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dimanche, 07 juin 2009

Occupation de la DIDOL: une offre de logements, où ça ?

dscf3671.jpgVendredi 5 juin, la délégation interministérielle pour le développement de l'Offre de Logements a été occupée une bonne partie de la journée, par une centaine de membres du Collectif Mal Logés en Colère: nous étions venus demander des comptes à cette délégation, née en 2005.


Car , manifestement, sa mission est un échec total, dans la mesure, ou le nombre de logements accessibles et bon marché se réduit chaque année comme une peau de chagrin.


Voici le communiqué diffusé sur place et quelques photos


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dscf3662.jpgLes mal logés en Colère sont aujourd’hui venus rendre une visite collective à la Délégation Interministérielle pour le Développement de l’Offre de Logements, au 78 rue Lecourbe dans le 15ème arrondissement

La DIDOL a été crée en 2005, au moment où par ailleurs le gouvernement et l’ANRU démolissaient des centaines de milliers de logements sociaux.




Il y a encore dix ans, il n’y avait pas de DIDOL : l’offre de logements se séparait en deux. Des logements privés d’un côté, des HLM de l’autre.



Aujourd’hui l’offre de logements a connu une inflation sans précédent : celles des sigles.



Désormais, le logement social, le vrai est réduit à sa portion congrue : et les crédits budgétaires qui lui sont affectés servent en partie à alimenter des dispositifs de logements précaires ( Louez Solidaires, Solibail, résidences sociales, maisons relais ) ou de l’accession « solidaire » à la propriété, derrière laquelle se cache , soit la vente de logements sociaux, soit des dispositifs comme l’usufruit social qui permettent à des gros propriétaires et des promoteurs d’être subventionnés et exonérés d’impôts en mettant leurs logements temporairement à disposition des bailleurs sociaux.

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Le lancement incessant de nouveaux dispositifs, qui donnent lieu à des communiqués triomphants du Ministère du Logement, même quand le nombre de logements réellement mis à disposition est symbolique cache une réalité toute autre : entre les démolitions, les logements intermédiaires où à loyers libres développés par les bailleurs sociaux au détriment des vrais HLM accessibles aux bas revenus, l’offre réelle de logements accessibles se réduit comme une peau de chagrin.



Quand le gouvernement annonce une hausse de la construction et de la mise sur le marché de logements très sociaux pour cette année, il oublie de préciser que les foyers et les hébergements temporaires sont inclus dans ces chiffres, ainsi que les logements qui ne font que remplacer ceux qui ont été démolis.



Nous sommes donc venus des comptes à la DIDOL : en l’occurrence, ceux des vrais logements sociaux, avec un vrai bail, qui sont aujourd’hui accessible à ceux qui constituent au moins quatre vingt pour cent des demandeurs de logements, c'est-à-dire tous ceux qui gagnent le SMIC ou moins.

UN LOGEMENT POUR TOUS! TOUT DE SUITE !



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19:33 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : boutin, collectif, mal logés, hlm, didol, logement social | | |  Facebook

vendredi, 29 mai 2009

Occupation: LOGIREP, bailleur social, solidaire....des propriétaires ?

logirepblog.jpgLe bailleur social Logirep a été occupé, ce vendredi par une centaine de mal logés en colère, venus exiger des explications sur le dispositif "Propriété solidaire", mis en oeuvre par le bailleur: de faux logements sociaux, qui exonèrent leur propriétaires de l'ISF, et de la taxe foncière, et qui retomberont dans le privé dans quinze ans ? Nous n'en voulons pas.


Voici le communiqué diffusé sur place.

 

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Occupation du bailleur social Logirep : « Propriétaires solidaires »….d’eux même.



A la fin du mois d’avril, Christine Boutin annonçait l’extension et l’amplification du dispositif « Propriété Solidaire », lancé il y a trois ans, et dont le bailleur social LOGIREP, est un des principaux opérateurs en Ile de France.

De plus en plus d’argent sera détourné vers ce dispositif, présenté comme une forme de logement social, alors qu’il n’en est rien. De quoi s’agit-il réellement ?




Le dispositif fonctionne de la manière suivante : un investisseur immobilier achète un bien, appartement individuel ou immeuble entier et accepte de le mettre à disposition d’un bailleur social pendant quinze ans.

En échange, il perçoit l’intégralité des loyers en une seule fois pour cette période, concrètement, il bénéficie donc d’une subvention à l’achat de son bien : ces loyers perçus sont nets d’impôts, mais le bien est également exonéré de la taxe foncière pendant toute la période de location au bailleur social,, et sa valeur non prise en compte pour le calcul de l’impôt de solidarité sur la fortune. Le bailleur social s’engage à l’issue des quinze ans, à lui restituer son bien, mais aussi à remettre en état les parties communes et privées. Aucun impôt ne sera non plus exigé sur la plus value éventuellement réalisée à la récupération du bien si celui-ci est vendu.

