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vendredi, 05 mars 2010

Foncière Logement-APALOF : c'est notre argent, c'est nos logements

Le siège de la Foncière Logement a été occupé ce matin et pendant plusieurs heures par le Collectif des Mal Logés en Colère: la Foncière Logement crée au début des années 2000 recueille les fonds du 1% logement pour les opérations ANRU, mais aussi pour construire du logement social. Or dans ce domaine, les résultats sont jugés "médiocres" même par la Cour des Comptes.

Les salariés mal logés et aux revenus modestes n'ont eu jamais vu la couleur de ces logements.

Suite à l'occupation, le Président de la Foncière, Bruno Lucas, s'est engagé  à rencontrer le collectif en début de semaine prochaine afn de faire face de manière concrète à nos questions et à nos besoins.

 

Communiqué diffusé sur place:



LA FONCIERE LOGEMENT C’EST NOTRE ARGENT, C’EST NOS LOGEMENTS.

Nous interpellons aujourd’hui La Foncière Logement. Nous sommes mal logés, pour beaucoup salariés à bas revenus ou précaires : à ce titre la plupart d’entre nous ont cotisé ou cotisent au 1% logement.

Une partie de ces cotisations va à la Foncière Logement : celle-ci l’utilise ensuite normalement pour faire du locatif libre (inaccessible aux revenus modestes) dans les villes et quartiers ayant plus de vingt pour cent de logements sociaux, ET du logement social dans les communes qui ont moins de vingt pour cent de logements.

La Foncière Logement est donc un organisme central auquel participent tous les collecteurs du 1 %. Mais ensuite, c’est la Foncière Logement, en interne, qui attribue les logements construits ou rachetés.

Tout en bas de la pyramide, les salariées ne savent pas toujours que la Foncière existe et nul ne leur indique la possibilité de postuler aux logements de La Foncière.

De toute façon, pour les bas revenus, aucune proposition n’est jamais faite par ce biais, même pour ceux ayant réussis à constituer un dossier.

Les travailleurs au Smic et ceux qui gagnent encore moins, du fait du temps partiel notamment, sont systématiquement renvoyés vers le contingent préfectoral qui n’a pas la capacité de répondre à leurs besoins.



La Foncière Logement affirme avoir financé plus de 16 000 logements sociaux depuis sa création. Mais la Cour des Comptes en comptabilise, elle, moins de  9000, alors que 2 milliards d’euros du 1 pour cent ont été investis.
Dans le même temps, l’investissement direct d’argent dans le budget des bailleurs sociaux, permettant ensuite d’obtenir des réservations sur des logements pour les salariés a diminué.

L’association spécialement crée pour attribuer les logements de la Foncière, l’APALOF a été dissoute il y a peu.

Mais cela ne résout pas la question principale : les fonds du 1 pour cent investis dans la Foncière  doivent permettre aux salariés modestes et précaires d’être enfin relogés !



Il est grand temps !

UN LOGEMENT POUR TOUS, MAINTENANT !

 

Sur le même sujet, voir également:

Occupation de l'association Entreprises et Logement

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2008/...

 

 


VIDEO: APALOF- Foncière-Logement : où sont nos logements ?

envoyé par HLMPOURTOUS.

21:12 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : apalof, fonciere-logement, patronal, mal-loges, logement-social, anru, rénovation-urbaine | | |  Facebook

samedi, 20 février 2010

1% patronal = O% de relogement ? CILGERE occupé par des Mal-Logés


Le siège de CILGERE, un des nombreux collecteurs du un pour cent, a été occupé aujourd'hui par 70 mal logés. Celui ci est également gestionnaire associé d’un bailleur social : BATIGERE.

Actuellement, les salariées mal logés aux revenus modestes ne voient jamais la couleur des logements construits avec leurs cotisations. Si CILGERE a les moyens d'occuper un somptueux hôtel particulier au coeur d'un des quartiers les plus chers de Paris, pourquoi pas ceux de reloger les demandeurs de logement social ?

