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dimanche, 26 septembre 2010

Le président de l'ADIL 93 regrette la manière dont l'Etat traite les mal logés

Ce vendredi , le Préfet délégué à l'Egalité des Chance de la Seine Saint Denis et de nombreux élus locaux devaient inaugurer les nouveaux locaux de l'ADIL de Seine Saint Denis.

Nous étions quatre vingt mal logés présents dans les locaux de cette structure qui est chargée par la  Préfecture de l'instruction des dossiers DALO sur le département.Nous souhaitions notamment obtenir des explications sur les déclarations pour le moins étonnantes des représentants de la Préfecture sur 5000 logements de leur contingent dont personne ne saurait ce qu'ils deviennent.

Le Préfet n'avait manifestement rien à dire sur cette question concrète aux demandeurs de logement , dont la situation ne fait manifestement pas partie de ses priorités: il a préféré ne pas se rendre à l'inauguration.

Huit heures d'occupation plus tard, et malgré les interventions du Président de l'ADIL, du Président du Conseil Général, et de la maire de Montreuil et de son adjoint au Logement, le cabinet du Préfet comme celui du Ministère déclaraient toujours ne pas être formellement opposés à nous accorder un rendez-vous, mais pas non plus disposés à nous l'accorder.

L'attitude est à l'image de la politique menée: formellement, le gouvernement et la Préfecture veulent bien reconnaître un droit au logement et même opposable , mais pas reloger.

Les mal logés sont déterminés et patients, et il faudrait bien plus que ce mépris récurrent pour nous épuiser.

Mais le Président de l'ADIL s'est lassé avant nous de l'attitude de l'Etat: nous reproduisons ici son communiqué de presse, ou il regrette l'attitude de la Préfecture et du Secrétariat d'Etat au Logement vis à vis des mal logés.

Les Ministres, les élus et les préfets peuvent bien accuser les collectifs de mal logés de raconter n'importe quoi: mais qu'ont-ils à répondre lorsque c'est le représentant d'une structure qu'ils ont eux même reconnue compétente en matière de mal logement, à qui ils ont confié la résolution d'une partie des problèmes rencontrés par les demandeurs de logement , qui pointe en termes sans équivoque l'inadéquation de leur politique ?

 

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20:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adil, dalo, caf, mal-logés, collectif, ush, bartolone, seine saint denis | | |  Facebook

jeudi, 16 septembre 2010

Paris Habitat OPH: le compte n'y est pas

Ce matin une centaine de membres du collectif ont manifesté une nouvelle fois devant le siège du premier bailleur social parisien. Comme lors de notre manifestation précédente, nous avons été reçus par la direction de Paris Habitat OPH.Nous leur avons réaffirmé notre volonté d'amplifier la mobilisation contre la politique du bailleur: achat d'une majorité de logements déjà occupés en lieu et place de nouvelles constructions, reversement de sommes supérieures aux loyers perçus à la Ville de Paris, concernant les ex logements de la SAGI.

Cette politique catastrophique conduit à une pénurie de plus en plus importante de logements sociaux à bas prix.

Pendant que les mal logés attendent en vain leur droit, la direction de Paris Habitat OPH tente de faire diversion sur les vrais problèmes à coups d'opérations de communication, comme celle menée cette semaine autour d'un hypothétique projet de chauffage alimenté par l'énergie dégagée par les passagers du métro.

L'écologie a bon dos: si personne ne s'oppose à ce que les logements soient moins voraces en énergie, nous constatons cependant que les logements HQE sont beaucoup plus couteux que les autres à construire, mais que le budget logement de Paris Habitat OPH n'augmente pas en conséquence !

 

Paris Habitat doit répondre à nos besoins immédiats: un logement pour tous, maintenant.


Paris-Habitat OPH : les mal-logés sont en Colère

17:42 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, hqe, logement social, collectif, mal-loges, sagi | | |  Facebook

jeudi, 22 juillet 2010

Vendôme sécurité au 104: un message pour les mal-logés du quartier

Une cinquantaine de mal logés ont manifesté ce matin au 104, rue d'Aubervilliers pour s'opposer à la décision de la Ville de Paris de consacrer 800 000 euros à une société de sécurité, présidée par un militant d'extrême droite, pour ce lieu soi disant ouvert au quartier.

Nous avons exigé des explications immédiates de la direction du 104, devant cette provocation manifeste : deux membres de cette direction nous ont confirmé le maintien de cette décision, tout en reconnaissant qu'elle "pouvait sembler extrêmement étrange et absurde".

Incapables de nous citer le moindre exemple des "problèmes de sécurité" censés justifier un budget aussi important, la direction du 104 nous a déclaré que le choix de cette société, parmi huit autres lui semblait le plus "cohérent par rapport au lieu et au quartier"...

