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samedi, 18 janvier 2014

Cecile Duflot: il faut presser l'ALUR!

Avant, Mme Duflot, présidente d'EELV, défendait les luttes de mal-logés et le droit au logement effectif pour tous.

Mais ça c'était avant. Aujourd'hui, Mme Duflot, Ministre du Logement, fuit les mal-logés en lutte, qu'elle estime trop impatients et revendicatifs.

Pourtant l'urgence est toujours la même, la situation sur le front du mal-logement ne cesse de se dégrader et depuis un an et demi, personne ne peut dire que la politique menée ait tenu compte de cette urgence absolue : en finir avec la précarité , l'insalubrité, la rue , le surendettement pour cause de loyers trop chers, les expulsions ou la sur-occupation.

Puisque Mme Duflot nous fuit, nous sommes allés rencontrer les élus et candidats aux municipales d'EELV qui participaient à une journée de formation dans une salle du 11ème arrondissement. Nous avons pu constater qu'aucun d'entre eux ne remettait en cause les manquements de la politique menée que les mal-logés dénoncent, que tous trouvaient nos revendications légitimes et urgentes. Mais de ce que nous avons compris, ils considèrent ne pas être écoutés par leur Ministre, qui est aussi la nôtre.

En tout cas, notre action a déterminé le Ministère à nous recevoir la semaine prochaine. Nous allons donc continuer à être présents dans cette campagne électorale, continuer à rappeler par nos actions collective l'urgence du mal-logement à l'ensemble des élus et candidats, puisque la lutte est le seul moyen pour que tous se rappellent l'existence des mal-logés et la nécessité de résoudre leurs problèmes.


Cecile Duflot fuit les mal-logés: les mal-logés... par HLMPOURTOUS

Le communiqué diffusé sur place

 

Formation des élus : la contribution des mal-logés.

 

Nous intervenons aujourd'hui collectivement au séminaire de formation des élus EELV en vue des élections municipales.

Etre élu c'est d'abord répondre aux besoin de la population. Aujourd'hui, nous sommes des centaines de milliers de demandeurs de logement en Ile de France, et encore bien plus de mal-logés, car nombreux sont celles et ceux d'entre nous qui ne déposent plus de demande, trop découragés et précarisés.

Si en 2012, le changement de gouvernement et la nomination de Cecile Duflot au Ministère du Logement avait pu éveiller un espoir de résolution du mal-logement, aujourd'hui notre réalité est plus dure que jamais.

Plus de quatre cent personnes sont mortes dans la rue en 2013, un chiffre en constante augmentation. Dans certains départements, le SAMU Social ne répond qu'à 25% des demandes : et en Ile de France, la « réponse », ce sont des hébergements de quelques jours et l'errance urbaine de département en département. Dans le parc privé, la sur-occupation touche 25% des locataires parisiens.

La réponse institutionnelle et politique au mal-logement, ces deux dernières années, ce sont d'abord des engagements non tenus : 346 000 logements produits contre 500 000 annoncés, aucun plan effectif de relogement massif, puisque Cecile Duflot a reconnu que même l'engagement pris de reloger 15 000 DALO n'a pas été tenu. Concernant le logement très social, qui est le seul auquel 70% au moins des mal-logés peuvent accéder, le tableau est encore plus sombre : la loi sur le foncier public, en prévoyant des décotes pour la construction de logements PLS , et pas seulement pour les PLA-I ne fera qu'aggraver la propension actuelle des bailleurs et des élus à privilégier ce type de logements au détriment du très social.

Nous avons bien lu le programme de Christophe Najdovski qui propose 50% de logements très sociaux sur la production totale, ou la récupération des logements ou des bureaux vacants, et bien d'autres mesures favorables aux mal-logés. Mais ce programme n'est pas différent de celui qui était proposé aux présidentielles, force est de constater que ce n'est plus celui de la Ministre du Logement.

La lutte totale contre le mal-logement ne peut pas être une priorité qu'on met en avant dans les périodes électorales, pour la considérer ensuite comme un objectif secondaire et négociable, une fois aux responsabilités.

Mal-logés, nous ne pouvons pas accepter que l'urgence de nos situations ne soit reconnue que le temps d'une campagne, et qu'ensuite les candidats devenus élus abandonnent l'argument de l'urgence pour nous opposer celui de la « patience ».

Aujourd'hui nous venons donc demander des actes.

14:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, loi alur, loi dalo, expulsions, eelv, insalubrité, sdf, samu social | | |  Facebook

jeudi, 17 octobre 2013

Ateliers de l'ANAH: Cecile Duflot interdit l'accès aux premiers concernés, les mal-logés

Ce 17 octobre, Cecile Duflot compte se rendre à la manifestation organisée pour les Journées Mondiales du Refus de la Misère, place du Trocadéro....et ce après avoir envoyé la police à des mal-logés venus manifester aux Ateliers de l'ANAH ( Agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat), organisés ce matin dans les luxueux salons de l'Espace 15, à deux pas de la Tour Eiffel.

Mme Duflot s'obstine effectivement à refuser la misère...au Ministère, où les demandeurs de logement pauvres ne sont décidément pas les bienvenus , parce qu'ils ont le mauvais goût de lui demander une vraie politique du logement social, désespérément absente. En un an la Ministre du Logement a jeté ses engagements à la poubelle les uns après les autres. Pas de réquisitions, pas d'hébergement inconditionnel même en cas d'extrême-urgence, pas d'arrêt global des expulsions locatives. Elle a aussi renoncé à l'objectif de 150 000 logements sociaux cette année.

Une nouvelle fois, seuls les propriétaires-bailleurs verront les promesses tenues, comme en témoigne le déblocage de fonds en urgence pour 10 000 logements intermédiaires par la Caisse des Dépôts.

La misère, les mal-logés en lutte refusent d'y rester, ce 17 octobre comme tous les autres jours de l'année.

