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mercredi, 12 octobre 2016

Manifestation devant les 3F: pour du logement vraiment social

Manifestation des mal-logés devant le siège des 3F, le plus gros bailleur social privé, cet après midi dans le 13ème arrondissement.

Cet automne, au gouvernement comme les grands bailleurs sociaux, on n'y va pas de main morte sur le triomphalisme: l'année est un record pour la construction de logements, qui aurait connu une augmentation sans précédents du nombre de logements sociaux crées.

Les 3F notamment annoncent plus de 6350 nouveaux logements l'an dernier, soit une augmentation de 16% par rapport à l'année précédente. 

Seulement, dans le même temps, le nombre de demandeurs de logement social ne faiblit pas. Les délais moyens d'attente continuent à être extrêmement élevés, et même le label DALO, de plus en plus difficile à obtenir ne résout rien pour les dizaines de labellisés en attente. 

Voir la vidéo de l'action sur notre nouveau blog:

http://www.logement-grand-paris.fr/2016/10/chez-les-3f-pr...

 

19:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : 3f, bailleur social, loi sru, loi egalité et citoyenneté | | |  Facebook

mardi, 13 septembre 2011

Paris Habitat : les mal-logés présents à l'inauguration du réseau social « De toit à toit »

Près d'une centaine de locataires de Paris Habitat OPH et de demandeurs de logement social ont manifesté ensemble ce soir, devant le siège du premier bailleur parisien. Nous n'étions évidemment pas invités à la petite fête donnée par la direction en l'honneur de l'ouverture du réseau social interne aux locataires , en présence de nombreux élus dont Jean Yves Mano, l'adjoint au logement de la Ville de Paris.

Nous sommes venus quand même , en nombre, pour rappeler que les locataires comme les mal-logés attendent de Paris Habitat OPH qu'il réponde à leurs besoins avant de se lancer dans le superflu.

C'est loin d'être le cas dans le réel, et un service virtuel n'y changera rien : 120 000 demandeurs de logement attendent une politique immédiate et ambitieuse de mise sur le marché de logements sociaux adaptés aux ressources. La sur-occupation est devenu le problème des milliers de locataires du bailleur qui ne parviennent pas à obtenir un changement de logement.

Les antennes de proximité ferment alors que la qualité d'habitat se dégrade dans certains ensembles du bailleur, où par exemple les ascenseurs restent quatre mois sans fonctionner.

Notre présence collective à cette inauguration nous a permis d'obtenir un rendez-vous dès demain matin avec le directeur -adjoint de Paris Habitat OPH, Gilles Romano, qui nous tenait porte close depuis des mois.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Paris-Habitat OPH : Inauguration perturbée pour... par HLMPOURTOUS




Le communiqué diffusé sur place




Paris Habitat OPH diversifie ses activités mais oublie le principal, le logement social !


Avant Paris Habitat OPH, s'appelait OPAC de Paris. Dans les années 70 et 80, le bailleur social a construit massivement des logements sociaux de qualité, répondu en partie et convenablement à la demande en réalisant sans hésiter de la construction neuve pour les plus modestes des Parisiens.

C'était un bailleur social ordinaire, avec des antennes de proximité ouvertes tous les jours et un siège social correct : être locataire de l'OPAC de Paris, c'était avoir la sécurité d'un bail à vie mais aussi la possibilité de changer de logement quand la famille s'agrandissait.

Depuis quelques années, l'OPAC de Paris est devenu Paris Habitat OPH : le bailleur social a désormais un siège luxueux, à l'architecture dernier cri, qui a coûté aussi cher que celui d'une boîte privée. Paris Habitat OPH fait plein de nouvelles activités : des expos d'art, des locaux pour les entreprises et les commerces, des logements pour de nouvelles populations,les PLS, inaccessibles aux salariés les plus modestes.

Aujourd'hui Paris Habitat OPH organise une soirée de lancement de son nouveau réseau social, et n'a pas lésiné sur les moyens pour que le cocktail offert aux journalistes soit réussi, allant jusqu'à payer une agence qui fait aussi la communication pour Yves Rocher...

Pendant ce temps 120 000 demandeurs de logement attendent, et le délai au delà duquel leur demande sera considérée comme anormalement ancienne est de dix ans. Parmi ces demandeurs, des  milliers de foyers sont déjà locataires du bailleur, mais attendent en vain un changement, qu'il soit motivé par la sur-occupation ou par un handicap.

Pendant ce temps, certaines antennes de proximité ne sont plus ouvertes que sur rendez-vous, dans des cités où l'on annonce l'arrêt des ascenseurs pendant quatre mois consécutifs sans rien proposer aux personnes âgées ou aux handicapés qui habitent dans les étages.

Pendant ce temps, la moitié des logements nouveaux sont des logements rachetés occupés, souvent à des prix très élevés , où le départ des locataires au dessus des plafonds du logement social prend en moyenne six ou sept ans, alors que des centaines de milliers de personnes vivent .dans l'urgence absolue du relogement.

Mal-logés et locataires de Paris Habitat pour certains d'entre nous, notre lutte dérange, et la direction de Paris Habitat non seulement ne répond pas à nos demandes mais n'hésite pas à nous menacer de plaintes et à nous envoyer la police comme unique interlocuteur. Le bailleur n'a pourtant pas la même sévérité vis à vis d'associations qui ont sous loué à des entreprises privées des locaux lui appartenant et devant être transformés en logements sociaux.

