vendredi, 02 octobre 2009
VIDEO : les Mal-logés en Colère chez Jean-Marie MESSIER
Le 2 octobre 2009, le Collectif des Mal Logés en Colère investit l'agence en conseil financier de jean Marie Meissier: celui-ci vient d'empocher six millions d'euros pour avoir "négocié" la vente de 30 000 logements sociaux d'ICADE à d'autres bailleurs HLM.
Cout total de l'opération : deux milliards d'euros pris sur les fonds du logement social pour racheter des logements déjà payés par l'argent public !
La co-directrice de l'agence Meissier Partners déclare " Nous ne vous devons rien", avant de faire évacuer les lieux par les garde mobiles.
Stop au hold up permanent sur les fonds du logement social ! Un logement pour tous, tout de suite
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dimanche, 07 juin 2009
Occupation de la DIDOL: une offre de logements, où ça ?
Vendredi 5 juin, la délégation interministérielle pour le développement de l'Offre de Logements a été occupée une bonne partie de la journée, par une centaine de membres du Collectif Mal Logés en Colère: nous étions venus demander des comptes à cette délégation, née en 2005.
Car , manifestement, sa mission est un échec total, dans la mesure, ou le nombre de logements accessibles et bon marché se réduit chaque année comme une peau de chagrin.
Voici le communiqué diffusé sur place et quelques photos
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Les mal logés en Colère sont aujourd’hui venus rendre une visite collective à la Délégation Interministérielle pour le Développement de l’Offre de Logements, au 78 rue Lecourbe dans le 15ème arrondissement
Il y a encore dix ans, il n’y avait pas de DIDOL : l’offre de logements se séparait en deux. Des logements privés d’un côté, des HLM de l’autre.
Aujourd’hui l’offre de logements a connu une inflation sans précédent : celles des sigles.
Désormais, le logement social, le vrai est réduit à sa portion congrue : et les crédits budgétaires qui lui sont affectés servent en partie à alimenter des dispositifs de logements précaires ( Louez Solidaires, Solibail, résidences sociales, maisons relais ) ou de l’accession « solidaire » à la propriété, derrière laquelle se cache , soit la vente de logements sociaux, soit des dispositifs comme l’usufruit social qui permettent à des gros propriétaires et des promoteurs d’être subventionnés et exonérés d’impôts en mettant leurs logements temporairement à disposition des bailleurs sociaux.

Le lancement incessant de nouveaux dispositifs, qui donnent lieu à des communiqués triomphants du Ministère du Logement, même quand le nombre de logements réellement mis à disposition est symbolique cache une réalité toute autre : entre les démolitions, les logements intermédiaires où à loyers libres développés par les bailleurs sociaux au détriment des vrais HLM accessibles aux bas revenus, l’offre réelle de logements accessibles se réduit comme une peau de chagrin.
Quand le gouvernement annonce une hausse de la construction et de la mise sur le marché de logements très sociaux pour cette année, il oublie de préciser que les foyers et les hébergements temporaires sont inclus dans ces chiffres, ainsi que les logements qui ne font que remplacer ceux qui ont été démolis.
Nous sommes donc venus des comptes à la DIDOL : en l’occurrence, ceux des vrais logements sociaux, avec un vrai bail, qui sont aujourd’hui accessible à ceux qui constituent au moins quatre vingt pour cent des demandeurs de logements, c'est-à-dire tous ceux qui gagnent le SMIC ou moins.

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lundi, 11 mai 2009
Paris : lutte contre l'insalubrité ?

Lutter contre les marchands de sommeil ?
La Mairie de Paris préfère s’attaquer aux mal logés.
Une mal logée du collectif convoquée au commissariat suite à une plainte de la Ville de Paris
Le 25, rue de l’Argonne est un taudis parmi d’autres du 19ème arrondissement : un taudis qui rapporte gros pour pas cher, infesté de plomb, aux murs dévastés par l’humidité. Le propriétaire, grâce à la crise du logement n’a aucun mal à piocher dans les demandes de logement social non satisfaites pour prendre environ 800 euros pour un deux pièces insalubre..
