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mercredi, 17 avril 2013

Inauguration du Louxor: les mal-logés s'invitent à la première séance

Bertrand Delanöe avait oublié d'envoyer des invitations à une partie des Parisiens concernés pour l'inauguration du cinéma Le Louxor, un des derniers équipements culturels «  à vocation populaire » de la mandature.

 Peu importe, nous étions là quand même, pour rappeler une évidence : sans accès au droit à un logement décent, les 126 000 demandeurs de logement de la capitale ne risquent pas de profiter des initiatives municipales.

 Comme souvent, notre manifestation a fortement irrité les élus, qui n'ont pas hésité à demander à la police de tenter de nous refouler physiquement loin de la presse présente. Mais quelques violences policières sont toujours moins graves que ce que nous subissons de toute façon au quotidien, notamment dans le 10ème arrondissement, où même certains locataires de logement social se voient à leur tour touchés par l'insalubrité et la présence de plomb, où les expulsions pour congés pour vente se multiplient. Nous sommes donc restés sur place, jusqu'à avoir l'assurance d'une rencontre dans les quarante-huit heures avec les responsables du logement de la mairie du 10ème et de la mairie centrale.


Inauguration du Louxor : les mal-logés repoussés par HLMPOURTOUS

 Le mal-logement, c'est pas du cinéma.

 

 L'inauguration du Louxor est un des derniers grands évènements de la mandature , une manière de résumer des années de politique culturelle dans la capitale. Mal-logés en lutte, nous avons été présents à nombre d'autres inaugurations du même type dans les quartiers populaires pour exiger une politique du logement aussi volontariste que celle menée dans le domaine de la culture : nous étions là quand notre maire a inauguré le Jardin d'Eole, le Centre Musical Fleury Goutte d'Or, le 104, Paris Plage 19ème et bien d'autres équipements dont nous ne contestons pas l'utilité.

Nous sommes encore là aujourd'hui, car malheureusement, durant toutes ces années, le mal-logement n'a pas reculé massivement, parce que la production de logement social ne correspond toujours pas aux besoins des demandeurs de logement. Nous sommes là parce que près de 80% des 126 000 demandeurs ne peuvent accéder qu'à un PLA-I : or seuls 13 938 PLA-I ont été produits entre 2001 et 20011. Encore faut-il inclure dans ce chiffre, les places de foyer et d'hébergement d'urgence. Nous sommes là parce que seuls 15% des demandeurs peuvent accéder à un PLS, le plus cher des logements sociaux : or 14 660 logements PLS ont été construits entre 2001 et 2011*.

Ce décalage absurde et gigantesque entre les besoins et l'offre de nouveaux logements en terme de loyers aboutit aujourd'hui à ce que 78% des PLS soient attribués à des foyers en dessous des plafonds*. (*source : APUR) Concrètement, cela signifie que l'on propose à des familles modestes, à des retraités, à des ouvriers et à des employés des 4 pièces à 1200 euros comme seule solution pour échapper au mal-logement.

Dans le 10ème arrondissement, spécifiquement, la situation est aussi dramatique qu'au début de la mandature, même si cela se voit moins : des hôtels insalubres ont fermé, mais leurs habitants au lieu d'être relogés ont pour beaucoup été renvoyés dans d'autres hôtels en banlieue, et ce même si les enfants sont toujours scolarisés sur l'arrondissement, si les parents travaillent à Paris. Les congés pour vente et les expulsions qui vont avec continuent. Pire, au sein même du logement social, on trouve de l'insalubrité grave : certains logements de Paris Habitat OPH sont contaminés au plomb, les murs dévastés par l'humidité, et malgré les signalements, la Ville ne bouge pas. Et les élus d'arrondissement promettent aux mal-logés de les recevoir comme lors d'un rassemblement organisé la semaine dernière, mais ne respectent même pas leur engagement par la suite !

