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mercredi, 11 mai 2016

Paris Habitat : les mal-logés toujours mobilisés

Si les élus parisiens ont choisi le silence concernant les dérives de Paris Habitat, les demandeurs de logement n'entendent pas laisser partir leur patrimoine à la dérive.
 
Contre la baisse de la production de logements annoncée par le directeur général Stéphane Dambrine lors du comité d'entreprise de décembre 2015, malgré les plaintes absurdes déposées pour nous faire taire, nous avons manifesté une nouvelle fois devant le siège social du premier bailleur social parisien.
 
Lire la suite et voir la vidéo de l'action sur notre nouveau blog:
 

18:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : ian brossat, anne hidalgo, stéphane dambrine, loi sru, logement social | | |  Facebook

mercredi, 24 juin 2015

Objectif logement tenu ? Les mal-logés contestent les chiffres d'Anne Hidalgo

Les mal-logés n'ont pas d'autre choix que se montrer pour exister. Là où l'on ne nous attend pas, là où se construit la ville du futur dont nous ne voulons pas être exclus: c'est pourquoi nous avons rendu visite ce matin à la réunion d'aménagement de la Gare du Nord, où devait intervenir Anne Hidalgo, après avoir, ces dernières semaines occupé une pépinière d'entreprises  high tech , ou "participé" à l'inauguration de Sense Cube, un autre incubateur public.

Etre mal-logé c'est déjà difficile. Mais à Paris, s'ajoute à cela l'invisibilisation croissante de nos problèmes. Toutes les semaines, Anne Hidalgo et Ian Brossat font une inauguration presse: quelques logements sociaux neufs font l'évènement quand 76% de la production 2014 est en fait du diffus, c'est à dire majoritairement le rachat d'appartements déjà occupés.

Mais les photos de logements neufs dans la presse remplacent avantageusement la description de la réalité du mal-logement: plus de 138 000 parisiens demandeurs de logement inscrits au fichier central sont quasi-rayés de la carte postale avantageuse d'une capitale accueillante pour tous.


Réunion sur l'aménagement de la Gare du Nord... par HLMPOURTOUS

Le combat des ex-habitants du bidonville de la Chapelle, exemplaire, a démontré une triste réalité : dans la capitale, pour exister il faut lutter. Chaque soir, des mal-logés isolés et à la rue ne trouvent aucune réponse , même en appelant le 115. Non seulement, le relogement serait impossible, mais l'hébergement serait saturé, « malgré tous les efforts de la municipalité », comme le répètent Anne Hidalgo et Ian Brossat.

Mais la lutte des migrants a contraint la Ville à ré-ouvrir en urgence des hébergements fermés après l'hiver.

Ceci appelle une question, à laquelle notre maire doit répondre : combien d'hébergements de ce type, utilisables immédiatement sont-ils vides actuellement dans la capitale, et jusqu'à l'hiver prochain , alors que les besoins sont criants ? Combien d'hébergements pourraient-ils être assurés dans la capitale au lieu d'envoyer des familles entières dans des hôtels de banlieue lointaine, alors que les enfants sont scolarisés sur Paris ?

Ces questions ne touchent pas seulement à la question de l'hébergement. Il y a quelques jours, la majorité municipale annonçait que les objectifs en matière de « production de LOGEMENTS » étaient tenus, annonçant 7200 nouvelles productions en 2014. Mais comme le reconnaît la Ville, le quart de ces « logements » sont en fait des foyers et des hébergements. En réalité, il y a donc eu en 2014 seulement 5400 vrais logements et 1800 places d'hébergements , qui comptent cependant comme logements au titre de la loi SRU, deux hébergements équivalant à un logement très social ( PLA-I). Et la Ville annonce en tout, 28 % de PLA-I sur les 7200 logements sociaux, soit au mieux 2000 PLA-I, hébergements compris.

Calculs faits, il n'y aurait donc que quelques centaines de logements très sociaux, les seuls accessibles à la majorité des demandeurs de logements , produits en 2014 à Paris. Le reste serait de l'hébergement. Et dans ces hébergements, quelle proportion sera réservée à un usage hivernal ?

Ces questions et ces calculs agacent toujours à la Mairie, où les mal-logés en lutte s'entendent toujours rétorquer que Paris est de toute façon beaucoup mieux que les autres villes en matière de logement social, et que s'en prendre à une politique comparativement meilleure est vraiment contre-productif.

