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vendredi, 27 mai 2011

Zac Claude Bernard et entrepots Macdonald : quelle place pour les mal-logés ?

entrepots mac donald.JPG

 

Ce matin, une soixantaine de demandeurs de logements sont venus interpeller le maire du 19ème arrondissement, Roger Madec lors de l’inauguration d’un pont suspendu aux Entrepôts Mac Donalds, au cœur du nouveau quartier du Nord Est Parisien.

 

L’annonce officielle des chiffres de l’immobilier parisien a confirmé ce que les parisiens aux revenus modestes vivent sur le terrain : les prix à la vente ont augmenté de 20% en un an.

Dans le 19ème, l’éclosion de ce nouveau quartier, les aménagements urbains en cours, l’arrivée d’entreprises a accéléré cette hausse et multiplié le nombre de propriétaires qui souhaitent vendre leurs logements et les procédures d’expulsions qui vont avec.

Même les très petites surfaces peuvent permettre une grosse plus value à la revente, célibataires ou grandes familles sont donc également concernés.

Bien souvent le congé pour vente touche des locataires qui souffraient déjà d’un loyer extrêmement élevé après les augmentations de ces dernières années, et souvent aussi de suroccupation.

Bien souvent, ces locataires ont des demandes de logement anciennes et jamais satisfaites, car le loyer trop cher n’est pas considéré comme un critère de relogement important.

Dans le 19ème, les logements sociaux nouvellement construits sont souvent des PLS, notamment aux Entrepôts Mac Donald. Ils ne correspondent ni en nombre, ni en niveau de loyer aux besoins des demandeurs de logement du quartier.

Si rien n’est fait, des vagues d’expulsion sans précédent vont avoir lieu. Et les habitants des quartiers populaires parisiens se verront relégués dans les circuits de l’hébergement d’urgence francilien, baladées de département en département.

Suite à notre interpellation ce matin, le Maire et son cabinet nous recevra dans les jours qui viennent.

Sur le même sujet voir aussi : Paris-métropole et rénovation urbaine


Nord Est Parisien, ZAC Claude Bernard : le Maire... par HLMPOURTOUS

17:22 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : roger madec, semavip, icade, zac claude bernard, calberson, bnp, tramway, eole évangile | | |  Facebook

lundi, 09 février 2009

Pantin: le maire décrète le bannissement de 4000 habitants

bertrand kern.jpgEst-on encore Pantinois quand on est mal logé ?

Pour Bertrand Kern et ses adjoints, manifestement non. Ce samedi matin, le maire proposait une visite guidée de la commune aux nouveaux habitants, dont presque la moitié arrivent de Paris, ou beaucoup ne peuvent plus se loger.

Nous étions donc venus, à une centaine de mal logés, parmi lesquels de nombreux Pantinois, rencontrer le maire, puisque malheureusement, celui-ci a toujours opposé une fin de non recevoir à nos demandes de rendez-vous, collectives ou individuelles.

Nous avons finalement bien rencontré une trentaine de nouveaux habitants, pour beaucoup réceptifs à nos revendications et qui ont pu découvrir que leur nouvelle commune, ce ne sont pas seulement les Grands Moulins, siège de la BNP, mais aussi des voisins entassés dans des taudis insalubres, hébergés à droite à gauche, ou menacés d'expulsion à cause de la vente de leur logement.

Mr Kern lui s'est calfeutré dans sa mairie. La première adjointe à l'urbanisme, Madame Aline Archaimbault était présente, mais elle nous a exposé sa conception de son mandat: selon elle, ni Monsieur Kern, ni aucun élu ne nous recevront, puisque de toute façon, nos demandes de logement, et celle de l'immense majorité des demandeurs pantinois ne seront pas satisfaites. Il n'y aurait tout simplement pas de place pour nous.

