samedi, 20 février 2010
1% patronal = O% de relogement ? CILGERE occupé par des Mal-Logés
Le siège de CILGERE, un des nombreux collecteurs du un pour cent, a été occupé aujourd'hui par 70 mal logés. Celui ci est également gestionnaire associé d’un bailleur social : BATIGERE.
Actuellement, les salariées mal logés aux revenus modestes ne voient jamais la couleur des logements construits avec leurs cotisations. Si CILGERE a les moyens d'occuper un somptueux hôtel particulier au coeur d'un des quartiers les plus chers de Paris, pourquoi pas ceux de reloger les demandeurs de logement social ?
La direction de CILGERE n'ayant manifestement aucune réponse crédible à cette question, a préféré faire évacuer le collectif par d'importantes forces policières, les mal logés refusant de quitter les lieux d'eux même.
1% patronal = 0% de relogement
Sur le papier, depuis 2008, les collecteurs du 1% sont censés réserver 25% des logements construits avec l’argent des salariés, à ceux qui ont les revenus les plus faibles, notamment les demandeurs DALO.
Ces dernières années, en réalité, les fonds du 1% ont servi, à tout autre chose qu’à la construction de logements sociaux à bas prix.
La production de BATIGERE qui dépend directement de CILGERE en atteste : en 2007, le bailleur n’a produit que 28 logements très sociaux, et la filiale réservée aux revenus modestes, Le Logement Urbain, possède seulement…300 logements.
CILGERE, comme les autres collecteurs regroupés dans l’UESH, a investi l’argent ailleurs, et notamment dans la construction de logements à loyers libres.Et pas toujours dans des conditions très claires sur l’emploi des fonds investis : ainsi depuis le 14 janvier 2010, l’APALOF (Association pour l'Accès des Salariés aux Logements de la Foncière), lié aux collecteurs, notamment CILGERE , a disparu. L’APALOF était une association destinée à proposer aux salariés les logements construits par la Foncière Logement, un organisme inter-collecteurs. Après un premier scandale concernant la rémunération de ses administrateurs, c’est le coût de la structure APALOF qui a été mise en cause : plusieurs millions d’euros. Elle a manifestement été dissoute, l’argent investi lui a disparu définitivement.
La Foncière Logement devait construire 10 000 logements par an, du loyer libre après les opérations de l’ANRU, du social dans les zones qui en manquaient. Résultat, elle a produit à peine 9000 logements depuis sa création, principalement en loyer-libre
Ce ne sont pas seulement les salariés mal logés qui le dénoncent mais également la Cour des Comptes, qui considère en 2009 que l’activité de la Foncière réduit la part de logement pour les salariés pauvres.
Les fonds récoltés par CILGERE au lieu d’être affectés prioritairement à son bailleur social Batigère pour la construction de logements sociaux à bas prix, le sont donc ailleurs.Au quotidien, cela se traduit notamment par une inefficacité totale des dispositions légales imposant la réservation de 25% du contingent du 1% patronal aux mal logés les plus pauvres, ou aux labellisés « DALO » : les appartements sont proposés, mais comme leur loyer est trop important pour les ressources des candidats, les candidatures sont rejetées par les commissions, les unes après les autres.
Mal logés, salariés pauvres ou chômeurs et précaires, nous sommes légitimes à demander des comptes aux bailleurs sociaux et aux collecteurs du 1%qui les contrôlent.
Cette démarche a irrité la direction de BATIGERE : Après s’être engagée à une rencontre avec le collectif par écrit, elle s’est désistée. Sans crainte du ridicule, elle a ensuite ordonné l’évacuation policière du collectif, lors de l’occupation de sa filière très sociale, censée justement répondre à nos besoins, et a imposé le contrôle de l’identité des quatre vingt demandeurs de logement présents. Il lui suffisait pourtant de faire son boulot de bailleur social et de les reloger pour la connaître !
Nous sommes donc venus chez CILGERE, exiger que les fonds investis par les salariés se transforment en logements qui leur soient accessibles !
UN LOGEMENT POUR TOUS, MAINTENANT !