Aujourd'hui, apparemment très énervé par la venue de mal-logés dans un évènement qui pourtant les concernait pleinement, Mr Dominique Braye, président de l'ANAH et élu UMP s'est fait le porte-parole de la Ministre pour nous informer que "les manifestations étaient l'arme des faibles".

La remarque était faite avec mépris, mais nous la prenons comme un conseil avisé: la lutte continue !


Journée Mondiale du Refus de la Misère: Cecile... par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place

Mal-logement  : financer les bailleurs privés,

réprimer les mal-logés, il y en a assez.

 

Les mal-logés en colère manifestent aujourd'hui à l'occasion des ateliers de l'ANAH ( Agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat ) où Cecile Duflot doit intervenir, et où sont également présents de nombreux représentants des collectivités territoriales et des services de l'Etat.

Sur le front du mal-logement, la situation ne cesse de se dégrader, la tension ne cesse de monter  :Le SAMU social ne répond plus à 75% des demandes d'hébergement. En Seine Saint Denis, les services sociaux viennent d'être informés que le dispositif Solibail , alternative à l'hôtel , est saturé, et qu'il ne faut plus y orienter personne. L'objectif de 150 000 logements sociaux ne sera évidemment pas atteint, ce sera au mieux 100 000, après deux années consécutives où la production a déjà chuté de manière dramatique. A Paris, le nombre de demandeurs de logement social est passé de 126 000 à 137 000 en un an .

Mais pour ce gouvernement, qui n'a plus que le mot «  logement intermédiaire  » à la bouche, le logement social, accessible pourtant à au moins 70% des Franciliens , est délaissé dans les faits malgré l'urgence.

En cette rentrée 2013 le gouvernement a bien crée un fonds d'urgence abondé par la Caisse des Dépôts   : entre l'apport initial et le prélèvement sur les livrets ensuite, c'est un milliard d'euros qui sera dépensé par le trésorier de l'Etat, pour 10 000 logements.... intermédiaires. Il s'agit de nouveaux logements privés, dont les propriétaires, la CNP et BNP Paribas, entre autres, devront simplement maintenir un niveau de loyer un peu inférieur à celui du marché pendant dix ans. En échange, outre l'aide directe de la Caisse des Dépôts, les gros investisseurs auront une TVA ramenée à 10% et une exonération de l'impôt sur le foncier.

C'est le monde à l'envers  : jamais les profits des propriétaires-bailleurs n'ont été aussi élevés, étant donné les montants vertigineux des loyers. Et jamais ils n'ont été autant aidés par l'Etat, que ce soit pour les travaux de rénovation qui augmentent la valeur de leurs biens, ou pour proposer des loyers à peine inférieurs à ceux du marché. Quant aux petits propriétaires-occupants, beaucoup n'ont de toute façon pas les moyens de rénover leurs logements, même avec une aide partielle.

 Ces cadeaux sont scandaleux quand on les compare à la manière dont est traité le logement social  : dans le budget 2013, l'investissement total de l'Etat se monte à 500 millions d'euros, 2500 euros par logement, soit une baisse de 54% en dix ans. Aujourd'hui, seuls 52% des fonds dégagés par la collecte sur le livret A sont disponibles pour le logement social .

 Cette bienveillance à l'égard des propriétaires contraste avec la dureté du gouvernement envers les mal-logés  : aucun plan d'urgence de relogement n'a été mis en œuvre, les expulsions locatives se poursuivent , même au sein du logement social. La loi DALO n'est plus qu'une cause d'engorgement des tribunaux administratifs franciliens, où chaque semaine , des matinées entières sont consacrées à faire défiler les prioritaires en attente, avec des audiences de moins de cinq minutes pour chaque dossier.

 Et les mal-logés en lutte ont plus souvent la police que la Ministre du Logement comme interlocuteur.

 Dans la journée organisée par l'ANAH aujourd'hui, il n'y a pas d'atelier «  Reloger maintenant «  : nous sommes donc venus l'imposer, par notre présence.


15:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : journée mondiale du refus de la misère, loi alur, cecile duflot, anah, logement intermédiaire, loyers maîtrisés | | |  Facebook

jeudi, 20 juin 2013

Rassemblement devant le siège des 3F : pas d'attributions justes sans offre de logement adaptée.

 

Attribution logements, Cecile Duflot, mixité sociale, scoring, Le Ministère du Logement annonce dans sa prochaine loi une réforme du système d'attribution des logements sociaux : mais cette réforme, essentiellement administrative ne s'attaque pas au vrai problème, la politique de sélection des candidats par les bailleurs sociaux qui s'opère bien en amont des commissions d'attribution et exclut de fait une bonne partie des demandeurs.

Nous sommes venus ce matin symboliquement manifester devant l'un des principaux bailleurs sociaux franciliens, l'immobilière 3F détenue par Solendi , collecteur privé du 1%, car sa politique est emblématique.

L'immobilière 3F se distingue notamment par des loyers où la part des charges est très importante : par exemple, un logement de type F4/F5 en zone 4/5 Navigo présente un loyer aux alentours de 1200 euros dont 400 euros de charge. Le montant des charges n'entre pas dans le calcul de l'APL. Par conséquent, si les loyers des logements 3F entrent bien théoriquement dans les plafonds définis comme « sociaux », de fait, ils ne sont pas accessibles aux foyers à revenus modestes, le taux d'effort étant trop élevé. Le Ministère peut faire toutes les réformes d'attribution qu'il veut, c'est le loyer des logements qui conditionne la sélection et l'acceptation des candidatures.

