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jeudi, 31 mars 2011

Paris Habitat ne reloge pas, mais veut faire taire les mal-logés

Notre collectif a appris ce jour par voie de presse ( dépêche AFP reproduite ci-dessous ) que la direction de Paris-Habitat OPH avait l'intention de déposer plainte pour intimidation, menaces et diffamation à notre encontre.

Cette annonce de plainte est l'unique réponse apportée par le premier bailleur social parisien à nos légitimes exigences d'explications sur le contenu précis de la politique menée et sur l'emploi des fonds du logement social.

Pour un bailleur qui met la « transparence » au premier rang de sa communication, cette intimidation ridicule démontre le malaise soulevé par les divers dossiers que nous portons lors de nos actions

- Le cout faramineux du nouveau siège, et les dysfonctionnements graves que la Cour des Comptes met également en avant, sans que Paris Habitat ait à ce jour annoncé porter plainte pour «diffamation »

- Le résultat pour le moins scandaleux, au regard des fonds investis, de certaines opérations d'acquisition en milieu occupé : les centaines de logement achetés dans les beaux quartiers à la Caisse des Mines ont mis presque deux ans pour être reconventionnés, et la situation n'est pas exceptionnelle puisqu'au 34, rue Alexandre Dumas dans le 11ème arrondissement, le délai de huit mois atteint à ce jour, nous est présenté comme « parfaitement normal »...

D'autre part, dans cet immeuble, UN SEUL LOGEMENT était libre de tout occcupant, l'investissement réalisé par le bailleur ne permettra donc qu'une seule attribution nouvelle à moyen terme

- La lenteur effarante de certains projets du bailleur, pour lesquels l'argent public a déjà été dépensé : ainsi, au 63-65 boulevard de Charonne, des bâtiments immenses sur la plus grosse parcelle constructible du 11ème arrondissement restent vides depuis 2007, et le projet de logements n'est pas prévu avant 2014...

Lors de nos rendez-vous avec la direction de Paris Habitat, nous avons l'habitude de nous voir opposer avec mépris notre « méconnaissance » des procédures et du droit immobilier, et d'entendre répéter que la politique menée est parfaitement claire et adaptée...

Mais dans ce cas, pourquoi la direction n'a-t-elle pas d'autre recours que de tenter de nous faire taire avec des plaintes au pénal ?

Pour notre part, nous prenons cette menace comme un encouragement et une reconnaissance du problème représenté par les 120 000 demandeurs de logement en attente, par tous les locataires de Paris Habitat, dont le loyer augmente mais qui ne trouvent jamais de réponse à leur demandes de changement de logement pour suroccupation ou handicap.

La menace de la répression ne nous fera pas taire, car aucune répression ne peut être pire que le mal-logement, l'insalubrité, la rue, l'errance, la suroccupation, les expulsions que nous vivons au quotidien.

La lutte collective, c'est notre dignité , et nous ne sommes pas prêts d'arrêter  d'occuper,  de manifester,  de dénoncer publiquement le détail des politiques du logement menées à Paris, comme nous l'avons dit à la direction lors de notre dernier rendez-vous : que Paris Habitat prépare ses avocats, le combat ne fait que commencer et nous l'assumerons ensemble.

Et ça, ce n'est pas une menace, c'est une promesse.

 

La dépêche AFP , publié à la suite de l'occupation de la Direction Territoriale Paris EST de Paris Habitat