Sur le même sujet, voir aussi:
Occupation de l'association Entreprise et Logement, financée par le 1% logement
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vendredi, 13 novembre 2009
VIDEO : Les Mal-logés en Colère "s'invitent" chez Benoist Apparu
PARIS — Une centaine de membres du Collectif des mal-logés en colère "s'est invitée" vendredi à la mi-journée au secrétariat d'Etat au Logement, boulevard St Germain, pour demander un rendez-vous à Benoist Apparu, a-t-on appris de sources concordantes.
Le Collectif, coutumier d'occupations surprises, entendait surtout réagir à l'annonce, en début de semaine,par le secrétaire d'Etat du suivi de chaque sans-abri par un "référent". Il entendait aussi, et de façon plus générale, attirer l'attention sur les "millions de mal-logés" y compris les personnes qui ont été reconnues prioritaires au titre de la loi Dalo et qui sont toujours en attente de logement.
Dans un communiqué, le Collectif affirme notamment : "en quoi un +référent+ personnel changerait-il quoi que ce soit ? L'immense majorité des mal-logés sont suivis par des travailleurs sociaux et cela ne change absolument rien à leur problème de logement car ces travailleurs sociaux ne peuvent que constater la pénurie de HLM".
Le service de presse de M. Apparu a confirmé la présence du Collectif "dans l'enceinte" du secrétariat d'Etat. Une délégation a été reçue par le chef de cabinet et une conseillère sociale. Promesse leur a été faite qu'une réunion sera prochainement organisée en préfecture "pour examiner les demandes individuelles".
M. Apparu s'est également engagé à recevoir une délégation du Collectif courant décembre.
Copyright © 2009 AFP."
Retrouvez le communiqué du collectif ici : Occupation du Secrétariat d'Etat au Logement
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Les Mal-logés en Colère au Secrétariat d'Etat au Logement
ASSEZ DE REFERENTS, NOUS VOULONS DES LOGEMENTS !
Le Collectif des Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui au secrétariat d’Etat au Logement, afin d’informer Mr Besnoist APPARU de nos besoins réels, qu’il ne connaît manifestement pas.
Nous entendons ainsi réagir à la principale mesure annoncée comme une nouveauté par Mr Apparu : le suivi par un « référent », de chaque sans abri.
De qui se moque-t-on ?
Actuellement parmi les millions de mal logés que compte ce pays, même ceux qui ont accompli l’exploit d’obtenir un label DALO sont une large minorité à se voir proposer un logement social.
Et pourtant pour obtenir ce label, il faut avoir passé d’abord l’épreuve du tri entre les mal logés instauré par des critères légaux de priorité et d’urgence très restrictifs : trois ans de titre de séjour, la reconnaissance de l’indécence du logement dont les mal logés doivent apporter eux même la preuve. Il s’agit ensuite d’avoir pu monter un dossier complexe, chose difficile lorsqu’on est en situation d’urgence et dépourvu même d’un hébergement stable.
Et pourtant, deux ans après le vote de la loi même le label DALO n’est au final, qu’un dossier de plus rempli pour rien pour la majorité des concernées.
En quoi un « référent » personnel changerait-il quoi que ce soit ? L’immense majorité des mal logés sont suivis par des travailleurs sociaux, et de longue date : et cela ne change absolument rien à leur problème de logement, car ces travailleurs sociaux ne peuvent que constater la pénurie de HLM, comme les mal logés. A l’heure actuelle, à Paris, notamment, ils ne sont même plus en mesure de trouver ne serait-ce qu’un hébergement d’urgence.
Comme souvent, il s’agit donc surtout d’individualiser nos problèmes, voire de rendre les mal logés et les SDF responsables de leur situation.
Les hivers précédents, le gouvernement avait pris l’habitude de justifier les morts de la rue, notamment par le fait que les SDF refusaient les hébergements d’urgence, en réalité des dortoirs insalubres ouverts six heures sur vingt quatre.
Cet hiver aurons nous droit à l’argument « On ne peut rien faire pour ceux qui refusent un suivi régulier et personnalisé » ?