 Dans ce contexte, ce sont les bailleurs sociaux, qui imposent, de fait, leur politique de sélection des candidatures aux réservataires préfectoraux et municipaux : sachant que des candidatures aux revenus modestes ou précaires vont de toute façon être retoqués en commission, mairies et préfectures font un pré-tri de ces candidatures. Les directions des 3F assument d'ailleurs comme une réussite le fait de dicter leurs conditions aux pouvoirs publics : « On n'a donc pas de souci parce que les règles du jeu sont bien posées. On a des dossiers d'attribution extrêmement clairs parce que nos partenaires – Etat, communes, collecteurs du 1%- sont des gens avec lesquels on travaille régulièrement et qui connaissent notre manière de travailler. Ils font des dossiers pile-poil. Ils savent à quoi doit ressembler un dossier pour faire l'objet d'une attribution des 3F », explique par exemple le responsable des attributions de la Seine Saint Denis*

 Edicter de nouveaux critères de « priorité » , comme la réforme des attributions le prévoit, ne changera absolument rien : la preuve, la loi DALO était déjà censée imposer des candidatures et des relogements, pourtant 30 000 dossiers sont en attente, et ce sont ceux des salariés précaires, des familles à revenus modestes, des parents isolés, des retraités et autres « bêtes noires » des bailleurs sociaux. Comme le DALO, la nouvelle réforme donnera des prétextes aux bailleurs pour refuser des candidatures classées « non-prioritaires », mais ne leur imposera nullement le relogement des personnes qui auront rempli un parcours du combattant toujours plus complexe pour être classées « prioritaires ».

 Le critère d'accès au logement social c'est l'impossibilité de se loger à de bonnes conditions dans le privé à cause de revenus insuffisants : les bailleurs sociaux, financés avec l'argent public et les cotisations salariales des mal-logés doivent se plier à cette règle !

 * Cité dans Droit au Logement et Mixité, Noémie Houard, éditions l'Harmattan.


Immobilière 3F: logement social trop cher et... par HLMPOURTOUS

15:05 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : attribution logements, cecile duflot, mixité sociale, scoring | | |  Facebook

jeudi, 30 mai 2013

Paris Métropole : le Grand Paris, cauchemar des mal-logés.

Toute la journée, entre 60 et 70  mal-logés ont occupé le siège de Paris Métropole, sis 55, rue de Lyon. Une banderole a été déployée sur la façade côté rue. L'évacuation policière a été demandée par la direction et a eu lieu vers 17H

Paris Métropole regroupe des élus de 206 collectivités territoriales franciliennes. Le préfet de région Jean Daubigny y était en visite il y a encore quelques semaines.

Officiellement ces élus et le Ministère répètent que les ruptures d'hébergement, c'est terminé, qu'aucune personne prise en charge par le SAMU Social ne sera remise à la rue. Pourtant, confrontés aux cas concrets que nous leur avons soumis, la Préfecture de Région, mais aussi une vingtaine d'élus , dont Jean Yves Mano, adjoint au Logement de la Ville de Paris et Patrick Braouezec, vice-président de Plaine Commune contactés par la direction administrative de Paris Métropole ont affirmé ne rien pouvoir faire.

Pourtant il ne s'agit même pas de "nouveaux" cas. Ainsi, cela fait des années que Madame C. et ses 4 enfants ont déposé une demande de logement, et un an que la personne les hébergeant leur a signifié la nécessité de partir. Mis finalement à la rue le 17 mai, ils ont été envoyés en banlieue pour dix jours dans un hôtel par le 115...puis jetés à la rue. Ainsi, cela fait des années que Mme T. qui a soixante trois ans n'a plus d'hébergement fixe: ces derniers mois, elle a alterné la rue, les brèves prises en charge par le 115 et l'hôpital, en raison de problèmes de santé grandissants, le tout en travaillant à temps partiel. Epuisée, elle risque le pire en dormant dehors.

Et ces quelques exemples ne sont qu'une préfiguration de ce qui va arriver ces prochaines semaines: contrairement encore une fois aux allégations ministérielles et des autres politiques, de nombreuses expulsions sont programmées, et des personnes dont le propriétaire vend l'appartement se voient en bout de procédure et convoquées au commissariat alors même qu'elles ont des demandes DALO en cours.

Mal-logés solidaires, nous l'avions dit dès ce matin aux responsables de Paris Métropole: nous ne sortirons qu'avec des solutions. En signant une réquisition d'évacuation des lieux, l'ensemble de ces élus montre bien que le logement des Franciliens n'est pas une priorité .

Juste en face du siège de Paris Métropole que nous occupions aujourd'hui, des hommes, des femmes, et des enfants vivent dans des tentes posées sur le trottoir. Menacés d'expulsion (voir ici le communiqué de Droit au Logement ), ils seront peut-être demain à l'autre bout de l'Ile de France, tandis que d'autres, expulsés d'autres bidonvilles les remplaceront peut-être.

 Voilà ce qu'est le Grand Paris aujourd'hui pour des centaines de milliers de Franciliens mal-logés, que chaque collectivité territoriale a toujours une bonne raison de ne pas considérer comme des habitants de sa commune. Cela a assez duré. Nous voulons des solutions maintenant.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT



                        Les Mal-logés évacués du siège de Paris-Metropole par HLMPOURTOUS

21:26 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris métropole, grand paris, cecile duflot, circulaire dalo, expulsions, jean yves mano | | |  Facebook

jeudi, 23 mai 2013

Le foncier public doit servir pour de vrais logements sociaux: occupation de l'AFTRP

Les mal-logés ont occupé toute la matinée d' aujourd'hui l'Agence Foncière et Technique de la Région Parisienne ( AFTRP).

Etablissement public au service de l'Etat et des collectivités territoriales franciliennes, l'AFTRP est l'aménageur qui va directement mettre en œuvre la loi sur la cession de foncier public à bas prix ou gratuit censé faciliter la construction de « logements sociaux ».

Une nouvelle fois, la déception est au rendez-vous après la publication des décrets d'application de la loi : celle-ci n'impose rien aux collectivités territoriales en terme de construction de vrais logements sociaux, ceux qui correspondent à la demande : des PLA-I. Le dispositif est purement incitatif.

Nous avons été reçus par le directeur du foncier de l'AFTRP qui nous a confirmé que l'Etat ne pourrait rien imposer, et que la proportion de logements sociaux et très sociaux serait déterminée au terme de négociations entre les préfets, les collectivités territoriales et les bailleurs, pour chaque terrain libéré.

