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mardi, 07 juin 2011

Benoist Apparu à Paris : Une résidence sociale inaugurée, 4000 hébergements supprimés

80 mal-logés attendaient cet après-midi Benoist Apparu, Secrétaire d'Etat au Logement devant la résidence sociale du Secours Catholique qu'il venait inaugurer , au 4, rue Edgar Quinet dans le 14ème arrondissement.

Ces quelques places supplémentaires sont manifestement chose si rare, que tous les responsables du logement social en Ile de France se pressaient pour être pris en photo lors de cet événement exceptionnel : outre le Ministre, le Préfet National délégué à l'Hébergement et au Logement, Alain Regnier était également présent, entouré de nombreux élus parisiens.

Il est certain que les inaugurations vont se faire rares puisque le Secrétaire d'Etat au Logement a annoncé la réduction de 25 pour cent du budget du SAMU social, soit 4000 places en moins dès maintenant. Ceci s'ajoute à la baisse des crédits de l'Etat de plus de 20 millions d'euros pour la construction de nouveaux logements dans la capitale.

Malgré les effets d'annonce, lorsque les demandeurs de logement sont là en chair et en os, la politique actuellement menée montre son visage : nous nous sommes très vite retrouvés entourés par des dizaines de CRS, qui ont tenté de nous repousser loin de la résidence sociale.

Finalement, la présidente de l'Association des Cités du Secours Catholique, Maryse Lepee nous a assuré que le Ministère nous contacterait sous 48 heures pour nous fixer un rendez-vous.

Quoi qu'il en soit, les mal-logés ne se laisseront pas mettre à la rue en silence : d'autres actions auront lieu ces prochains jours.

( Communiqué diffusé sur place ci dessous )

 


Des Mal-logés interpellent Benoist Apparu lors... par HLMPOURTOUS

 

Une résidence sociale inaugurée, 4000 hébergements supprimés


Mr Benoist Apparu inaugure aujourd'hui un hébergement d'urgence dans le 14ème arrondissement, une maison relais du Secours Catholique.
Les demandeurs de logement franciliens s'apprêtent eux à inaugurer le trottoir : l'Etat vient en effet d'annoncer la réduction du financement du SAMU social de plus de 25 pour cent de son budget.



Concrètement, les mal-logés se voient signifier en masse depuis des semaines, la rupture brutale de leur prise en charge dans des hôtels. D'autres en errance urbaine se voient refuser toute aide d'urgence.
Mr Apparu déclare vouloir ainsi favoriser le recours à des hébergements plus adaptés et à des vrais relogements, et éviter l'installation dans des structures hôtelières inadaptées et coûteuses. Mais tout le monde sait que la chaîne du relogement est totalement bloquée : et ce n'est pas l'inauguration de quelques nouvelles structures qui va masquer cette réalité.

A Paris, il y a 120 000 demandeurs de logement : en 2009, quasiment 40% de ces demandeurs étaient soit hébergés chez des tiers de manière précaire, soit en hébergement d'urgence, soit sans domicile fixe. Environ 13 000 foyers dépendent d'un foyer, d'un hôtel ou d'une résidence sociale/appartement relais. (selon les chiffres de l’APUR novembre 2010)

A Paris, l’Etat propose seulement 1000 relogements par an sur son contingent à l'ensemble des demandeurs.

Le calcul est vite fait et les conséquences évidentes : ceux qui sont dans des « hébergements stables » y restent coincés pendant des années.

Ceux qui sont à l'hôtel n'ont aucun autre choix que d'y rester la majeure partie du temps.
Ceux qui perdent leur hébergement chez des tiers, ou sont expulsés ont toutes les chances de finir à la rue, puisque chaque année au moins 13 000 demandes d'hébergement ne sont pas satisfaites.
La rupture d'hébergement n'est que la conséquence visible du problème : la réalité, c'est aussi la sur-occupation des logements, la solidarité familiale qui aboutit à l'entassement de plusieurs générations dans un même appartement.

Dépendre du SAMU social, vivre à l'hôtel, c'est déjà une vie quotidienne insupportable : aujourd'hui, au lieu de résoudre nos problèmes, on nous enfonce la tête sous l'eau.

Nous ne l'accepterons pas : nous ne nous laisserons pas réduire au silence par des arguments destinés à nous faire honte, comme le coût de ces hôtels pour la collectivité, ou les charges contre les « assistés ».

Nous sommes demandeurs de logement, et nous ne sommes pas responsables, si tout ce qu'on nous propose, se résume à de l'hébergement précaire qui coûte cher à tout le monde.

Ni la rue, ni la honte.

Nous exigeons un logement pour tous, maintenant.

19:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : benoist apparu, samu social, secours catholique, la clef des champs, sdf, expulsion, sans abris, mal-logement | | |  Facebook

mardi, 31 mai 2011

Les 3éme Assises Régionales du logement interdites aux mal-logés en lutte

Les 3èmes Assises régionales du logement se tenaient aujourd'hui à la Cité Universitaire : il s'agissait de « faire le point sur la situation avec tous les interlocuteurs concernés », selon Jean-Paul Huchon et Emmanuelle Cosse vice-présidente du Conseil Régional chargée du Logement.

Outre ces élus, les représentants de l'Etat, les adjoints au Logement de diverses communes franciliennes , dont Jean-Yves Mano , mais aussi nombre de bailleurs sociaux étaient présents.