Les gros propriétaires, ceux qui ont les moyens d’investir, réalisent donc une opération particulièrement intéressante sur le long terme.


Mais ce ne sont pas les seuls : les opérations actuellement réalisées en Ile de France se situent dans des villes, où le taux de 20 pour cent de logements sociaux n’est pas atteint, loin de là, et notamment dans les Hauts de Seine.

Ces logements sont comptabilisés comme logements sociaux, alors qu’il ne s’agit que d’une convention temporaire : les chiffres vont  gonfler artificiellement grâce à ces prétendus HLM qui rebasculeront dans le privé dans quinze ans. Dans l’intervalle, l’argent qui aurait pu servir à construire du vrai logement aura en partie été reversé à des propriétaires privés, et les villes les plus riches auront été exonérées pendant cette période de toute amende liée au non respect de la loi SRU.



Quand aux locataires, l’obligation de relogement à l’issue des quinze ans est extrêmement précaire puisque n’est garantie ni la possibilité de rester dans la même commune, ni celle d’obtenir un logement équivalent en taille et en loyer.Et l’immense majorité de ces logements sont de toute façon conventionnés PLS, leur loyer est donc celui de la catégorie la plus élevée de HLM et les rend inaccessibles à la majorité des mal logés.



Nous sommes ici pour dénoncer la participation de LOGIREP, bailleur social à ce tour de passe passe budgétaire et fiscal. Dans quinze ans, se reproduira avec ce type de conventionnements ce qui se produit avec les logements ICADE aujourd’hui, des logements acquis et construits en grande partie avec l’argent du logement social sortiront de cette catégorie, pour le plus grand profit des promoteurs.



Au nombre de ses actionnaires LOGIREP compte notamment le bailleur public ADOMA, contrôlé  par l’Etat : parmi les occupants, aujourd’hui se trouvent de nombreux locataires du gestionnaires de foyers, menacés d’expulsion parce qu’ils sont en suroccupation avec leur famille.

LOGIREP et ADOMA sont manifestement en capacité d’être solidaires avec les investisseurs et les promoteurs, mais refusent de loger correctement les mal logés ?

Nous attendons des explications et des solutions concrètes !

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !


20:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : polylogis, logirep, usufruit social, boutin, sru, mal logés, collectif | | |  Facebook

vendredi, 28 novembre 2008

Les Mal-logés en Colère occupent le Haut Commissariat aux Solidarités Actives

 

COMMUNIQUE de L'OCCUPATION :

Le collectif Mal Logés en Colère occupe aujourd'hui le Haut Commissariat aux Solidarités Actives contre la Pauvreté

Comme chaque hiver, comme après chaque incendie de taudis, Mme Boutin et son gouvernement n'ont qu'une seule réponse : hiérarchiser les dangers que courent TOUS les mal logés.

Ainsi, ceux qui campaient l'hiver dernier, aujourd'hui qualifiés d « objets encombrant la voie publique » étaient alors qualifiés de mal logés chanceux, dans la mesure ou l'insalubrité de leurs hôtels et de leurs taudis leur « garantissaient tout de même un toit ». Mme Boutin mettait alors en avant sa soi disant priorité : les SDF.

Mais cet hiver, on découvre qu'il y a des « mieux lotis » même chez les SDF : Mme Boutin considère que ceux qui vivent dans des abris de fortune sont tout de même dans une situation moins urgente que ceux qui n'ont qu'une couverture.

Et être classé en tête dans la hiérarchie du malheur de Mme Boutin et de son Ministère n

e signifie pas être relogé ou même pris en compte. Mme Boutin fait mine de compatir sur les uns pour mieux laisser mourir les autres, mais ne reloge jamais personne, sauf éventuellement sous la pression des luttes.

Quand à Martin Hirsch, la lutte contre la pauvreté se résume désormais pour lui à se scandaliser vertueusement de quelques « excès » de sa confrère : Martin Hirsch est contre le fait de faire payer des amendes aux mal logés qui dorment dans des tentes pour ne pas crever dans les taudis, mais le fait que la politique du Logement aboutisse à ce que les campements de fortune, les taudis ou l'errance plus discrète d'hébergements en hébergements soient le lot commun de millions de personnes ne le dérange pas outre mesure.