Des situations de ce genre ne seraient jamais arrivées si la Ville et les bailleurs n'avaient pas privilégié le rachat de vieux logements ( en l'occurence ceux de la SAGI ) sur la construction neuve , souvent réservée à des plafonds de loyer élevés. Dans le 10ème 90% des demandeurs ne peuvent accéder qu'à un PLA-I mais dans les nouveaux programmes comme celui du Passage Delessert, seuls 25% des 69 logements en sont.

 Les mal-logés ne sont pas des Parisiens de seconde zone, mais des acteurs à part entière de la vie de la capitale : et nous comptons bien être présents à tous les événements de cette campagne électorale qui débute pour que la question du mal-logement ne figure pas au second voire au dernier plan du scénario des municipales .

 

 

13:39 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : louxor, anne hidalgo, municipales 2014, paris | | |  Facebook

mardi, 20 mars 2012

Suppression des allocations logement: réaction suite au communiqué de la CAF de Paris

Suite à la diffusion d'un communiqué de presse de la direction de la CAF de Paris (visible ici: http://www.annuaire-secu.com/pdf/CP-CAF75-160312.pdf) accusant notre collectif d'allégations mensongères concernant la prochaine suspension de l'allocation logement pour les foyers parisiens victimes de sur-occupation, voici notre réponse.

Tout d'abord et pour couper court à toute polémique sur l'état de la procédure pour certains allocataires, pour qui la rupture d'allocations était annoncée en mai, nous reproduisons ci-dessousun exemple de courrier reçu, qui informe l'allocataire que son logement ne remplit pas les conditions pour percevoir l'allocation et qu'en conséquence son allocation ne sera prolongée "EXCEPTIONNELLEMENT" que jusqu'à mai 2012. Chacun pourra constater que le courrier ne mentionne aucune possibilité de prolongation et encore moins les moyens de l'obtenir ou les recours possibles. Les allocataires qui se sont déplacés au guichet de leur CAF se sont vu confirmer cette date butoir.

La version de la direction de la CAF, en dehors de ce déni de la réalité des courriers envoyés pose beaucoup de questions : s'il n'y a pas eu de directives particulières du Ministère ou en tout cas de la direction de CAF, alors à quoi est due la convocation simultanée de nombreuses réunions collectives dans tous les quartiers parisiens depuis le début de l'hiver ? Le travail d'information et d'accès aux droits est un travail quotidien , qui figure parmi les tâches de la CAF, pourquoi brusquement les foyers victimes de sur-occupation auraient-ils vu leurs dossiers sélectionnés pour faire l'objet d'un suivi particulier, par rapport à d'autres catégories d'allocataires subissant également des problèmes de logement, notamment en matière d'insalubrité ?

La direction de la CAF affirme ne pas avoir accès directement aux dossiers DALO : elle oublie cependant de mentionner qu'elle travaille avec la Préfecture et l’État dans de nombreux domaines et échange des informations sur les allocataires et leur situation locative. Par exemple, concernant les procédures d'insalubrité ou d'expulsion qui peuvent entraîner des ruptures d'allocation logement. L'hypothèse d'un échange d'informations concernant la sur-occupation repérée par le biais du DALO est donc une possibilité .En tout état de cause la direction de la CAF , dans son communiqué ne dément à aucun moment les faits que nous rapportons, à savoir la concomitance de l'obtention du label DALO et les convocations à ces réunions collectives aboutissant à la remise en cause du maintien de l'allocation logement, et ne donne aucune explication à ce sujet.

Par ailleurs, nous tenons à rappeler que notre qualité de mal-logés n'autorise aucune institution à porter un jugement spécifique sur l'éducation de nos enfants : le communiqué de la direction de la CAF est particulièrement choquant sur ce sujet, notamment lorsqu'il parle d'apprendre aux concernés à « sortir de chez eux », ou à développer « leur réseau relationnel », sans parler du passage effarant sur le « réaménagement pour optimiser l'espace », comme si l'on pouvait atténuer le mal-logement en poussant quelques meubles...

Suite à notre occupation, trois demandeurs de logement ont fait l'objet d'une garde à vue. L'une des personnes a été libérée pour être emmenée en urgence à l'hôpital en pleine nuit. Les deux autres sont traînées au tribunal le 9 mai pour des violences imaginaires.