De plus, grâce aux nombreuses possibilités de subvention préfectorales et municipales pour la résorption de l’insalubrité, et à la spéculation, la valeur de l’immeuble ne cesse d’augmenter, quel que soit son état réel.
Pendant des années, Mme B. et ses enfants ont du vivre dans ce taudis et affronter les pressions du propriétaire : celui-ci , n’hésitera pas , par exemple à la harceler par voie d’huissier pour des loyers légalement non demandables du fait des travaux non effectués.
Malgré ses problèmes de santé et ceux des enfants, malgré les nombreuses demandes et signalements faits à la Ville, Mme B/ n'obtient pas de relogement et le taudis reste en l'état
Jusqu’à ce jour de 2007, ou elle apprend par voie d’affiche que la Ville de Paris envoie des agents pour visiter l’immeuble une énième fois.
Ce jour là, en solidarité, le Collectif Mal Logés en Colère organise une manifestation devant l’immeuble.
Evidemment le propriétaire, présent n’apprécie pas : devant la soixantaine de personnes présentes, il menace Mme B. de représailles en tout genre, se vante d’avoir le bras long à la Préfecture comme à la Mairie, et nous affirme que le 25, rue de l’Argonne n’est pas sa première opération immobilière, qu’il a déjà revendu à la Ville un immeuble rue Myrrha et que nous ne l’empêcherons pas de mener ses affaires comme il le souhaite.
Lorsque nous demandons aux agents de la Ville ce qui se passe sur cet immeuble, quelles sont leurs conclusions, ceux-ci nous répondent alors qu’ils n’ont pas de comptes à rendre aux locataires, mais seulement au propriétaire avec qui ils vont décider des travaux à effectuer.
Lorsqu’ils repartent accompagnés du marchand de sommeil, nous les suivons donc en manifestation, sans répondre aux provocations verbales de celui-ci.
Quelques jours plus tard, Mme B recevra enfin une proposition de logement, preuve que la lutte paye.
Mais depuis, le propriétaire a reloué son taudis, hormis quelques coups de peinture, ici et là, absolument rien n’a changé au 25, rue de l’Argonne dont la rénovation nécessite des travaux lourds sur le bâti, et le relogement préalable des occupants.
Seule avancée, après des années de signalement, la Préfecture de Police reconnaît l'insalubrité de l'immeuble en mars 2009, mais n'adresse qu'une énième injonction de travaux au propriétaire. Bien que la dangerosité de l'installation électrique soit avérée et soulignée ( voir l'arrêté de la Préfecture en bas d'article ), les habitants ne sont pas pour autant relogés
Si le propriétaire du 25, rue de l’Argonne peut continuer à s’enrichir en paix grâce au mal logement, Mme B, deux ans et demi après cette manifestation, a reçu une convocation au commissariat suite à une plainte de la Ville, qui nous accuse apparemment d’avoir insulté ses salariés. Dénoncer publiquement l'inaction de la Ville pourtant, cela n'a rien à voir avec une mise en cause personnelle d'agents au rôle purement technique.
Notre collectif organise systématiquement des rassemblements devant les taudis où la Ville subventionne des propriétaires avec l’argent du logement social, pour des travaux , le plus souvent cache misère et qui de toute façon n’ont pas à être financés par l’argent public : les propriétaires d’immeuble insalubres ne sont pas des nécessiteux, bien au contraire, les loyers encaissés pendant des années pour des taudis leur rapportent bien plus qu’au propriétaire d’un logement en bon état qui assume les travaux nécessaires.
Evidemment, ces rassemblements dérangent, car ils rendent visibles un fait que la Ville de Paris masque à grand renforts de communication : l’insalubrité est toujours là, les taudis, hôtels ou pseudo logements aussi.
Le seul moyen d’éradiquer les marchands de sommeil, c’est le logement social, car avec une offre de logement suffisante , les taudis ne trouveraient pas preneur. Or en huit ans de mandature Delanoe, le nombre de demandeurs de logement n’a fait qu’augmenter, notamment dans le 19ème arrondissement, où pourtant Roger Madec refuse de construire un logement social de plus.
Le mal logement est une répression permanente, que la Ville choisisse d’y ajouter une nouvelle fois la répression policière ne risque pas d’entamer la détermination des mal logés.