Collectivement, nous sommes venus rappeler à Mr Apparu, comment l’on fabrique les SDF : tout simplement en laissant la situation des millions de mal logés se dégrader jusqu’au jour ou le taudis est fermé, ou l’on ne peut plus payer un loyer trop cher, ou les proches ne peuvent plus nous héberger dans un logement trop petit. Jusqu’au jour ou le propriétaire vend son logement, jusqu’au jour ou l’ on a dépassé la durée autorisée dans le même foyer.
Les SDF sont des mal logés comme les autres, comme les autres, ce dont ils ont besoin pour résoudre le problème qui crée tous les autres, c’est d’abord d’un logement social.
RELOGEZ MAINTENANT !
Voir sur le même sujet : Les Mal-Logés s'invitent aux Etats Généraux des SDF
Des Mal-logés interpellent Benoist Apparu : occupation de l'EPF
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jeudi, 05 novembre 2009
RIVP ; une inauguration perturbée
La direction de la RIVP, l’adjoint au Logement, et le maire du 3ème arrondissement sont ils allergiques aux mal logés ?
A Paris, on construit tellement peu de logements, que la moindre inauguration de quelques chambres de foyer pour jeunes travailleurs donnent lieu à la venue d’une dizaine de responsables du logement social.
Ce matin, à l’inauguration d’un lieu d’hébergement de la RIVP, au 148, rue des Poissoniers, on se bousculait donc pour fêter ces quelques chambres, les occasions étant rares : Jean Yves Mano, adjoint au logement du Maire de Paris, Pierre Aidenbaum, président de la RIVP et maire du 3ème arrondissement, mais aussi Bruno Julliard, adjoint à la Jeunesse, Serge Contat directeur général de la RIVP, ainsi que plusieurs élues du 18ème arrondissement.
Pour les mal logés aussi les occasions sont bien rares de pouvoir exposer en direct leurs difficultés à tous ces élus.
Nous étions donc plus de 80 mal-logés, hébergés, en foyer, à l’hôtel, dans les taudis, à nous être invités à l’inauguration. Des salariés modestes, des étudiants, des retraités, tous en attente d’un logement social. Des expulsés récents, notamment une mère de famille isolée mise à la rue d’un centre maternel géré par la Ville de Paris, qui avait pourtant reçu des garanties de maintien dans les lieux du cabinet Delanoe.
Parmi tous ces responsables en charge du logement social à Paris, pas un n’a accepté de nous rencontrer. Barricadés dans une arrière salle, nos élus sont ensuite, chacun leur tour, passés devant nous, protégés par un cordon de police, avant de s’engouffrer dans leurs voitures, et sans qu’un seul d’entre eux se soit adressé à nous.
Peut-être parce qu’ils n’ont rien à répondre aux chiffres qui déclenchent la colère des mal logés : en 2008, le nombre global d’attributions de logements sociaux a considérablement baissé, et la part de logements très sociaux s’est encore restreinte ( bilan APUR 2008 visible ici http://www.apur.org/etudes.php?visu-etudes.php?id=264 ).
Le nombre de demandeurs de logement sociaux recensés s’est accru de plus de 5000 personnes pour cette même année.
La RIVP , deuxième bailleur social parisien, compte toujours des milliers de logements intermédiaires ou en loyer libre, qui sont inaccessibles à la grande majorité des demandeurs.
Les mal logés n’ont donc pas d’autre choix que de crier haut et fort ces chiffres, qui sont la réalité de la politique parisienne, que les élus et les directions des grands bailleurs voudraient cacher sous quelques inaugurations en grande pompe.
D'autres actions et analyses sur la politique de la RIVP :
La RIVP n'est toujours pas un bailleur social
Une pépinière d'entreprise RIVP occupée par des Mal-logés
Scandale de la RIVP : colère des mal-logés
UN LOGEMENT POUR TOUS, MAINTENANT !