D'ailleurs, en imposant à l'ensemble des allocataires des minima sociaux des démarches d'insertion professionnelle, il vient lui-même d'exposer une partie des mal logés et les SDF à la suppression de tout revenu. Et ce alors que l'emploi ne résout pas les problèmes de logement, plus d'un SDF sur trois travaille, et ne se voit pourtant pas attribuer de logement social.

Les mal logés, SDF ou pas passent leur vie à faire des dossiers pour des commissions qui trient soigneusement les prioritaires, pour ne finalement rien faire : parmi ceux qui ont franchi le parcours du combattant des commissions DALO, l'immense majorité n'a toujours pas de logement.

Le logement est un droit minimum pour tous et toutes, pas une aumône exceptionnelle délivrée uniquement sur la base de critères d'urgences de plus en plus restrictifs. Ne pas avoir de logement décent, voilà l'urgence absolue que partagent tous les mal logés. Et ce qu'ils partagent également c'est le mépris total de ce gouvernement, et sa volonté de réprimer toutes les formes de lutte et de résistance que développent, de plus en plus nombreux, les mal logés.

Mal logés, et en plus insultés et criminalisés, ça suffit. Depuis un an et demi, l'ex président d'Emmaus, met la « bonne réputation » acquise à ce titre, au service d'un gouvernement qui détruit le logement social. A ce titre il est au moins aussi responsable que Christine Boutin ses déclarations lénifiantes ne lui coûtent rien, alors que nous payons cher la politique qu'il soutient.

NOUS EXIGEONS UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

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COMMUNIQUE DE FIN D'OCCUPATION :

La centaine de Mal Logés en Colère a quitté le Haut Commissariat aux Solidarités Actives contre la pauvreté à 14H15.

Après avoir agité la menace d'une évacuation policière « aux conséquences potentiellement graves » pour tenter de nous faire quitter les lieux sans aucun engagement , un rendez-vous avec les Préfets de Seine Saint Denis, de Paris et Martin Hirsch nous a été proposé. Le Haut Commissariat s'est par ailleurs engagé à ce que l'ensemble des immeubles insalubres ou indécents que nous lui signalerons soient visités et pris en compte.

Nous constatons qu'il est donc nécessaire d'occuper collectivement les Ministères pour que les dossiers de mal logement ne soient ne serait-ce qu'ouverts et étudiés par les services dont c'est le travail.

Nous nous ne faisons donc aucune illusion : le relogement de tous ne sera obtenu qu'en harcelant sans trève les responsables du mal logement, en multipliant les actions collectives.

D'ailleurs, Le Haut Commissariat de Martin Hirsch l'avoue lui-même à la presse « Sur soixante dossiers remis par le collectif, dix huit ont été traités depuis juillet « ( source Le Monde ). Le Haut Commissariat oublie simplement de préciser que ces dossiers croupissent pour certains depuis plus de dix ans, date à laquelle ils ont été déposés individuellement en Préfecture. Et que tous relèvent de situations d'urgence, qu'il s'agisse de personnes hébergées, à la rue, de retraités de plus de 70 ans, d'habitants des hôtels ou des taudis.

Parmi ces dossiers ne figurent pas ceux des mal logés que nous n'avons pas rencontré, ceux des centaines de milliers d'entre nous qui n'ont pas la force et la possibilité de se battre. Martin Hirsch fait mine d'avoir l'oreille attentive aux pauvres, mais ne les entend que lorsqu'ils hurlent, sans quoi ils peuvent bien peupler des bidonvilles qui comptent désormais des milliers de personnes rien qu'en Ile de France.

Les mal logés n'ont donc pas le choix : il leur faut cesser d'attendre les conclusions de telle ou telle commission, la décision de tel ou tel Tribunal qui éventuellement leur reconnaitra individuellement un droit déjà inscrit dans la loi depuis des dizaines d'années pour tous, sans résultat notable.

Il est temps de forcer les hommes politiques, les bailleurs sociaux, les Préfets , non seulement à ouvrir le dossier du mal logement, mais surtout à le traiter : il n'y a pas de crise du logement, il y a la volonté de détruire le logement social et le seul moyen de l'empêcher, c'est la lutte collective, pour le relogement de tous, tout de suite.

Depuis quatre ans que notre collectif existe, aucun rendez-vous, aucune promesse ne nous a dissuadé d'occuper, de manifester, d'interpeller publiquement les responsables du mal logement semaine après semaine.Il n'en sera pas autrement concernant Martin Hirsch, et ce d'autant plus que celui-ci n'a sa place au gouvernement que comme caution sociale de la politique menée.

17:48 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : martin hirsch, mal-logés, sdf, dalo, boutin, tentes | | |  Facebook

jeudi, 29 mai 2008

Loi DALO: le grand bluff

LOI DALO: Le grand Bluff

 

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Intervention collective des mal logés en colère à l'assemblée générale du Conseil National des Villes.