Mais porter plainte contre les victimes et subventionner les propriétaires des taudis, c’est une bien étrange manière de lutter contre l’insalubrité.
L'arrêté de la Préfecture de Police sur le 25, rue de l'Argonne (lien ci-dessous)
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| Tags : insalubrité, delanoe, logement social, taudis, saturnisme, mal logés |
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jeudi, 02 avril 2009
La pépinière d'entreprises de la RIVP occupée par les mal logés en colère
Ce matin, la pépinière d'entreprises de la rue des Haies ( 75020 ) a été occupée par une centaine de membres du collectif pendant plusieurs heures, jusqu'à ce que le directeur général de la RIVP, propriétaire des lieux , s'engage par écrit à un véritable travail sur les situations intolérables vécues par les mal logés, notamment ceux qui vivent dans des hôtels sociaux appartenant directement à la RIVP.
Cette occupation avait pour objectif de poser une question essentielle : alors que le deuxième bailleur social de la Ville de Paris affirme ne pas être en mesure de répondre à la demande de logement social, ce qui est sa vocation, est ce une priorité de proposer des locaux aux entreprises ? Et ce alors que la Ville de Paris dispose de bien d'autres outils pour le faire.
La RIVP, à travers sa filiale le Richemont , exploite et construit aussi des hébergements, des hôtels sociaux, foyers et résidences sociales. De fait ces hébergements précaires sont une voie sans issue pour de nombreux mal logés, qui y restent bloqués pendant des années. Encore une fois, la priorité d'un bailleur social, c'est de proposer des vrais logements.
L'orientation prise par le deuxième bailleur social parisien nous condamne donc à l'attente sans fin, dans des hébergements précaires.
D'ailleurs, la direction de la RIVP a montré jusqu'ici son indifférence à nos urgences: Serge Contat directeur général de la société s'était engagé , suite à des actions , à nous revoir pour faire le point sur les problèmes qui lui avaient été soumis.Cet engagement écrit date de presque un an et n'a pas été tenu. Il aura donc fallu cette nouvelle action, pour qu'il tienne sa promesse de nous rencontrer.
Hébergés, en hôtel, en suroccupation, à la rue, expulsables, nous n'avons plus temps d'attendre.
NOUS EXIGEONS DES LOGEMENTS POUR TOUS MAINTENANT
Le communiqué de l'occupation à télécharger
2009_03_02_tract_collectif_mal_loges.pdf
Un reportage et des vidéos de l'action , sur le site du journal Rue 89, locataire de la pépinière d'entreprises
http://www.rue89.com/2009/04/02/la-pepiniere-dentreprises...
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mardi, 31 mars 2009
19ème arrondissement: les élus veulent bien visiter les bâtiments mais pas traiter les problèmes des habitants
Vendredi 6 mars 2009, Gisèle Stiévénard, adjointe à la Politique de la Ville, et Fatima Lalem, adjointe à l'Egalité Hommes Femmes avaient décidé d'"inaugurer " une pépinière d'associations , au 7 rue Mathis, structure pourtant ouverte depuis 2003.
Des dizaines de parisiennes et parisiens mal logés étaient là pour les accueillir: la Politique de la Ville , à Paris se fait un peu trop souvent contre ses habitants les plus pauvres, et en tout cas dans le plus total mépris de leurs revendications.
La preuve ? Presque deux mois auparavant, dans les locaux de la Direction de la Politique de la Ville, rue du Département, une réunion sur le thème du mal logement était organisée par ces mêmes élus: comme d'habitude, et malgré le sujet, les mal logés n'étaient pas les bienvenus et c'est Patrick Doutreligne , président de la Fondation Abbé Pierre qui a du faire la médiation pour que nous obtenions l'engagement écrit d'un rendez-vous de travail sous un mois avec l'Adjoint au Logement Jean Yves Mano.
Seulement, malgré les signatures officielles, un mois et demi plus tard, aucune réponse !
Cette réponse, nous sommes donc allés collectivement la chercher, puisque les élus parisiens venaient dans notre quartier.