AFP) - Des bureaux de l'établissement public Paris Habitat, qui gère les HLM, ont été occupés jeudi pendant deux heures et demie par une cinquantaine de personnes à l'appel du Collectif des mal-logés en colère, a-t-on appris de sources concordantes. Elles ont occupé de 10H30 à 13H00 environ la direction territoriale de Paris-Habitat, place du Colonel-Fabien (10e arrdt) selon la direction de l'établissmeent public, premier bailleur social public français. Dans un communiqué, les manifestants ont réclamé des "réponses immédiates" sur deux opérations menées par Paris Habitat. Au 34, rue Alexandre Dumas, Paris Habitat "a racheté un immeuble déjà occupé et alors que les logements sont conventionnés depuis quasiment un an, les loyers encaissés sont toujours du niveau de ceux du privé". Le collectif cite également l'achat d'un immeuble et d'un terrain au 65 boulevard de Charonne, qui "depuis 2007 ne débouche sur rien et où la réalisation de logements a été repoussée jusqu'a 2014". Selon le collectif, il y a 120 000 demandeurs de logement à Paris.
La direction de Paris Habitat, qui a déjà fait une main courante auprès du commissariat du 5e arrondissement pour "propos diffamatoires, menaces diverses et intimidation" après une occupation précédente de ses bureaux par ce même collectif, a dit sa volonté de porter plainte. L'occupation, le 24 février, visait à dénoncer le déménagement du siège social du premier bailleur parisien, épinglé par la Cour des comptes.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © (2011) Agence France-Presse »



Voir aussi : Paris Habitat OPH : la production s'effondre en 2010

19:08 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, collectif, mal logés, hlm, acquisition | | |  Facebook

dimanche, 26 septembre 2010

Le président de l'ADIL 93 regrette la manière dont l'Etat traite les mal logés

Ce vendredi , le Préfet délégué à l'Egalité des Chance de la Seine Saint Denis et de nombreux élus locaux devaient inaugurer les nouveaux locaux de l'ADIL de Seine Saint Denis.

Nous étions quatre vingt mal logés présents dans les locaux de cette structure qui est chargée par la  Préfecture de l'instruction des dossiers DALO sur le département.Nous souhaitions notamment obtenir des explications sur les déclarations pour le moins étonnantes des représentants de la Préfecture sur 5000 logements de leur contingent dont personne ne saurait ce qu'ils deviennent.

Le Préfet n'avait manifestement rien à dire sur cette question concrète aux demandeurs de logement , dont la situation ne fait manifestement pas partie de ses priorités: il a préféré ne pas se rendre à l'inauguration.

Huit heures d'occupation plus tard, et malgré les interventions du Président de l'ADIL, du Président du Conseil Général, et de la maire de Montreuil et de son adjoint au Logement, le cabinet du Préfet comme celui du Ministère déclaraient toujours ne pas être formellement opposés à nous accorder un rendez-vous, mais pas non plus disposés à nous l'accorder.

L'attitude est à l'image de la politique menée: formellement, le gouvernement et la Préfecture veulent bien reconnaître un droit au logement et même opposable , mais pas reloger.

Les mal logés sont déterminés et patients, et il faudrait bien plus que ce mépris récurrent pour nous épuiser.

Mais le Président de l'ADIL s'est lassé avant nous de l'attitude de l'Etat: nous reproduisons ici son communiqué de presse, ou il regrette l'attitude de la Préfecture et du Secrétariat d'Etat au Logement vis à vis des mal logés.

Les Ministres, les élus et les préfets peuvent bien accuser les collectifs de mal logés de raconter n'importe quoi: mais qu'ont-ils à répondre lorsque c'est le représentant d'une structure qu'ils ont eux même reconnue compétente en matière de mal logement, à qui ils ont confié la résolution d'une partie des problèmes rencontrés par les demandeurs de logement , qui pointe en termes sans équivoque l'inadéquation de leur politique ?

 

adilcommuniquedepresse.jpg

 

 



20:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adil, dalo, caf, mal-logés, collectif, ush, bartolone, seine saint denis | | |  Facebook

jeudi, 16 septembre 2010

Paris Habitat OPH: le compte n'y est pas

Ce matin une centaine de membres du collectif ont manifesté une nouvelle fois devant le siège du premier bailleur social parisien. Comme lors de notre manifestation précédente, nous avons été reçus par la direction de Paris Habitat OPH.Nous leur avons réaffirmé notre volonté d'amplifier la mobilisation contre la politique du bailleur: achat d'une majorité de logements déjà occupés en lieu et place de nouvelles constructions, reversement de sommes supérieures aux loyers perçus à la Ville de Paris, concernant les ex logements de la SAGI.