Aujourd'hui, l'assemblée générale du Conseil National des Villes devait notamment aborder "les problèmes soulevés par l'application de la loi DALO ", en présence de Mme Boutin, Ministre du Logement.

En toute logique, nous étions une centaine de mal logés à nous être invités à cette Assemblée Générale. Qui, mieux que les concernés peut évoquer les problèmes crées par cette loi, pourtant censée résoudre la crise du logement dans les meilleurs délais ?

Quatre mois après sa mise en place, nous constatons déjà que la loi DALO ne résoud rien au quotidien.

Au contraire, la loi DALO ne fait que complexifier et ralentir les processus de relogement.


Avant cette loi, les Préfectures avaient déjà des obligations de relogement légales, qu'elles ne tenaient pas, notamment en matière d'insalubrité. Aujourd'hui, pour faire reconnaitre ces obligations, il faut passer par le filtre d'une commission de médiation, puis éventuellement au Tribunal.

Concrètement en région parisienne, les mal logés qui ont déposé des dossiers au mois de février n'ont même pas encore l'attestation de dépôt !

La loi DALO est donc un filtre, une procédure de tri entre les mal logés: les critères très restrictifs permettent de déclarer non prioritaires des milliers de dossiers. Ainsi il faut être en hébergement d'urgence depuis plus de six mois pour pouvoir éventuellement être reconnu prioritaire par la commission de médiation.

Alors que l'accès au logement social était un droit conditionné au niveau de ressources, la loi DALO ne tient aucun compte de certaines catégories de mal logés, notamment ceux dont le loyer dans le privé leur laisse à peine de quoi survivre.

D'autres critères parfaitement subjectifs et arbitraires comme "la bonne foi" ou "la nécessité sociale d'un passage préalable par l'hébergement" permettent aussi d'exclure certains mal logés.

La loi DALO, bien loin d'adapter l'offre à la demande de logements sociaux, fait exactement l'inverse: l'investissement dans les vrais logements sociaux n'augmente pas, des dizaines de milliers de logements sont détruits chaque année, le 1% patronal finance désormais du loyer libre. La loi DALO en définissant des mal logés "prioritaires " et d'autres qui ne le seraient pas vise bien à accompagner cette politique.

Mal logés de toutes conditions, nous sommes donc venus rappeler aux élus du Conseil National des Villes et à Mme Boutin, que le logement social a pour vocation de permettre à tous ceux qui ont des revenus modestes d'être logés à bon marché.

1078627273.jpg Mme Boutin a préféré attendre notre départ, dans sa voiture blindée, ce qui n'est pas très étonnant de la part d'une Ministre qui ne reloge même pas les mal logés qui répondent aux critères pourtant restrictifs définis par la loi DALO. Après de longues négociations avec plusieurs membres de son cabinet, une réunion dans l'urgence a cependant été obtenue.

Le maire de Vaux en Velin et la maire du Havre, également à la présidence et à la vice présidence du CNLV se sont également engagés à rendre publiques nos critiques et la réalité de la loi DALO , telles que les concernés la vivent.

Nous continuerons à venir publiquement à la rencontre de Mme Boutin, Ministre du Logement qui ne veut pas voir les mal logés.

16:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, boutin, conseil national des villes, mal logés, logement social, crise du logement | | |  Facebook

mardi, 13 mai 2008

Les Mal-logés en Colère s'invitent au Grenelle de l'Insertion (Mairie de Montreuil)

Pas de logement, pas d'Insertion

 

Intervention à la Mairie de Montreuil à l'occasion du Grenelle de l'Insertion


Dès le mois de mai 2007, quelques jours après sa prise de fonction au Haut Commissariat aux Solidarités Actives, le Collectif Mal-logés en Colère occupait l'ANSA, présidé par Martin Hirsch. Notre objectif était alors de nous assurer que le nouveau Haut-Commissaire, ex-président d'Emmaus-France, dont la nomination devait selon nous beaucoup aux luttes de mal-logés passées, saurait se souvenir de toutes les revendications qu'il avait pu porter jusque là, une fois au gouvernement.