Nous savons ce que cela signifie concrètement : les maires qui ne veulent pas de logement social vont continuer à faire de l'obstruction, les bailleurs sociaux qui privilégient les logements les plus chers du type PLS aussi.

Ce n'est pas le changement promis, pour cette loi, comme pour l'ensemble de la politique du logement.

L'AFTRP a pris l'engagement de nous faire recevoir au plus vite par son directeur général , tandis que le Ministère du Logement se déclarait disposé à nous recevoir.

Nous comptons bien lors de ces entrevues obtenir le détail des cessions réellement prévues et le nombre de vrais logements sociaux qui vont être produits à court terme. En tout cas, la mobilisation ne peut que s'amplifier tant que la réponse à la demande des mal-logés ne sera pas une priorité absolue pour ce gouvernement.


Mal-logement: occupation de l'AFTRP par HLMPOURTOUS

 

Le tract diffusé sur place

Des vrais logements sociaux, maintenant.

Les mal-logés investissent aujourd'hui l'Agence Foncière et Technique de la Région Parisienne ( AFTRP).

Etablissement public au service de l'Etat et des collectivités territoriales franciliennes, l'AFTRP est l'aménageur qui va directement mettre en œuvre la loi sur la cession de foncier public à bas prix ou gratuit censé faciliter la construction de « logements sociaux ».

Le problème, c'est qu'aucune indication , aucune contrainte réelle ne pèse sur la nature finale des logements qui seront construits : le Ministère refuse d'adapter l'offre à la demande, donc d'imposer aux collectivités et aux bailleurs sociaux la construction de logements à loyers vraiment modérés, des PLA-I et leur laisse toute latitude pour construire plutôt du PLS, c'est à dire des logements dont les loyers ne correspondent aux revenus que de 15% des demandeurs en Ile de France. Les décrets qui sont parus fonctionnent sur un système de décôte progressive selon le type de logements construits : les maires et les bailleurs qui refusent de faire du PLA-I auront donc quand même des avantages financiers pour les PLS !

En ces temps de restriction budgétaire généralisée, on ne peut pas accepter qu'une partie des ressources de l'Etat soient affectées à des financements pour des logements qui ne correspondent pas ou peu aux besoins des mal-logés. La mouture finale de cette mesure, qui aurait pu être bénéfique correspond bien à l'orientation globale de la politique du logement actuelle : de grandes annonces qui finissent par se réduire à pas grand-chose.

Les réquisitions de logements vacants ? Après un an de communication tous azimuts, elles se sont réduites cet hiver à la mise à disposition de quelques casernes et bâtiments publics pour de l'hébergement d'urgence, et concerneront peut-être quatre cent appartements ...pour toute l'Ile de France.

La fin de la politique de saisonnalité de l'hébergement d'urgence et l'objectif « zéro personne remise à la rue » ? Elle se traduit d'une part par des refus d'hébergement concernant aussi bien les familles que les célibataires, et d'autre part par la création de places de mauvaise qualité ( dortoirs , places en hôtel excentrées …) que dénoncent les fédérations d'associations du secteur.

L'arrêt des expulsions ? La circulaire prise par le Ministère ne concerne que les personnes étant arrivées au terme de la procédure DALO , complexe, longue et aux critères extrêmement restrictifs ( communiqué collectif des Associations Unies, 13 mai 2013).

Le « dispositif Duflot », qui devait contrairement au Scellier permettre la mise sur le marché de logements privés accessibles à tous ? Les observateurs , notamment les économistes de l'OFCE, s'accordent à dire qu'il s'agit encore une fois d'un dispositif très peu contraignant pour les propriétaires.

En 2012, il y avait 1,7 millions de demandes de logement social non satisfaites. Ce chiffre est très inférieur à celui du nombre de mal-logés, car nombre d'entre eux sont dans des situations de précarité et de découragement telles qu'ils ne sont pas en mesure de déposer et de renouveler une demande chaque année. Seules 300 000 demandes ont reçu une réponse. Une énième réforme de l'attribution des logements ne changera rien à ce chiffre, et ne fera qu'ajouter des critères aux critères, comme l'a fait la loi DALO qui a aggravé les difficultés des mal-logés au lieu de les résoudre.

Il faut donc de nouveaux logements sociaux en masse, correspondant aux ressources des demandeurs, des PLA-I. Pas des PLS, pas des dispositifs côuteux d'aides financières aux propriétaires privés pour du logement intermédiaire.

 UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

 

16:24 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, foncier public, loi sru | | |  Facebook

samedi, 30 mars 2013

Convention Logement EELV: Cecile Duflot attendue par les mal-logés

2013-03-30 13.54.35.jpgIl y a deux semaines, soixante-dix mal-logés étaient évacués par la police et sans aucun dialogue d'une annexe du Ministère du Logement .

Nous sommes donc revenus aujourd'hui demander des comptes à Mme Duflot à l'occasion de la convention organisée par EELV Paris sur le logement, où la Ministre était annoncée à quatorze heures.

Manifestement avertis de notre venue, les élus EELV avaient sollicité un cordon de police pour interdire l'entrée de la réunion "ouverte à tous" aux premiers concernés. 

Devant notre détermination à manifester tout l'après-midi si besoin était, le Ministère nous a finalement proposé un rendez-vous pour la semaine prochaine avec un membre du cabinet de Mme Duflot. 

Ce sera l'occasion pour nous de porter notre colère et notre incompréhension devant l'absence d'une vraie politique du logement social, et le refus de mettre en oeuvre des moyens massifs pour résorber le mal-logement .