Cette politique catastrophique conduit à une pénurie de plus en plus importante de logements sociaux à bas prix.

Pendant que les mal logés attendent en vain leur droit, la direction de Paris Habitat OPH tente de faire diversion sur les vrais problèmes à coups d'opérations de communication, comme celle menée cette semaine autour d'un hypothétique projet de chauffage alimenté par l'énergie dégagée par les passagers du métro.

L'écologie a bon dos: si personne ne s'oppose à ce que les logements soient moins voraces en énergie, nous constatons cependant que les logements HQE sont beaucoup plus couteux que les autres à construire, mais que le budget logement de Paris Habitat OPH n'augmente pas en conséquence !

 

Paris Habitat doit répondre à nos besoins immédiats: un logement pour tous, maintenant.


Paris-Habitat OPH : les mal-logés sont en Colère

17:42 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, hqe, logement social, collectif, mal-loges, sagi | | |  Facebook

vendredi, 08 janvier 2010

BATIGERE la misère ?

 

le Collectif des Mal-logés en colère chez BATIGERE.jpg80 mal logés ont occupé ce vendredi 8 janvier le siège du bailleur social Batigère.

 

La raison de notre venue collective chez ce bailleur, propriétaire de 13 000 logements, rien qu'en Ile de France tient en un chiffre : sur l'année 2007, ce bailleur n'a produit que 28 logements très sociaux.

Est-il vraiment besoin de pondre sans arrêt des rapports et des expertises sur le problème du mal logement pour en comprendre les raisons ?

Les logements très sociaux ( PLA-I ) sont les seuls qui sont attribués aux ménages gagnant le SMIC ou moins, les seuls qui correspondent aux revenus des familles monoparentales, les seuls qui permettent de faire face au loyer quand on a des salaires irréguliers, des périodes de chômage, de temps partiels. Selon les estimations des pouvoirs publics eux même, ce type de loyers correspond aux revenus de 70% des demandeurs de logement parisiens.

Batigère assure notamment la fourniture de logements à plusieurs organismes réservataires du 1%. Or les mal logés aux revenus modestes qui cherchent à obtenir un logement par ce biais se voient toujours opposer des refus, même quand ils sont « labellisés » DALO avec toujours le même motif : «  taux d'effort financier trop important au regard des loyers du logement et des revenus du ménage ».

Dans le même temps, Batigère se vante de la vente de quelques 500 logements par an. Quel que soit le niveau de loyer de ces logements sociaux, ils sont toujours inférieurs à ceux du privé. Les foyers qui auraient pu être logés à l'avenir dans ces appartements vont donc aller rejoindre les rangs des demandeurs de logement social en attente, ou être contraints d'accepter les exigences des propriétaires du privé.

A terme, la vente des logements sociaux ne peut qu'entraîner de nouvelles hausses des loyers hors parc social.

Les mal logés n'ont pas d'autre choix que la lutte pour briser le cycle infernal créé par la politique des bailleurs sociaux comme Batigère : le refus de construction massive de HLM, la vente ou la démolition du parc existant,  d'un côté, l'investissement financier dans l'accession à la propriété et les hébergements provisoires de l'autre ne peuvent amener qu'à l'aggravation d'une crise du logement créée de toute pièces.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


18:17 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : logement, vente-hlm, crise, collectif, mal-logés | | |  Facebook

mardi, 22 décembre 2009

Quand la SNI , bailleur social d'Etat joue au promoteur immobilier

logo-sni.gifPlus de 80 mal logés ont occupé le bureau de vente de l'opération "Villa Pau Casals" 37, Bd Jean Baptiste Clément à Boulogne (92) , depuis ce matin jusqu'à 18H.

Nous exigions un engagement de rendez vous avec la direction de la SNI ( Société Nationale Immobilière) afin d'avoir des réponses sur cette bien étrange opération: au moment ou Benoist Apparu Secrétaire d'Etat au Logement déclare vouloir concentrer les efforts en matière de logement social sur les "zones qui en manquent", le premier bailleur d'Etat contrôlé par la Caisse des Dépôts et Consignations, vend trois cent appartements à Boulogne dans les Hauts de Seine !

