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dimanche, 26 septembre 2010

DALO 93: plus de problèmes, moins de logements

le parisien 93 25-09-2010.jpgLe Collectif Mal Logés en Colère s'invite aujourd'hui à l'ADIL de Seine Saint Denis, chargée par la préfecture du département d'instruire les demandes DALO avant leur passage en commission.

Aujourd'hui en Seine Saint Denis, plus de 30% des dossiers sont déclarés irrecevables avant même tout passage en commission: c'est un premier tri effectué qui pénalise les mal logés , parce que le dossier est difficile et complexe à remplir.

Sur plus de 4900 dossiers examinés en  2008, seuls 843 avaient été reconnus prioritaires. Depuis, les critères d'éligibilité ont encore été restreints. Il faut désormais une reconnaissance officielle d'insalubrité et d'indécence du logement, l'accès est discriminant pour les personnes de nationalité étrangère, puisque le décret exigeant deux ans de présence régulière en France est maintenu malgré un avis contraire de la Halde. Désormais il est tenu compte des obligations alimentaires des hébergeants, ce qui signifie par exemple qu'une personne hébergée chez ses parents, même majeure peut voir rejeter son dossier.

Moins de 35% des dossiers reconnus prioritaires donnent de toute façon lieu à une proposition de logement selon les chiffres même de la Préfecture de Seine Saint Denis. Et « proposition » ne signifie pas « attribution »: de plus en plus, notamment en qui concerne les propositions du 1% logement, nous constatons ce qu'il faut bien appeler des propositions pour la forme. En l'occurrence, les mal logés reçoivent un bon de visite, souvent pour des appartements aux loyers élevés au regard de leurs revenus et plus aucune nouvelle ensuite.

Bref la loi DALO est inefficace, et cela tout le monde le reconnaît désormais.

En Seine Saint Denis, de toute façon, la Préfecture admet tranquillement avoir « égaré » les logements de son contingent: ainsi, la responsable du bureau du Logement déclare-t-elle à un colloque sur l'évaluation de la loi en Ile de France, en juin 2010.

« Le logement, on ne sait pas, c'est un peu le vague ;  peut-être  qu'avec  la  reconstitution  du contingent  préfectoral,  petit  bout  par  petit  bout,  nous  allons arriver à savoir où passent nos logements ; aujourd'hui, nous ne savons pas trop où sont 4.000 ou 5.000 logements ; c'est un travail à mener de façon précise »

http://www.gridauh.fr/sites/fr/fichier/4c41d644ab31b.pdf

Nous occupons donc aujourd'hui l'ADIL investie d'une mission préfectorale pour obtenir des explications quant à cette « perte » de milliers de logements, et aussi pour exiger qu'ils soient retrouvés rapidement.

En attendant, si la loi DALO ne permet pas de retrouver les logements perdus, des coïncidences troublantes nous amènent à nous interroger sur l'utilisation réelle du fichier DALORIF: en effet, les mal logés victimes de sur-occupation voient de plus en plus souvent succéder à un avis positif DALO, non pas un logement mais un contrôle de la CAF et une coupure des allocations si le logement actuel n'a pas la surface règlementaire. Or la CAF a accès au fichier DALORIF qui comporte toutes les informations relatives a la situation locative des allocataires demandeurs de logement.

La loi n'est donc pas appliquée quand elle est favorable aux mal logés, mais seulement quand elle ajoute un nouveau problème à leur situation, en l'occurrence le risque de ne plus pouvoir payer son loyer et de finir à la rue

Voir également le communiqué du Président de l'ADIL 93

le parisien 93 25-09-2010.jpg

 


Bartolone donne son point de vue sur les luttes de mal logés
envoyé par HLMPOURTOUS. - L'actualité du moment en vidéo.

19:57 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adil, ush, apparu, bartolone, mal-logement, caf, allocations logement | | |  Facebook

lundi, 24 septembre 2007

Des murs et un toit...ou un logement pour tous ?

medium_Photo-0196.jpgJeudi 20 septembre, une soixantaine de "MAL LOGES EN COLERE" ont occupé pendant plusieurs heures la CGLLS, caisse de garantie du logement locatif social, 10 avenue Ledru-Rollin, 75012 Paris

 

Des murs et un toit … ou un vrai logement pour tous ?

Christine Boutin l'a déclaré dans une interview du 17 septembre 2007 : « Je veux des murs et un toit pour tous. »

Mais ce que nous voulons, ce que veulent des millions de mal-logés, c'est bien plus que ça. Car un vrai logement, c'est bien plus qu'un toit et des murs, un vrai logement, c'est avant tout un bail à son nom reconductible à vie, un lieu où l'on peut vivre sans se battre avec les cafards, les souris ou l'humidité, où on peut faire la cuisine et inviter des amis ou héberger de la famille.

 

Or aujourd'hui, ce que développe Mme Boutin, ce sont des formes précaires de logement, un éventail qui va de l'élargissement des périodes d'ouverture de l'hébergement d'urgence au système de bail glissant. La politique du logement, c'est plus d'avantages pour les propriétaires, plus de contrôle et de précarité  pour les mal-logés. Que vous soyez un gros bailleur social ou un petit propriétaire, beaucoup sera fait pour que rien ne vienne perturber les profits que vous êtes bien évidemment en droit d'attendre ! Pour les particuliers qui possèdent des logements à louer, la garantie des risques locatifs leur permettra de ne pas craindre les impayés de loyers… dans l'objectif de « remettre sur le marché » quelques uns des 1,937 millions de logements vacants (chiffre extrait du Livre Blanc de l'UNPI 2007).

Or le programme de remise sur le marché des locations géré par la SIEMP à Paris n'a permis de relouer que 177 logements en 2006, sur 20 000 logements vacants dans la capitale. Quel est le bénéfice pour les mal-logés ? Pour les bailleurs sociaux, la CGLLS (caisse de garantie du logement locatif social), un établissement public sous l'autorité des
ministères du Logement et de l'Economie garantit des prêts et prévient es difficultés financières, finance la rénovation urbaine (et les démolitions qui vont avec), favorise la réorganisation et le regroupement des organismes HLM… et sans soute mettra en oeuvre la vente de logements sociaux. Quel est le bénéfice pour les mal-logés, alors que 75% de la population répond aux critères d'attribution d'un logement social ?

Suivi individualisé des SDF, accompagnement social, commission de médiation du DALO ayant le pouvoir de décider de l'urgence et du type de logement qu'il faudrait pour un mal-logé (HLM, résidence sociale, foyer…), système de bail glissant confié à des associations subventionnées, voilà pour les mal-logés.


Depuis 3 ans, le Collectif Mal Logés en Colère se bat pour un logement
Mme Boutin dépense 250 000 euros pour « décentraliser » son ministère pour tous. Après être intervenus avant l'été dans un colloque où Martin Hirsch devait prendre la parole, nous avions obtenu un rendez-vous avec le directeur de cabinet de la Ministre chargée du logement, pour y évoquer différents problèmes rencontrés par les mal logés du collectif. Ce rendez-vous n'a rien donné de concret, et il est resté sans suite. pendant 10 jours à Lyon, à l'occasion du congrès de l'Union sociale pour l'habitat, qui regroupe les organismes HLM, de celui de la Fédération des promoteurs constructeurs et de celui des notaires. Il ne manque que les mal-logés eux-mêmes ! A défaut de décentraliser nos actions à Lyon, nous occupons donc les locaux de la CGLLS.

Nous exigeons le relogement de tous les mal-logés

18:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : boutin, sdf, dalo, siemp, mal-logement | | |  Facebook

 
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