Mais notre lutte ne s'arrêtera pas : une nouvelle fois ce soir, les mal-logés en colère s'invitent à la fête pour exiger le minimum : un logement adapté à nos besoins et à nos ressources, ni plus ni moins

Un bailleur social , ça sert à ça, et nous sommes venus manifester ce soir pour le rappeler !

20:12 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, bailleur social, paris habitat, panne ascenseurs, association locataires, dossier dalo, jean yves mano, delanoe | | |  Facebook

vendredi, 26 août 2011

A propos du Collectif des Mal-logés en Colère

Depuis 2004, le Collectif Mal Logés en Colère regroupe des mal-logés, demandeurs de logement social, quelle que soit leur situation particulière, qui souhaitent agir ensemble pour la résolution de leurs problèmes.

Nous ne bénéficions, ni ne sollicitons quelque subvention que ce soit auprès des pouvoirs publics. De même, nous ne disposons d'aucun soutien en nature de ces mêmes pouvoirs publics, du type local ou autre.

Nous ne demandons aucun frais d'adhésion, ni cotisation comme préalable à la participation au collectif, est membre celui qui s'investit dans nos mobilisations et respecte un fonctionnement collectif. Chacun peut contribuer ou pas aux quelques dépenses occasionnées par ces activités.

15:37 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : subventions, paris-habitat oph, mal-logement, conseil de paris, association, conseil régional, bailleur social | | |  Facebook

mercredi, 19 novembre 2008

Les mal logés occupent ICF- La Sablière

Le collectif Mal Logés en Colère a occupé  14 Novembre 2008 le bailleur social ICF Sablière 24, rue Paradis dans le 10ème arrondissement de Paris. Une centaine de mal-logés du collectif ont investi les locaux de cette société HLM, pendant plusieurs heures.

Cette action s'inscrit dans une campagne de pression sur les bailleurs sociaux : au mois d'octobre et novembre, nous avons occupé le siège d'Efidis, celui du Logement Français et celui de la SEMIDEP.

Comme le gouvernement, les bailleurs se réfugient derrière l'écran de fumée de la Loi DALO pour masquer la réalité : derrière la prétendue avancée constituée par cette loi, la politique de construction mais aussi d'attribution des logements sociaux n'a absolument pas changé.

La loi DALO instaure un tri scandaleux dans les demandeurs de logements, dont beaucoup sont déclarés non prioritaires par les commissions de médiation franciliennes ( 33 pour cent de dossiers rejetés à Paris, plus de 40 pour cent dans d'autres départements d'Ile de France). En effet les deux critères principaux l' « urgence » et le caractère « prioritaire » de la demande laissent la place aux interprétations les plus sévères d'autant plus que la charge de la preuve incombe au mal logé.

 

Les dossiers jugés « non prioritaires » par la commission sont écartés des propositions du contingent préfectoral : reste les appartements du un pour cent, de plus en plus inaccessibles, notamment aux travailleurs précaires, et les appartements librement attribués par les bailleurs qui se gardent bien de prendre les candidatures aux revenus trop modestes à leurs goûts.

Et pour ceux qui sont jugés « prioritaires », le résultat n'est dans l'immense majorité des cas pas différent. La loi DALO instaure trois candidatures pour chaque logement. Par conséquent les mal logés qui reçoivent des propositions sont certes plus nombreux qu'auparavant.

Mais la désillusion est encore plus grande, car pour deux familles sur trois, c'est évidemment un refus. Et de fait, dans ces commissions, les bailleurs imposent leurs critères habituels, notamment un revenu le plus élevé possible.

 

Ainsi, dans notre collectif, les propositions d'ICF se sont toutes soldées par un refus, malgré l'urgence reconnue de la situation.

Pourtant ICF a racheté plus de deux mille logements à la SAGI, société de la Ville de Paris.

Mais comme la plupart des bailleurs, ICF consacre une bonne part de ses nouvelles constructions à l'accession à la propriété, inaccessible aux classes populaires en région parisienne, surtout en ces périodes de restriction du crédit généralisée, et de baisse des revenus.

Le nombre de logements vraiment sociaux ( PLA-I et certains PLUS ) ne correspondent en rien aux besoins.

Que le droit au logement soit inscrit dans le marbre de la loi DALO ne change donc rien, aucun juge n'est en mesure d'attribuer des logements.

De toute façon, entre les barrages de la commission de médiation, et celui de l'accès au tribunal, peu nombreux seront les mal logés qui arriveront au terme de la procédure. De plus, les bailleurs ne sont absolument pas concernés par les obligations de la loi DALO, ni sur le contingent un pour cent, ni sur leurs contingents propres. Et celle-ci ne les empêche pas de toute façon de faire le tri et de ne répondre que marginalement à la demande, par le seul biais du contingent préfectoral, un peu plus de 2000 logements par an sur Paris, par exemple.

 

Les mal logés n'ont donc rien à attendre ni de la loi DALO, et seule la pression collective peut amener les bailleurs comme le gouvernement et les communes à accroitre l'offre en fonction des besoins réels.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

23:53 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : bailleur social, mal logés, hlm, icf-la sablière, dalo, logement | | |  Facebook

 
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