Après une journée d'attente et de menaces d'évacuation policière, nous avons obtenu l'engagement écrit d'être reçus par la direction de la SNI dans les jours qui viennent: en attendant , nous prenons note des déclarations d'Yves Chazelle , membre du directoire de la SNI à l'AFP, déclarations qui marquent son embarras dans ce dossier.

Monsieur Chazelle affirme que "275 logements sociaux " onté été crées dans cet ensemble immobilier. Il oublie de préciser que ces 275 logements avant leur rachat par la SNI avaient pour beaucoup des loyers "loi de 48", c'est à dire inférieurs ou égaux à ceux du HLM. Parmi ces locataires, certains nous indiqué souffrir de suroccupation et demander en vain un relogement à la SNI.

Monsieur Chazelle affirme par ailleurs vouloir "promouvoir la mixité sociale" : doit on lui rappeler qu'à Boulogne, juste à côté du bois, il y a suffisamment de revenus aisés pour ne pas ajouter encore 300 logements à 7000 euros le m2 !

En tout état de cause, la SNI est un bailleur social et public et n'a aucune raison de jouer les promoteurs.

Le Collectif Mal Logés en Colère sera reçu demain par Benoist Apparu , suite à l'occupation du Secrétariat d'Etat au Logement du 10 novembre. Nous aurons notamment l'occasion d'évoquer le fossé existant entre les déclarations publiques et la politique réellement menée sur le terrain par la SNI, premier bailleur français contrôlé par la Caisse des Dépôts et Consignations.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 

La dépêche de l'AFP

dg_y_chazelle.jpgDes mal-logés occupent le bureau de vente d'un bailleur social à Boulogne

BOULOGNE-BILLANCOURT (Hauts-de-Seine), 22 déc 2009 (AFP) - Entre 70 et 80 membres du "Collectif des mal-logés en colère" ont occupé mardi un bureau de vente de la Société nationale immobilière (SNI) à Boulogne-Billancourt, pour protester contre la mise en vente de 300 logements, a constaté une journaliste de l’AFP. "Voilà donc 300 logements qui auraient pu être attribués à des mal-logés, dans un département qui construit très peu de logements sociaux, en prétextant toujours le manque de foncier disponible", dénonce le collectif dans un tract. "Ces appartements font partie d’un lot de 17 immeubles rachetés par la SNI à un fonds d’investissement", ajoute ce tract. Des membres de ce collectif ont expliqué à l’AFP qu’ils souhaitent un rendez-vous avec la direction et "des explications sur ce programme". "La SNI dit qu’il n’y a pas de logements disponibles, ce sont toujours les mêmes discours", ont-ils ajouté, précisant qu’ils doivent rencontrer mercredi le Secrétaire d’Etat au logement Benoist Apparu. "Nous avons créé 275 logements sociaux ici, il n’y en avait aucun avant", a précisé sur place à l’AFP Yves Chazelle, membre du directoire du groupe SNI. "En matière de logement social, on ne peut pas faire n’importe quoi. Cette opération a été réalisée en toute mixité de population, avec des logements sociaux, pour fonctionnaires, en location libre et en accès à la propriété", a-t-il ajouté. Le collectif des mal-logés avait occupé le siège de la SNI, dans le XIIIe arrondissement de Paris, au mois de novembre.

     

    Le communiqué du collectif diffusé sur place

     

    SNI : quand le premier bailleur social d’Etat devient promoteur dans les Hauts de Seine….




    villa pau casals.jpgLe Collectif des Mal Logés en Colère intervient aujourd’hui au bureau de vente «  Villa Pau Casal » , à Boulogne Billancourt.

    A première vue , rien ne distingue le programme immobilier « Villa Pau Casals » d’autres opérations de prestige dans la deuxième ville la plus peuplée d’Ile de France, également une des plus riches, avec pourtant seulement 11% de logements sociaux

    Sur le site internet de l’opération, 300 appartements sont proposés à la vente à environ 7000 euros le m2. Pas étonnant, pour des appartements situés juste à côté du Bois de Boulogne.