Et elle n'est pas reluisante pour des élus qui prétendent mettre tout en oeuvre pour résoudre les problèmes de logement: Mme Sitiévenard et Mme Lalem ont préféré annuler l'inauguration et quitter les lieux, après une longue discussion en pleine rue , d'ou il est ressorti que les engagements, écrits ou pas n'ont aucune valeur pour les élus parisiens.
Bref, la méthode Boutin semble inspirer l'équipe de Bertrand Delanoe.
Parce qu'un tel mépris envers les mal logés doit rendu public, les mal logés du quartier ont donc raccompagné en fanfare nos élues dans les rues de leur quartier
La vidéo est ici, le tract diffusé à l'occasion juste en dessous
Depuis un an et demi, depuis l’expulsion de notre local par la Ville de Paris, nous sommes des dizaines de mal logés à nous réunir tous les dimanche et souvent la semaine devant la piscine de la Rue Mathis, été comme hiver.
Aujourd’hui, alors que l’adjointe à la Politique de la Ville, Gisèle Stiévenard , l’adjointe à l’Egalité Hommes Femmes Fatima Lalem et l’adjoint au Développement Economique Christian Sautter annoncent leur visite à la pépinière associative, juste à côté du bout de trottoir qui nous tient lieu de local, nous sommes tout naturellement présents pour les accueillir.
Nous espérons être mieux reçus qu’au mois de janvier à la Délégation de la Politique de la Ville , rue du Département : une réunion s’y tenait sur le thème du mal logement , organisée par les élus , en présence de Patrick Doutreligne de la Fondation Abbé Pierre.
Les mal logés sont restés dans le hall et leurs problèmes, et leurs urgences aussi : après une longue discussion, nous avions fini par obtenir l’assurance écrite que nous serions reçus à l’Hôtel de Ville, par le cabinet de l’adjoint au Logement, après étude de nos difficultés et des solutions à y apporter.
L’écrit nous l’avons signé, par le directeur de la structure. Mais de rendez-vous aucun et de solutions encore moins.
Tant pis pour les expulsables qui finiront sur le trottoir dans quinze jours
Tant pis pour ceux qui vivent à trois générations dans des logements minuscules
Tant pis pour ceux qui sont dans hôtels pourris, que les services sociaux ne payent plus et qui n’ont vu les logements « Louez Solidaires » qu’en photos dans les journaux.
Tant pis pour ceux dont le plafond menace de s’effondrer, si c’est pour demain, ce sera la faute à pas de chance.
Tant pis pour ceux dont la demande de logement est vieille de huit, dix ou douze ans, le délai considéré comme « anormal » est passé de dix à quinze ans ! Le temps de deux mandats pour un maire, le temps de promettre deux fois la solution à la crise du logement.
Alors forcément, une nouvelle fois, les mal logés en colère perturbent une inauguration, et dérangent des élus en visite, qui avaient envie de parler d’autre chose que de l’éternel problème du logement.
On nous reconnaîtra une excuse aujourd’hui : nous sommes des dizaines chaque semaine dans cette même rue, à organiser notre lutte dehors, et le reste de l’année, ça ne dérange personne que nous n’ayons même pas un local. Parce qu’à Paris, pour avoir un local, il faut non seulement être du quartier mais aussi ne pas être en colère contre la Mairie.
Ca tombe mal , nous avons toutes les raisons de l’être, à commencer par les promesses non tenues , même quand elles sont écrites, même quand elles ne vont pas plus loin qu’un simple rendez-vous.
Mais ni le mépris, ni l’expulsion de notre local, ni les innombrables évacuations policières n’ont réussi à faire disparaître les mal logés en Colère.
Nous sommes là et si les élus veulent en finir la colère des mal logés, le moyen le plus simple, c’est encore de les reloger.
UN LOGEMENT POUR TOUS TOUT DE SUITE
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lundi, 02 mars 2009
Occupation d'Icade: rendez nous nos logements sociaux !
Les Mal Logés en Colère ont occupé vendredi 28 février le Pôle Logement d’ICADE, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, dans le parc du Millénaire ( 75019) pour exiger l’arrêt immédiat des ventes de logements sociaux par cette société majoritairement détenue par l’Etat, et l’affectation immédiate des bénéfices d’Icade au financement de nouveaux HLM.