Mais plus de 138 000 demandeurs de logement ont besoin d'un logement social à Paris, parce qu'ils y vivent dans le mal-logement, parce qu'ils y travaillent, parce que leurs enfants y sont scolarisés. Et c'est en fonction du respect d'un droit fondamental pour tous qu'on juge une politique, pas selon la situation ailleurs.

 A Paris ce droit est bafoué en permanence, et maintenant soumis à un processus de « notation » du mal-logement, qui aboutit à de nouvelles justifications pour ne pas respecter immédiatement le droit. Les « mauvaises notes » de certains dossiers constituent ainsi une grande partie des discours qui sont tenus en rendez-vous par l'Ajoint au Logement lorsqu'il reçoit les organisations de mal-logés. Il paraît donc qu'une partie des demandeurs de logement pourrait mieux faire en matière de mal-logement, pour améliorer ses chances de relogement.

 Plutôt que suivre ce conseil, nous préférons lutter, et rappeler nos besoins à notre maire chaque fois que nous le pouvons, chaque fois qu'il est question d'urbanisme et de la Ville du futur. Un plan de relogement massif en urgence est possible , il est nécessaire, il est légitime.

 

13:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, ian brossat, jean-louis missika, aménagement urbain, logement social, mal-logement | | |  Facebook

lundi, 17 décembre 2012

Versailles Habitat: locataires en colère contre le mauvais état du parc social et les logements vides

Des logements sociaux en mauvais état que le bailleur refuse d'entretenir et une partie du parc qui reste vide alors que listes d'attente s'allongent pour les mal-logés, c'est un quotidien qui est aussi le nôtre.

Nous nous faisons donc le relais de cette initiative de locataires du bailleur Versailles Habitat, dont nous sommes pleinement solidaires.

 

 

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17:24 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : logement social, versailles habitat, association des locataires modérés, bailleurs sociaux, réquisitions, nombre de logements vides | | |  Facebook

vendredi, 28 septembre 2012

Non à l'Usufruit Locatif Social à Paris: la SEM PariSeine occupée

Toute la matinée le siège de la SEM Paris Seine, société d'économie mixte de la Ville de Paris a été occupé par une centaine de mal-logés.

Suite à l'obtention d'un rendez-vous avec Claude Dargent, élu PS au Conseil de Paris, et président de la SEM pour cet après-midi à l'hôtel de Ville et après un long entretien avec le directeur général, nous avons quitté les lieux.


Nous sommes venus protester contre l'introduction à Paris, dans des programmes de construction de logement du dispositif de l'Usufruit Locatif Social, par exemple sur la ZAC Boucicaut (75015) aménagé par la SEM Paris Seine.


L'Usufruit Locatif Social permet à des promoteurs et à des gros investisseurs de bénéficier d'une exonération de la taxe foncière, de l'exonération du logement acquis de l'assiette de l'ISF, d'une exonération de la taxe sur les plus values en cas de revente. En échange, l'investisseur laisse simplement l'usufruit du bien à un bailleur institutionnel pendant quinze ans, le bailleur s'engageant à la fois à entretenir le bien et à le rénover à l'issue de cette période, et également à reloger à ce moment les locataires si le propriétaire ne souhaite pas les conserver.


L'ULS est compatbilisé comme logement social au titre de la loi SRU dès lors que les loyers respectent les plafonds PLS, c'est à dire les plus chers des logements sociaux. Mais au bout de quinze ans, le bien rebascule dans le privé. Quand bien même les loyers sont au delà de ceux du PLS, les avantages fiscaux restent acquis.


A l'heure où l'Etat et les collectivités territoriales affirment manquer d'argent pour répondre aux besoins en matière de logement social, ce dispositif vide un peu plus les caisses en exonérations d'impôts, et ne permet absolument pas aux revenus précaires ou tout simplement modestes d'accéder à un logement.


Le décalage est criant entre l'introduction de ce dispositif à Paris et les déclarations récentes de Jean -Yves Mano , adjoint au Logement de la Ville prétendant qu'une réforme du système d'attribution ne lui conviendrait pas si « elle avantageait mécaniquement les plus précaires ».


