de médiation DALO, et pour laquelle l'Etat ne respecte pas sa propre obligation de relogement immédiat.

 

Un taudis repeint reste un taudis

Nous voulons de vrais logements maintenant !

21:14 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : pacte de paris, insalubrité, saturnisme, mal logés, dalo, anah | | |  Facebook

jeudi, 04 décembre 2008

Aubervilliers: pas de logement social pour les retraités

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RASSEMBLEMENT DU COLLECTIF DEVANT LE SERVICE LOGEMENT D'AUBERVILLIERS

 

Cemardi, les Mal Logés en Colère étaient presque une centaine à s'être rassemblés devant le service logement de la Mairie d'Aubervilliers (93) en solidarité avec un retraité, pour qui nous avions obtenu un rendez vous afin que son dossier soit examiné.

Encore une fois, nous avons pu constater que tous les moyens sont bons pour ne pas reloger, et notamment l'utilisation de l'"urgence" et des "priorités ".

Le responsable du service logement a en effet clairement expliqué que les retraités n'étaient pas prioritaires, dans la mesure ou ils ne sont pas à la rue. Peu importe que la cherté des loyers du privé les oblige à vivre en colocation, et que l'importance dans leur budget du cout du logement les laisse ensuite dans la misère, pour la mairie, ce n'est pas du mal logement !

Nous refusons ce tri écoeurant fait entre les situations: le logement social est un droit pour toutes les personnes aux revenus modestes, pas une aumône qui serait accordée uniquement en fonctions des urgences que les élus veulent bien reconnaitre. Devoir se priver de tout pour payer le loyer d'un appartement ou l'on est obligé de cohabiter à plusieurs, c'est aussi être mal logé.

Par notre présence collective, nous avons montré à la Mairie que nous refusons la division, le chantage permanent qui consiste, pour les hommes politiques , à utiliser les situations les plus dramatiques pour légitimer leurs refus de relogement. Dans notre collectif, les SDF, les habitants des hôtels et des taudis, ceux qui payent des loyers hors de prix comme ceux qui sont hébergés en foyer ou chez des proches, luttent ENSEMBLE, pour UN LOGEMENT POUR TOUS

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15:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : aubervilliers, mal logés, logement social, priorité dalo, retraité | | |  Facebook

jeudi, 20 novembre 2008

Les mal Logés en Colère chez Domaxis

 

 

 

Après EFIDIS, ICF-LA SABLIERE, la SEMIDEP et Le LOGEMENT FRANÇAIS, une centaine de mal logés en colère ont occupé aujourd’hui le siège de DOMAXIS, un autre bailleur « social » très implanté en Ile de France.

 

La loi DALO n’a rien changé : peu de dossiers reconnus prioritaires et encore moins de logements attribués aux foyers modestes, surtout en Ile de France et encore plus dans la petite et moyenne couronne.

 

Le gouvernement ne construit pas assez, les bailleurs non plus, et surtout leurs activités sont de moins en moins tournées vers le logement social à bon marché, accessible à tous.

 

Domaxis, au travers de ses filiales PAX PROGRES PALLAS et LES TROIS VALLEES est un bon exemple de ce délaissement des besoins réels des mal logés.

 

Ainsi, PAX PROGRES PALLAS possède près de 10 000 logements, et en attribue environ 1200 par an sur toute l’Ile de France. Mais elle n’a accepté d’en mettre que 41 dans le dispositif des accords collectifs réservé aux foyers en insalubrité, menacés d’expulsion ou aux revenus très modestes. Trois Vallées affichait l’objectif « ambitieux » de 117 logements, elle n’en a finalement attribué que la moitié.Rien d’étonnant à ce que ce dispositif soit en état de saturation permanente.

 

Et si on regarde les quelques programmes neufs mis sur le marché par le DOMAXIS, on se rend compte que la société a une stratégie simple : les quelques logements bon marchés ( PLUS construits par Trois Vallée se situent en très grande couronne, alors que le programme de Boulogne ne comporte que du PLS, dont les niveaux de loyer conviennent aux classes moyennes. Quand à PAX PROGRES PALLAS, plus « sociale », elle n’aura mis sur le marché qu’une centaine de vrais logements sociaux en petite couronne en 2006 , à peine le tiers en logements très sociaux.

 

Par contre, les initiatives en loyers libres, ou en accession à la propriété foisonnent, alors qu’elles ne correspondent ni au besoin des mal logés franciliens, et ne sont absolument pas du logement social, ce qui devrait être la seule vocation d’un bailleur qui se vante par ailleurs de sa bonne santé financière !

 

Cinquante lois DALO ne changeront rien à la situation des mal logés dans ce contexte, et avec des politiques qui accélèrent la raréfaction du logement social.

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

21:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : logement social, domaxos, dalo, accesion à la propriété, mal logés | | |  Facebook

 
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