Face à l’échec flagrant de la loi DALO, la Ministre du Logement ose dire qu « il était évident que l’Etat ne pourrait faire face à son obligation de relogement les premières années ».
Lot de consolation ? Les mal logés, même reconnus prioritaires n’auront donc qu’à attendre, mais l’Etat versera 10 à vingt euros par jour par mal logé non relogé !
Dans le même temps, ICADE annonce la vente de tout son patrimoine social d’ici la fin 2009, « notamment » aux bailleurs sociaux, ce qui signifie qu’une partie ira au privé. 34 000 HLM sont mis en vente, leurs locataires soumis à des doublements, des triplements de loyer, comme ça a déjà été le cas, obligés de partir, et de rejoindre les files d’attente des demandeurs de logement.
ICADE ose rappeler que les bailleurs sociaux ont la possibilité de racheter ces logements, …au prix du marché. Des logements qui ont été construits avec l’argent public devraient donc être rachetés avec de l’argent public pour rester des logements sociaux !
L’Etat compte dégager au moins huit cent millions d’euros des ventes annoncées. Mais ces sommes serviront à combler le vide sidéral des caisses après les cadeaux aux banques. Icade annonce d’ailleurs que l’ensemble de ses bénéfices devrait revenir au Fonds Stratégique d’Investissement dont l’objectif est de financer des entreprises privées, soi disant pour leur permettre de faire face à la crise financière.
Bref, tant pis pour la crise du logement, tant pis pour les millions de mal logés qui survivent dans les pires conditions, la bonne santé des banques et des entreprises vaut bien quelques centaines de morts dans la rue chaque année, et l’enfer du mal logement pour tous ceux qui n’ont pas d’autre recours que le logement social qui disparaît.
Locataires d’Icade ou mal logés en attente, nous refusons de voir ces logements vendus, nous refusons qu’Icade engrange l’argent public qui permettrait d’en construire d’autres.
Nous exigeons que ces 34 000 logements restent dans le parc social au même niveau de loyer
Nous exigeons que l’intégralité des bénéfices d’Icade, promoteur et spéculateur public revienne au financement de nouveaux logements
Des logements pour tous, tout de suite !
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| Tags : icade, logement social, vente, loyers, caisse des dépôts, mal logés |
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lundi, 09 février 2009
Pantin: le maire décrète le bannissement de 4000 habitants
Est-on encore Pantinois quand on est mal logé ?
Pour Bertrand Kern et ses adjoints, manifestement non. Ce samedi matin, le maire proposait une visite guidée de la commune aux nouveaux habitants, dont presque la moitié arrivent de Paris, ou beaucoup ne peuvent plus se loger.
Nous étions donc venus, à une centaine de mal logés, parmi lesquels de nombreux Pantinois, rencontrer le maire, puisque malheureusement, celui-ci a toujours opposé une fin de non recevoir à nos demandes de rendez-vous, collectives ou individuelles.
Nous avons finalement bien rencontré une trentaine de nouveaux habitants, pour beaucoup réceptifs à nos revendications et qui ont pu découvrir que leur nouvelle commune, ce ne sont pas seulement les Grands Moulins, siège de la BNP, mais aussi des voisins entassés dans des taudis insalubres, hébergés à droite à gauche, ou menacés d'expulsion à cause de la vente de leur logement.
Mr Kern lui s'est calfeutré dans sa mairie. La première adjointe à l'urbanisme, Madame Aline Archaimbault était présente, mais elle nous a exposé sa conception de son mandat: selon elle, ni Monsieur Kern, ni aucun élu ne nous recevront, puisque de toute façon, nos demandes de logement, et celle de l'immense majorité des demandeurs pantinois ne seront pas satisfaites. Il n'y aurait tout simplement pas de place pour nous.
Bref les 4000 mal logés pantinois devraient donc plier bagage, au lieu d'exiger leur relogement. Les mal logés ne sont donc plus seulement des habitants de seconde zone, ils ne sont plus Pantinois du tout.
Les élus présents, dont Nathalie Berlu, adjointe à la Culture et Alain Amsterdammer ont donc appelé la police pour nous évacuer de la place de la Mairie.