Le soir même de l'occupation, la direction nationale de la CNAF répondait par ailleurs positivement et par écrit à notre demande de rendez-vous formulée pendant l'occupation , ne niant à aucun moment l'existence des menaces de suspension. Dans le même temps, ainsi que le relate le communiqué AFP, les responsables de la CAF déclaraient "n'infirmer ni ne confirmer" nos informations, manifestement embarrassés...

Malgré la répression dont nous sommes victimes, si ce communiqué de la CNAF signifie le maintien des allocations logement pour tous et toutes, contrairement à ce qui était prévu, nous nous réjouirons du résultat de la mobilisation. Reste que pour le moment, aucune des personnes concernées n'a reçu de courrier de la CAF l'informant de ce maintien.

Dans l'attente, nous continuerons pour notre part à communiquer en toute transparence sur les informations en notre possession, et évidemment à nous mobiliser.

 Un exemple des courriers envoyés par les CAF parisiennes (cliquez sur l'image pour agrandir)

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14:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : caf, dalo, allocation logement, paris, mal-logement | | |  Facebook

jeudi, 15 mars 2012

Occupation de la CAF: trois mal-logés interpellés en plus d'être privés d'allocations

Ce 15 mars, une centaine de mal-logés occupait une antenne de la CAF de Paris, rue du Pot de Fer, dans le 5ème arrondissement.

A la suite de l'occupation, et après évacuation, trois mal-logés, dont deux femmes ont été interpellées par la police sur plainte de la CAF et sont actuellement au commissariat du 6ème arrondissement.



En ce jour de reprise des expulsions, il s'agissait pour nous de dénoncer une mesure qui risque justement d'entraîner des milliers de procédures d'expulsions dans les mois qui viennent.

La CAF de Paris a en effet décidé de supprimer les allocations logement à toutes les familles et personnes vivant en suroccupation dans leur logement, faute d'accéder à une autre solution. Dès le mois de mai, les premières suppressions seront effectives, condamnant les concernés à ne plus pouvoir payer des loyers souvent très élevés.

Le comble, c'est que la CAF repère manifestement les personnes concernées lorsque celles-ci sont reconnues prioritaires au titre du DALO sur le critère de suroccupation ! Non seulement l'Etat ne respecte pas son devoir de relogement mais il se sert des fichiers DALO pour pénaliser doublement les mal logés ! Interrogée par les médias, la direction de la CAF de Paris n'a pas démenti les faits ( voir dépêche AFP ci-dessous )

 Deux de  mal-logés interpellés sont en tout cas directement concernés par cette suppression des allocations logement, et vivent par ailleurs dans l'insalubrité.

 Non contente de les priver de leurs droits, la CAF tente donc l'intimidation et la répression: accusées de dégradations et de violences inexistantes, ces personnes , désignées par le responsable de la CAF, sont celles qui tenaient le mégaphone et la banderole pendant l'occupation de la CAF.


Nous exigeons évidemment leur libération immédiate et continuerons nos actions jusqu'à ce que la CAF de Paris renonce à supprimer leurs allocations aux mal-logés



Fin de la trêve d'hiver : des mal-logés occupent... par HLMPOURTOUS


La dépêche de l'AFP

Un collectif de mal-logés a occupé aujourd'hui pendant quelques heures une caisse d'allocation familiale (CAF) de Paris, pour dénoncer selon eux la suppression d'allocations logement à des foyers reconnus prioritaires Dalo (droit au logement opposable), a-t-on appris de sources concordantes.

La CAF de Paris n'a pas pu confirmer ni infirmer les accusations des militants.
Un centaine de militants selon la police ont finalement été évacués du centre de gestion de la CAF du 5e arrondissement sans avoir pu rencontrer un responsable, ont-ils expliqué à l'AFP.

Deux personnes de la CAF ont été légèrement blessées lors de l'occupation, et trois militants du collectif ont été interpellés, a-t-on appris de source policière.
Les manifestants protestaient contre "une mesure qui risque, selon eux, d'entraîner des milliers de procédures d'expulsions dans les mois qui viennent".

