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jeudi, 05 avril 2012

Dans le 10ème arrondissement, les mal-logés maintiennent la pression !

mal logés, 10ème arrondissement, rémi ferraud

Malgré les milliers de dossiers en attente dans le 10ème arrondissement, le maire Rémi Ferraud se refuse à prendre la mesure du problème: même là ou du foncier est disponible pour construire du logement social neuf, comme sur les terrains qui vont être libérés du fait de la destruction d'une partie de l'hôpital Lariboisière, la municipalité en accord avec l'AP-HP a choisi de vendre au privé !

Comment s'étonner dans ces conditions que le mal-logement s'aggrave et que les demandeurs de logement restent sans solution ?

Rémi Ferraud, faute de réponses concrètes tente de jouer l'usure: une centaine d'entre nous avaient été évacués en janvier dernier de la mairie sans la moindre négociation.

Nous sommes donc revenus manifester ce matin pendant plusieurs heures !


                         Paris :  des mal-logés manifestent... par HLMPOURTOUS

15:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, bertrand delanöe, mal-logés, insalubrité, expulsions, dalo, crise du logement | | |  Facebook

jeudi, 15 mars 2012

Occupation de la CAF: trois mal-logés interpellés en plus d'être privés d'allocations

Ce 15 mars, une centaine de mal-logés occupait une antenne de la CAF de Paris, rue du Pot de Fer, dans le 5ème arrondissement.

A la suite de l'occupation, et après évacuation, trois mal-logés, dont deux femmes ont été interpellées par la police sur plainte de la CAF et sont actuellement au commissariat du 6ème arrondissement.



En ce jour de reprise des expulsions, il s'agissait pour nous de dénoncer une mesure qui risque justement d'entraîner des milliers de procédures d'expulsions dans les mois qui viennent.

La CAF de Paris a en effet décidé de supprimer les allocations logement à toutes les familles et personnes vivant en suroccupation dans leur logement, faute d'accéder à une autre solution. Dès le mois de mai, les premières suppressions seront effectives, condamnant les concernés à ne plus pouvoir payer des loyers souvent très élevés.

Le comble, c'est que la CAF repère manifestement les personnes concernées lorsque celles-ci sont reconnues prioritaires au titre du DALO sur le critère de suroccupation ! Non seulement l'Etat ne respecte pas son devoir de relogement mais il se sert des fichiers DALO pour pénaliser doublement les mal logés ! Interrogée par les médias, la direction de la CAF de Paris n'a pas démenti les faits ( voir dépêche AFP ci-dessous )

 Deux de  mal-logés interpellés sont en tout cas directement concernés par cette suppression des allocations logement, et vivent par ailleurs dans l'insalubrité.

 Non contente de les priver de leurs droits, la CAF tente donc l'intimidation et la répression: accusées de dégradations et de violences inexistantes, ces personnes , désignées par le responsable de la CAF, sont celles qui tenaient le mégaphone et la banderole pendant l'occupation de la CAF.


Nous exigeons évidemment leur libération immédiate et continuerons nos actions jusqu'à ce que la CAF de Paris renonce à supprimer leurs allocations aux mal-logés



Fin de la trêve d'hiver : des mal-logés occupent... par HLMPOURTOUS


La dépêche de l'AFP

Un collectif de mal-logés a occupé aujourd'hui pendant quelques heures une caisse d'allocation familiale (CAF) de Paris, pour dénoncer selon eux la suppression d'allocations logement à des foyers reconnus prioritaires Dalo (droit au logement opposable), a-t-on appris de sources concordantes.

La CAF de Paris n'a pas pu confirmer ni infirmer les accusations des militants.
Un centaine de militants selon la police ont finalement été évacués du centre de gestion de la CAF du 5e arrondissement sans avoir pu rencontrer un responsable, ont-ils expliqué à l'AFP.

Deux personnes de la CAF ont été légèrement blessées lors de l'occupation, et trois militants du collectif ont été interpellés, a-t-on appris de source policière.
Les manifestants protestaient contre "une mesure qui risque, selon eux, d'entraîner des milliers de procédures d'expulsions dans les mois qui viennent".

Ils affirment que la CAF de Paris a "depuis cet hiver, lancé une vague de procédures de suppression des allocations logement, procédures qui vont aboutir au début du mois de mai, juste après les élections".