                         Convention-Logement EELV : les mal-logés... par HLMPOURTOUS


Le tract diffusé sur place


Les mal-logés viennent rappeler ses engagements à leur Ministre

 

Le 24 mai 2012, notre collectif de mal-logés interpellait Cecile Duflot sur la gravité de la situation et la nécessité impérative de mesures d'urgences, massives et rapides lors d'une réunion pour les élections législatives A l'AFP, Mme Duflot répondait « on ne peut pas tout changer en sept jours », et s'engageait à nous recevoir en personne, « au Ministère dans un cadre plus tranquille » « pour mettre cartes sur table ».

La Ministre du Logement n'a jamais honoré cet engagement, pris devant des dizaines de mal-logés, qu'apparemment il n'était pas grave de tromper avec de faux espoirs, et de surcroît, elle nous a envoyé les forces de l'ordre à chaque fois que nous sommes venus lui rappeler cet engagement.

L'affaire serait anecdotique si l'indifférence face aux attentes des mal-logés, et la répression comme réponse à leur situation catastrophique ne concernait que notre collectif. Ce n'est pas le cas.

 Au « meilleur » des cas, cet hiver , la moitié des appels au 115 n'ont abouti à aucune solution, même précaire, et le pourcentage des appels sans réponse est souvent monté jusqu'à 80%. Comme le dénonce Médecins du Monde, le plus souvent les réponses apportées étaient des hébergements de quelques jours, avec remise à la rue ensuite.

La construction et la production de vrais logements sociaux PLA-I en masse, la seule solution pour loger les classes populaires n'est absolument pas une priorité de l'Etat, et le budget alloué aux aides à la pierre est bien trop bas pour que les bailleurs et les collectivités territoriales choisissent de faire ce type de logements : encore une fois, les nouveaux logements sociaux seront en grande partie du PLS inacessibles à 75% des demandeurs. La seule annonce récente faire par Mr Hollande et Mme Duflot c'est la construction de logements « intermédiaires » supplémentaires, alors que les PLS souvent ne trouvent pas preneurs parce qu'ils sont trop chers

A l'automne, une vague d'expulsions locatives sans précédent , dénoncée par toutes les associations a eu lieu : une circulaire a été prise deux ou trois jours avant la fin de la trève d'hiver, après cette vague : mais elle ne concerne que les prioritaires DALO. Or obtenir le fameux label est un parcours du combattant, long, fastidieux et souvent impossible : près de la moitié des dossiers sont rejetés, bien plus dans certains départements.

 Pas de mesures d'urgence, pas de moyens massifs pour le moyen terme. Et toutes les portes fermées pour les mal-logés. Voilà le bilan de l'année passée.

 Mal logés en lutte, nous sommes venus aujourd'hui à la rencontre de notre Ministre, qui prétendait il y a un an, vouloir « discuter cartes sur table » avec nous.

 Nous sommes venus exiger ce que Madame Duflot considérait également comme le minimum, du temps où elle critiquait la politique de destruction du logement social et de mépris des mal-logés de son prédécesseur, Benoist Apparu : des moyens massifs pour du vrai logement social, des mesures d'urgence immédiates pour le relogement des mal-logés, l'arrêt de toutes les expulsions, et le dialogue social.

 Tant qu'il n'y aura pas eu de changement de politique réel, les mal-logés ne changeront pas non plus : nous sommes toujours en colère, et plus déterminés que jamais à obtenir l'égalité des droits et donc l'accès à un logement de qualité pour tous.

 

16:33 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, expulsions, réquisitions | | |  Facebook

jeudi, 21 mars 2013

Les mal-logés évacués d'une annexe du Ministère du Logement (La Défense)

 Soixante-dix mal logés ont été évacués des locaux du Ministère du logement a la Défense, occupés depuis ce matin.

Pas de plan d'urgence pour le logement, ni même pour l'hébergement, répression et mépris des mal loges, voila le bilan d une journée que François Hollande avait pourtant annoncé comme porteuse de mesures importantes contre la crise du logement

Les mesurettes annoncées ne permettront pas de produire les 150 000 logements annonces: on ne construit pas de vrais logements sociaux avec un budget en berne.

Le grand plan sur le logement a fait pschitt: alors que le nombre de mal loges n a jamais été aussi important, alors que les loyers n ont jamais été aussi chers, alors que même un emploi stable n'assure plus l'accès a un logement décent, le président n annonce que des crédits pour les propriétaires

Pour le reste, le président n'a fait que répéter des annonces déjà faites il y a plusieurs mois: si la simple mise a disposition de terrains pour construire met un an avant de commencer, les 150 000 logements annonces ne verront pas le jour sous cette mandature

Nous refusons que le mal logement soit considéré comme la normalité pour des millions d habitants de ce pays

Un logement pour tous maintenant !



Des mal-logés évacués d'une annexe du Ministère... par HLMPOURTOUS

 

Logement : le changement dans la continuité, ça suffit , des actes maintenant 

Dans quelques jours, la « trève hivernale » des expulsions va prendre fin, et dès le 15 mars, certaines structures d'urgence vont également fermer. Le gouvernement avait tout un hiver pour agir, mais sur le court, comme sur le long terme, rien n'a réellement avancé depuis l'automne. Et ce n'est pas le report de quinze jours de la reprise des expulsions qui va changer quoi que ce soit : cette annonce montre surtout que nombre d'expulsions vont avoir lieu ensuite et que rien n'a été fait pour les anticiper et les empêcher.

C'est pourquoi les mal-logés s'invitent au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD).à La Défense , dont les rapports doivent guider l'élaboration de la prochaine loi sur le logement et l'urbanisme , prévue pour le printemps. Nous sommes là pour exiger enfin, de vraies mesures à application immédiate pour le relogement de tous ,le développement du parc social, et l'arrêt de toutes les expulsions.

Cecile Duflot annonçait un arrêt des expulsions des « prioritaires DALO » : actuellement, le traitement d'une demande DALO en Ile de France est devenu si lent, que l'expulsion arrive plus vite que l'octroi du fameux label. De plus, les départements comptent interrompre le financement des chambres d'hôtel dès mars, ce qui se traduira par des expulsions, DALO ou pas DALO. La trève hivernale n'est pas terminée, et déjà le SAMU social renvoie les appelants vers les salles d'attente des urgences des hôpitaux, notamment la Pitié Salpêtrière

Les bailleurs sociaux eux-même expulsent désormais pour des dettes de loyer minimes et anciennes, et les personnes concernées, parce qu'elles sont locataires de HLM n'ont pas le label DALO qui les protégeraient d'une expulsion.

