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jeudi, 30 décembre 2010

16ème arrondissement: la mairie évacue les mal logés au lieu de les reloger

Ce Mardi 28 décembre devant l'Assemblée Nationale, le Secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu, a choisi de clôturer une année de politique de destruction du logement social en mettant cyniquement en lumière une pratique méconnue de la loi SRU.
Ce Jeudi c'est à la Mairie du 16éme arrondissement, symbole parisien du refus de construire des logements sociaux, que le Collectif des Mal-logés en Colère a choisi de clôturer une année de lutte pour l'accès au logement social de tous les mal-logés.

Comme souvent, l'occupation s'est terminée par une évacuation policière et un contrôle d'identité: il y a toujours de l'argent public à gaspiller pour la répression, et ce alors que le Maire du 16ème, comme la Préfecture n'ont qu'à consulter un peu plus souvent les listes d'attente des demandeurs de logement sociaux s'ils veulent connaître l'identité des mal-logés !


Le Secrétaire d'Etat a indiqué que la Loi SRU, censée  imposer un quota minimum de 20% de logements sociaux par commune, sous peine d'amende, prévoit aussi une exonération de ces pénalités, en cas d'"investissement dans le logement social".
Ainsi sur les 75 millions de pénalités qui devaient être versés a ce titre pour l'année 2009, seuls 31 millions ont effectivement été versés à l'Etat.

Pourtant l'investissement dans le logement social reste une notion bien vague, et ne signifie nullement la production de logements sociaux. En témoigne l'exonération de la commune la plus "hors la loi" en matière de quota de logement social : Neuilly-sur-Seine.

La loi SRU ne contraint donc pas Neuilly-sur-Seine et ses 3% de logement sociaux , et à ce rythme, il ne risque pas d'y avoir 20% de HLM là bas avant une bonne centaine d'années. Mais la loi SRU conjuguée aux plans de rénovation urbaine, permet de justifier la destruction massive de logement sociaux, partout où leur nombre est supérieur au seuil des 20%.
Ce sont des centaines de milliers de logements sociaux qui ont ainsi été détruits en moins d'une décennie.

Pour nous, mal-logés, cette mise au point de Benoist Apparu devant l'Assemblée Nationale ne peut sonner que comme un soutien aux élus qui refusent la construction de logement sociaux, malgré une demande de plus en plus écrasante. Il apparait "normal", même au yeux de la loi SRU, que des communes ou des arrondissements comptent moins de 3% de logements sociaux

Ainsi à  Paris en 2010, c'est notamment le Maire du 16éme arrondissement, Claude Goasguen, qui s'est illustré dans cette opposition aux logements sociaux, en apportant son soutien aux associations qui luttent contre les constructions, bloquant notamment un projet de 407 nouveaux logements dans l'arrondissement.


Un refus qui ne tient pas compte de la demande sur la capitale, mais surtout un refus qui ne tient pas compte de la demande qui s'accroît sur l'arrondissement même. Le 16éme arrondissement ne compte en effet que 2,5% de logement sociaux, alors que la demande interne à l'arrondissement explose avec près de 4000 dossiers en attente. Des mal-logés qui pour beaucoup travaillent dans le 16éme arrondissement et ont besoin d'y rester. 

Entre des élus locaux de l'UMP qui s'opposent à la construction de logements sociaux là où il y en a peu, avec ce qui semble etre le feu-vert du Secrétaire d'Etat, et la politique de rénovation urbaine du gouvernement qui détruit massivement des HLM dans les villes où le quota est dépassé, quel espoir pour les demandeurs de logements ?

C'est la question que nous sommes venus poser collectivement au Maire du 16éme arrondissement, Claude Goasguen, qui soutient par ailleurs la politique gouvernementale lorsquil s'agit de détruire des logements sociaux ailleurs que dans le 16éme.
Parmi nous, des demandeurs de l'arrondissement dont le dossier est en attente depuis plusieurs années.

Nous ne voulons pas de quota, nous ne voulons pas de pénalités, nous voulons un logement pour tous, à hauteur de nos revenus, là où on en a besoin, y compris dans le 16éme.

Voir aussi la précédente occupation de la Mairie du 16éme arrondissement en Juin 2010

 


Paris : Manifestation de mal-logés à la Mairie du 16éme

18:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : goasguen, benoist apparu, sru, mal-logement, mixité sociale, dalo, expulsion | | |  Facebook

mardi, 21 décembre 2010

Mal-logement: manifestation devant le Ministère des Solidarités et de la Cohésion Sociale

Nos Ministres ne veulent pas écouter les mal-logés, contraignons les à nous entendre: mardi dernier, la présence d'une centaine de membres du collectif a conduit Mme Nathalie Kosciusko Morizet, Ministre du Logement à annuler sa visite médiatique à un centre d'hébergement parisien.