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jeudi, 29 octobre 2009
Martin HIRSCH interpellé par des Mal-Logés en Colère (Plaine St Denis)
Le collectif des Mal-logés en Colère à occupé ce matin jusqu'en début d'apres-midi "l'Usine" 379 avenue du Président WILSON à la Plaine St Denis (93). Une table ronde y était organisée par le Comité national des entreprises d’insertion, en présence notamment de Martin Hirsch sur le thème des politiques "de lutte contre l'exclusion".
Le collectif est sorti après une entrevue avec le chef de cabinet de Martin Hirsch où nous nous sommes entretenus sur le traitement des dossier de demandeurs de logements par les préféctures de Paris et de Seine St Denis.
Ci dessous le communiqué diffusé aux participants de cette réunion :
POUR "L’INSERTION" DES MAL-LOGES…DANS DE VRAIS LOGEMENTS
Nous intervenons aujourd’hui à l’occasion d’une table ronde où Martin Hirsh est annoncé. Parmi d’autres intervenants il est attendu pour discuter des politiques de « luttes contre l’exclusion » initiées par le gouvernement. Le thème du débat : « quel avenir pour les entreprises d’insertion ?». Un avenir sûrement radieux, puisque le RSA de Martin Hirsch consiste en une « insertion » uniquement professionnelle. Un RSA n’apportant pas les mêmes garanties, sociales notamment en matière de logement que le RMI, où l’allocataire pouvait choisir un parcours d’insertion uniquement dédié à l’accès au logement social, jusqu'à l’attribution de ce logement . Beaucoup de mal-logés concernés par cette allocation seront donc orientés vers ces structures sans qu’il ne soit tenu comte de leur problème de logement.
Une autre politique de « lutte contre l’exclusion » qu’il faudra d’une manière ou d’une autre intégrer au débat : le bilan de deux ans de loi DALO.
En effet, lors de nos précédentes rencontres, Martin Hirsch nous a orienté vers les procédures de la loi DALO, censées apporter « une réponse adéquate » à nos problèmes de logement. Les préfectures dédiant désormais l’intégralité de leur contingent aux demandeurs
reconnus prioritaires par les commissions de médiation.
Qui est prioritaire et qui ne l'est pas, selon les commissions de médiations ?
Les mal-logés reconnus "prioritaires" par les commissions de médiation sont tout d’abord ceux qui ont eu la possibilité de monter un dossier où la preuve du mal-logement est à la charge du mal-logé.
L’exemple des logements insalubres, où la reconnaissance de l’insalubrité par la commission de médiation DALO dépend d’un
certificat d’insalubrité délivré par les services techniques de la préfecture.
Que se passe t il pour les logements insalubres où les services préfectoraux ne daignent pas passer malgré les demandes des mal-logés?
Un certain nombre de logements dans ce cas, où la présence de plomb ne fait pas de doute, a été désigné au Haut-commissaire et aux
préfectures concernées il y a plus d’un an par notre collectif. Malgré la présence d’enfants et de plomb, les services techniques ne sont
jamais passés dans ces appartements, et les dossiers DALO ont donc été tout naturellement rejetés.
Les mal-logés non reconnu "prioritaire" par les commissions de médiation sont donc ceux qui n’ont pas la possibilité de prouver leur
mal-logement, alors même qu’obtenir les pièces justificatives s’avèrent souvent impossible auprès des services préfectoraux. Les
préfectures n’ayant aucun intérêt à voir s’accroître le nombre de dossier prioritaire. Sur Paris, le nombre de logements insalubres
était fixé à 1000 par la Ville et la préfecture, pas un de plus !
Les mal-logés «non prioritaire» sont aussi ceux dont le problème de logement, même mis en évidence, ne constitue pas un critère de
priorité pour les commissions DALO. Des mal-logés que la procédure DALO à exclu de tout espoir de toucher un contingent préfectoral qui leur était autrefois ouvert : un contingent préfectoral qui avant la loi DALO était particulièrement réservés aux plus bas revenus. Aujourd’hui, l’impossibilité de pouvoir s’acquitter d’un loyer du privé ne constitue plus un motif de priorité. Un travailleur au RSA
par exemple qui demanderait un logement social sera donc exclu par la commission si il n’apporte pas la preuve d’autres critères de
priorité.