Bref les 4000 mal logés pantinois devraient donc plier bagage, au lieu d'exiger leur relogement. Les mal logés ne sont  donc plus seulement des habitants de seconde zone, ils ne sont plus Pantinois du tout.

Les élus présents, dont Nathalie Berlu, adjointe à la Culture et Alain Amsterdammer ont donc appelé la police pour nous évacuer de la place de la Mairie.

Mais finalement devant notre détermination à rester dans les rues de ce qui reste légalement notre ville, Mr Kern et ses élus ont préféré priver les nouveaux habitants de la visite prévue. Aucun Pantinois n'aura donc vu son maire ce samedi matin.

Mais ce n'est que partie remise en ce qui concerne les mal logés du collectif. Nous sommes des habitants comme les autres,et nous attendons du maire de Pantin, élu pour résoudre entre autres nos problèmes de logement, qu'il les prenne en compte, dans l'urgence que nos conditions de vies intolérables lui imposent.

UN LOGEMENT POUR TOUS TOUT DE SUITE DANS NOTRE COMMUNE


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Le tract diffusé aux "nouveaux habitants" :


Pantin, son cadre de vie accueillant, ses Grands Moulins…..et ses 4000 mal logés

 

Aujourd’hui, Bertrand Kern organise une visite guidée de la Ville pour les  nouveaux habitants. Quarante deux pour cent d’entre eux  viennent de la capitale, et beaucoup ont quitté Paris, parce que le prix des logements y est trop cher , que trop peu de nouveaux logements sociaux sont mis sur le marché, ce qui entraîne forcément une augmentation des loyers du privé.

 

tacho pantin.jpgMais ce mouvement de départs vers la périphérie n’est pas spécifique à Paris. Nous, les « anciens »  habitants de Pantin, sommes condamnés à suivre le même chemin, mais cette fois bien plus loin, si Bertrand Kern n’agit pas de manière efficace pour proposer une offre de logement en rapport avec la demande des Pantinois.

 

Aujourd’hui le visage apparent de Pantin, ce sont les Grands Moulins, les petites résidences en accession à la propriété, des espaces verts réaménagés.

 

Mais derrière, il y a ces générations entassées des logements trop petits, des centaines de personnes hébergées chez des proches, et dont la Mairie considère la demande de logement non prioritaire. Il y a tous ces locataires qui payent à prix d’or des taudis plus ou moins insalubres, ou les propriétaires reçoivent des subventions pour des travaux qui ne règlent en rien les problèmes de suroccupation et de dégradation lourde du bâti. Il y a les congés pour vente qui s’accumulent car les propriétaires profitent évidemment de la montée des prix. Il y a ces Pantinois en sursis permanent , les squatters des logements HLM laissés vides, que Pantin Habitat expulse par vague chaque été, quand bien même beaucoup ont payé des indemnités pendant des années. Du côté de l’Etat, nos demandes restent lettre morte, on nous répond que c’est la mairie qui a la libre disposition de la totalité des logements sociaux pantinois et de leur attribution

 

Et pour Bertrand Kern, malgré les milliers de mal-logés de la commune, il y a bien assez de logements sociaux à Pantin, il faut favoriser la mixité sociale. Pour nous les mal logés pantinois, cela signifie que nous devons, soit continuer à vivre dans des conditions insupportables, soit quitter la commune.

 

Un Pantinois mal logé reste un Pantinois, et Bertrand Kern a été élu pour satisfaire les besoins de tous les habitants, y compris les mal logés Il y a de la place pour tout le monde ,à condition de ne pas privilégier systématiquement les bureaux et les sièges sociaux, comme sur le site des Grands Moulins, cédé dans sa totalité à la BNP. A condition de ne pas détruire de logements sociaux qui auraient pu être rénovés, comme aux Courtillières.

 

C’est pourquoi nous demandons à Mr Kern de nous reloger, et de cesser de traiter par le mépris nos demandes : si nous intervenons ici et aujourd’hui, c’est que nous, qui habitons Pantin depuis longtemps n’avons jamais été reçus par Mr Kern, un minimum que celui-ci accorde pourtant volontiers à d’autres.