Ils affirment que la CAF de Paris a "depuis cet hiver, lancé une vague de procédures de suppression des allocations logement, procédures qui vont aboutir au début du mois de mai, juste après les élections".

Cette suppression des allocations logement concerne notamment "des foyers qui ont été reconnus prioritaires Dalo pour cause de suroccupation, un cas de mal-logement très fréquent dans la capitale, ou la cherté des loyers et les difficultés d'accès au logement social condamnent beaucoup de gens à rester entassés à plusieurs générations dans des logements trop petits", affirme un communiqué du collectif.

Or, "légalement, les allocations logement sont conditionnées à une surface minimum de 9m2 par personne: mais jusqu'ici la CAF ne pénalisait pas les allocataires, dont l'agrandissement du foyer ne permettait plus de remplir cette condition", ajoute le collectif.

Sont également concernés par les suppressions des allocations logement, des familles reconnues prioritaires Dalo pour des logements insalubres, a également précisé à l'AFP, Elie Simon, un porte-parole du collectif.

La CAF de Paris a indiqué à l'AFP que "les conditions d'accueil en matière de sécurité et de confidentialité n'étant pas respectées, le centre a dû être fermé". 

Elle ajoute, que "le collectif, qui a envahi le centre de gestion de la CAF de Paris n'ayant communiqué aucun élément sur des dossiers susceptibles d'être vérifiés, la CAF de Paris ne peut à l'heure actuelle ni confirmer ni infirmer les dires des occupants".


20:45 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, expulsion, caf, paris, mal-logés, allocation logement | | |  Facebook

mercredi, 07 mars 2012

Mairie du 11ème arrondissement:une centaine de mal-logés manifestent

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Ce 7 mars, plus d'une centaine de demandeurs de logement ont manifesté devant la mairie du 11ème arrondissement, pendant plusieurs heures. A la veille de la fin de la trève hivernale, nous voulons des actes et pas seulement des promesses:

LE LOGEMENT, C'EST MAINTENANT !


Mairie du 11ème : les Mal-logés sont en Colère ! par HLMPOURTOUS

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vendredi, 09 décembre 2011

Paris 10ème: quand la mairie diminue le nombre de nouveaux logements sociaux constructibles

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Plus de 70 mal-logés ont manifesté une grande partie de la matinée devant la mairie du 10ème arrondissement.

Le 10ème arrondissement compte 4000 demandeurs de logement inscrits au fichier de la Ville.

Mais chaque année , la marie d'arrondissement n'attribue qu'une quarantaine de logements sociaux, dont certains sont des PLS inaccessibles aux revenus modestes.

Le 10ème arrondissement ne compte que 10,3 % de logements sociaux, alors qu'il s'agit d'un des quartiers de Paris où la demande est la plus forte, et où se concentrent beaucoup de situations de mal-logement : hôtels meublés , appartements suroccupés et insalubres, expulsions programmées à cause des congés pour vente qui se multiplient dans un quartier où les prix à la vente ne cessent d'augmenter.

Pourtant des espaces se libèrent qui pourraient permettre de répondre à la demande : prochainement, une partie de l'hôpital Lariboisière va être reconstruite ailleurs. Mais la Ville de Paris, à la demande de l'AP-HP a déjà annoncé qu'elle modifierait le Plan Local d'Urbanisme afin que le nombre de logements sociaux soit moins important . En effet, l'AP-HP souhaite réaliser de meilleurs profits sur cette opération et vendre le maximum de terrain à des promoteurs immobiliers, donc pour du logement privé hors de prix ou des bureaux.

Le même scénario ne cesse d'être reproduit par les élus : devant les situations dramatiques des mal-logés, et l'insuffisance de la production de logement social, la Ville invoque perpétuellement le manque de foncier pour des logements neufs.