De fait, les plus précaires , comme d'ailleurs 75% des demandeurs de logement qui ne peuvent accéder qu' à un PLA-I ne peuvent être avantagés dans un cadre où on ne construit de moins en moins de logements correspondant à leurs ressources.

Lors de notre entretien avec le directeur général de la SEM Paris Seine, celui-ci nous a affirmé qu'il ne s'agissait pas d'Usufruit Locatif Social sur la ZAC Boucicaut ...pourtant la société PERL, qui va construire ces logements parle bien de « loyers maîtrisés » et d'Usufruit Locatif Social dans son communiqué disponible ici :http://leblogdesinstitutionnels.fr/2012/06/26/perl-laurea....


Manifestement, leurs loyers seraient donc encore plus chers que ceux du PLS , et les avantages fiscaux du dispositif bénéficieraient donc à des logements totalement inabordables pour l'immense majorité des Parisiens.


Il est inacceptable que ce type de logements soit construit sur des terrains publics , et de surcroit dans des arrondissements comme le 15ème, ou l'offre de logements sociaux fait cruellement défaut.


D'autres programmes étant annoncés sur Paris , nous demanderons cet après midi des explications à l'Hôtel de Ville lors du rendez-vous obtenu.
 
Plus d'info sur l'ULS, jusqu'ici pratiqué dans les villes souhaitant échapper aux pénalités de la loi SRU:
 
 
 


                     Paris : Des mal-logés occupe l'aménageur Urbain... par HLMPOURTOUS

14:53 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, usufruit locatif social, zac boucicaut, sem pariseine, loi sru, mixité sociale, cession foncier public, logement social | | |  Facebook

jeudi, 06 septembre 2012

Plan gouvernemental pour le logement: réaction du collectif

Cecile Duflot a présenté ce matin le projet de loi pour le logement fixant les grandes lignes de l'action de l'Etat dans les prochaines années.

Il y a au moins une bonne nouvelle : enfin, le gouvernement reconnaît qu'il existe du foncier disponible pour construire immédiatement des logements neufs. Après des années et des années où l'on répétait aux mal-logés que le problème était l'absence de zones constructibles, la prise en compte du réel est un premier pas, comme la mise à disposition rapide de terrains en zones tendues.

Malheureusement en dehors de ce changement concret dans l'analyse des solutions possibles pour résoudre la crise du logement qui frappe des millions de personnes, le projet de loi ne remet pas en cause les fondamentaux qui perpétuent cette crise.

Une nouvelle fois, les intérêts des promoteurs sont préservés et même augmentés, au détriment du logement social : une partie des terrains cédés gratuitement le seront à des investisseurs privés, sans contrepartie obligatoire concernant le prix des loyers ou celui des biens vendus. Dans ces conditions, il faudrait être bien naïf pour penser que les investisseurs vont répercuter en intégralité ou même en bonne partie le gain réalisé.

La grande majorité de la population relève des plafonds de ressource du logement social, réserver l'intégralité des terrains à ce type de logements permettrait seul une politique garantissant l'adéquation entre les revenus des mal-logés et les logements construits.

De la même manière, relever le quota des logements sociaux imposé par la loi SRU, et quintupler les amendes est a priori prometteur... seulement, depuis bien longtemps les municipalités concernées savent comment contourner la loi en faisant mine de la respecter.

Pendant la campagne électorale, et même après, la question du type de  « logements sociaux »  réellement construits avait été abordée par les candidats de la majorité actuelle : chacun s'accordait à reconnaître que nombre de bailleurs et de collectivités territoriales construisent essentiellement du PLS , dont les loyers sont inaccessibles à 80% des demandeurs de logement. Pire, des lois récentes sont utilisées notamment par des villes des Hauts de Seine ou du Sud de la France pour réaliser des programmes extrêmement chers, et qui basculeront dans le parc privé dans quinze ans , il s'agit notamment de l'Usufruit Locatif Social.

A contrario, les PLA-I , accessibles aux revenus modestes constituent les grands oubliés de la production de ces dix dernières années.

Les mesures proposées par Cecile Duflot évacuent totalement cet aspect fondamental : les villes réfractaires à la loi SRU continueront donc à faire des logements sociaux qui n'ont de social que le nom.

Et sous couvert de mixité sociale, dans les autres communes, on ne prendra toujours pas en compte l'état de la demande de logement, mais uniquement le respect du quota SRU. Cette politique a un résultat très simple : les pauvres ne sont toujours pas logés dans les villes riches, mais sont considérés comme trop nombreux dans leurs quartiers d'origine.