Le Collectif Mal Logés en Colère

 

 

 

20:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : bertrand kern, mal logés, grands moulins, logement social, bnp, spéculation | | |  Facebook

jeudi, 20 novembre 2008

A Pantin, place aux banquiers, dehors les mal logés

A Pantin, place aux banquiers, pas aux mal logés

 

Depuis quelques mois, notre collectif a mené plusieurs actions en direction de la mairie socialiste de Pantin.

 

Pantin fait partie de ces villes populaires qui attirent aujourd’hui entreprises et promoteurs : comme toujours, cette attractivité se traduit par l’augmentation des loyers du privé, et la difficulté croissante à se loger.

L’accès au logement privé devient impossible hormis dans les taudis loués à prix d’or.

Il y a donc 4000 demandeurs de logement social à Pantin : mais la mairie  refuse de tenir compte de la demande et préfère se réfugier derrière le taux de HLM existants, 40 pour cent.

Mais dans des villes, ou l’habitat social de fait, c'est-à-dire le logement privé à bas prix se réduit comme une peau de chagrin, ce raisonnement conduit à un résultat évident : l’exil d’une partie des Pantinois, ou des conditions de vie insupportables, d’hébergement en hébergement, ou la suroccupation pour des familles entières qui doivent se contenter d’un studio ou d’un deux pièces, le plus souvent insalubre.

Pourtant la place ne manque pas pour construire du logement : mais la commune a par exemple préféré vendre les Grands Moulins à la BNP Paribas pour faire des bureaux.

Et la mairie détruit du logement social, notamment aux Courtillières. Sans hésiter à expulser ceux qui se sont installés dans des appartements laissés vides, après leur avoir pris l’équivalent d’un loyer ( indemnités d'occupation) pendant des années.

Pour toutes ces raisons nous avons organisé depuis le mois de juin plusieurs rassemblements devant la mairie et les services sociaux, et mené plusieurs occupations dont celle de la SEMIP, la société d’aménagement urbain contrôlée par la mairie.

Suite à cette occupation, nous avons été reçus en mairie par le directeur de cabinet de Bertrand Kern, Philippe bon ainsi que par la chargée de mission du logement.

Si ce rendez-vous ne nous a rien apporté en termes de solutions pour les membres pantinois du collectif, il nous a permis par contre d’avoir une idée claire du mépris de la municipalité pour les mal logés.

Tout d’abord, la liste des non prioritaires n’a cessé de s’allonger pendant le rendez-vous .

Pantin ne reloge pas les squatters, même si les dit squatters vivaient à Pantin depuis des années avant de prendre un logement vide, faute d’avoir reçu une réponse à leur demande de logement.La mairie est cependant moins regardante quand il s'agit de prendre l'argent de ces mêmes squatters, à titre d'indemnités d'occupations, pour fianlement les expulser.

Mais la mairie considère aussi que les hébergés ne sont pas « prioritaires », car « ils ont un toit »

Alors qui ? Les habitants des taudis ? Non plus.

La veille du rendez-vous une équipe de la mairie s’était rendue dans un immeuble ou vivent des foyers du collectif : il y a du plomb, les appartements sont humides, certains planchers branlants, et la suroccupation est généralisée.

Mais pour la mairie, la solution est simple : des travaux contre le plomb seront imposés aux propriétaire, et les familles contraintes de s’exiler à l’hôtel puis de revenir dans leurs taudis.

Pas de relogement non plus : et l’initiative de la mairie a déjà un résultat concret : la colère du propriétaire, qui menace les locataires de ne pas renouveler les baux.

Bref, pour Bertrand Kern et sa majorité municipale, la liste des mal logés dont il ne souhaite pas entendre parler est très longue, et les critères qui peuvent par miracle amener à un relogement sont pour le moins flous.