Peine perdue, Martin Hirsch nous fit savoir que sa Solidarité Active ne portait pas sur le logement mais sur l'Insertion, et nous orienta vers le cabinet de la ministre du Logement, Madame Boutin. Un ministère qui affiche beaucoup plus une de volonté de défense des propriétaires que des mal-logés demandeurs de logements HLM. En témoignent les plans de destructions massives de HLM, la vente prévisionnelle d'au moins 40 000 logements sociaux, la charte avec les banques pour « faciliter » l'accession à la propriété, ainsi qu'une convention avec les agences immobilières pour engager celles-ci à « améliorer » leurs pratiques commerciales (décisions prises aux « Réunions de chantier » à Lyon en Septembre dernier)

A notre sens, l'insertion dont parle Martin Hirsch passe avant tout par le Logement. Combien de « désinserés », le resteront tant qu'ils n'auront pas une adresse, un domicile, la possibilité de se soigner ou tout simplement de vivre dans un logement convenable.

C'est à force d'acharnement, après la perturbation d'un colloque sur la précarité de l'emploi organisé par Martin Hirsh à Paris au mois de Juin (Conservatoire National des Arts et Métiers) et l'occupation du mensuel « Psychologies » ou le Haut Commissaire est chroniqueur, que nous avons obtenu un rendez vous avec Martin Hirsch au mois de janvier dernier.

Son cabinet s'était alors engagé à nous recontacter  rapidement pour organiser une rencontre où nous seraient expliqué pourquoi nos demandes de logements n'aboutissent pas !

Nous n'avons jamais été recontacté, peut etre parcque rien ne peut justifier que nos demande n'aboutissent pas.

Nous vivons dans des logements insalubres, dans des hôtels meublés hors de prix pour lesquels les financements de l'aide sociale ne sont plus assurés, nous sommes baladés d'hébergement en hébergement d'urgence parfois de département en département.

Certains parmi nous sont mal-logés à Montreuil, la ville même ou est organisé ce colloque sur l'insertion.

Nous sommes venue rappeler que la Solidarité Active dont nous avons besoin , l'Insertion dont on nous parle, passe avant tout par le relogement des mal-logés.


UN LOGEMENT POUR TOUS !

17:25 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : insertion, hirsch, grenelle, montreuil, mal-logés, dalo, boutin | | |  Facebook

mardi, 15 avril 2008

Les mal logés occupent la SOVAFIM

Une centaine de mal logés en colère ont occupé  les locaux de la SOVAFIM , 27 rue de Ville l'Evèque dans le 8ème arrondissement.

 

La SOVAFIM est une société anonyme dont le capital est détenu par l'Etat, un des outils créés en 2006 pour la fameuse "réforme de l'Etat ".

 

Objectif affiché ? Vendre au meilleur prix bâtiments et terrains publics pour améliorer l'offre de logements.

 

La réalité de l'activité de la SOVAFIM, dont le président du Conseil d'Administration est aussi celui de la plus grosse société foncière francilienne d'immobilier de bureaux , est bien différente.

 

En 2006, la SOVAFIM a ainsi cédé l'hôtel Saint Lazare à un fonds de pension Westbrook, déjà connu pour son rôle dans les ventes à la découpe.

 

A Saint Denis, la vente de terrains à Plaine Commune Développement est destinée à la construction de bureaux et d'un « centre de conférences  .

 

C'est aussi la SOVAFIM qui a été chargée de vendre l'entrepôt Mac Donald dans le 19ème arrondissement de Paris, sur la ZAC Claude Bernard à ICADE : une minorité de logements, et encore moins de logements sociaux, une majorité de bureaux et de locaux commerciaux y seront construits.

 

Trois exemples parmi d'autres de l'objectif réel de cette société : livrer aux promoteurs et aux investisseurs des terrains et des bâtiments publics, au lieu d'utiliser ces biens pour la construction de logements sociaux. Dans le même temps, la Ministre du Logement a beau jeu de pointer le manque de foncier disponible pour expliquer le peu de logements mis sur le marché francilien.

 

Et les bénéfices énormes dégagés par la SOVAFIM sont reversés à l'Etat qui en dispose comme bon lui semble : pas pour le logement, en tout cas, dont le budget fait partie de ceux qui viennent d'être drastiquement réduits, alors même qu'on nous annonce une réforme des aides à la personne dans ce domaine qui réduirait encore les possibilités pour les ménages modestes de se loger dans le parc privé.

 

Dans ces conditions, ne nous étonnons pas que la loi DALO soit une usine à gaz, une machine à faire tourner en rond les mal logés : les refus de dossiers pourtant conformes aux critères requis légalement se multiplient, et les Préfectures usent de manœuvres dilatoires pour se dédouaner de leurs obligations légales : une pratique nouvelle se généralise, les "propositions fantômes" : plusieurs mal logés se voient proposer le même appartement, mais attendent en vain que la « proposition » se transforme en attribution.