Réserver les terrains publics au logement social, imposer des quotas de construction de vrais logements sociaux en fonction de la demande, sont les deux premières mesures qui doivent être prises pour commencer vraiment à résoudre les problèmes de mal-logement.

14:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, loi sru, mixité sociale, pla-i, uls, pls, logement social | | |  Facebook

jeudi, 29 mars 2012

Dans le 16ème comme ailleurs, le mal-logement est une réalité massive

claude goasguen, 16ème arrondissement, Sainte Perine, logement social, hébergement

Dans le 16ème comme ailleurs, le mal-logement est une réalité massive. C'est ce que sont venus rappeler une centaine de mal-logés parisiens qui ont manifesté dans la cour de la mairie ce matin, avant d'obtenir un rendez-vous avec l'adjoint chargé du Logement, Marc Lumbroso.

Presque 4000 personnes sont actuellement en attente d'un logement social dans le 16ème arrondissement. Aux problèmes rencontrés par tous les mal-logés parisiens , s'ajoute ici celui assez spécifique des chambres de bonne presque invisibles ou des personnes, retraités , femmes isolées, ou travailleurs précaires vivent souvent sans même un sanitaire.

Mais il y a une autre spécificité du 16ème arrondissement : ici, les mal-logés sont un enjeu de polémique perpétuelle pour les élus , ceux de la majorité comme ceux de l'opposition. Devenus bien malgré eux un symbole évoqué régulièrement au Conseil de Paris, les demandeurs de logement n'en sont pas pour autant pris en considération.

Tous ou presque ont fait l'expérience des permanences en mairie : lorsque c'est un élu de la majorité municipale de l'arrondissement qui les recevra, il les renverra sur la compétence du Maire de Paris , arguant du peu de logements attribuables par la mairie d'arrondissement, et glissant au passage quelques mots sur la démagogie de Bertrand Delanoe.

A l'inverse lorsque le même demandeur de logement ira à la permanence de Mr Mano, il se verra énumérer une liste de projets de logements sociaux qui ne verraient pas le jour à cause du maire du 16ème. Et on lui expliquera également que la Ville de Paris refuse de céder au chantage et d'abandonner l'idée que les mal logés du 16ème doivent être relogés dans le 16ème pour favoriser la mixité sociale.

Ces derniers mois, tandis que les élus de la majorité du Conseil de Paris dénonçait des blocages de construction de HLM, notamment à Sainte Perrine, les élus de l'opposition pointaient eux, le fait que les logements sociaux de l'AP-HP gérés notamment par la Ville de Paris, étaient attribués dans l'opacité et pas forcément à des salariés modestes

Bref, entre un maire d'arrondissement , qui par principe, réfute la majorité des projets de logements sociaux dans l'arrondissement, et un maire de la capitale qui, par principe , priorise une hypothétique mixité sociale dans un avenir lointain sur des relogements immédiats dans d'autres quartiers, les demandeurs de logement n'ont aucun espoir.

Nous sommes donc venus une nouvelle fois manifester devant la mairie, et nous reviendrons jusqu'à ce que des élus en sortent pour régler les problèmes : depuis un an, en effet, aucun des dossiers soumis n'a avancé. Certains d'entre eux concernent des demandeurs de logements depuis plus de quinze ans, d'autres des familles qui se retrouvent à la rue, sans même une proposition d'hébergement.


                         Paris : Une centaine de mal-logés manifestent... par HLMPOURTOUS

13:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : claude goasguen, 16ème arrondissement, sainte perine, logement social, hébergement | | |  Facebook

mercredi, 21 mars 2012

Aménagement urbain: les mal-logés remettent en cause les priorités de la mairie

Ce matin, Anne Hidalgo, première adjointe de Bertrand Delanöe avait invité les journalistes à une visite en bus des nouveaux prototypes de mobilier urbain installés dans la capitale.

Les mal-logés se sont invités au départ de la visite: derrière le Paris high-tech, derrière la ville ultra-moderne, il y a la réalité des centaines de milliers de mal-logés parisiens, qui, eux , survivent dans des conditions dignes d'un autre âge.