Mais lorsque du foncier existe, il y a toujours une bonne raison de réduire le nombre de vrais logements sociaux programmées : sur la ZAC Mc Donald dans le 19ème, la marie invoque la nécessité de la mixité sociale et le nombre de logements sociaux déjà élevé dans l'arrondissement pour privilégier bureaux, logements privé et PLS, les logements les plus chers du parc HLM.

Dans le 10ème, le faible nombre de logements sociaux devrait donc , dans le même objectif de mixité sociale inciter à la construction massive sur tout le foncier disponible : mais cette fois, c'est un autre prétexte qui est trouvé pour en faire le moins possible.

Dans ces conditions, les mal-logés n'ont pas à croire les discours municipaux selon lesquels le maximum est fait pour répondre à la demande, et ne peuvent que continuer leur lutte.

 


Paris, Mairie du 10ème, les mal-logés sont en... par HLMPOURTOUS

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jeudi, 24 novembre 2011

RIVP : scandale des loyers libres, les mal-logés occupent le nouveau Siège du bailleur

Une centaine de mal-logés ont été évacués par d'importantes forces de police du futur siège social de la RIVP, 13, avenue de la Porte d'Italie. Nous occupions les lieux depuis 11H ce matin.

La récente mise en lumière des conditions de logement de Jean-Pierre Chevènement, locataire du bailleur social contrôlé par la Ville de Paris illustre une nouvelle fois le scandale des 14 000 logements à loyer libres détenus par la RIVP: ces 14 000 logements échappent totalement aux règles du logement social, avec des loyers élevés, des conditions d'attribution jamais explicitées par la RIVP, qui n'a même pas pu communiquer à la Cour des Comptes, les ressources des occupants de ces logements.

Il y a des années déjà que les élus de la Ville et la direction de la RIVP se sont engagés à résoudre la question des loyers libres, qui pourraient très bien être conventionnés en vrais logements sociaux: mais la situation est toujours la même, et le nombre de ces logements a même augmenté entre 2009 et 2011, selon le rapport d'activité du bailleur.

Pendant ce temps, 120 000 demandeurs de logement attendent toujours, et la RIVP n'est même pas en mesure de proposer une solution de logement aux occupants des hébergements d'urgence qu'elle gère.

Les mal-logés n'ont pas l'intention de se contenter des déclarations de principe en faveur du logement social faites par les élus et le Maire de Paris: dans la réalité, entre 2009 et 2010, la production de logements de Paris Habitat OPH a diminué de près de 78%, et la RIVP refuse de rendre ses logements à loyers libres accessibles aux demandeurs à faibles revenus.
Bref la politique menée par les deux principaux bailleurs de la Ville ne correspond en rien à l'urgence de la situation.

Les bailleurs sociaux et la Ville n'ont que des évacuations policières à proposer aux mal-logés, notre lutte ne peut donc que s'intensifier.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT


Communiqué diffusé sur place ci dessous :



Scandale de la RIVP : les mal-logés occupent le... par HLMPOURTOUS


Derrière l’anecdote du logement de Chevènement,

 le vrai scandale de la politique de la RIVP.

 

Une centaine de mal-logés s’invitent aujourd’hui au futur nouveau siège social de la RIVP , avenue de la Porte d’Italie.

Une nouvelle fois, la question de la politique du logement social menée à Paris est évoquée à travers une « affaire », celle du logement de Jean-Pierre Chevènement à 1500 euros de loyer, situé dans un très beau quartier de la capitale. Ces « affaires » sont récurrentes, mais les mal-logés ne peuvent se satisfaire de la simple dénonciation d’une situation scandaleuse, si les causes n’en sont jamais évoquées.

Près de 30 % du parc de la RIVP est constitué de logements non conventionnés à loyers libres : si la part de ces logements a proportionnellement diminué, par rapport au patrimoine global du bailleur social, en valeurs absolues, le nombre total de ces logements a pourtant augmenté ces dernières années. Il ne s’agit donc pas d’une politique révolue, mais d’une extension de l’offre sur ce type de logements.