La direction de CILGERE n'ayant manifestement aucune réponse crédible à cette question, a préféré faire évacuer le collectif par d'importantes forces policières, les mal logés refusant de quitter les lieux d'eux même.

 

1% patronal = 0% de relogement

Sur le papier, depuis 2008, les collecteurs du 1% sont censés réserver 25% des logements construits avec l’argent des salariés, à ceux qui ont les revenus les plus faibles, notamment les demandeurs DALO.

Ces dernières années, en réalité, les fonds du 1% ont servi,  à tout autre chose qu’à la construction de logements sociaux à bas prix.

La production de BATIGERE qui dépend directement de CILGERE en atteste : en 2007, le bailleur n’a produit que 28 logements très sociaux, et la filiale réservée aux revenus modestes, Le Logement Urbain, possède seulement…300 logements.

CILGERE, comme les autres collecteurs regroupés dans l’UESH, a investi l’argent ailleurs, et notamment dans la construction de logements à loyers libres.Et pas toujours dans des conditions très claires sur l’emploi des fonds investis : ainsi depuis le 14 janvier 2010, l’APALOF (Association pour l'Accès des Salariés aux Logements de la Foncière), lié aux collecteurs, notamment CILGERE , a disparu. L’APALOF était une association destinée à proposer aux salariés les logements construits par la Foncière Logement, un organisme inter-collecteurs. Après un premier scandale concernant la rémunération de ses administrateurs, c’est le coût de la structure APALOF qui a été mise en cause : plusieurs millions d’euros. Elle a manifestement été dissoute, l’argent investi lui a disparu définitivement.

La Foncière Logement devait construire 10 000 logements par an, du loyer libre après les opérations de l’ANRU, du social dans les zones qui en manquaient. Résultat, elle a produit à peine 9000 logements depuis sa création, principalement en loyer-libre

Ce ne sont pas seulement les salariés mal logés qui le dénoncent mais également la Cour des Comptes, qui considère en 2009 que l’activité de la Foncière réduit la part de logement pour les salariés pauvres.

 

Les fonds récoltés par CILGERE au lieu d’être affectés prioritairement à son bailleur social Batigère pour la construction de logements sociaux à bas prix, le sont donc ailleurs.Au quotidien, cela se traduit notamment par une inefficacité totale des dispositions légales imposant la réservation de 25% du contingent du 1% patronal aux mal logés les plus pauvres, ou aux labellisés « DALO » : les appartements sont proposés, mais comme leur loyer est trop important pour les ressources des candidats, les candidatures sont rejetées par les commissions, les unes après les autres.

Mal logés, salariés pauvres ou chômeurs et précaires, nous sommes légitimes à demander des comptes aux bailleurs sociaux et aux collecteurs du 1%qui les contrôlent.

 

Cette démarche a irrité la direction de BATIGERE : Après s’être engagée à une rencontre avec le collectif par écrit, elle s’est désistée. Sans crainte du ridicule, elle a ensuite ordonné l’évacuation policière du collectif, lors de l’occupation de sa filière très sociale, censée justement répondre à nos besoins, et a imposé le contrôle de l’identité des quatre vingt demandeurs de logement présents. Il lui suffisait pourtant de faire son boulot de bailleur social et de les reloger pour la connaître !

Nous sommes donc venus chez CILGERE, exiger que les fonds investis par les salariés se transforment en logements qui leur soient accessibles !

UN LOGEMENT POUR TOUS, MAINTENANT !

 

Sur le même sujet, voir aussi:

Occupation de l'association Entreprise et Logement, financée par le 1% logement

Logement social: Batigere voit l'avenir en bleu:


13:02 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cilgere, batigere, mal-loges, 1%-patronal, dalo, apparu | | |  Facebook

vendredi, 29 janvier 2010

BATIGERE: les mal logés occupent la filiale "Le Logement Urbain"

Le siège de l'entreprise sociale de l'habitat "Logement Urbain" , filiale du groupe Batigère, a été occupé aujourd'hui pendant plusieurs heures par des dizaines de mal logés, venus exiger le respect des engagements pris par la direction générale de Batigère devant le collectif et par écrit lors d'une précédente occupation.