Tous ces responsables ont au moins un point d'accord : les mal-logés en lutte, premiers concernés ne sont pas les bienvenus dans ces Assises présentées comme ouvertes : plusieurs cars de CRS nous attendaient en effet de pied ferme devant l'entrée de la Cité Universitaire.

Les élus du Conseil régional prétendent n'avoir aucun poids sur l'Etat pour que celui-ci débloque des budgets pour le logement social, pourtant cela marche très bien lorsqu'il s'agit de gaspiller de l'argent public pour interdire aux demandeurs de logement l'accès aux réunions ou chacun se congratule sur les efforts fournis.

La manifestation bruyante et déterminée de 70 mal-logés a tout de même amené le directeur de cabinet de Jean-Paul Huchon et Emmanuelle Cosse, élue au Logement, à nous recevoir : nous leur avons donc démontré sur des points précis que la politique menée non seulement n'était pas suffisante en moyens au regard des besoins, mais aussi que l'argent investi revenait à tout le monde sauf aux mal-logés dans de nombreux cas.

Quelques exemples :

  • Le Conseil Régional nous dit financer majoritairement des PLUS et des PLA-I , les vrais logements sociaux .Mais Emmanuelle Cosse et le cabinet de Jean Paul Huchon ont dû reconnaître le problème : actuellement de nombreux bailleurs sociaux refusent en commission d'attribution et pour insuffisance de revenus des foyers dont les ressources correspondent cependant légalement aux plafonds de ces logements.

  • Le Conseil Régional met en avant le financement de l'hébergement d'urgence et des structures gestionnaires : mais sur le terrain, une grande partie de ce financement correspond à celui de chambres d'hôtel . De plus en plus, des foyers qui pourraient tout à fait payer un loyer sont condamnées à errer d'hôtel en hôtel, de banlieue en banlieue, tous les trois ou six mois, quand ce n'est pas plus souvent.

  • La lutte contre l'insalubrité se traduit par le financement de travaux au coup par coup dans des logements sur-occupés et souvent dégradés dans le bâti même. Souvent, après avoir bénéficié de subventions importantes, les propriétaires virent leurs locataires pour vendre leur bien.

Malheureusement, la réponse des élus du Conseil régional n'a rien d'original : comme tous les autres , ils reconnaissent que la situation est catastrophique, ne contestent pas les problèmes que nous soulevons mais estiment être "ceux qui font le plus d'efforts"  dans le domaine du logement social, et que nous devrions donc aller manifester ailleurs.

Nous manifestons partout et nombreux : la seule politique du logement correcte est celle qui élimine le mal-logement, elle se juge aux résultats et pas au nombres de colloques , d'assises et d'évènements presse organisés sur le sujet .

Et si les responsables en sont à prévoir des dispositifs policiers démesurés pour ne pas avoir à entendre la colère des expulsés, des expulsables, de ceux qui ne mangent pas leur faim pour payer leur loyer, c'est qu'ils savent eux même combien les actions engagées sont dérisoires au regard de nos besoins.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

Voir aussi : Mal-logement en Ile de France : la colère monte

 


3éme Assises Regionales du logement en Ile de... par HLMPOURTOUS

15:05 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : emmanuelle cosse, huchon, mal-logement, hlm, expulsion, insalubrité, jean yves mano | | |  Facebook

dimanche, 08 mai 2011

Quand Bertrand Delanoé fuit le Printemps parisien

Ce week end au 104, rue d’Aubervilliers, se tenait une grande conférence sur le « printemps arabe », et les luttes sociales en Tunisie et en Egypte, à laquelle devait notamment participer le maire de Paris, Bertrand Delanöe.

Nous sommes venus à une soixantaine de mal-logés parisiens : nous avions pensé que Bertrand Delanöe serait plus réceptif à nos revendications , vu le thème du débat. Les dernières fois ou nous sommes venus à sa rencontre, en effet, nous avons été confrontés aux forces de l’ordre.

Nous nous sommes présentés au 104 comme tout le monde, sans banderoles, sans tracts, et sans slogans : cependant, dès notre entrée, la sécurité s’est affolée, et alors que nous faisions la queue pour entrer dans la salle du débat, la direction a ordonné aux vigiles de poser des barrières et de nous barrer l’accès.

Face à la violence , nous avons répondu par la manifestation, devant le public du 104, majoritairement ébahi de voir le tri pratiqué à l’entrée d’un débat ou l’on annonçait une discussion sur des luttes sociales.

Et ce d’autant plus que la salle était à moitié vide, rendant ridicule le discours de la direction, qui prétextait une trop forte affluence.

Finalement, le maire a annulé sa venue, tandis que le cabinet du maire négociait un rendez-vous avec le collectif…. Pourtant nous n’exigeons que des logements et de pouvoir mener une vie décente sans le cauchemar quotidien du mal-logement.

Et la direction du musée du 104, rue d’Aubervilliers qui se vante d’avoir choisi un quartier populaire pour implanter son équipement culturel ne pourra pas empêcher les habitants de ce quartier d’y venir quand bon leur semble.

Le printemps, c’est pour tout le monde, à Paris comme à Tunis.

Un logement pour tous, maintenant !


19:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoé, tunisie, mal-logement, 104, aubervilliers, printemps-arabe, paris-en-toutes-lettres | | |  Facebook

 
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