Deux ans après sa mise en place, le bilan de la loi DALO pour les mal-logés s’avèrent être un recul dans l’espoir d’obtenir un logement social. Une majorité de ceux qui pouvaient prétendre aux logements sociaux, selon des critères tout bonnement sociaux, sont désormais exclus du contingent préfectoral par le filtre des commissions DALO.
La loi DALO intervient 6 ans après les premiers plans de destruction massive de logements sociaux initiés par Claude Bartolone, alors
ministre du logement, lui aussi présent à cette table ronde. Apres avoir organisé la destruction du logement social, il fallait régler le
problème du nombre croissant de demandeurs de logements
En Seine Saint Denis, sur 58 000 demandeurs de logements sociaux,seuls 4000 ont passés les mailles du filet de la commission, sans
obtenir de logement pour autant : la préfecture ayant procédé à 200 relogements DALO au 1er janvier 2009.
Nous refusons de nous plier au tri scandaleux de la loi DALO, elle n’est qu’une tentative ridicule de réduire le nombre de demandeurs de
logement par le filtre de commissions de médiations pour gérer une pénurie organisée.
Erreur de gestion car « prioritaire » ou pas, nous sommes toujours là.
UN LOGEMENT POUR TOUS !

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jeudi, 22 octobre 2009
La RIVP est elle vraiment un bailleur social ?
Le Collectif des Mal-Logés en Colère à occupé près de 4 heures les locaux d'Habitat Social Français, une des filliale de la RIVP.
Un rendez vous à été obtenu avec le directeur Général du deuxième bailleur parisien, Sergé CONTAT.
Le communiqué :
LA RIVP est elle vraiment un bailleur social ?
Les Mal-Logés en Colère continuent leur tournée collective des bailleurs parisiens pour avoir la solution du mystère : comment le nombre de demandeurs de logements peut-il sans arrêt augmenter alors que tous les bailleurs sociaux affichent des chiffres de production toujours plus élevés ?
Nous occupons aujourd’hui une des nombreuses filiales de la RIVP, l’Habitat Social Français.
En juin dernier, nous investissions une pépinière d’entreprises appartenant au deuxième bailleur social parisien. Nous dénoncions le fait qu’un bailleur social investisse dans la production de locaux destinés à l’activité économique alors qu’il n’est pas en mesure de répondre à la demande des mal logés, sa vocation initiale.
Nous dénoncions aussi la situation incroyable de familles hébergées dans un hôtel appartenant à la RIVP, et à qui aucune proposition de relogement n’avait été faite depuis des années.
Six mois plus tard, rien n’a changé pour ces familles : seule l’une d’elles s’est vue proposer un relogement ….à Orly. La RIVP communique sur la mixité sociale, sur la soi disant production de logements sociaux dans les beaux quartiers, mais envoie les Parisiens modestes dans les banlieues pauvres !
La raison ? La RIVP , deuxième bailleur social parisien , persiste dans une politique qui ne répond pas aux besoins des mal logés, comme le montrent quelques chiffres tirés du rapport d’activité 2008.
Seuls 39 logements de type PLA-I ont été attribués, alors que 70 % des demandeurs de logements ont des ressources correspondant à cette catégorie. Par contre, 293 logements de type PLS, les logements sociaux le plus chers ont trouvé preneur, et 610 en loyers libres !
La RIVP refuse de transformer ces loyers libres en logements sociaux, en prétextant que la plupart sont occupés. Pourtant, même lorsqu’ils sont disponibles, aucun effort n’est fait pour les transformer en HLM.
La RIVP affiche 1500 logements financés en 2008, moins de 12 % en PLAI pour 27 % en PLS. Et encore une fois logement financé ne signifie pas logement construit, en réalité seuls 25 % de ces logements sont neufs, le reste consiste en logement rachetés, souvent occupés ! Et les nombreuses places de foyer comptent comme de vrais logements dans les chiffres : dans les faits la majorité des PLA-I sont des hébergements précaires !