Cette suppression des allocations logement concerne notamment "des foyers qui ont été reconnus prioritaires Dalo pour cause de suroccupation, un cas de mal-logement très fréquent dans la capitale, ou la cherté des loyers et les difficultés d'accès au logement social condamnent beaucoup de gens à rester entassés à plusieurs générations dans des logements trop petits", affirme un communiqué du collectif.

Or, "légalement, les allocations logement sont conditionnées à une surface minimum de 9m2 par personne: mais jusqu'ici la CAF ne pénalisait pas les allocataires, dont l'agrandissement du foyer ne permettait plus de remplir cette condition", ajoute le collectif.

Sont également concernés par les suppressions des allocations logement, des familles reconnues prioritaires Dalo pour des logements insalubres, a également précisé à l'AFP, Elie Simon, un porte-parole du collectif.

La CAF de Paris a indiqué à l'AFP que "les conditions d'accueil en matière de sécurité et de confidentialité n'étant pas respectées, le centre a dû être fermé". 

Elle ajoute, que "le collectif, qui a envahi le centre de gestion de la CAF de Paris n'ayant communiqué aucun élément sur des dossiers susceptibles d'être vérifiés, la CAF de Paris ne peut à l'heure actuelle ni confirmer ni infirmer les dires des occupants".


20:45 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, expulsion, caf, paris, mal-logés, allocation logement | | |  Facebook

jeudi, 15 décembre 2011

Saint-Denis : les marchands de sommeil expulsent, la mairie s'en prend aux mal-logés.

Depuis quelques jours une centaine de familles hébergées dans deux hôtels de la Rue Jesse Owens, à Saint-Denis sont confrontées à une énième tentative d'expulsion illégale de la part de l'hôtelier. Celui-ci tente de leur extorquer des sommes invraisemblables pour le paiement des chambres.

 Dans ces deux hôtels, depuis des années , une partie des habitants est totalement abandonnée à son sort par l'Etat et les mairies : la Ville de Paris refuse de les prendre en charge, bien que les enfants soient scolarisés dans la capitale et qu'elles en soient originaires. Les services sociaux de la Seine Saint Denis , eux , les considèrent parisiennes et leur refusent également tous leurs droits.

 Du coté de l'Etat, le SAMU social qui était censé assurer un suivi les a laissés sans nouvelles pendant des mois, parfois des années, refusant notamment de leur délivrer des attestations d'hébergement nécessaires à leurs démarches. Récemment des travailleurs sociaux mandatés par la Préfecture sont venus faire remplir de longs questionnaires : parmi les demandes, certaines concernaient la vie privée des familles et n'avaient d'ailleurs rien à voir avec une procédure de relogement.

 Les travailleurs sociaux sont repartis, sans proposer aucune solution concrète. Aujourd'hui, les mal-logés des deux hôtels sont seuls face aux pressions du propriétaire.

 Notre collectif avait saisi Mr Stéphane Peu, maire adjoint de Saint-Denis et président de Plaine Commune Habitat de cette situation intenable dès le mois de janvier dernier. Au mois de mai, rien n'ayant avancé, nous sommes revenus collectivement en Mairie de Saint Denis. Mr Peu s'engagea alors à nous recevoir mais ne donna pas suite.

 Aujourd'hui, soit 7 mois plus tard, nous sommes revenus à une centaine témoigner de notre solidarité aux familles menacées d'expulsion et méprisées par les élus.

 Les élus de Saint-Denis ont fait procéder à une évacuation policière de la mairie et à un contrôle d'identité pour quelques uns d'entre nous. A Saint-Denis, manifestement, il vaut mieux être marchand de sommeil que mal-logé en lutte.

 Cela ne nous a pas empêché de continuer la manifestation à l'extérieur de la mairie, et de témoigner notre solidarité aux mal-logés expulsés d'immeubles insalubres rue Gabriel Péri, et qui campent dehors non loin de la mairie, puisqu'à eux non plus, aucune solution de logement n'a été proposée.

 La lutte continue, et nous ne laisserons pas expulser en silence.




Saint Denis : des mal-logés expulsés de la... par HLMPOURTOUS

16:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : saint denis, mal-logés, stéphane peu, didier paillard, expulsion, logement d'abord, dalo, marchand de sommeil | | |  Facebook

 
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