Mais finalement devant notre détermination à rester dans les rues de ce qui reste légalement notre ville, Mr Kern et ses élus ont préféré priver les nouveaux habitants de la visite prévue. Aucun Pantinois n'aura donc vu son maire ce samedi matin.
Mais ce n'est que partie remise en ce qui concerne les mal logés du collectif. Nous sommes des habitants comme les autres,et nous attendons du maire de Pantin, élu pour résoudre entre autres nos problèmes de logement, qu'il les prenne en compte, dans l'urgence que nos conditions de vies intolérables lui imposent.
UN LOGEMENT POUR TOUS TOUT DE SUITE DANS NOTRE COMMUNE
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Le tract diffusé aux "nouveaux habitants" :
Pantin, son cadre de vie accueillant, ses Grands Moulins…..et ses 4000 mal logés
Aujourd’hui, Bertrand Kern organise une visite guidée de la Ville pour les nouveaux habitants. Quarante deux pour cent d’entre eux viennent de la capitale, et beaucoup ont quitté Paris, parce que le prix des logements y est trop cher , que trop peu de nouveaux logements sociaux sont mis sur le marché, ce qui entraîne forcément une augmentation des loyers du privé.
Mais ce mouvement de départs vers la périphérie n’est pas spécifique à Paris. Nous, les « anciens » habitants de Pantin, sommes condamnés à suivre le même chemin, mais cette fois bien plus loin, si Bertrand Kern n’agit pas de manière efficace pour proposer une offre de logement en rapport avec la demande des Pantinois.
Aujourd’hui le visage apparent de Pantin, ce sont les Grands Moulins, les petites résidences en accession à la propriété, des espaces verts réaménagés.
Mais derrière, il y a ces générations entassées des logements trop petits, des centaines de personnes hébergées chez des proches, et dont la Mairie considère la demande de logement non prioritaire. Il y a tous ces locataires qui payent à prix d’or des taudis plus ou moins insalubres, ou les propriétaires reçoivent des subventions pour des travaux qui ne règlent en rien les problèmes de suroccupation et de dégradation lourde du bâti. Il y a les congés pour vente qui s’accumulent car les propriétaires profitent évidemment de la montée des prix. Il y a ces Pantinois en sursis permanent , les squatters des logements HLM laissés vides, que Pantin Habitat expulse par vague chaque été, quand bien même beaucoup ont payé des indemnités pendant des années. Du côté de l’Etat, nos demandes restent lettre morte, on nous répond que c’est la mairie qui a la libre disposition de la totalité des logements sociaux pantinois et de leur attribution
Et pour Bertrand Kern, malgré les milliers de mal-logés de la commune, il y a bien assez de logements sociaux à Pantin, il faut favoriser la mixité sociale. Pour nous les mal logés pantinois, cela signifie que nous devons, soit continuer à vivre dans des conditions insupportables, soit quitter la commune.
Un Pantinois mal logé reste un Pantinois, et Bertrand Kern a été élu pour satisfaire les besoins de tous les habitants, y compris les mal logés Il y a de la place pour tout le monde ,à condition de ne pas privilégier systématiquement les bureaux et les sièges sociaux, comme sur le site des Grands Moulins, cédé dans sa totalité à la BNP. A condition de ne pas détruire de logements sociaux qui auraient pu être rénovés, comme aux Courtillières.
C’est pourquoi nous demandons à Mr Kern de nous reloger, et de cesser de traiter par le mépris nos demandes : si nous intervenons ici et aujourd’hui, c’est que nous, qui habitons Pantin depuis longtemps n’avons jamais été reçus par Mr Kern, un minimum que celui-ci accorde pourtant volontiers à d’autres.
Le Collectif Mal Logés en Colère
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jeudi, 04 décembre 2008
Aubervilliers: pas de logement social pour les retraités

RASSEMBLEMENT DU COLLECTIF DEVANT LE SERVICE LOGEMENT D'AUBERVILLIERS
Cemardi, les Mal Logés en Colère étaient presque une centaine à s'être rassemblés devant le service logement de la Mairie d'Aubervilliers (93) en solidarité avec un retraité, pour qui nous avions obtenu un rendez vous afin que son dossier soit examiné.