Les mal logés du collectif ont donc été en toute logique « invités «  à aller voir à Neuilly ou aux Pavillons sous Bois : les Pantinois pauvres sont donc sommés de quitter la commune, par contre très ouverte aux nouveaux arrivants à condition qu’ils soient banquiers ou promoteurs. Les nouveaux logements sont en effet nombreux, mais il s’agit d’accession à la propriété.

Nous avons depuis longtemps pris l’habitude de ces sommations de quitter les lieux, les mal logés en Ile de France sont systématiquement considérés comme des habitants de seconde zone, des fardeaux indésirables.

Mais comme d’autres maires, Mr Bertrand Kern devra s’habituer à notre présence collective et à notre lutte pour le relogement de tous.

00:36 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : pantin, kern, bnp, mal logés, logement social, insalubrité, grands moulins | | |  Facebook

jeudi, 22 mai 2008

Les Mal-logés chez Meunier-Habitat

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Des Logements, pas des bureaux !

Le Collectif Mal Logés en Colère occupe aujourd’hui les locaux de Meunier Habitat, promoteur immobilier et aménageur, filiale de BNP Paribas. Meunier Habitat a été choisi par la Ville de Paris, la RIVP et la SAGI pour l’aménagement de la ZAC Claude Bernard, dans le 19ème arrondissement.

 

Ce projet est un des principaux programmes immobiliers de la seconde mandature de Bertrand Delanoe : il concerne un des derniers quartiers populaires de la capitale et l’arrondissement qui concentre le plus de demandeurs de logements sociaux.

 

Pourtant sur l’ensemble du programme, seulement 150 logements sociaux neufs seront construits, sur 30 000 m2 aménagés par Meunier Habitat. Le reste ? De l’accession à la propriété, des bureaux, un complexe cinéma, des commerces. 40 000 m2 ont aussi été cédés à Icade, une des sociétés immobilières les mieux cotées en bourse. Là aussi ce seront des bureaux.

 

Les quelques dizaines de logements sociaux ne peuvent masquer le décalage entre les priorités affichées de la Ville de Paris en matière de logement social et la réalité : là ou il y avait la place pour répondre aux besoins, et des terrains publics pour le faire, la Ville de Paris a choisi de construire un quartier dont les Parisiens modestes seront exclus et ou les promoteurs immobiliers vont réaliser d’immenses bénéfices.

 

Nous n’acceptons pas de voir nos relogements toujours remis à plus tard, nous n’acceptons pas que Jean Yves Mano, adjoint au Logement de la Ville de Paris, déclare qu’ « on ne pourra pas loger tout le monde à Paris » , quand dans le même temps, des dizaines de milliers de m2 sont livrés aux banques et aux promoteurs.

 

Nous sommes donc venus demander des comptes à la BNP Paribas, sur ses projets sur la ZAC Claude Bernard .

Conséquence directe des projets immobiliers prévus sur la ZAC Claude Bernard, la spéculation immobilière bat son plein dans le 19ème arrondissement : les logements privés ont désormais des niveaux de loyer qui les rendent inaccessibles aux catégories populaires, les hôteliers « sociaux » chassent les familles pour se reconvertir en établissements plus chers, les propriétaires multiplient les congés pour vente.

 

Tandis que la filiale immobilière de la BNP engrange les bénéfices, les mal logés sont confrontés aux expulsions et à l’exil vers la lointaine banlieue. Et la BNP, qui a été actionnaire majoritaire de la RIVP pendant des années n’a vu aucun inconvénient à y loger des élus et des hauts fonctionnaires.

Plusieurs bonnes raisons de venir aujourd’hui lui demander des comptes.

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Un logement pour tous, dès maintenant !

17:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : 19éme, delanoé, semavip, rivp, mal-logés, bnp, zac | | |  Facebook

 
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