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mardi, 13 septembre 2011

Paris Habitat : les mal-logés présents à l'inauguration du réseau social « De toit à toit »

Près d'une centaine de locataires de Paris Habitat OPH et de demandeurs de logement social ont manifesté ensemble ce soir, devant le siège du premier bailleur parisien. Nous n'étions évidemment pas invités à la petite fête donnée par la direction en l'honneur de l'ouverture du réseau social interne aux locataires , en présence de nombreux élus dont Jean Yves Mano, l'adjoint au logement de la Ville de Paris.

Nous sommes venus quand même , en nombre, pour rappeler que les locataires comme les mal-logés attendent de Paris Habitat OPH qu'il réponde à leurs besoins avant de se lancer dans le superflu.

C'est loin d'être le cas dans le réel, et un service virtuel n'y changera rien : 120 000 demandeurs de logement attendent une politique immédiate et ambitieuse de mise sur le marché de logements sociaux adaptés aux ressources. La sur-occupation est devenu le problème des milliers de locataires du bailleur qui ne parviennent pas à obtenir un changement de logement.

Les antennes de proximité ferment alors que la qualité d'habitat se dégrade dans certains ensembles du bailleur, où par exemple les ascenseurs restent quatre mois sans fonctionner.

Notre présence collective à cette inauguration nous a permis d'obtenir un rendez-vous dès demain matin avec le directeur -adjoint de Paris Habitat OPH, Gilles Romano, qui nous tenait porte close depuis des mois.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Paris-Habitat OPH : Inauguration perturbée pour... par HLMPOURTOUS




Le communiqué diffusé sur place




Paris Habitat OPH diversifie ses activités mais oublie le principal, le logement social !


Avant Paris Habitat OPH, s'appelait OPAC de Paris. Dans les années 70 et 80, le bailleur social a construit massivement des logements sociaux de qualité, répondu en partie et convenablement à la demande en réalisant sans hésiter de la construction neuve pour les plus modestes des Parisiens.

C'était un bailleur social ordinaire, avec des antennes de proximité ouvertes tous les jours et un siège social correct : être locataire de l'OPAC de Paris, c'était avoir la sécurité d'un bail à vie mais aussi la possibilité de changer de logement quand la famille s'agrandissait.

Depuis quelques années, l'OPAC de Paris est devenu Paris Habitat OPH : le bailleur social a désormais un siège luxueux, à l'architecture dernier cri, qui a coûté aussi cher que celui d'une boîte privée. Paris Habitat OPH fait plein de nouvelles activités : des expos d'art, des locaux pour les entreprises et les commerces, des logements pour de nouvelles populations,les PLS, inaccessibles aux salariés les plus modestes.

Aujourd'hui Paris Habitat OPH organise une soirée de lancement de son nouveau réseau social, et n'a pas lésiné sur les moyens pour que le cocktail offert aux journalistes soit réussi, allant jusqu'à payer une agence qui fait aussi la communication pour Yves Rocher...

Pendant ce temps 120 000 demandeurs de logement attendent, et le délai au delà duquel leur demande sera considérée comme anormalement ancienne est de dix ans. Parmi ces demandeurs, des  milliers de foyers sont déjà locataires du bailleur, mais attendent en vain un changement, qu'il soit motivé par la sur-occupation ou par un handicap.

Pendant ce temps, certaines antennes de proximité ne sont plus ouvertes que sur rendez-vous, dans des cités où l'on annonce l'arrêt des ascenseurs pendant quatre mois consécutifs sans rien proposer aux personnes âgées ou aux handicapés qui habitent dans les étages.

Pendant ce temps, la moitié des logements nouveaux sont des logements rachetés occupés, souvent à des prix très élevés , où le départ des locataires au dessus des plafonds du logement social prend en moyenne six ou sept ans, alors que des centaines de milliers de personnes vivent .dans l'urgence absolue du relogement.

Mal-logés et locataires de Paris Habitat pour certains d'entre nous, notre lutte dérange, et la direction de Paris Habitat non seulement ne répond pas à nos demandes mais n'hésite pas à nous menacer de plaintes et à nous envoyer la police comme unique interlocuteur. Le bailleur n'a pourtant pas la même sévérité vis à vis d'associations qui ont sous loué à des entreprises privées des locaux lui appartenant et devant être transformés en logements sociaux.

Mais notre lutte ne s'arrêtera pas : une nouvelle fois ce soir, les mal-logés en colère s'invitent à la fête pour exiger le minimum : un logement adapté à nos besoins et à nos ressources, ni plus ni moins

Un bailleur social , ça sert à ça, et nous sommes venus manifester ce soir pour le rappeler !

20:12 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, bailleur social, paris habitat, panne ascenseurs, association locataires, dossier dalo, jean yves mano, delanoe | | |  Facebook

jeudi, 16 juin 2011

Mal-logement à Paris : la Mairie du 10éme occupée

Ce matin, une centaine de demandeurs de logement social ont occupé la mairie du 10ème arrondissement , manifestant bruyamment jusqu'à obtention d'un rendez-vous avec le cabinet du maire.