Nous occupons aujourd’hui la filiale l’Habitat Social Français pour exiger que la RIVP fasse son boulot de bailleur social, transforme ses loyers libres en logements sociaux, et construise de vrais HLM en masse !
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samedi, 17 octobre 2009
DALO : un tri selectif entre les mal-logés
Il y a 58 000 demandes de logement en attente en Seine Saint Denis.
La loi DALO , dans ce département, ce sont deux cent personnes relogées au 1er janvier 2009 !
La disproportion entre ces deux chiffres, suffit à montrer le peu d’intérêt accordés aux besoins en logement social par les autorités.
Le département de Seine Saint Denis détient le triste record du nombre de logements insalubres déjà reconnus par la Préfecture : au moins 10 000. Et celui-ci n’est que la partie émergée de l’iceberg, car les procédures de dépistage de l’insalubrité sont longues et très restrictives.
C’est aussi le département où l’on relègue de plus en plus fréquemment les personnes sans logement, après une expulsion ou la fermeture d’un hôtel meublé dans un autre département.
Ces mal logés, en hôtels ou en foyer ne sont plus pris en compte nulle part pour leur relogement : ni par leur département d’origine, ni par celui ou ils ont atterri.
· La destruction de milliers de logements sociaux dans les grands ensembles n’a pas été compensée par la construction d’appartements équivalents, dans les mêmes communes, au même loyer, et les démolitions ont aggravé la pénurie existante (plan ANRU)
· Vivre en suroccupation dans des logements privés dont les loyers augmentent avec plusieurs générations sous le même toit devient la norme pour les familles aux revenus modestes. Dans les HLM, le même phénomène est à l’œuvre, parents, enfants et petits enfants s’entassent dans l’attente d’un relogement qui n’arrive jamais.
· La loi DALO, non seulement n’a pas ajouté un seul logement sur le terrain, mais elle a aussi permis d’effectuer un tri scandaleux : en Seine Saint Denis sur plus de 4900 dossiers examinés en janvier 2009, seuls 843 ont été considérés comme prioritaires, tant les critères sont restrictifs, notamment pour l’insalubrité !
Mal logés, notre seul espoir c’est la lutte. Les lois successives ne changent rien, en Seine Saint Denis comme ailleurs.
Seule la pression des concernées peut aboutir au relogement de tous et à une politique de construction de logements sociaux correspondant à nos besoins.
d'autres articles du collectif sur la loi DALO :
Le Collectif des Mal-logés en Colère occupe le Secrétariat d'Etat au Logement
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mardi, 06 octobre 2009
Vente du siège de Paris Habitat , une affaire bien OPAC.
Une centaine de Mal-logés en Colère a investi cet après-midi la Direction Terittoriale Paris-Nord de Paris-Habitat. L'achat du nouveau siège de la principale société HLM de la Ville de Paris à couté 138 Millions d'Euros alors que la valeur de l'ancien siège n'est estimée qu'à 35 Millions d'Euros. D'où viennent les 103 millions d'euros supplémentaires? Comment comprendre le décalage entre les sommes investies dans le nouveau siège et le manque cruel de construction de nouveaux logements Paris-Habitat extremement bas en 2009 alors que le nombre de demandeurs de logement de la capitale n'a jamais été aussi élevé.
Suite à l'occupation, rendez vous à été pris avec la direction générale de Paris-Habitat, la question sera posée à cette occasion, et les réponses relayées sur ce blog.
Vente du siège de Paris Habitat , une affaire bien OPAC.
Depuis son changement de sigle, le premier bailleur social parisien, soigne la communication : nouveau logo, nouveau site, nouveau blog « interactif », un nouveau siège à deux pas de l’ancien.
Le Collectif des Mal Logés en Colère investit aujourd’hui la direction de Paris-Habitat du nord-est parisien, à l’occasion d’un vernissage en présence de Jean-Yves MANO, président de Paris-Habitat et adjoint au logement du Maire de Paris. Offrir la possibilité aux locataires de Paris-Habitat d’exposer leurs œuvres peut être une initiative sympathique, mais locataires et demandeurs de logement sociaux doivent bien constater que cette frénésie de communication et d’investissement sur des projets autres que le logement social se double d’un silence pesant sur la question du coût du nouveau siège et des conditions de la revente de l’ancien.