Nous étions là pour exiger que les mêmes moyens technologiques et financiers qui sont déployés pour l'image de la capitale soient aussi mis au service de la résolution immédiate des problèmes de logement.

Après l'obtention d'un rendez-vous demain avec le cabinet du maire, nous avons laissé partir le bus.


Paris : Anne Hidalgo interpellée par des mal-logés par HLMPOURTOUS

Le communiqué diffusé sur place

Le Collectif des Mal Logés en Colère manifeste aujourd'hui à l'occasion d'une visite dans Paris organisée pour la presse par Mme Hidalgo, première adjointe de la Ville : il s'agit de faire découvrir des exemples de mobiliers urbains innovants récemment installés dans la capitale, fruit des dernières avancées technologiques mis au service du loisir et du tourisme.

 Nous sommes venus montrer l'autre visage de Paris, pas celui de la ville high tech, mais celui où des centaines de milliers de personnes survivent dans des conditions souvent dignes des siècles passés, à cause du mal-logement.

 Logements indécents et insalubres, mal aérés et humides , infestés par les rats et les cafards. Sanitaires dégradés , inutilisables ou inexistants. Errance urbaine, faite d'hébergements précaires, de logements de fortune, de passages par la rue. Parents, enfants et grand-parents entassés dans des logements trop petits.

 Tous ces problèmes d'un autre temps perdurent et s'aggravent dans la capitale : les prouesses technologiques, l'innovation , l'investissement ne sont pas de mise en ce qui concerne la résolution du mal-logement.

 Au contraire, la production de logements sociaux à bas loyer baisse .

 En 2010, la production de logements du premier bailleur social parisien déjà bien insuffisante administré par la Ville de Paris, Paris Habitat OPH est passée de 2606 à 508,unités, soit une réduction de plus de 75% en un an !

 Paris, certes arrivera à 20% de logements « au titre de la loi SRU » en 2014 : mais depuis 2001, seulement 12 222 PLAI ont été agrées, contre 13 000 PLS. Or les PLS, les plus chers des logements sociaux sont inaccessibles en termes de loyer à la plupart des ménages parisiens, alors que 80% des demandeurs de logement sociaux ont des ressources correspondant à celles du PLA-I.

 Paris est devenue une ville à deux vitesses : pour ceux qui ont les moyens, une capitale high tech.

Pour les autres, et notamment pour les mal-logés une ville ou les innovations qui comptent en terme de mobilier urbain sont surtout les installations anti-SDF qui prolifèrent un peu partout pour rendre la misère invisible.

 Comme lors de nombreuses autres inaugurations, nous sommes présents aujourd'hui en nombre, parce que seule la visibilté du mal-logement incitera nos responsables politique à le faire disparaître définitivement du paysage en mettant les moyens nécessaires au logement de tous.


16:01 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, bertrand delanoe, aménagement urbain, logement social, insalubrité | | |  Facebook

mercredi, 29 février 2012

Le Centre d'Analyse Stratégique de François Fillon occupé

François Fillon, Centre d'Analyse Stratégique, Benoist Apparu , logement social, SRU, DALO

Le Centre d'Analyses Stratégiques ( 18, rue Martignac ) , organisme placé sous l'autorité du Premier Ministre , a été occupé pendant plusieurs heures par une petite centaine de demandeurs de logement.

Le Centre a rendu récemment un rapport sur les aides publiques au logement: en cette période électorale où se débat notamment l'avenir du logement social, nous ne pouvions rester sans réaction devant la teneur et l'orientation de ce rapport.

En effet, celui-ci choisit de ne cibler comme objet d'étude et de critique que la part des aides consacrées à financer le logement public, alors que 27 milliards d'euros sur 39 de budget total sont destinées à l'aide au logement privé. Comme toujours, les sommes d'argents consacrées au service public sont scrutées à la loupe, pas celles qu'on alloue aux propriétaires et aux investisseurs immobiliers !

Ce rapport ouvre des "pistes " pour le moins inquiétantes: notamment des restrictions d'accès au logement social sous prétexte de prioriser les personnes les plus défavorisées, et ce alors que toutes les études montrent qu'une part grandissante de la population ne peut se loger correctement nulle part ailleurs, sans que les loyers ne grèvent trop les budgets.