La circulaire de non-expulsion des seuls DALO labellisés est donc un leurre, qui ne concernera qu'une minorité de mal-logés expulsables.

Cecile Duflot a beaucoup réagi à la mise en lumière par les médias de quelques situations de suroccupation inacceptables, promettant de mettre un frein à la « location abusive de petites surfaces »....Mais un studio reste la seule surface accessible dans le privé pour les familles modestes, le nombre de celles qui vivent dans moins de quinze mètres carrés ne cesse de s'accroitre. Au sein même du logement social, les situations de suroccupation explosent , les générations s'entassent, et désormais les bailleurs sociaux franciliens n'hésitent pas à expulser les victimes de la suroccupation pour « troubles du voisinage »

Cecile Duflot, au début de l'hiver, promettait que les 150 000 logements promis par le président seraient réalisés : l'effondrement de la construction l'amène aujourd'hui à parler de « nouveaux dispositifs » en faveur des promoteurs. Mais en ce qui concerne le logement social, rien n'avance : ni la mise à disposition du foncier public pour la construction de vrais logements sociaux, ni la fixation d'un nombre obligatoire de PLA-I ( seuls HLM accessibles à 75% des demandeurs ) dans chaque programme. Alors que le scandale de la vente des logements sociaux commence à être connu, notamment grâce à la commission régionale de la Cour des Comptes, qui vient de pointer des ventes à des prix scandaleusement bas de la part d'un très grand bailleur OPIEVOY, aucun frein n'est mis à cette destruction lente du parc social.

Même la mini-mesure symbolique annoncée mille fois par le gouvernement, la fameuse réquisition de bâtiments n'a pas été mise en œuvre : annoncée successivement pour la rentrée, puis avant le début de l'année, puis pour février, elle est désormais remise à une date indéterminée, Cecile Duflot ayant annoncé une communication sur le sujet fin mars.

Nous sommes là pour exiger le respect des engagements . Un logement pour tous maintenant !

 

 

 

19:34 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, expulsion | | |  Facebook

jeudi, 21 février 2013

Cecile Duflot fera-t-elle du Grand Paris le Grand Cauchemar des mal-logés ?

palais de tokyo,aigp,conférence francilienne du logement,paris métropole,cecile duflotLorsqu'il s'agit de créer de nouvelles institutions, Cecile Duflot est toujours partante: concernant le Grand Paris, la société homonyme, plus Paris Métropole , plus l'Atelier International du Grand Paris ne lui suffisent pas. Elle envisage aujourd'hui de créer pas moins de deux nouvelles structures , une Conférence Francilienne du Logement et "La Métropole Paris-Ile de France".

Sans doute les compétences en matière de construction de logement, d'urbanisme, de gestion de l'hébergement ou d'habitat indigne n'étaient-elles pas encore assez diluées et complexifiées en Ile de France, où Etat et collecvités territoriales se renvoient la patate chaude du mal-logement condamnant une partie croissante de la population à l'errance urbaine et à l'impossibilité d'avoir un interlocuteur qui résolve leur situation.

Aujourd'hui les mal-logés ont occupé pendant plusieurs heures le siège de l'Atelier International du Grand Paris pour dénoncer cette fuite en avant, destinée à esquiver le vrai problème, celui de la propension de tous les élus locaux à éviter de faire du vrai logement social , à tenter de se débarasser des catégories modestes de la population. 


Grand Paris : Les mal-logés réquisitionnent le... par HLMPOURTOUS

 

Le tract diffusé sur place

Le Grand Paris, c'est le Grand Cauchemar des mal-logés.

 Les mal-logés s'invitent à l'Atelier du Grand Paris au Palais de Tokyo. Nous venons dénoncer la cacophonie actuelle et les batailles que se livrent les élus franciliens , sans que l'Etat intervienne pour y mettre un terme et faire que le droit au logement soit respecté partout en Ile de France. Cecile Duflot , pour ménager le Conseil Régional et les communes vient ainsi d'annoncer DEUX autorités pour le futur Grand Paris en matièrede logement, la Conférence Francilienne du Logement et la Métropole Paris Ile de France, toutes deux compétentes, ce qui revient à laisser prédominer la bataille des intérêts particuliers

 

En Ile de France, neuf personnes sur dix estiment que se loger correctement est un problème. 406 000 demandes de logement social sont en attente, et ce chiffre n'est que la face visible du besoin en logements décents, car une grande partie des franciliens ne fait plus de demande, face au peu de chances d'obtenir une réponse. 41% pour cent des demandes ont plus de trois ans.

Si parfois les politiques et les médias s'émeuvent de situations particulièrement catastrophiques, le mal-logement est devenu quelque chose de parfaitement accepté dans ses formes les plus banales : 21 % des ménages parisiens vivent en inconfort ou en surpeuplement, 115 000 Franciliens vivent sans eau courante ni sanitaires. 

Dans l’ensemble de l’Île-de-France, 1 852 000 ménages vivent dans des logements de qualité moyenne ou mauvaise qui comportent au moins un défaut important (humidité, problèmes d’installation élèctrique, de chauffage, d’évacuation d’eau, d’exposition insuffisante à la lumière ou encore d’infiltration d’eau).

L'errance urbaine, est un phénomène en perpétuelle extension et invisible, car les personnes concernées finissent par ne plus avoir d'existence administrative réelle : aujourd'hui une partie des Franciliens alterne sans fin les hébergements chez des tiers, les abris de fortune dans sa voiture ou dans la rue, les hébergements de courte durée dans des structures publiques ou des hôtels.