Rappel des faits : en 2006, Jean Yves Mano, président de Paris Habitat et adjoint au Logement de la Ville de Paris annonce que le produit de la vente du siège de la rue du Cardinal Lemoine « permettrait à l'Opac de disposer de fonds propres pour produire 1 500 logements dans le centre et l'Ouest parisiens ».
Bonne nouvelle pour les mal logés ? Pas vraiment puisqu’un an tard, le même Jean Yves Mano annonce l’achat d’un nouveau siège : la valeur de l’ancien est estimée à 35, 8 millions d’euros, celui-ci vaut plus du double, 80 millions d’euros, plus 43 millions d’euros de travaux annoncés ! Finalement, quinze millions d’euros supplémentaires seront investis. 138 millions d’euros pour le siège d’un bailleur social !
Quant à la vente de l’ancien siège, elle ne sera finalement conclue qu’à l’été 2009 : certes, il y aura finalement une trentaine de logements sociaux sur le site de l’ancien siège ; Seulement, à quel prix ?
En effet, une clause du contrat de vente avec la SODEARIF, relatée par le Parisien retient l’attention : la SODEARIF achète l’ancien siège à Paris Habitat, mais Paris Habitat lui rachète d’office les logements sociaux pas encore construits en VEFA (vente en état futur d’achèvement) !
Nous sommes mal logés, pas experts en ingénierie financière, ni dirigeants de sociétés HLM : mais il n’y a pas besoin de grandes compétences pour comprendre que ce déménagement a coûté la bagatelle d’au moins 100 millions d’euros , sur les crédits du logement social. Le « plaisir » de se voir opposer une fin de non recevoir à sa demande de logement, dans des bureaux certes flambants neufs , nous le payons un peu cher !
Paris Habitat met cependant en avant une « production » de logements sociaux importante en 2008 : 1798 nouveaux logements. Seulement, la « production » inclut aussi les rachats d’immeubles déjà occupés, soit plus de 600 cette année, logements qui ne sont donc pas disponibles pour les demandeurs en attente. Et sous prétextes de « mixité sociale », ces logements sont souvent achetés dans les quartiers ou le prix de l’immobilier est le plus fort.
Avec plus de 110 000 demandeurs de logements en attente, Paris Habitat , premier bailleur social parisien peut-il se permettre une telle politique sans que les mal logés le payent par des délais d’attente inacceptables ?
Si la mixité sociale consiste à diversifier les activités dans les quartiers populaires, alors pourquoi Paris Habitat n’a-t-il pas installé son prestigieux siège social dans ces quartiers, ce qui aurait considérablement divisé le prix de revient ?
Nous sommes venus aujourd’hui collectivement poser ces questions et nous attendons que le directeur général de Paris Habitat y réponde avec précision.
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vendredi, 25 septembre 2009
Halte à la vente des logements sociaux : Occupation du Logement Français
Le collectif des Mal logés en Colère rend aujourd’hui une visite collective au siège social du bailleur Logement Français.
Nous avons multiplié les occupations des filiales de ce bailleur, comme nous le faisons avec l’ensemble des acteurs du monde HLM.
La direction du Logement Français nous tient systématiquement le même discours : nous ne sommes pas en mesure de répondre à vos demandes, car nous n’avons pas assez de logements sociaux. Il aura fallu des mois et des mois de lutte pour obtenir le relogement d’UNE famille locataire de ce bailleur, qui vivait depuis quinze ans dans un appartement minuscule, avec un enfant polyhandicapé, dont l’état de santé était menacé par la sur occupation.
Alors si la situation des mal logés est bien la préoccupation principale du bailleur social, si répondre à la demande est une priorité absolue, pourquoi vendre des logements sociaux ?
Une des filiales du Logement Français, Coopération et Famille affiche en effet un objectif de 700 logements sociaux à vendre chaque année.