    Mais voilà, le promoteur qui met en vente ces 300 logements est…le premier bailleur social français, la Société Nationale Immobilière, détenu par la Caisse des Dépôts et Consignations, c'est-à-dire l’Etat !

    Voilà donc trois cent logements qui auraient pu être immédiatement attribués à des mal logés, dans un département qui construit très peu de logements sociaux, en prétextant toujours le manque de foncier disponible.

    Ces appartements font partie d’un lot de 17 immeubles rachetés par la SNI à un fonds d’investissement (Restaura) qui les avait acquis pour 80 millions d’euros cinq ans auparavant. Ce même fonds d’investissement les a revendu 90 millions à la SNI, soit une plus value de 10 millions d’euros !

    Pendant cette période de cinq ans, le fonds d’investissement a laissé volontairement les logements se dégrader, au point que des rapports de sécurité très défavorables ont été rendus par les pompiers. Nombre de locataires sont donc partis ! La SNI a donc acheté des logements en très mauvais état, et rénove ceux qu’elle vend !

    Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement déclarait récemment que l’effort de productions de logements sociaux devrait être concentré sur les zones qui en manquent . Mais à moins de considérer que les centaines de milliers de mal logés de la petite couronne francilienne comptent pour du beurre, ces déclarations sont en total décalage avec la politique menée sur le terrain par le premier opérateur public HLM et par la Caisse des Dépôts.

    Au nom de la « mixité sociale », la SNI a détruit des milliers de HLM bon marché dans les banlieues populaires. Mais lorsqu’elle rachète des logements dans une banlieue riche qui en manque, c’est pour jouer au promoteur !


    Après avoir dénoncé l’opération de rachat par la SNI de logements déjà payés par l’argent public , et qui ont rapporté six cent millions d’euros de dividendes aux actionnaires d’ICADE, le Collectif Mal logés en colère manifeste aujourd’hui pour que les logements de la Villa Casals soient immédiatement attribués aux mal logés qui en ont besoin.


    Sur le même sujet voir

    La vidéo de l'occupation du bureau de vente de la SNI: http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

    Occupation du siège national de la SNI : http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

    Occupation du Secrétariat d'Etat au Logement le 10 novembre 2009: http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

    19:44 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sni, vente logements sociaux, collectif, mal logés apparu, caisse des dépôts | | |  Facebook

    vendredi, 11 décembre 2009

    VIDEO: la ballade parisienne des mal logés

    Le 10 décembre 2009, le Collectif des Mal loges en Colère met la politique de la Ville de Paris en matière de logement social à l'épreuve des faits: perturbation d'une inauguration spectacle de quelques logements sociaux dans la mer du mal logement par les élus, puis intervention au siège de Paris Habitat OPH, dont l'adjoint au Logement Jean Yves Mano est également le président.

    La réponse des élus de la Ville de Paris à nos problèmes ? Police partout, logement nulle part !

    Cependant, l'évacuation n'empêche pas la manifestation devant le siège du premier bailleur parisien de se poursuivre une bonne partie de l'après midi.

    Nous exigeons toujours:

    UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

     

    Voir le communiqué complet en cliquant ici

    Paris : la ballade des Mal-logés en Colère

    envoyé par HLMPOURTOUS.

    11:42 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : jean yves mano, paris habitat, rivp, batigère, delanoe, mal loges, collectif | | |  Facebook

    dimanche, 07 juin 2009

    Occupation de la DIDOL: une offre de logements, où ça ?

    dscf3671.jpgVendredi 5 juin, la délégation interministérielle pour le développement de l'Offre de Logements a été occupée une bonne partie de la journée, par une centaine de membres du Collectif Mal Logés en Colère: nous étions venus demander des comptes à cette délégation, née en 2005.


    Car , manifestement, sa mission est un échec total, dans la mesure, ou le nombre de logements accessibles et bon marché se réduit chaque année comme une peau de chagrin.