La préoccupation principale des collectivités locales en matière de peuplement est d'attirer les catégories aisées et d'évincer les catégories modestes , et l'Etat laisse faire. Résultat , les crédits du logement social sont dévoyés, notamment en petite couronne , où les nouvelles constructions sont essentiellement de l'intermédiaire, interdits aux bas revenus. En 2010, dans les Hauts de Seine, 6500 PLS ont été financés et seulement 470 PLA-I .

Pour empêcher toute fixation des mal-logés en difficulté sur «  leur » territoire, les collectivités territoriales se livrent des batailles rangées sur l'hébergement qui aboutissent à des situations iniques pour les concernés : un foyer du 93 se verra proposer une place en foyer à l'autre bout des Yvelines, alors que des demandeurs du 78 se verront proposer un appartement-relais en Seine et Marne, tandis que Paris enverra ses mal -logés dans les hôtels de Seine Saint Denis.

Dans le cadre du projet Grand Paris, le logement devrait être la priorité, car il condamne une part importante de la population francilienne à des conditions de vie insupportables, où l'alternative est le logement indigne ou l'hébergement précaire à Paris ou en petite couronne, ou alors l'éloignement des zones d'emploi et la relégation urbaine.

Ce n'est pas le cas : en dehors de quelques vagues déclarations ministérielles, toute latitude est laissée aux collectivités territoriales pour continuer à ne pas construire de logements à bon marché et à exclure une partie de la population selon leur bon vouloir.

Cecile Duflot a déclaré que le « Grand Paris serait aussi celui du Logement » : nous exigeons d'être reçus et d'avoir des réponses concrètes quant à la réalisation de cette promesse.

15:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : palais de tokyo, aigp, conférence francilienne du logement, paris métropole, cecile duflot | | |  Facebook

jeudi, 17 janvier 2013

Logement : une Tour pour le Ministère, toujours la rue pour les mal-logés.

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Ce sont au moins cent cinquante policiers dont les quinze cars bordaient l'avenue Georges V qui ont évacué aujourd'hui les 60 mal logés qui occupaient le siège de Tishman Speyer, un grand investisseur dans l'immobilier de bureaux.

Investisseur décidément choyé par l'Etat, puisque le Ministère de l'Ecologie et celui du Logement viennent de lui ôter une grosse épine du pied concernant la tour de la Défense dont il était propriétaire : celle-ci allait rester vide suite au déménagement de SFR, qui s'en va à Saint Denis où les prix sont beaucoup moins chers. Or la location de bureaux à la Défense à baissé de 32% en 2012, et les promoteurs peinent à trouver preneur pour des bureaux qui sont de plus en plus nombreux à être vides, au vu de leur loyer.

Qu'à cela ne tienne, si Cecile Duflot n'a pas le budget pour assurer le logement et l'hébergement des mal-logés, si un appelant sur deux au SAMU Social ne se voit proposer aucune solution, si l'Etat en est à vendre une trentaine de bâtiments au privé cette année, il y a toujours des fonds pour des projets inutiles et coûteux comme la location d'une tour dans le quartier d'affaires le plus cher de la petite couronne.

Embararssés, les directeurs généraux de Tishman et Speyer ont reconnu « ne pas réaliser une mauvaise affaire »....On s'en doute, car le côut de l'opération , 540 millions d'euros est supérieur à l'ensemble des aides à la pierre consenties par l'Etat pour la construction de nouveaux logements dans le budget de cette année ( 500 millions d'euros).

Alors que va s'ouvrir la deuxième partie de la Conférence contre la Pauvreté la semaine prochaine, les mal-logés en lutte ont voulu mettre en lumière les mensonges sur le « budget contraint » qui justifient notamment l'inaction contre le mal-logement, et une politique, qui pour le moment se réduit à des mesurettes très médiatisées.

Le mépris de Cecile Duflot, dont le cabinet a opposé une fin de non-recevoir à la médiation tentée par l'investisseur immobilier pour donner un rendez-vous à notre collectif, comme l'évacaution policière qui a suivi ne font que renforcer notre détermination : la répression contre les mal-logés en lutte est bien le signe que pas grand chose ne sera fait contre le mal-logement sans mobilisation des premiers concernés.

LE LOGEMENT C'EST MAINTENANT


                                Les mal-logés réquisitionnent Tishman Speyer par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place

Logement : une Tour pour le Ministère,

Toujours la rue pour les mal-logés !

 Le SAMU social et la FNARS l'ont annoncé en début de semaine : en plein cœur de l'hiver, alors que le nombre de places d'hébergement est censé être à son maximum, un appel sur deux ne débouche sur aucune solution. On continue à mourir dans la rue.

 Pourtant le Ministère de l'Ecologie et celui du Logement viennent d'engager fin décembre plus de 500 millions d'euros dans la prise en location d'une tour de 53 000 carrés dans les Hauts de Seine , en petite couronne, là où l'on manque cruellement de logements sociaux.

 Mais cet investissement, dont la somme correspond à celle de l'aide à la construction de logements sociaux accordée par l'Etat dans le budget 2013 n'a pas pour but de loger où même d'héberger des mal-logés.

 Il est destiné à payer le déménagement et l'installation en tant que locataires des administrations des Ministères de l'Ecologie et du Logement dans la Tour Séquoia , propriété d'un investisseur mondial de l'immobilier de bureaux , Tishman Speyer, à qui les mal-logés rendent visite aujourd'hui à son siège de l'avenue Georges V, sur les Champs Elysées.

Assez de cadeaux aux promoteurs de bureaux !

 Lorsqu'on consulte le site de France Domaine, on s'aperçoit que pas moins de trente propriétés de l'Etat à Paris ont été vendues au privé en 2012, la plupart abritant précédemment des Ministères et des administrations, et étant désormais rachetées par des investisseurs privés. Et maintenant, de l'argent va être dépensé et versé à ces mêmes investisseurs pour leur louer des surfaces à prix d'or  ? Et ce alors que l'Etat reconnaît lui-même avoir un certain nombre de surfaces inoccupées ?