 

Nous n'acceptons pas cette politique de l'écran de fumée permanent : nous n'acceptons pas qu'une société qui contribue à la baisse de l'offre de logements sociaux, qui sert les intérêts des promoteurs et des spéculateurs soit en plus présentée comme un outil de lutte contre le mal-logement.

 

Nous n'acceptons pas que la loi DALO soit présentée par le Ministère du Logement comme la loi de la sortie de crise pour les mal logés, alors qu'elle est un écueil de plus dans l'accès au logement, qui va désormais nécessiter un hypothétique passage au tribunal pour avoir une chance d'être effectif.

 

Nous voulons des logements maintenant.

15:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sovafim, mal logés, immobilier, spéculation, icade, dalo, boutin | | |  Facebook

vendredi, 11 janvier 2008

Les Mal-Logés en Colère répondent à l'appel de Martin Hirsch , chroniqueur à "Psychologies"

3dd519de0971c6bf274704f8be2e5fd5.jpgAprès plus de sept mois de refus, Martin Hirsch , Haut Commissaire aux solidarités actives et à la lutte contre la pauvreté a enfin accepté de recevoir notre collectif: il nous aura donc fallu aller jusqu'à occuper le journal "Psychologies " ou Martin Hirsch tient désormais une chronique pour obtenir des engagements clairs de l'ex-président d'Emmaus, qui avait été jusqu'à annuler sa participation à un colloque sur les travailleurs pauvres à Paris en juin dernier, pour ne pas nous y rencontrer.

Il aura aussi fallu plusieurs heures de négociations serrées avec Mr Le Naou, chargé de mission du Ministère pour que celui-ci se déplace sur le lieu de l'occupation puis accepte de répondre à notre demande.

Nous attendons des réponses concrètes et immédiates, parce qu'il faut savoir en terminer avec la crise du logement: ces réponses, qui portent notamment sur des demandes de logement datant de dix à vingt ans, des demandes de personnes SDF, nous ne les avons pas obtenues du Ministère de Mme Boutin.

Aujourd'hui, parce que Mr Hirsch n'est pas Madame Boutin, et n'a pas le même parcours , comme nous l'a rappelé son cabinet, nous attendons des actions rapides, à la hauteur de l'intérêt affiché dans sa chronique pour les mal-logés.





Communiqué diffusé sur place :

Une soixantaine de "Mal-loges en Colère" occupent aujourd'hui le siège du mensuel Psychologies , et espère y rencontrer un de ses prestigieux chroniqueurs (1), Martin Hirsch par ailleurs Haut Commissaire du gouvernement aux solidarités actives contre la pauvreté.

Ce mois ci, dans sa chronique, le Haut Commissaire conte sa rencontre avec l'un d'entre nous, dans le métro, un SDF à qui il n'a jamais rien donné , ce qui apparemment a crée chez lui, un fort sentiment de culpabilité, car il n'a plus jamais eu l'occasion de le faire.

Qui sait,  l'un de ces précaires si justement décrits dans sa chronique, ceux dont il jure que s'il a l'occasion de les croiser à nouveau il prendra le temps d'écouter leur histoire est peut être l'un d'entre nous ?

Et il serait bien temps que le Ministre chroniqueur nous écoute en effet, au lieu de nous rappeler sèchement, à l'occasion d'un campement, qu'il faut savoir terminer une lutte.

Au lieu de cautionner une Ministre du Logement, qui déclare sans honte que la loi DALO ne résoudra pas grand-chose, avec une franchise qu'apprécieront tous ceux qui font la queue devant les Préfectures en espérant que cette fois, on lira leur dossier, qu'on les sortira des hôtels, des taudis, de l'errance urbaine d'hébergement en hébergement. Une Ministre du Logement, qui face aux morts de la rue ose déclarer qu'il va falloir que jouent les solidarités familiales parce que l'Etat ne peut pas tout faire.

Dans sa chronique Martin Hirsch espère que « son «  mal logé du métro a retrouvé du travail et un toit. C'est peu probable. Les membres de notre collectif eux n'ont pas eu cette chance, plus de huit mois après deux demandes d'audience auprès de Martin Hisrch : celui-ci après avoir refusé de nous rencontrer lors de l'occupation de l'ANSA ( Agence Nationale des Solidarités Actives ), avait préféré en juin annuler sa participation au dernier moment à un colloque sur les travailleurs pauvres plutôt que faire face à nos questions.

En septembre, nous avons déposé au Ministère une liste de demandeurs de logement de plus de dix ans , ainsi qu'une composée de personnes sans aucun hébergement. Aucune réponse n'y a été apportée. Personne ne peut demander à des mal logés qui attendent une solution depuis des années, parfois dans la rue, et toujours dans des conditions de survie insupportables, d'attendre encore l'avis d'une commission puis une décision de justice qui ne changera rien puisque les clefs des logements ne sont pas dans les poches des juges, mais dans celle des bailleurs, des préfectures et des mairies.