Il décrète que les aides à la personne seraient plus efficaces que les aides à la pierre destinées à financer directement la construction de logements: mais avoir choisi de comparer ces deux budgets n'est pas neutre, car il s'agit toujours de chercher à déshabiller paul pouur habiller Jacques plutôt que d'augmenter le financement global, condition nécessaire pour résoudre la crise du logement.

Embarrassé le directeur du Centre d'Analyses Stratégiques nous a expliqué se situer dans un cadre ou de toute façon, l'augmentation massive du budget pour le logement n'était pas une priorité réaliste, et qu'une telle proposition n'était évidemment pas ce qu'attendait François Fillon.

C'est pourtant la seule solution , à moins de considérer que les millions de mal-logés ne sont pas un problème.

Nous le répèterons à la direction du Centre et aux auteurs du rapport qui nous recevront sous quinzaine


Des mal-logés occupent le Centre d'Analyse... par HLMPOURTOUS


Communiqué diffusé sur place

Les demandeurs de logement social s'invitent aujourd'hui au centre d'analyse stratégique, placé sous l'autorité du Premier Ministre François Fillon.

 Toutes les attributions du Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable , des Transports et du Logement viennent d'être transférées à François Fillon. Une raison de plus de nous inquiéter de l'influence que pourra avoir un rapport rendu récemment par le Centre d'Analyses Stratégiques sur la question du logement social et les solutions à apporter à la crise du logement.

 Ce rapport qui se veut objectif est pour le moins partial, à l'image des politiques menées ces dernières années.

François Fillon, Centre d'Analyse Stratégique, Benoist Apparu , logement social, SRU, DALO Sur toutes les aides publiques accordées au logement, seule l'efficacité des 12 milliards accordés au logement social ( sur 37 milliards au total ) est examinée et remise en question. Et ce alors que les loyers dans le secteur privé n'ont cessé d'augmenter, que la spéculation immobilière est une réalité massive qui devrait logiquement être prise en compte pour évaluer l'utilité des aides publiques.

L'ensemble du rapport est concentré sur une même obsession : faire sortir des locataires en titre du logement social et réduire son périmètre : sont par exemple une nouvelle fois pointés du doigt comme disposant d'une « rente de situation », les locataires âgés qui ont un logement « trop grand ».

Plus globalement, le Centre d'Analyses Stratégiques estime que le nombre de personnes pouvant légalement accéder à un logement social devrait être réduit, par une baisse des plafonds de ressources, et que seuls les personnes les plus défavorisées devraient pouvoir y répondre.

 Cette restriction aggraverait aux problèmes de logement actuels : en augmentant encore la demande sur le marché privé, elle ne pourrait conduire qu'à augmenter les prix dans le privé. Elle appauvrirait de fait, une partie de la population, en lui coupant la possibilité d'accéder à des loyers moins élevés dans le public et à consacrer une moindre part de son revenu au loyer.

 Son seul avantage serait pour les Ministres chargés du Logement : cela réduirait mécaniquement le nombre de demandeurs de logement social et invisibiliserait une partie des problèmes de logement, alors que toutes les études montrent qu'ils touchent une part grandissante de la population.

 Le logement social doit rester un service public utile à tous : le raisonnement consistant à le résetver théoriquement aux « plus défavorisés » conduit toujours au même résultat : diminuer le budget qui lui est accordé.

 C'est d'ailleurs ce que préconise le rapport qui se livre à une charge contre les aides à la pierre, celles qui permettent de construire des logements sociaux. En se référant notamment à la situation aux Etats Unis, il affirme que les aides à la personne seraient plus efficaces. Mais quand bien même ce serait vrai, pourquoi l'augmentation des aides à la personne devrait-elle être financée par une baisse des aides au logement social , et pas par exemple, par la hausse des impôts sur les bénéfices immobiliers qui ont augmenté de 60% ces dix dernières années.

 Ce rapport est donc orienté dans le sens d'une politique catastrophique déjà en œuvre qui vise à réduire sans cesse l'investissement dans le logement social : vente de HLM, destruction de centaines de milliers d'appartements, prélèvements sans cesse plus élevés sur le budget des bailleurs et sur le 1% réduisant de fait les sommes disponibles pour la construction, hausse constante de la proportion des PLS dans la production globale de logements sociaux...

 

Nous sommes ici pour combattre cette politique, pour exiger l'arrêt de la destruction du logement social !