 A propos de son plan d'urgence pour l'hébergement, Cecile Duflot affirmait en octobre qu'il y avait certes des « besoins immenses » , mais que la situation budgétaire était « extrêmement contrainte »...Pas tant que ça manifestement, puisque l'on peut débloquer 540 millions d'euros pour déménager deux Ministères, dont personne n'avait remarqué qu'ils étaient jusque là abrités dans des taudis intenables et surpeuplés.

 Soutenir les profits des investisseurs de l'immobilier de bureau est-il une priorité en pleine crise du logement ?

 Concernant les tours de la Défense il est important de noter qu'un tiers des surfaces y était déjà vide en 2005, et en 2012, la location de bureaux y avait diminué de 32% en un an ( source Boursorama 4/12/2012). Les entreprises s'en vont, car les loyers y sont très supérieurs à ceux d'autres quartiers d'affaires et les transports sont saturés ( le déménagement ne sera donc pas une chance pour les salariés des Ministères concernés) : ainsi sans l'offre de l'Etat, Tishman Spyer aurait-il très probablement peiné à trouver des remplaçants à son locataire actuel SFR qui part à Saint-Denis.

 Nos Ministres du Logement et de l'Ecologie sont décidément très sensibles à la détresse des grands propriétaires de bureaux difficiles à louer , au point d'aller leur verser des loyers sensiblement supérieurs à la moyenne francilienne, et de dépenser des centaines de millions d'euros pour un déménagement quand dans le même temps, on prétexte la situation de crise pour ne pas répondre aux besoins les plus urgents en logement de millions de mal-logés.

 C'est ce choix politique que nous sommes venu mettre en lumière et dénoncer au siège de Tishman Spyer. Nous espérons que leurs dirigeants viendront également nous expliquer par quels moyens ils ont réussi à toucher la corde sensible de nos politiques, quand nous autres mal-logés leur indifférons totalement.

15:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, attribution logements, tishman speyer, tour sequoia, la défense, immobilier de bureaux, réquisitions | | |  Facebook

jeudi, 10 janvier 2013

Cecile Duflot annule un déjeuner avec des investisseurs immobiliers et fait évacuer les mal-logés présents

 

2013-01-10 13.05.50.jpgEn 2010, Benoist Apparu, ministre du Logement avait annulé un déjeuner avec des investisseurs immobiliers en raison de la présence d'une centaine de mal-logés venus l'interpeller au restaurant de prestige, le Carré des Feuillants, dans le 1er arrondissement .

Le changement, ce n'est pas maintenant, en tout cas pas vis à vis des mal-logés en lutte qui ont des questions de fond à poser à leur Ministre : Cecile Duflot, qui avait choisi de rencontrer les mêmes investisseurs immobiliers dans le même restaurant gastronomique  a également annulé sa venue au Carré des Feuillants en apprenant que les mal-logés l'attendaient devant la porte. Elle n'a pas hésité à nous laisser en face à face avec les forces de l'ordre qui nous ont évacué de l'entrée du restaurant.

Sans doute les problèmes de fond que nous souhaitions aborder avec elle, sur sa politique, lui ont-ils coupé l'appétit.

Mais les mal-logés ne sont pas seulement là pour faire de la figuration muette lors des visites médiatiques de Mme Duflot dans des hébergements d'urgence.

Mais les mal-logés ne peuvent se contenter de déclarations de bonnes intentions : nous en avons eu tout l'automne sur des réquisitions qui devaient intervenir au plus tard en décembre et qu'on nous annonce maintenant en avril. Nous en avons eu au début de l'hiver, quand il était assuré que personne ne serait à la rue, or des personnes sont mortes dans la rue encore ces derniers jours.

Dès septembre, le Ministère avait fièrement produit à la presse une liste de terrains publics qui allaient être cédés pour faire du logement social : or , rien que sur la liste francilienne, un tiers des adresses sont actuellement occupées par des services de l'Etat, qu'il s'agisse de bâtiments du Ministère de la Défense ou du Ministère des Droits de la Femme, ou alors il s'agit de monuments historiques comme la Halle Freyssinet.

Dès septembre , on nous avait promis des « super PLA-I «  adaptés aux ressources des demandeurs de logement : or, pour le moment, même le nombre de PLA-I programmés dans les nouvelles constructions n'a pas été revu à la hausse, et tous les acteurs du logement s'accordent à dire que l'engagement de 150 000 logements ne peut-être tenu dans les conditions actuelles.

On nous annonçait des réformes fiscales destinées à décourager la spéculation sur les terrains à bâtir en taxant les plus values effectuées sur les ventes, sauf lorsqu'il s'agissait de vendre pour faire du logement social : l'amendement en question a été retoqué par le Conseil Constitutionnel et aucune mesure alternative n'est programmée.

Alors, non les mal-logés ne se contenteront pas de mesurettes prises en grande pompe, de quelques réquisitions, de rallonges budgétaires pour l'hébergement d'urgence quand c'est de logements dont les gens ont besoin.

C'est ce que nous étions venus dire à Mme Duflot : nous sommes désolés que notre détermination lui coupe l'appétit comme elle l'avait coupé à son prédecesseur qu'elle critiquait tant.

Mais nous voulons des actes, une vraie politique de logement social répondant à la demande des millions de mal-logés de ce pays et nous continuerons à aller à la rencontre de notre Ministre pour l'exiger.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

Pour la "petite" histoire, si les mal logés n'ont pas vu Cecile Duflot, ils ont croisé Claude Guéant à l'entrée du restaurant ( voir la vidéo): manifestement, il n'y pas de désaccord fondamental sur la gastronomie de prestige entre le nouveau gouvernement et l'ancien 


Face à la colère des mal-logés Cécile Duflot... par HLMPOURTOUS

17:07 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, réquisition, "super pla-i", blocage des loyers, hébergement d'urgence, politique du thermomètre | | |  Facebook

 
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