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jeudi, 31 janvier 2013

Entre production qui chute et parc social dégradé, où va Paris Habitat OPH ?

Paris Habitat OPH, il y a encore quelques années était réputé pour la qualité globale de son parc, et comparé aux loyers élevés pratiqués par d'autres bailleurs parisiens comme la RIVP et les 3F, ceux du premier bailleur social de la Ville de Paris correspondaient mieux aux revenus réels des demandeurs de logement.

Mais les choses ont bien changé : depuis le milieu des années 2000 , Paris Habitat OPH a priorisé l'achat d'immeubles occupés et à réhabiliter et a racheté le parc en mauvais état d'autres bailleurs, dont la SAGI.

Résultat : la production s'est dramatiquement effondrée en 2010, et le prix de rachat élevé d'immeubles occupés a grevé le budget de la construction neuve. Le nombre d'attributions à des foyers modestes ne cesse donc de baisser, et le nombre de demandeurs de logement, ne cesse lui d'augmenter.

Mais la situation empire aussi au sein du parc : et être relogé ne signifie plus forcément sortir de la galère du mal-logement, comme en atteste la situation de ce foyer dont l'appartement est contaminé au plomb , que nous avons dénoncé récemment ( voir notre article).

Et plus « banalement », les logements livrés avec des sanitaires totalement à refaire , une isolation défectueuse ou une installation électrique précaire sont désormais le lot commun pour de nombreux nouveaux locataires à qui il est sèchement signifié en cas de réclamation, qu'ils doivent se débrouiller eux même pour les travaux de remise en état du logement, en infraction avec la loi qui impose cette obligation au propriétaire.

Comme les démarches individuelles restent sans réponse, nous nous sommes une nouvelle fois rassemblées devant le siège de Paris Habitat. Mais, malgré les situations graves évoqués ci-dessus, la direction nous a fait savoir qu'elle refusait de nous entendre.

Rappelons le , le logement social n'est pas une aumône mais un droit. Et la démarche cynique consistant à opposer les demandeurs qui attendent en vain un logement et les locataires qui vivent dans de mauvaises conditions dans le parc social ne marchera pas.

Tous mal-logés, tous en colère !

Un logement décent pour tous maintenant !


                        Paris-Habitat OPH : Locataires et mal-logés... par HLMPOURTOUS


Le tract diffusé lors du rassemblement


PARIS HABITAT-OPH, premier bailleur social parisien et européen

doit donner l'exemple !

 Paris Habitat OPH, premier bailleur social européen n'aura produit que 543 logements sociaux en 2011.

 Après la chute abyssale de 2010 ( 520 logements pour 2606 en 2009), c'est donc la deuxième année consécutive de sous-production massive pour l'Office, alors que le rythme annoncé en 2008 par la Ville, pendant les élections municipales, était de 1500 à 2000 nouveaux logements par an pendant toute la mandature.

 Et les annonces pour 2012 et 2013 sont malheureusement très décevantes : au mieux un retour à 1700 logements par an, sans rattrapage des objectifs non tenus pour2011 et 2010. Le changement, ce n'est pas encore maintenant pour les mal-logés parisiens.

 Cet effondrement de la production sur deux années a des conséquences dramatiques pour les mal-logés, parce que la production antérieure était déjà très inférieure aux besoins.

 Et même ceux qui se voient proposer un logement ne sont pas toujours sortis d'affaire : depuis des années , sous couvert de mixité sociale, les pouvoirs publics refusent de prendre en compte les ressources réelles des demandeurs pour fixer le type de logements sociaux produits. Alors que plus de 70 % des demandeurs parisiens ne peuvent en théorie accéder qu'à un PLA-I , seuls 22 unités ont été produites en 2011, contre 131 PLS, qui correspondent à 15% de la demande !

 Résultat, on propose des PLS à des personnes qui n'ont pas les moyens d'en acquitter le loyer, et se retrouveront donc rapidement en très grande difficulté budgétaire.

 Paris Habitat OPH rogne aussi sur les fonds nécessaires à la remise en état des logements : des locataires récemment installés se retrouvent avec des lettres de la Préfecture les informant que leur logement est contaminé au plomb par exemple ! De l'insalubrité dans les logements sociaux, voilà la conséquence de la politique menée depuis des années : des immeubles privés ou l'ensemble du parc de la SAGI ont été rachetés en mauvais état, et les locataires en payent aujourd'hui le prix.