Quasiment 10% des habitants du 10ème sont inscrits sur les listes de demandeurs de logement.

La Ville de Paris se félicite d'avoir résorbé l'insalubrité et parle désormais de « poches d'inconfort » dans l'arrondissement. Ce changement de vocabulaire ne change rien à la vie des concernés, il empire simplement leur situation : aujourd'hui, les critères sont devenus si stricts que les commissions de médiation DALO ne reconnaissent quasiment plus l'insalubrité, et la Préfecture estime n'avoir aucun devoir de relogement sur les dossiers non labellisés.

Ce refus de prise en compte concerne aussi toutes celles et ceux qui payent des loyers de plus en plus chers pour des surfaces de plus en plus petites : c'est le mal-logement invisible celui qui condamne les personnes aux salaires modestes, les retraités, les parents isolés à ne pas manger à leur faim , à s'endetter pour ne pas être jetés à la rue.

Les maires d'arrondissement ont toujours la même réponse à nous opposer : ils ont un contingent de logements réduits qui ne correspond pas aux plafonds de ressources trop faibles des demandeurs.

La majorité des demandeurs de logements sont donc désormais écartés de tous les contingents : trop pauvres pour celui de la mairie, pas assez « prioritaires » pour la Préfecture...qui ne reloge pas non plus beaucoup de DALO.

Nous ne pouvons pas accepter la fin de non-recevoir qui nous est faite par les maires d'arrondissement qui sont actuellement à mi-mandat : dans un arrondissement où le mal-logement touche 10% des habitants, le rôle des élus est de prendre le problème à bras le corps et de trouver des solutions pour leurs administrés qui sont des Parisiens comme les autres.

UN LOGEMENT POUR TOUS , MAINTENANT !



Paris : la Mairie du 10éme occupée par des... par HLMPOURTOUS

14:34 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, delanoe, dalo, sru, sdf, mal-logés, hlm, paris habitat oph, rivp | | |  Facebook

jeudi, 24 mars 2011

Mal-logement : Quelques chiffres sur la RIVP

La RIVP ne cesse d’étendre son champ de compétences : elle multiplie la construction de pépinières d’entreprises, de théâtres, de locaux divers et variés.
Mais concernant sa vocation première , le logement social , le compte n’est toujours pas bon.


En 2009, 37 % seulement des 2000 logements attribués par la RIVP étaient des PLUS ou des PLA-I, c’est-à-dire des vrais logements sociaux accessibles même aux salaires et aux revenus les plus bas, dont seulement 2% de PLA-I.


La grande majorité des logements attribués reste du PLS , du loyer libre et de l’ILM.


Et pour cause la politique de financement et de construction n’est pas adaptée aux besoins des 120 000 demandeurs de logement social parisiens , dont 70 % ne peuvent accéder qu'au PLA-I

La RIVP a financé 1268 nouveaux logements en 2009, mais seulement 345 en PLA-I : le problème c’est que 255 des ces 345 « logements"  sont en fait des hébergements, notamment ceux du foyer de la Mie de Pain. Les PLS eux représentent 17 % du total des nouveaux financements 2009, alors que ces logements ont des loyers qui les rendent inaccessibles aux demandeurs parisiens.


Et lorsqu’on examine les logements réellement livrés en 2009, et pas seulement la programmation, les chiffres sont encore plus éloquents : sur 1255 logements, seuls 10% sont des PLA-I et les PLS représentent 30 % des livraisons !!!


Cette politique en totale inadéquation avec la demande parisienne explique bien des situations : notamment celle des hébergés dans les hôtels de la filiale hébergement de la RIVP, le Richemont. Ceux-ci restent des années en suroccupation dans ces hébergements. L’hébergement présenté comme un sas vers le logement social, se révèle un piège.


Le deuxième bailleur social parisien n’a relogé que 89 ménages DALO en 2009, pour 15 000 dossiers reconnus prioritaires ce qui démontre bien l’inutilité totale de cette loi, qui fait le tri entre les mal-logés pour n’aboutir à rien de concret. Et la RIVP avoue dans son rapport d’activité que ces relogements ont entraîné une baisses du nombre de mutations satisfaites, pour les locataires du bailleur en suroccupation , donc également mal-logés. La loi DALO ne change donc rien au mal-logement puisque les principaux bailleurs sociaux ne changent pas leur politique !


Nous exigeons que l’un des principaux opérateurs du logement social parisien remplisse enfin son rôle, le relogement effectif des Parisiens mal-logés.


Des Mal-logés en Colère devant le siège de la RIVP par HLMPOURTOUS

13:40 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, paris, mal-logés, mie de pain, le richemont | | |  Facebook

 
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