Or, la RIVP est un bailleur social, incapable de répondre à la demande et de remplir son rôle, celui du relogement des mal-logés. La situation est à ce point catastrophique, que le bailleur ne satisfait même pas les demandes de changement de ses propres locataires. Et les foyers qui occupent les hébergements d’urgence gérés par ce bailleur, dont des hôtels sociaux,  y croupissent en sur-occupation pendant des années.

Dans ce contexte, comment expliquer que le bailleur maintienne tels quels, dans son parc, des logements souvent situés dans des quartiers de prestige, à Paris et en banlieue, avec des niveaux de loyers de toute façon beaucoup trop chers pour les demandeurs de logement ordinaires, quand bien même les occupants de ces logements actuels les libéreraient ? Comment ces logements sont-ils attribués ? A qui ?

A ces questions la RIVP ne répond jamais,  sa direction a été incapable de communiquer les ressources des occupants de ces milliers de logement à la Cour Régionale des Comptes pour son précédent rapport.

A chaque évocation du scandale de ces logements, au travers d’un locataire médiatisé, la direction de la RIVP affirme «  ne pouvoir rien faire » concernant ce parc.

 Pourtant, afin d’augmenter sur le papier le nombre de nouveaux logements sociaux à Paris, le bailleur a bien conventionné 7000 logements « ILM 28 » en logements sociaux PLS, ce qui ne change rien dans le réel, puisque ces logements, les briques rouges de la petite ceinture, avaient déjà des niveaux de loyer proches de ceux du logement social.

Ce que la RIVP peut faire pour les ILM 28, pourquoi ne le fait-elle pas pour les loyers libres, permettant enfin à ces dizaines de milliers de logements d’entrer dans le cadre du logement social, et d’être transformés à terme en vrais HLM, attribués à des demandeurs ayant les plafonds de ressources correspondants ?

Où est la transparence tant vantée par la Ville de Paris dans cette affaire ?

Si à côté des 14 276 logements en loyers libres, la RIVP avait une offre adaptée à l’urgence de la situation en matière de mal-logement, il n’y aurait pas de problème : mais aujourd’hui, les logements PLA-I, correspondant aux revenus de 70% des demandeurs de logement parisiens ne représentent que 2% du parc total du bailleur.  Et lorsque la RIVP annonce fièrement la mise sur le financement de 670 nouveaux PLA-I pour 2011, elle oublie de préciser que la majorité d’entre eux sont des places de foyers ou des hébergements temporaires.

La RIVP est un bailleur social, son parc doit immédiatement s‘adapter à la demande de logements sociaux !

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jeudi, 03 novembre 2011

Paris Habitat OPH : effondrement de la production de logements en 2010

« La vocation de notre Office est d’offrir un toit à tous les parisiens qui ne peuvent y accéder aux conditions du marché privé. »
Jean Yves Mano, Président de Paris Habitat OPH, rapport d'activité 2010.

En 2010, la production de logements du premier bailleur parisien a subi une chute brutale, que ne nie pas sa direction : seuls 580 logements ont été produits. Et encore sur ce chiffre, deux tiers, 380 unités, sont des logements acquis occupés * (soit une chute de 78% !)

Qu'est ce qui explique cette chute ?


Ces dernières années, la majeure partie de la production a consisté à acheter des immeubles au privé, et à les re-conventionner. Bien souvent, la majorité des appartements était occupée, et en partie par des locataires aux revenus bien supérieurs à la limite pour pouvoir prétendre à un logement social. Souvent situés dans des quartiers chers, ces logements ont nécessité un immense investissement financier, au détriment des programmes neufs.

La production s'est effondrée, en raison de la chute de l'achat de logements acquis occupés : les investisseurs privés n'ont pas mis autant de biens sur le marché ou ont choisi de les vendre à d'autres que Paris Habitat OPH. De plus, la montée des prix de l'immobilier
conduit à ce que le prix d'achat d'un logement soit de plus en plus élevé, et les finances du bailleur social ne suivent pas.