 Et même devant ces situations extrêmes, il est impossible aux mal-logés d'être reçus et écoutés par la direction.

 Nous voulons un vrai changement dès maintenant, une production en masse et adaptée à nos besoins.


15:08 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : insalubrité, pla-i, réhabilitation, saturnisme | | |  Facebook

jeudi, 20 décembre 2012

Paris: manifestation pour de vrais engagements contre la crise du logement

Aujourd'hui à la Maison de la Chimie, Ministres , présidents des grandes agences liées au logement ( ANRU , ANAH...), présidents des fédérations de HLM, sont réunis pour répondre à une question fondamentale : quels engagements de politique sociale en matière de logement pour le quinquennat ?

Mal-logés en lutte nous sommes venus manifester , car nous avons notre idée sur ce que devrait être cette politique sociale : production massive de logements sociaux adaptés au niveau de ressources des demandeurs, qui sont dans leur majorité, des salariés modestes, des retraités, des jeunes en formation, des chômeurs.

Ces dernières années, alors que l'offre privée devenait inaccessible à des millions de personnes, à cause d'une explosion des loyers (qui ont par exemple doublé en région parisienne), le type de logements produits par les bailleurs sociaux changeait lui aussi en plus cher : la hausse du nombre de logements sociaux totaux est due pour moitié ( 46%) à la production de PLS. Ce type de HLM inaccessible à plus de 75% des demandeurs de logement a été multiplié par 10 en dix ans, quand le nombre de PLA-I n'a été multiplié que par deux. L'augmentation du parc social, en quantité et en types de logement n'a donc absolument pas compensé la disparition du logement privé à bon marché.

De plus, le budget logement n'augmente pas : les crédits du Ministère sont passés de 8,3 milliards d'euros à 7,8 de 2012 à 2013. L'aide à la pierre pour la construction directe n'a été augmentée que de 50 millions d'euros, et les rallonges budgétaires annoncées depuis ne concernent que l'hébergement d'urgence. D'ores et déjà, les bailleurs sociaux ont annoncé que le fameux objectif de 150 000 logements ne serait pas atteint en 2013. Et au mieux, le gouvernement prévoirait que le nombre de PLA-I passe de 33 à 40% de la production totale de nouveaux logements, alors que plus de 75% des demandeurs actuels ne peuvent accéder à d'autres types de logement.

Le compte n'y est pas : si la mobilisation des mal-logés , mais aussi des travailleurs du secteur du logement et de l'hébergement amène les ministres à multiplier les annonces, les crédits et les mesures nécessaires en urgence et sur le long terme ne sont pas là. Et l'on continue à vendre 12 000 logements sociaux par an !

Et dans le même temps, les collectivités territoriales se désinvestissent : en Seine Saint Denis comme à Paris, les Conseils Généraux interrompent les prises en charge d'hôtel pour les familles au titre de l'Aide Sociale à l'Enfance. Le SAMU social étant saturés, ce sont des milliers de familles qui risquent tout bonnement la rue.

Face à cette non-prise en compte des besoins réels, nous sommes déterminés à nous mobiliser pour obtenir le minimum dans un pays riche :

UN LOGEMENT POUR TOUS !

 


                         Politique du logement : le compte n' est pas bon... par HLMPOURTOUS

14:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, pla-i, intermédiation locative, dalo, hébergement urgence, aide à la pierre, ush, uesh, thierry bert, réquisitions | | |  Facebook

vendredi, 19 octobre 2012

Occupation de l'AORIF: les bailleurs sociaux doivent reloger maintenant !

Une centaine de mal-logés ont investi aujourd'hui le siège de l'organisme central de coordination des bailleurs sociaux d'Ile de France, l'AORIF- Union Sociale de l'Habitat IDF, au 15-17 rue de Provence dans le 8ème arrondissement.

En ce début d'hiver, où la Ministre reconnaît la plus grave crise de l'hébergement depuis quinze ans, où le SAMU Social n'est pas en mesure de répondre aux deux tiers des appels , les mal-logés remontent à la source du problème.

Si nous sommes à la rue, si nous nous entassons dans des hébergements précaires, dans des appartements trop petits, si beaucoup d'entre nous sont confrontés aux expulsions sans relogement, c'est en premier lieu parce que les bailleurs sociaux ne remplissent plus leur rôle.