Encore une fois, nous avons pu constater que tous les moyens sont bons pour ne pas reloger, et notamment l'utilisation de l'"urgence" et des "priorités ".
Le responsable du service logement a en effet clairement expliqué que les retraités n'étaient pas prioritaires, dans la mesure ou ils ne sont pas à la rue. Peu importe que la cherté des loyers du privé les oblige à vivre en colocation, et que l'importance dans leur budget du cout du logement les laisse ensuite dans la misère, pour la mairie, ce n'est pas du mal logement !
Nous refusons ce tri écoeurant fait entre les situations: le logement social est un droit pour toutes les personnes aux revenus modestes, pas une aumône qui serait accordée uniquement en fonctions des urgences que les élus veulent bien reconnaitre. Devoir se priver de tout pour payer le loyer d'un appartement ou l'on est obligé de cohabiter à plusieurs, c'est aussi être mal logé.
Par notre présence collective, nous avons montré à la Mairie que nous refusons la division, le chantage permanent qui consiste, pour les hommes politiques , à utiliser les situations les plus dramatiques pour légitimer leurs refus de relogement. Dans notre collectif, les SDF, les habitants des hôtels et des taudis, ceux qui payent des loyers hors de prix comme ceux qui sont hébergés en foyer ou chez des proches, luttent ENSEMBLE, pour UN LOGEMENT POUR TOUS
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jeudi, 20 novembre 2008
Les mal Logés en Colère chez Domaxis
Après EFIDIS, ICF-LA SABLIERE, la SEMIDEP et Le LOGEMENT FRANÇAIS, une centaine de mal logés en colère ont occupé aujourd’hui le siège de DOMAXIS, un autre bailleur « social » très implanté en Ile de France.
La loi DALO n’a rien changé : peu de dossiers reconnus prioritaires et encore moins de logements attribués aux foyers modestes, surtout en Ile de France et encore plus dans la petite et moyenne couronne.
Le gouvernement ne construit pas assez, les bailleurs non plus, et surtout leurs activités sont de moins en moins tournées vers le logement social à bon marché, accessible à tous.
Domaxis, au travers de ses filiales PAX PROGRES PALLAS et LES TROIS VALLEES est un bon exemple de ce délaissement des besoins réels des mal logés.
Ainsi, PAX PROGRES PALLAS possède près de 10 000 logements, et en attribue environ 1200 par an sur toute l’Ile de France. Mais elle n’a accepté d’en mettre que 41 dans le dispositif des accords collectifs réservé aux foyers en insalubrité, menacés d’expulsion ou aux revenus très modestes. Trois Vallées affichait l’objectif « ambitieux » de 117 logements, elle n’en a finalement attribué que la moitié.Rien d’étonnant à ce que ce dispositif soit en état de saturation permanente.
Et si on regarde les quelques programmes neufs mis sur le marché par le DOMAXIS, on se rend compte que la société a une stratégie simple : les quelques logements bon marchés ( PLUS construits par Trois Vallée se situent en très grande couronne, alors que le programme de Boulogne ne comporte que du PLS, dont les niveaux de loyer conviennent aux classes moyennes. Quand à PAX PROGRES PALLAS, plus « sociale », elle n’aura mis sur le marché qu’une centaine de vrais logements sociaux en petite couronne en 2006 , à peine le tiers en logements très sociaux.
Par contre, les initiatives en loyers libres, ou en accession à la propriété foisonnent, alors qu’elles ne correspondent ni au besoin des mal logés franciliens, et ne sont absolument pas du logement social, ce qui devrait être la seule vocation d’un bailleur qui se vante par ailleurs de sa bonne santé financière !
Cinquante lois DALO ne changeront rien à la situation des mal logés dans ce contexte, et avec des politiques qui accélèrent la raréfaction du logement social.
UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE
UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !
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A Pantin, place aux banquiers, dehors les mal logés
A Pantin, place aux banquiers, pas aux mal logés
Depuis quelques mois, notre collectif a mené plusieurs actions en direction de la mairie socialiste de Pantin.