Voilà comment on en arrive à cette réduction dramatique de la production : 2606 logements en 2009, 560 en 2010, dont seulement 58 constructions neuves.*

Cela fait plusieurs années que notre collectif de mal-logés dénonce cette politique fondée sur l'acquisition de logements occupés dans les quartiers chers, d'un côté, et la construction neuve réservée en grande partie à des logements PLS dans les quartiers populaires de
l'autre. Elle aboutit aujourd'hui à l'effondrement de la production, sans même avoir conduit à une réelle mixité sociale : il suffit de consulter le nombre d'attributions de HLM dans les arrondissements de l'Ouest en 2010. Moins de dix par arrondissement dans le centre, aucun
dans le 7ème, et 130 dans le 16ème, dont une bonne partie à la périphérie de l'arrondissement, dans sa partie populaire !

Paris, certes arrivera à 20% de logements « au titre de la loi SRU » en 2014 : mais depuis 2001, seulement 12 222 PLAI ont été agrées, contre 13 000 PLS.
Soixante-dix pour cent des demandeurs de logement ne peuvent accéder qu'à un PLA-I et Paris Habitat OPH était le seul bailleur social à en offrir massivement : l'effondrement de sa production est une catastrophe pour les Parisiens modestes.

Voilà pourquoi nous manifestons devant la Direction Territoriale Nord-Ouest : nous voulons des réponses concrètes de la direction générale sur la manière dont elle va remplir la vocation qui est celle de Paris Habitat OPH,  « offrir un toit à tous les Parisiens qui ne peuvent accéder au marché privé »  comme l'a rappelé son Président.

*source : Rapport d’activité 2010 de Paris-Habitat OPH


Paris Habitat OPH : chute de la production de... par HLMPOURTOUS


Sur le même sujet :

- Logement social à Paris : comment "produire" sans créer

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jeudi, 08 septembre 2011

La mairie du 11ème occupée par les mal-logés : ensemble, c'est tout !

Chassés des hôtels, étranglés par des loyers trop cher, entassés dans des logements trop petits, hébergés précaires chez des proches ou de la famille, en mauvaise santé à cause du plomb, de l'humidité, de l'errance urbaine, nous sommes tous des mal logés.

Depuis des années, on nous somme de prouver que nous sommes prioritaires, on nous assomme de dossiers à monter, de papiers à ramener, de recours au tribunal à effectuer. Notre situation n'est jamais assez urgente ou assez grave, nous gagnons toujours trop ou pas assez.

On nous demande d'avoir le label DALO, mais quand on l'a, on nous rétorque qu'on n'est pas les seuls.

On nous reproche une demande trop récente, mais à ceux qui en ont une vieille de quinze ans, on répond que l'ancienneté n'est pas un critère en soi.

A la Préfecture, on nous rappelle que ce sont les mairies qui ont le plus gros contingent de logements.

En mairie , on nous renvoie à la responsabilité de l'Etat.

 

Individuellement, dans les rendez vous difficilement obtenus, on nous explique qu'on ne peut pas passer avant les 120 000 autres demandeurs de logement parisiens, on nous cite toujours des cas différents du nôtre.

 

Les mal-logés ne veulent pas passer avant, ils veulent passer tout court !

 

Le Collectif des Mal Logés en Colère a donc entamé une nouvelle tournée des mairies parisiennes : le 10ème et le 19ème avant l'été, le 20ème pour la rentrée et le 11ème aujourd'hui.

Les élus venus négocier avec nous, dont Jacques Daguenet , adjoint aux Affaires Sociales et à l'Exclusion ont d'abord tenté de nous diviser, en faisant miroiter aux demandeurs du 11ème, un rendez-vous particulier pour chacun d'entre eux, sans le collectif.

Mais nous savons tous que seuls, nos situations n'avancent jamais.

L'occupation a donc duré jusqu'à engagement des élus de recevoir le collectif.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 

La vidéo de l'action:

 


Paris : le Collectif des Mal-logés en Colère... par HLMPOURTOUS

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vendredi, 29 avril 2011

Quand Delanoé fait séquestrer des mal-logés pour s'entretenir avec des journalistes

cfj delanoé.jpgCe matin, Bertrand Delanoë donnait une conférence aux étudiants en journalisme du CFJP.
Plus de 70 parisiens demandeurs de logement s’étaient donc rendus sur place pour évoquer concrètement leur situation catastrophique  et le résultat concret de la politique menée dans la capitale.