Depuis des années, ce sont toujours les mêmes annonces mirifiques de dizaines de milliers de nouveaux logements: mais entre les PLS et l'accession à la propriété, une bonne part de ces logements ne correspond pas aux besoins des demandeurs de logement, dont 80% ne peuvent accéder qu'à un PLA-I.

Résultat ? Les niveaux de loyer trop élevés aboutissent au rejet des candidatures sur les logements, lorsqu'elles émanent de salariés et de retraités modestes, de précaires, de chômeurs.

Nous voulons des logements correspondant à nos revenus, le logement social est fait pour ça. Et nous les voulons maintenant, car les bailleurs sociaux connaissent depuis des années la nature de la demande.

Les mots et les promesses pour l'avenir ne suffisent plus: nous continuerons notre campagne d'action vers les bailleurs sociaux dans les semaines qui suivent.

UN LOGEMENT MAINTENANT


 Logements "sociaux" trop chers et hébergements... par HLMPOURTOUS

 

Le communiqué diffusé sur place

OCCUPATION DE L'AORIF-UNION SOCIALE POUR L'HABITAT

 

A quinze jours de la trève hivernale des expulsions, une centaine de mal-logés occupent l'AORIF-Union Sociale de l'Habitat, organisme regroupant l'ensemble des bailleurs sociaux de la région Ile de France.


Les mots et les bonnes intentions ne suffisent pas : aujourd'hui, 400 000 demandeurs de logement sont recensés en Ile de France. Selon l'ensemble des associations oeuvrant dans le domaine de l'hébergement, les deux tiers des demandes au 115 sont laissées sans réponse.


Si des milliers de personnes et de familles sont à la rue, c'est qu'à l'autre bout de la chaîne de l'urgence, il y a la question de l'accès au logement social. Et dans ce domaine, les bailleurs sociaux ne remplissent plus leur rôle.


Malgré tous les dispositifs mis en avant à grand renfort de publicité en réalité, certains publics sont d'emblée rejetés par les bailleurs sociaux : ainsi l'USH et l'AORIF considèrent comme un grand pas en avant digne d'être mentionné dans leur journal le fait d'avoir relogé vingt anciens SDF en 2012 dans les Hauts de Seine avec le programme Logement d'Abord....alors que des dizaines de milliers de personnes sont à la rue, et des dizaines de milliers d'autres bloquées dans les hébergements d'urgence


Les bailleurs sociaux ne construisent pas assez de logements correspondant aux besoins des demandeurs : 75 % des demandeurs ne peuvent accéder qu'à un loyer de type PLA-I, un peu plus de 6000 logements de ce type sont programmés en Ile de France en 2012. Par contre, trois fois plus de PLS , aux niveaux de loyers les plus chers du HLM sont prévus dans cette même programmation, alors que seulement 15% des demandeurs sont susceptibles d'y accéder.

Résultat : les nouveaux logements sociaux ne sont pas accessibles aux demandeurs.


Des opérations de faux logements sociaux se multiplient , financés par la collectivité : le nombre de logements en Usufruit Locatif Social, la plupart en PLS et comptabilisés au titre de la SRU ne cesse d'augmenter.

Résultat : ces logements , qui permettent à leurs vrais propriétaires des exonérations fiscales énormes , notamment sur l'ISF, rebasculeront dans le privé dans 15 ans, avec obligation pour le bailleur social usufruitier de reloger les locataires en place dans son parc.


De plus en plus, les bailleurs sociaux opèrent un tri des candidatures proposées par les Préfectures et les mairies : sous prétexte de mixité sociale, certains minimisent au maximum le nombre de précaires, de salariés modestes, de familles monoparentales dans leur parc.

Résultat : Les contingents de logements de la Préfecture et des mairies sont déjà faibles et engorgés, mais les bailleurs accentuent la mise à l'écart du logement d'une partie de la population en s'opposant aux relogements.

Faute d'investissements suffisants, certains locataires HLM , en nombre grandissant, redeviennent mal-logés.

Résultat :le manque de logements familiaux et/ou adaptés au handicap empêche tout changement de logement en cas de suroccupation. Le manque d'entretien des logements aboutit à des situations ubuesques, allant jusqu'à des constats d'insalubrité faits par l'Etat dans des logements sociaux

 

Le logement social n'est pas un luxe , les bailleurs sociaux sont là pour loger ceux qui ne peuvent accéder au privé dans des logements dignes de ce nom.

14:33 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : aorif, ush ile de france, paris habitat oph, pls, pla-i, cession foncier public, dalo, hébergement, samu social | | |  Facebook

 
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