Pantin fait partie de ces villes populaires qui attirent aujourd’hui entreprises et promoteurs : comme toujours, cette attractivité se traduit par l’augmentation des loyers du privé, et la difficulté croissante à se loger.
L’accès au logement privé devient impossible hormis dans les taudis loués à prix d’or.
Il y a donc 4000 demandeurs de logement social à Pantin : mais la mairie refuse de tenir compte de la demande et préfère se réfugier derrière le taux de HLM existants, 40 pour cent.
Mais dans des villes, ou l’habitat social de fait, c'est-à-dire le logement privé à bas prix se réduit comme une peau de chagrin, ce raisonnement conduit à un résultat évident : l’exil d’une partie des Pantinois, ou des conditions de vie insupportables, d’hébergement en hébergement, ou la suroccupation pour des familles entières qui doivent se contenter d’un studio ou d’un deux pièces, le plus souvent insalubre.
Pourtant la place ne manque pas pour construire du logement : mais la commune a par exemple préféré vendre les Grands Moulins à la BNP Paribas pour faire des bureaux.
Et la mairie détruit du logement social, notamment aux Courtillières. Sans hésiter à expulser ceux qui se sont installés dans des appartements laissés vides, après leur avoir pris l’équivalent d’un loyer ( indemnités d'occupation) pendant des années.
Pour toutes ces raisons nous avons organisé depuis le mois de juin plusieurs rassemblements devant la mairie et les services sociaux, et mené plusieurs occupations dont celle de la SEMIP, la société d’aménagement urbain contrôlée par la mairie.
Suite à cette occupation, nous avons été reçus en mairie par le directeur de cabinet de Bertrand Kern, Philippe bon ainsi que par la chargée de mission du logement.
Si ce rendez-vous ne nous a rien apporté en termes de solutions pour les membres pantinois du collectif, il nous a permis par contre d’avoir une idée claire du mépris de la municipalité pour les mal logés.
Tout d’abord, la liste des non prioritaires n’a cessé de s’allonger pendant le rendez-vous .
Pantin ne reloge pas les squatters, même si les dit squatters vivaient à Pantin depuis des années avant de prendre un logement vide, faute d’avoir reçu une réponse à leur demande de logement.La mairie est cependant moins regardante quand il s'agit de prendre l'argent de ces mêmes squatters, à titre d'indemnités d'occupations, pour fianlement les expulser.
Mais la mairie considère aussi que les hébergés ne sont pas « prioritaires », car « ils ont un toit »
Alors qui ? Les habitants des taudis ? Non plus.
La veille du rendez-vous une équipe de la mairie s’était rendue dans un immeuble ou vivent des foyers du collectif : il y a du plomb, les appartements sont humides, certains planchers branlants, et la suroccupation est généralisée.
Mais pour la mairie, la solution est simple : des travaux contre le plomb seront imposés aux propriétaire, et les familles contraintes de s’exiler à l’hôtel puis de revenir dans leurs taudis.
Pas de relogement non plus : et l’initiative de la mairie a déjà un résultat concret : la colère du propriétaire, qui menace les locataires de ne pas renouveler les baux.
Bref, pour Bertrand Kern et sa majorité municipale, la liste des mal logés dont il ne souhaite pas entendre parler est très longue, et les critères qui peuvent par miracle amener à un relogement sont pour le moins flous.
Les mal logés du collectif ont donc été en toute logique « invités « à aller voir à Neuilly ou aux Pavillons sous Bois : les Pantinois pauvres sont donc sommés de quitter la commune, par contre très ouverte aux nouveaux arrivants à condition qu’ils soient banquiers ou promoteurs. Les nouveaux logements sont en effet nombreux, mais il s’agit d’accession à la propriété.
Nous avons depuis longtemps pris l’habitude de ces sommations de quitter les lieux, les mal logés en Ile de France sont systématiquement considérés comme des habitants de seconde zone, des fardeaux indésirables.
Mais comme d’autres maires, Mr Bertrand Kern devra s’habituer à notre présence collective et à notre lutte pour le relogement de tous.
00:36 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : pantin, kern, bnp, mal logés, logement social, insalubrité, grands moulins |
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