La direction a cependant souhaité nous "rassurer": le recours à cette société, le budget sécuritaire énorme du lieu ne changera rien, et n'aurait absolument rien à voir avec le fait que les mal logés, parmi d'autres habitants du 19ème se sont effectivement réappropriés de nombreuses fois, cet espace de 40 000 m2, dont la sous utilisation a été dénoncée par beaucoup, pour leurs occupations, pour faire entendre leurs revendications.

Les mal logés n'ont pas besoin d'être rassurés, ils ont besoin des 800 000 euros versés à Vendôme Sécurité au titre de la culture (!!!), ils en ont assez qu'il y ait de l'argent pour tout à Paris, même pour rénumérer des sociétés privées dirigées par des militants d'extrême droite, pour tout,... sauf pour loger les Parisiens correctement.


Paris 19éme : 800 000 euros pour l'Extreme Droite ?
envoyé par HLMPOURTOUS. -

 

 

Le communiqué diffusé sur place

Le 29 juin 2010, le Conseil d'Administration du 104, rue d'Aubervilliers a pris la décision d'allouer 10% du budget du lieu, soit 800 000 euros, à la sécurité. La société choisie , Vendôme Sécurité, est celle d'un militant actif d'extrême droite.

Le Collectif des Mal Logés en Colère vient donc aujourd'hui demander des comptes sur ce nouveau gaspillage d'argent, doublé d'une provocation à l'égard des habitants du quartier, notamment les mal logés, pour qui le 104, est depuis son ouverture, un lieu de manifestation et de revendication.

Notre collectif, qui regroupe entre autres de très nombreux demandeurs de logement du quartier avait occupé le local de préfiguration du 104, en octobre 2008 et s'était également invité à la pré-inauguration par le Maire de Paris, alors que le bâtiment était encore en pleine rénovation.

Les mal logés ne sont pas contre la culture: mais déjà à l'époque, nous savions que le 104 ferait augmenter les prix de l'immobilier autour, nous savions aussi que nous ne profiterions de rien du tout dans ce lieu, sans une politique conséquente de relogement qui nous permette de sortir du quotidien des taudis, des expulsions, de la suroccupation que nous sommes des milliers à connaître dans le quartier.

Le nombre de demandeurs de logement n'a cessé d'augmenter depuis 2008, dans le quartier comme dans toute la capitale. Si l'Etat et la Ville de Paris tentent de cacher le problème des bidonvilles et des campements en plein Paris, en les évacuant par la force et en faisant comme s'il s'agissait d'un problème d' « immigration », nous, nous ne sommes pas dupes, car nous sommes concernés, et ceux qui dorment au bord du canal et sous les porches sont simplement tous ceux qui n'ont pas les moyens de se loger dans le privé et dont on ne respecte pas le droit au logement.

En changeant la direction du 104, la Ville de Paris a elle même reconnu l'échec du projet, un échec à huit millions d'euros par an, quand il n'y jamais d'argent pour les SDF et les mal logés.

A titre de comparaison, le budget total consacré au dispositif Louez Solidaires , c'est moins de deux millions d'euros.

 

Mais aujourd'hui, un nouveau pas est franchi: il ne s'agit plus seulement de donner la priorité financière à des projets comme le 104, mais de les interdire aux habitants du quartier.

Quel autre objectif pourrait justifier qu'on choisisse de verser 800 000 euros par an à une société de vigiles pour ce qui est censé être un lieu ouvert ?

 

La Ville de Paris, rappelons le, dispose de son propre contingent de salariés vigiles. Il est vrai que beaucoup d'entre eux sont également mal logés, et donc peu disposés à faire du zèle lors des nombreuses occupations menées notamment par notre collectif dans des lieux appartenant à la Ville, pour dénoncer l'indigence de la politique menée, sa totale inadéquation avec les besoins des parisiens mal logés.

Le choix d'une société présidée par un membre notoire de l'extrême droite parmi huit autres candidates, se justifie-t-il par son efficacité potentielle face aux actions revendicatives de ces Parisiens ?

 

Nous sommes venus aujourd'hui dire à la nouvelle direction du 104 que c'est un très mauvais choix, que cela n'empêchera pas les mal logés de venir revendiquer dans ce lieu immense , qu'on leur donne enfin la place qui leur revient dans la capitale:

UN LOGEMENT POUR TOUS TOUT DE SUITE !

 


Vendome-sécurité : les explications de la direction du 104
envoyé par HLMPOURTOUS. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

19:18 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-loges, vendome-securite, budget-logement, extreme-droite, manifestation | | |  Facebook

 
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