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jeudi, 01 avril 2010

Semaine du développement durable: détruire le logement social, c'est écologique ?

Ce matin, Jean Louis Borloo et Benoist Apparu devaient inaugurer la "Maison pour Agir", sur l'esplanade du Louvre, une initiative du Grenelle de l'Environnement.

70 membres du collectif des Mal Logés en Colère étaient sur place, venus interpeller les Ministres de L'Ecologie et du Logement sur leur action en matière de logement social, quarante huit heures après l'annonce de la faillite possible du 1% logement et en période de pleine reprise des expulsions locatives.

Les Ministres ont annoncé rapidement aux médias présents qu'ils ne se déplaceraient pas tant que les mal logés seraient présents.

Benoist Apparu , par son refus de venir à la rencontre de quelques demandeurs de logement social parmi des millions d'autres confirme sa fonction au sein du gouvernement: il y a bien un Ministre des propriétaires, mais pas de politique pour les mal logés.

Il ne reste aux millions de concernés par la crise du logement , salariés, chômeurs, retraités, jeunes ou familles, que la lutte pour imposer que leurs problèmes soient pris en compte.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Semaine du Développement Durable, les mal loges indesirables
envoyé par HLMPOURTOUS. -

Ci dessous le communiqué diffusé sur place


LA CRISE DU LOGEMENT, "COMMENT ÇA MARCHE ?"


Benoist Apparu et Jean Louis Borloo inaugurent ce matin la « Maison Pour Agir », à l’occasion du lancement de la semaine du développement durable sur l’esplanade du Louvre.
Mal logés, nous saisissons l’occasion pour manifester notre colère face aux nouvelles en rafales qui illustrent, un peu plus chaque jour, les effets dévastateurs des politiques actuellement menées en matière de logement.


Où est passé l’argent du logement social ?

Hier, à l’occasion du congrès du 1%, on apprend que les caisses destinées au logement social et alimentées par les cotisations des salariés sont non seulement vides, mais en déficit.

Où est passé notre argent ? Notamment dans les caisses de la Foncière Logement, organisme géré par l’Etat et le 1%, dont le bilan en matière de construction de logement social est qualifié de « médiocre » par la Cour des Comptes, outre des coûts de fonctionnement énormes et plutôt opaques.

Mais aussi dans celle de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine, dont on apprend qu’elle aussi est à court de fonds…pour reconstruire et réhabiliter, car les démolitions de centaines de milliers de HLM, elles ont été financées rubis sur l’ongle.

Comme si le manque de logements sociaux n’était pas assez criant, le gouvernement maintient son intention de vendre 10% du parc.

Et affiche ensuite fièrement un investissement annuel de 10 milliards d’euros dans le logement social : astuce comptable, les 5, 1 milliards d’euros d’allocations logement sont inclues, ce qui ne laisse que 4,9 Milliards d’euros pour l’aide à la pierre directe, dont une partie de prêts aux organismes HLM.

En comparaison, l’ensemble des aides pour l’accès à la propriété représentent au moins 7 milliards d’euros.

 


Un ministre pour les propriétaires, pas pour les mal-logés



Mais tout le monde ne peut pas être propriétaire, tout le monde ne peut pas acheter la maison en bois HQE exposée aujourd’hui sur le Parvis du Louvre et encore moins le terrain qui va avec en Ile de France ou à Paris. Les travailleurs modestes ou pauvres, les familles nombreuses ou les parents isolés, les précaires, les chômeurs n’ont qu’une seule possibilité pour se loger : le HLM.

Aujourd’hui, la destruction du logement social nous condamne à l’errance, à la sur-occupation, à l’insalubrité, aux expulsions.

Les mêmes Ministres qui affirment qu’il n’y a jamais eu autant d’efforts faits pour le logement, reconnaissent eux même qu’ils ne sont pas en mesure de reloger, même en cas de mise à la rue.

Une nouvelle fois, nous manifestons parce que nous ne laisserons pas détruire le logement social en silence.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

 

Voir la dépèche de Presse : L'Express

 

16:37 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : maison-pour-agir, développement-durable, mal-logés, borloo, apparu, logement-social, expulsions, ademe | | |  Facebook

vendredi, 12 mars 2010

Les mal logés expulsés du Grand Paris ( video)

Des "hébergements adaptés". Voilà ce que promet généreusement Benoist Apparu, dans les médias, aux demandeurs de logement déjà expulsés ou menacés de l'être dès le 15 mars.

Dans la réalité, quand les mal logés , pour qui même les "hébergements adaptés" se traduisent par la rue ou quelques nuits d'hôtel viennent collectivement interpeller le Ministère, Benoist Apparu n'a qu'une solution, dont le cout lui importe peu, pour une fois: l'évacuation policière.