Le groupe Logement Français affiche aujourd’hui une production annuelle de 840 nouveaux logements sociaux. Parmi ces « logements », un nombre important de places en foyers, dont chacune est comptée comme un demi logement par la loi SRU. Mais aussi des logements « PLUS CD », c'est-à-dire des logements qui en remplacent d’autres, après démolitions, dans le cadre des opérations de l’ANRU, et qui ne correspondent donc pas à une offre nouvelle pour les demandeurs de logement.
Bref, l’offre réelle de logements sociaux bon marché est déjà inférieure à 840 unités. Mais si on en retire 700 logements sociaux en moins par an, que reste-il ? Moins d’une centaine de nouveaux logements.
Un bailleur social, financé par des fonds publics se doit en échange d’adapter sa politique aux besoins des demandeurs de logement aux revenus modestes.
Et pas de satisfaire ses actionnaires, en l’occurrence AXA Assurances qui est majoritaire dans le capital du Logement Français, en vendant son patrimoine de logements sociaux.
Si Le Logement Français estime n’avoir pas besoin de ces logements pour remplir son rôle, alors qu’il le prouve en relogeant immédiatement les mal logés qui en font la demande !
UN LOGEMENT POUR TOUS,
TOUT DE SUITE !

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jeudi, 25 juin 2009
Des Mal-logés interpellent APPARU : Occupation de l'EPF
Occupation de l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France
Cinq ans après, de retour au Logement, Jean Louis Borloo a des comptes à rendre aux mal logés.
Le collectif des Mal Logés en Colère à occupé depuis ce matin jusqu'en fin d'après midi, l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France, rattaché au Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire, dont dépendent désormais les décisions en matière de logement social. C’est à l’EPF Ile De France que se définissent et se financent les priorités pour le foncier disponible.
L’éphémère Ministère du Logement a donc fait son temps : Christine Boutin, finalement n’aura rien inventé juste amplifié quelques grandes tendances : destruction du logement social par tous les moyens, démolitions de HLM, ventes au privé, instauration de baux de plus en plus précaires et détournement des fonds destinés initialement à construire du logement bon marché vers l’accession à la propriété et des subventions de plus en plus nombreuses aux propriétaires privés.
C’est donc Jean Louis Borloo qui à nouveau se voit investi de la compétence sur le logement social par l’intermédiaire d’un Secrétariat d’Etat dévolu à Besnoit Apparu, et rattaché à son Ministère.
Lors de son précédent mandat de Ministre chargé de la Cohésion Sociale, Borloo déclarait avec assurance que ses réformes permettraient de mettre un terme à la crise du logement quelques années plus tard.
Quelques années plus tard, nous, mal logés toujours plus nombreux et toujours plus en colère, sommes donc venus à l’EPF demander des comptes sur ces déclarations optimistes qui coïncidaient avec la mise en place de l’ANRU, et la démolition de centaines de milliers de logements existants.
En Ile de France, la situation était déjà catastrophique, elle n’a cessé d’empirer : les établissements publics chargés de mettre en œuvre l’aménagement du territoire cautionnent la réservation du foncier bien situé aux complexes de bureaux et d’entreprises : aux portes de Paris, qu’il s’agisse des programmes prévus dans l’Est , ou au Sud, les terrains libres dans les quartiers populaires de Paris et la petite Couronne y sont dévolus , et la construction de vrais logements sociaux y est purement symbolique, si l’on en retire les PLS accessibles uniquement aux plafonds les plus élevés et dont les loyers sont de plus en plus hauts.
Et l’exil des quartiers populaires est bien la seule mise en œuvre de la fameuse mixité sociale tant vantée.
L’occupation de l’EFP Ile de France , géré conjointement par l’Etat et les collectivités locales et compétent dans les choix d’aménagement du territoire francilien vise donc à rappeler à Mr Borloo, que nous ne nous contenterons pas, en matière de logement social, des Grenelle et des anticipations optimistes sans suite.
UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE
18:23 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : apparu, borloo, secretariat d'état au logement; collectif des mal logés, dalo |
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