Ce résultat est simple : il y avait 100 000 demandeurs de logement enregistrés en 2001, dix ans plus tard, nous sommes au moins 120 000, sans compter tous ceux qui se découragent et ne renouvellent même pas leur dossier, faute de résultats.

Bertrand Delanoë ne semble pas supporter de se voir rappelé à cette réalité. Surtout devant la presse.

Ce sont donc une dizaine de cars de CRS qui ont été réquisitionnés pour nous encercler pendant plusieurs heures, tandis que certains d’entre nous étaient maintenus enfermés dans le sas de l’école pendant tout ce temps. Concernant ces mal–logés , la police nous a bien indiqué qu’il ne s’agissait ni d’un contrôle d’identité, ni d’une garde à vue mais d’un ordre de la direction de l’école et du Maire.

Heureusement pour nos élus, le ridicule ne tue pas, mais le mal-logement brise nos vies tous les jours.

C’est pourquoi notre lutte continue malgré la répression et le mépris. Nous continuerons à nous battre pour notre dû : un logement pour tous, maintenant.

 

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jeudi, 24 mars 2011

Mal-logement : Quelques chiffres sur la RIVP

La RIVP ne cesse d’étendre son champ de compétences : elle multiplie la construction de pépinières d’entreprises, de théâtres, de locaux divers et variés.
Mais concernant sa vocation première , le logement social , le compte n’est toujours pas bon.


En 2009, 37 % seulement des 2000 logements attribués par la RIVP étaient des PLUS ou des PLA-I, c’est-à-dire des vrais logements sociaux accessibles même aux salaires et aux revenus les plus bas, dont seulement 2% de PLA-I.


La grande majorité des logements attribués reste du PLS , du loyer libre et de l’ILM.


Et pour cause la politique de financement et de construction n’est pas adaptée aux besoins des 120 000 demandeurs de logement social parisiens , dont 70 % ne peuvent accéder qu'au PLA-I

La RIVP a financé 1268 nouveaux logements en 2009, mais seulement 345 en PLA-I : le problème c’est que 255 des ces 345 « logements"  sont en fait des hébergements, notamment ceux du foyer de la Mie de Pain. Les PLS eux représentent 17 % du total des nouveaux financements 2009, alors que ces logements ont des loyers qui les rendent inaccessibles aux demandeurs parisiens.


Et lorsqu’on examine les logements réellement livrés en 2009, et pas seulement la programmation, les chiffres sont encore plus éloquents : sur 1255 logements, seuls 10% sont des PLA-I et les PLS représentent 30 % des livraisons !!!


Cette politique en totale inadéquation avec la demande parisienne explique bien des situations : notamment celle des hébergés dans les hôtels de la filiale hébergement de la RIVP, le Richemont. Ceux-ci restent des années en suroccupation dans ces hébergements. L’hébergement présenté comme un sas vers le logement social, se révèle un piège.


Le deuxième bailleur social parisien n’a relogé que 89 ménages DALO en 2009, pour 15 000 dossiers reconnus prioritaires ce qui démontre bien l’inutilité totale de cette loi, qui fait le tri entre les mal-logés pour n’aboutir à rien de concret. Et la RIVP avoue dans son rapport d’activité que ces relogements ont entraîné une baisses du nombre de mutations satisfaites, pour les locataires du bailleur en suroccupation , donc également mal-logés. La loi DALO ne change donc rien au mal-logement puisque les principaux bailleurs sociaux ne changent pas leur politique !


Nous exigeons que l’un des principaux opérateurs du logement social parisien remplisse enfin son rôle, le relogement effectif des Parisiens mal-logés.


Des Mal-logés en Colère devant le siège de la RIVP par HLMPOURTOUS

13:40 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, paris, mal-logés, mie de pain, le richemont | | |  Facebook

 
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