Aujourd'hui, nous étions à nouveau  déterminés devant le Ministère des Solidarités et de la Cohésion Sociale, où se tenait une séance du Conseil National des Politiques de Lutte contre l'Exclusion Sociale, en présence de Benoist Apparu.

Nous ne nous contenterons plus d'une politique du logement qui consiste uniquement à faire des réunions et à promettre des avancées devant des organismes consultatifs sans aucun pouvoir.Nous ne nous faisons aucune illusion sur les circulaires et les déclarations de bonnes intentions sur le mal-logement faites par le gouvernement.

La seule mesure concrète prise ces dernier mois, c'est la loi LOPPSI qui va précariser un peu plus les mal-logés qui survivent dans les conditions les plus précaires.

 


Le tract difusé sur place

2007 : vote de la loi DALO

2010 : 1,2 millions de demandeurs de logement sociaux, 3,5 millions de mal logés, 100 000 personnes à la rue

Ce 21 décembre Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement, assistera d'abord à la séance du Conseil National des Politiques de Lutte contre l'Exclusion Sociale, avant de recevoir officiellement le dernier rapport du Comité de suivi de la loi DALO.

Nous manifestons donc devant le Ministère ou se tient cette séance du Conseil, qui devra évaluer, notamment en matière de logement, où en est l'objectif de réduction de moitié de la pauvreté en 5 ans , fixé par le gouvernement.

Notre présence est une évaluation en soi : quelle que soit notre situation, en hôtel ou dans un appartement promis à la vente, dans un logement trop petit ou coincés dans un « hébergement d'urgence » depuis des années, célibataires ou familles nombreuses, cette année 2010 ne nous aura rien apporté en matière de logement.

Parmi nous des étudiants ou des retraités, des avocats et des ouvriers du bâtiment, des stagiaires en formation, des chômeurs ou des titulaires de CDI depuis 20 ans : le mal logement touche tout le monde en Ile de France. D'ailleurs, le comité de suivi du DALO qui n'a pourtant connaissance que des mal-logés qui ont pu déposer un dossier et être labellisés en fait le constat : dans la région 90% des dossiers n'ont trouvé aucune issue favorable.  Même le label « DALO hébergement » ne débouche sur rien, puisque 2200 dossiers sont en attente.

Au lieu de se poser la question de l'efficacité de sa politique, M. Apparu pense que la répression, ou au mieux la politique de la porte fermée aux mal logés en lutte résoudra le problème par magie

Cette politique là ne marche pas non plus : le mal logement constitue une destruction quotidienne sur tous les domaines de la vie. Les mal-logés ne peuvent ni dormir, ni étudier, ni se soigner, ni travailler dans de bonnes conditions. Etre mal logé, c'est vivre dans l'angoisse psychologique permanente de l'expulsion, de la perte d'un hébergement précaire, d'un accident domestique, de ne plus pouvoir faire face aux dépenses à cause du loyer trop cher.

C'est vivre dans une France parallèle, et devoir chaque jour accomplir des démarches décourageantes, sans fin et sans résultat.

La lutte même difficile est le seul espoir de l'année 2011. Notre résolution ne faiblira pas.

Dans les années 60, on construisait 100 000 logements sociaux par an, à très bas prix.  Aujourd'hui , même pas soixante mille, tous loyers  confondus, et on détruit et on vend des centaines de milliers d'autres. La crise du logement est une crise de la volonté politique.

UN LOGEMENT POUR TOUS , c'est possible MAINTENANT.

 

15:23 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : bachelot, apparu, mal-logement, loppsi, dalo, cnple, etienne pinte, samu social, comité de suivi | | |  Facebook

samedi, 27 novembre 2010

Plan "grand-froid" : Nous voulons des logements, pas des gymnases

Ce 26 novembre, le Maire de Paris défend sa politique du logement au journal de France 3: il évoque la production de masse de logements sociaux accomplie depuis 2001. Pourtant, cette politique présentée comme ambitieuse n'empêche pas qu'il s'exprime devant un gymnase, seule solution proposée par une des villes les plus riches du monde aux mal logés qui sont à la rue...Peut-être parce que la fameuse production de logements ne signifie pas construction sur le terrain comme le Collectif des Mal Logés en Colère l'a récemment démontré

Ce 26 novembre, les mal logés en lutte ont interrompu la Conférence Territoriale pour l'aménagement de l'Ile de France afin de dire leur ras le bol des discours lénifiants  et des promesses pour après demain, en matière de logement social, comme le relaie la suite du journal de France



19:03 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logement, hebergement, samu social, maraude, delanoe, ile de france, grand paris, sdrif, paris-métropole, paris-habitat | | |  Facebook

 
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