Aujourd'hui, c'est à l'issue de l'occupation de l'Association du Grand Paris, à son siège prestigieux du Palais de Tokyo, que la réponse policière a une nouvelle fois été la seule face à notre exigence : un logement pour tous.

Mais la lutte des mal logés ne connaît pas de trève, nous ne nous adapterons jamais aux expulsions et à l'errance urbaine !

Voir aussi:Le communiqué de l'occupation


Fin de la trêve d'hiver : Mal-loges et Grand-Paris
envoyé par HLMPOURTOUS.

19:19 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsion, logement-social, mal-logés, grand-paris, palais-de-tokyo, trève-hivernale | | |  Facebook

Fin de la trève hivernale: occupation de l'association du Grand Paris

mal-loges-treve-d-hiver.jpg

Une centaine de mal logés ont investi ce vendredi 12 mars le Palais de Tokyo, siège de l'Atelier International du Grand Paris avant d'en être évacués vers 14H par un important dispositif policier.

En cette veille de rupture de la trêve hivernale, le message envoyé par cette évacuation policière reflète parfaitement la position du Secrétaire d'Etat au Logement, Benoit Apparu, qui a déclaré refuser tout arrêt des expulsions, et proposé en guise de solution des "hébergements adaptés" aux mal logés.

Les "hébergements adaptés" nous les connaissons: la rue, les nuits d'hôtel, l'errance de département en département.

Voilà le visage sous lequel le Grand Paris se montre aux demandeurs de logement, celui de la répression, celui du mépris.
Bernard Lemoine, président de l'Atelier International censé dessiner la ville de demain a refusé de nous rencontrer, jugeant sans doute que les centaines de milliers de mal logés franciliens font d'ores et déjà tache dans la métropole dont il rêve.

Mais en cette veille de rupture de la trève hivernale, la lutte des mal logés ne faiblit pas, malgré les conditions de vie de plus en plus difficiles que nous subissons.

Déterminés, solidaires, mobilisés, nous exigeons:

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

Le communiqué diffusé sur place:

Les mal logés inaugurent l'Atelier International du Grand Paris.

Nous nous invitons aujourd'hui à l'Atelier International du Grand Paris : chargée de construire le Grand Paris de demain. Cette association installée au Palais de Tokyo, dotée d'un budget conséquent par le gouvernement, sera officiellement inaugurée le 16 avril par Nicolas Sarkozy. Son président Bernard Lemoine vient d'être nommé.

Si nous avançons d'un mois l'ouverture officielle des travaux sur la métropole de demain, c'est qu'en cette veille de rupture officielle de la trêve hivernale des expulsions, nous sommes des centaines de milliers de franciliens mal logés à ne pas pouvoir attendre la réponse à une question fondamentale, urgente et concrète : quelle est la place des demandeurs de logement sociaux en attente dans le Grand Paris ?

Cet hiver, pour des milliers d'entre nous, la trêve hivernale des expulsions n'a existé que sur le papier : les ruptures d'hébergement brutales se sont multipliées, sans solution alternative évidemment. Le Grand Paris, pour les mal-logés, c'est au mieux quelques nuits d'hôtel à l'autre bout de nos départements d'origine, au pire l'errance urbaine sur tout le territoire francilien.

Nous voulons aussi réagir collectivement aux propos de Benoist Apparu qui vient de déclarer qu'un « moratoire sur les expulsions serait un
mauvais signal envoyé aux propriétaires ». Les expulsés, eux devraient se contenter d' « hébergement adapté », selon le Ministre. Pour les
demandeurs de logement, le signal envoyé par le Secrétaire d'Etat est donc très clair également : pas de relogement, pas de solution, la
précarité permanente.

Dans le cadre du Grand Paris, le président, les élus locaux et les architectes parlent beaucoup de l'amélioration des transports, d'équipements de prestiges, de construction de centre d'affaires.
Mais quand les quartiers se transforment, le coût des loyers augmente et les congés pour vente se multiplient. Le prix du foncier augmente aussi, et c'est le prétexte pris par les élus pour dire que la construction immédiate de logements sociaux à la hauteur de la demande
est impossible.

La question du mal logement est reléguée au second plan, voire totalement absente des débats sur le Grand Paris. Comme si finalement, il s'agissait d'une question insoluble, comme s'il fallait de toute façon faire avec, au moins sur le court terme.

Faire avec, pour les concernés, c'est continuer à vivre les expulsions, les taudis, la sur-occupation et l'errance urbaine.

Nous sommes donc venus porter le problème et exiger des vraies solutions. Devant les responsables désignés de la construction du
Grand Paris, notamment pour tous ceux qui seront dehors dès le 15 mars et ceux qui le sont déjà

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

 

Voir également:

Les mal logés au forum Paris Métropole

Les mal logés en colère s'invitent chez Apparu

18:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsions, mal-logés, apparu, manifestation, grand paris | | |  Facebook

 
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