Dans son émouvante chronique à Psychologies, Martin Hirsch conclut en jurant que s'il n'est pas arrivé malheur à « son «  mal logé, il « s'arrêtera le temps qu'il faudra et le temps qu'il voudra « .

En venant nous rencontrer , l'ex-président d'Emmaus a une occasion de montrer qu'il ne s'agissait pas là de paroles en l'air, et qu'il n'y aucun décalage entre le chroniqueur ému de la misère quotidienne du mal logement et le Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté qui a le pouvoir de prendre des mesures immédiates pour la faire cesser.

(1) la première chronique de Martin Hisrch est dans le numéro de janvier de Psychologies, et lisible ici
http://www.psychologies.com/cfml/article/c_article.cfm?id=6867&estat_svc=s%3D01119%26svc_mode%3DI%26svc_campaign%3DAutresLiensTexte%26svc_partner%3DHP%26svc_position%3DContenu



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jeudi, 27 septembre 2007

Occupation du "Coeur des Haltes", dont la directrice a rejoint le Ministère du Logement

Occupation du "Coeur des Haltes", dont la directrice a rejoint le Ministère du Logement

 

Ce matin, pendant plusieurs heures, l'association "Le Coeur des Haltes"" a été occupé jusqu'à l'obtention de résultats immédiats concernant nos demandes pour des familles à la rue: en effet Mme Danielle Huège , directrice générale de cette association d'aide aux sans abri est entrée depuis trois mois au cabinet de Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville.

En prenant la responsabilité de donner la caution d'une association à ce gouvernement, Mme Huège, comme Martin Hirsch ex-président d'Emmaus France , est redevable devant tous les mal logés: c'est pourquoi nous exigions qu'elle débloque dans la journée des hébergements décents pour des personnes actuellement à la rue , du fait de la saturation des dispositifs, et de la fermeture des hôtels meublés parisiens.

Nous avons quitté les lieux sur un l'engagement écrit d'une solution acceptable pour tous les concernés dès ce soir. Une délégation est actuellement reçue au Ministère par Mme Huège, ainsi qu'un représentant de la Préfecture.

Bien évidemment, nous ne nous contenterons pas de ces solutions d'urgence.Nous avons multiplié les actions pendant ces deux semaines de décentralisation du Ministère à Lyon, parce que nous attendons de Mme Boutin des résultats concrets et pas des opérations de communication couteuses et parfaitement inutiles pour les mal logés.

Des vrais logements maintenant !

le communiqué diffusé sur plac

Mardi, à l'issue de la réunion du PARSA, c'est avec la directrice
générale de cette association que Christine Boutin a annoncée une
rallonge budgétaire de 14 millions d'euros pour l'hébergement
d'urgence. Confrontée à des critiques sur l'effectivité des annonces
en matière de logement et d'hébergement, Mme Boutin a répondu « on ne
construit pas des logements en un jour » .Reste que sur les 3000
nouveaux logements pour les sans abris annoncés lors du premier PARSA,
seuls 1000 sont effectivement en cours de mise sur le marché et aucun
à Paris même.

Malheureusement, cela ne fait pas un jour mais plus de dix mois que
les campements massifs de sans domicile fixe ont obligé le
gouvernement à faire mine de se préoccuper de la situation.

Malheureusement cela ne fait pas un jour mais plus de deux ans que des
mal logés continuent à risquer leur vie dans les hôtels meublés, dans
des immeubles insalubres, malgré les drames de l'automne 2005.

Malheureusement, cela ne fait pas un jour mais des années que Jean
Louis Borloo, toujours ministre annonçait une sortie de crise…dans
cinq ans.

Nous sommes donc là aujourd'hui, pour que madame Huège, (directrice
générale du Coeur des Haltes), qui a apparemment la chance d'être
entendue par ce gouvernement, ce dont témoignent les innombrables
visites faites par des ministres dans ses structures, lui fasse
comprendre que nous ne pouvons pas attendre un jour de plus et encore
moins un hiver entier.

Tout simplement parce qu'il y a parmi nous des familles et personnes
seules d'ores et déjà à la rue ou qui le seront dans quelques jours :
les hôtels ferment, les aides au financement de ces hébergements sont
coupés ou restreints. Sous prétexte de la sécurité des occupants de
ces chambres effectivement dangereuses et insalubres, on les chasse
sans proposition alternative.