 

16:30 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : françois fillon, centre d'analyse stratégique, benoist apparu, logement social, sru, dalo | | |  Facebook

vendredi, 09 décembre 2011

Paris 10ème: quand la mairie diminue le nombre de nouveaux logements sociaux constructibles

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Plus de 70 mal-logés ont manifesté une grande partie de la matinée devant la mairie du 10ème arrondissement.

Le 10ème arrondissement compte 4000 demandeurs de logement inscrits au fichier de la Ville.

Mais chaque année , la marie d'arrondissement n'attribue qu'une quarantaine de logements sociaux, dont certains sont des PLS inaccessibles aux revenus modestes.

Le 10ème arrondissement ne compte que 10,3 % de logements sociaux, alors qu'il s'agit d'un des quartiers de Paris où la demande est la plus forte, et où se concentrent beaucoup de situations de mal-logement : hôtels meublés , appartements suroccupés et insalubres, expulsions programmées à cause des congés pour vente qui se multiplient dans un quartier où les prix à la vente ne cessent d'augmenter.

Pourtant des espaces se libèrent qui pourraient permettre de répondre à la demande : prochainement, une partie de l'hôpital Lariboisière va être reconstruite ailleurs. Mais la Ville de Paris, à la demande de l'AP-HP a déjà annoncé qu'elle modifierait le Plan Local d'Urbanisme afin que le nombre de logements sociaux soit moins important . En effet, l'AP-HP souhaite réaliser de meilleurs profits sur cette opération et vendre le maximum de terrain à des promoteurs immobiliers, donc pour du logement privé hors de prix ou des bureaux.

Le même scénario ne cesse d'être reproduit par les élus : devant les situations dramatiques des mal-logés, et l'insuffisance de la production de logement social, la Ville invoque perpétuellement le manque de foncier pour des logements neufs.

Mais lorsque du foncier existe, il y a toujours une bonne raison de réduire le nombre de vrais logements sociaux programmées : sur la ZAC Mc Donald dans le 19ème, la marie invoque la nécessité de la mixité sociale et le nombre de logements sociaux déjà élevé dans l'arrondissement pour privilégier bureaux, logements privé et PLS, les logements les plus chers du parc HLM.

Dans le 10ème, le faible nombre de logements sociaux devrait donc , dans le même objectif de mixité sociale inciter à la construction massive sur tout le foncier disponible : mais cette fois, c'est un autre prétexte qui est trouvé pour en faire le moins possible.

Dans ces conditions, les mal-logés n'ont pas à croire les discours municipaux selon lesquels le maximum est fait pour répondre à la demande, et ne peuvent que continuer leur lutte.

 


Paris, Mairie du 10ème, les mal-logés sont en... par HLMPOURTOUS

14:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : remi ferraud, paris, logement social, plu, fernand widal, ap-hp, sru, logement d'abord, delanoe | | |  Facebook

jeudi, 24 novembre 2011

RIVP : scandale des loyers libres, les mal-logés occupent le nouveau Siège du bailleur

Une centaine de mal-logés ont été évacués par d'importantes forces de police du futur siège social de la RIVP, 13, avenue de la Porte d'Italie. Nous occupions les lieux depuis 11H ce matin.

La récente mise en lumière des conditions de logement de Jean-Pierre Chevènement, locataire du bailleur social contrôlé par la Ville de Paris illustre une nouvelle fois le scandale des 14 000 logements à loyer libres détenus par la RIVP: ces 14 000 logements échappent totalement aux règles du logement social, avec des loyers élevés, des conditions d'attribution jamais explicitées par la RIVP, qui n'a même pas pu communiquer à la Cour des Comptes, les ressources des occupants de ces logements.

Il y a des années déjà que les élus de la Ville et la direction de la RIVP se sont engagés à résoudre la question des loyers libres, qui pourraient très bien être conventionnés en vrais logements sociaux: mais la situation est toujours la même, et le nombre de ces logements a même augmenté entre 2009 et 2011, selon le rapport d'activité du bailleur.

Pendant ce temps, 120 000 demandeurs de logement attendent toujours, et la RIVP n'est même pas en mesure de proposer une solution de logement aux occupants des hébergements d'urgence qu'elle gère.