Devant la détermination des mal logés et leur refus de quitter les lieux, le bailleur social a recouru à l'évacuation policière , suivie d'un contrôle d'identité collectif.

Non seulement Batigère vend des logements construits avec l'argent public, mais le bailleur n'hésite pas à utiliser ces mêmes fonds pour intimider les demandeurs de logement !

En vain, la lutte continue !

COMMUNIQUE DIFFUSE SUR PLACE.

BATIGERE :les mal logés occupent la filiale   « Le Logement Urbain ».

Le bailleur social Batigère a crée une filiale dénommée « Le Logement Urbain », censée répondre aux besoins spécifiques des mal logés, demandeurs de logement ou locataires « en grande difficulté ».Nous occupons aujourd'hui son siège social. après l'occupation du siège social du groupe, le 8 janvier 2010.

BATIGERE est un des bailleurs sociaux qui applique le plus fidèlement possible les orientations gouvernementales : vente massive de logements sociaux existants, participation aux programmes de démolition de l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine. Batigère investit aussi dans le dispositif usufruit social : location d'immeubles au privé pendant quinze ans, avec avantages fiscaux exorbitants consentis aux propriétaires, entretien et remise en état de l'immeuble récupérable ensuite par le privé, sans impôts à payer sur la plus value immobilière réalisée.

Ces deux politiques contribuent à la raréfaction du logement social à bas prix, mais aussi à l'épuisement des fonds du logement social : l'ANRU par exemple fonctionne notamment avec les crédits du 1% patronal.

L'activité de la filiale très sociale de Batigère, mise en avant dans la communication du groupe est très marginale en terme de nombre de logements. Sur un patrimoine de 62 000 logements de Batigère, seuls 300 sont gérés par Le Logement Urbain. Et si le groupe revendique « 1500 logements produits par an », le Logement Urbain lui, évoque 13 logements très sociaux seulement en cours de production !

Par contre, le Logement Urbain s'occupe d' « insertion professionnelle » : il fait travailler, en stage, en petits contrats précaires des « publics en difficulté » sur les chantiers de démolition, de construction, de réhabilitation, ou d'entretien des logements de l'ensemble du groupe. Seulement, ce type de contrats interdit dans l'immense majorité des cas d'accéder à un logement stable, public ou privé.

La politique « très sociale » de Batigère ne règle donc pas les problèmes des mal logés, ni en qualité, ni en quantité.

En réalité, les mal logés ne sont pas les bienvenus chez Batigère : lors de notre précédente occupation, nous avions certes obtenu un rendez-vous avec un responsable du groupe, en présence d'Hubert Cunat, directeur général du Logement Urbain. Mais le bailleur avait également pris la responsabilité d'un contrôle d'identité pratiqué sur des membres du collectif dans ses locaux.Nous devions être reçus ce 28 janvier. Mais notre délégation de quelques personnes est arrivée devant un siège social totalement bouclé, les employés eux même ne pouvant y accéder. La direction générale de Batigère nous a alors informé qu'elle ne recevrait qu'une seule personne du collectif ou rien du tout.

A Batigère, on a donc une bien étrange conception du rôle d'un bailleur social : les demandeurs de logement social aux revenus modestes ou très modestes y sont cantonnés, dans les logements, comme dans les rendez-vous, à une représentation « symbolique ».Nous n'avons donc d'autre choix que continuer notre campagne d'occupations, pour que Batigère remplisse ses devoirs vis-à-vis des demandeurs de logement, quels que soient leurs revenus.

Sur le même sujet voir : l'occupation du siège de BATIGERE et sa Vidéo

 

20:01 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-loges, anru, usufruit-social, esh | | |  Facebook

 
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