Les résidences sociales, une partie des CHRS ont effectivement
rallongé la durée des séjours. Mais comme il n'y a pas de logement,
très peu de places se libèrent. Les expulsions, la flambée des loyers,
l'augmentation de la pauvreté en 2006 créent mécaniquement de nouveaux
SDF à un rythme bien plus soutenu que celui des créations de place.

Nous n'avons pas l'intention d'attendre dans la rue, dans des taudis
dangereux dont certains sont frappés d'arrêtés de péril depuis
plusieurs années. Nous sommes fatigués des innombrables réunions
d'urgence sur le logement, du PARSA au DALO jusqu'au coûteux barnum
lyonnais de Madame Boutin.
Nous ne quitterons donc les lieux qu'avec des solutions immédiates
pour les membres de notre collectif dores et déjà à la rue !

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14:55 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : coeur, femmes, sdf, boutin, parsa, logement, huège | | |  Facebook

lundi, 24 septembre 2007

Des murs et un toit...ou un logement pour tous ?

medium_Photo-0196.jpgJeudi 20 septembre, une soixantaine de "MAL LOGES EN COLERE" ont occupé pendant plusieurs heures la CGLLS, caisse de garantie du logement locatif social, 10 avenue Ledru-Rollin, 75012 Paris

 

Des murs et un toit … ou un vrai logement pour tous ?

Christine Boutin l'a déclaré dans une interview du 17 septembre 2007 : « Je veux des murs et un toit pour tous. »

Mais ce que nous voulons, ce que veulent des millions de mal-logés, c'est bien plus que ça. Car un vrai logement, c'est bien plus qu'un toit et des murs, un vrai logement, c'est avant tout un bail à son nom reconductible à vie, un lieu où l'on peut vivre sans se battre avec les cafards, les souris ou l'humidité, où on peut faire la cuisine et inviter des amis ou héberger de la famille.

 

Or aujourd'hui, ce que développe Mme Boutin, ce sont des formes précaires de logement, un éventail qui va de l'élargissement des périodes d'ouverture de l'hébergement d'urgence au système de bail glissant. La politique du logement, c'est plus d'avantages pour les propriétaires, plus de contrôle et de précarité  pour les mal-logés. Que vous soyez un gros bailleur social ou un petit propriétaire, beaucoup sera fait pour que rien ne vienne perturber les profits que vous êtes bien évidemment en droit d'attendre ! Pour les particuliers qui possèdent des logements à louer, la garantie des risques locatifs leur permettra de ne pas craindre les impayés de loyers… dans l'objectif de « remettre sur le marché » quelques uns des 1,937 millions de logements vacants (chiffre extrait du Livre Blanc de l'UNPI 2007).

Or le programme de remise sur le marché des locations géré par la SIEMP à Paris n'a permis de relouer que 177 logements en 2006, sur 20 000 logements vacants dans la capitale. Quel est le bénéfice pour les mal-logés ? Pour les bailleurs sociaux, la CGLLS (caisse de garantie du logement locatif social), un établissement public sous l'autorité des
ministères du Logement et de l'Economie garantit des prêts et prévient es difficultés financières, finance la rénovation urbaine (et les démolitions qui vont avec), favorise la réorganisation et le regroupement des organismes HLM… et sans soute mettra en oeuvre la vente de logements sociaux. Quel est le bénéfice pour les mal-logés, alors que 75% de la population répond aux critères d'attribution d'un logement social ?

Suivi individualisé des SDF, accompagnement social, commission de médiation du DALO ayant le pouvoir de décider de l'urgence et du type de logement qu'il faudrait pour un mal-logé (HLM, résidence sociale, foyer…), système de bail glissant confié à des associations subventionnées, voilà pour les mal-logés.


Depuis 3 ans, le Collectif Mal Logés en Colère se bat pour un logement
Mme Boutin dépense 250 000 euros pour « décentraliser » son ministère pour tous. Après être intervenus avant l'été dans un colloque où Martin Hirsch devait prendre la parole, nous avions obtenu un rendez-vous avec le directeur de cabinet de la Ministre chargée du logement, pour y évoquer différents problèmes rencontrés par les mal logés du collectif. Ce rendez-vous n'a rien donné de concret, et il est resté sans suite. pendant 10 jours à Lyon, à l'occasion du congrès de l'Union sociale pour l'habitat, qui regroupe les organismes HLM, de celui de la Fédération des promoteurs constructeurs et de celui des notaires. Il ne manque que les mal-logés eux-mêmes ! A défaut de décentraliser nos actions à Lyon, nous occupons donc les locaux de la CGLLS.

Nous exigeons le relogement de tous les mal-logés

18:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : boutin, sdf, dalo, siemp, mal-logement | | |  Facebook

 
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