Les mal-logés n'ont pas l'intention de se contenter des déclarations de principe en faveur du logement social faites par les élus et le Maire de Paris: dans la réalité, entre 2009 et 2010, la production de logements de Paris Habitat OPH a diminué de près de 78%, et la RIVP refuse de rendre ses logements à loyers libres accessibles aux demandeurs à faibles revenus.
Bref la politique menée par les deux principaux bailleurs de la Ville ne correspond en rien à l'urgence de la situation.

Les bailleurs sociaux et la Ville n'ont que des évacuations policières à proposer aux mal-logés, notre lutte ne peut donc que s'intensifier.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT


Communiqué diffusé sur place ci dessous :



Scandale de la RIVP : les mal-logés occupent le... par HLMPOURTOUS


Derrière l’anecdote du logement de Chevènement,

 le vrai scandale de la politique de la RIVP.

 

Une centaine de mal-logés s’invitent aujourd’hui au futur nouveau siège social de la RIVP , avenue de la Porte d’Italie.

Une nouvelle fois, la question de la politique du logement social menée à Paris est évoquée à travers une « affaire », celle du logement de Jean-Pierre Chevènement à 1500 euros de loyer, situé dans un très beau quartier de la capitale. Ces « affaires » sont récurrentes, mais les mal-logés ne peuvent se satisfaire de la simple dénonciation d’une situation scandaleuse, si les causes n’en sont jamais évoquées.

Près de 30 % du parc de la RIVP est constitué de logements non conventionnés à loyers libres : si la part de ces logements a proportionnellement diminué, par rapport au patrimoine global du bailleur social, en valeurs absolues, le nombre total de ces logements a pourtant augmenté ces dernières années. Il ne s’agit donc pas d’une politique révolue, mais d’une extension de l’offre sur ce type de logements.

Or, la RIVP est un bailleur social, incapable de répondre à la demande et de remplir son rôle, celui du relogement des mal-logés. La situation est à ce point catastrophique, que le bailleur ne satisfait même pas les demandes de changement de ses propres locataires. Et les foyers qui occupent les hébergements d’urgence gérés par ce bailleur, dont des hôtels sociaux,  y croupissent en sur-occupation pendant des années.

Dans ce contexte, comment expliquer que le bailleur maintienne tels quels, dans son parc, des logements souvent situés dans des quartiers de prestige, à Paris et en banlieue, avec des niveaux de loyers de toute façon beaucoup trop chers pour les demandeurs de logement ordinaires, quand bien même les occupants de ces logements actuels les libéreraient ? Comment ces logements sont-ils attribués ? A qui ?

A ces questions la RIVP ne répond jamais,  sa direction a été incapable de communiquer les ressources des occupants de ces milliers de logement à la Cour Régionale des Comptes pour son précédent rapport.

A chaque évocation du scandale de ces logements, au travers d’un locataire médiatisé, la direction de la RIVP affirme «  ne pouvoir rien faire » concernant ce parc.

 Pourtant, afin d’augmenter sur le papier le nombre de nouveaux logements sociaux à Paris, le bailleur a bien conventionné 7000 logements « ILM 28 » en logements sociaux PLS, ce qui ne change rien dans le réel, puisque ces logements, les briques rouges de la petite ceinture, avaient déjà des niveaux de loyer proches de ceux du logement social.

Ce que la RIVP peut faire pour les ILM 28, pourquoi ne le fait-elle pas pour les loyers libres, permettant enfin à ces dizaines de milliers de logements d’entrer dans le cadre du logement social, et d’être transformés à terme en vrais HLM, attribués à des demandeurs ayant les plafonds de ressources correspondants ?

Où est la transparence tant vantée par la Ville de Paris dans cette affaire ?

Si à côté des 14 276 logements en loyers libres, la RIVP avait une offre adaptée à l’urgence de la situation en matière de mal-logement, il n’y aurait pas de problème : mais aujourd’hui, les logements PLA-I, correspondant aux revenus de 70% des demandeurs de logement parisiens ne représentent que 2% du parc total du bailleur.  Et lorsque la RIVP annonce fièrement la mise sur le financement de 670 nouveaux PLA-I pour 2011, elle oublie de préciser que la majorité d’entre eux sont des places de foyers ou des hébergements temporaires.

La RIVP est un bailleur social, son parc doit immédiatement s‘adapter à la demande de logements sociaux !

16:27 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, chevenement, delanoe, mairie, paris, logement social | | |  Facebook

 
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