    Voici le communiqué diffusé sur place et quelques photos


    __________________________________________________

     

    dscf3662.jpgLes mal logés en Colère sont aujourd’hui venus rendre une visite collective à la Délégation Interministérielle pour le Développement de l’Offre de Logements, au 78 rue Lecourbe dans le 15ème arrondissement

    La DIDOL a été crée en 2005, au moment où par ailleurs le gouvernement et l’ANRU démolissaient des centaines de milliers de logements sociaux.




    Il y a encore dix ans, il n’y avait pas de DIDOL : l’offre de logements se séparait en deux. Des logements privés d’un côté, des HLM de l’autre.



    Aujourd’hui l’offre de logements a connu une inflation sans précédent : celles des sigles.



    Désormais, le logement social, le vrai est réduit à sa portion congrue : et les crédits budgétaires qui lui sont affectés servent en partie à alimenter des dispositifs de logements précaires ( Louez Solidaires, Solibail, résidences sociales, maisons relais ) ou de l’accession « solidaire » à la propriété, derrière laquelle se cache , soit la vente de logements sociaux, soit des dispositifs comme l’usufruit social qui permettent à des gros propriétaires et des promoteurs d’être subventionnés et exonérés d’impôts en mettant leurs logements temporairement à disposition des bailleurs sociaux.

    dscf3647.jpg

     



    Le lancement incessant de nouveaux dispositifs, qui donnent lieu à des communiqués triomphants du Ministère du Logement, même quand le nombre de logements réellement mis à disposition est symbolique cache une réalité toute autre : entre les démolitions, les logements intermédiaires où à loyers libres développés par les bailleurs sociaux au détriment des vrais HLM accessibles aux bas revenus, l’offre réelle de logements accessibles se réduit comme une peau de chagrin.



    Quand le gouvernement annonce une hausse de la construction et de la mise sur le marché de logements très sociaux pour cette année, il oublie de préciser que les foyers et les hébergements temporaires sont inclus dans ces chiffres, ainsi que les logements qui ne font que remplacer ceux qui ont été démolis.



    Nous sommes donc venus des comptes à la DIDOL : en l’occurrence, ceux des vrais logements sociaux, avec un vrai bail, qui sont aujourd’hui accessible à ceux qui constituent au moins quatre vingt pour cent des demandeurs de logements, c'est-à-dire tous ceux qui gagnent le SMIC ou moins.

    UN LOGEMENT POUR TOUS! TOUT DE SUITE !



    dscf3655.jpg

     

    19:33 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : boutin, collectif, mal logés, hlm, didol, logement social | | |  Facebook

    vendredi, 29 mai 2009

    Occupation: LOGIREP, bailleur social, solidaire....des propriétaires ?

    logirepblog.jpgLe bailleur social Logirep a été occupé, ce vendredi par une centaine de mal logés en colère, venus exiger des explications sur le dispositif "Propriété solidaire", mis en oeuvre par le bailleur: de faux logements sociaux, qui exonèrent leur propriétaires de l'ISF, et de la taxe foncière, et qui retomberont dans le privé dans quinze ans ? Nous n'en voulons pas.


    Voici le communiqué diffusé sur place.

     

    _____________________________________

     

    Occupation du bailleur social Logirep : « Propriétaires solidaires »….d’eux même.



    A la fin du mois d’avril, Christine Boutin annonçait l’extension et l’amplification du dispositif « Propriété Solidaire », lancé il y a trois ans, et dont le bailleur social LOGIREP, est un des principaux opérateurs en Ile de France.

    De plus en plus d’argent sera détourné vers ce dispositif, présenté comme une forme de logement social, alors qu’il n’en est rien. De quoi s’agit-il réellement ?




    Le dispositif fonctionne de la manière suivante : un investisseur immobilier achète un bien, appartement individuel ou immeuble entier et accepte de le mettre à disposition d’un bailleur social pendant quinze ans.

    En échange, il perçoit l’intégralité des loyers en une seule fois pour cette période, concrètement, il bénéficie donc d’une subvention à l’achat de son bien : ces loyers perçus sont nets d’impôts, mais le bien est également exonéré de la taxe foncière pendant toute la période de location au bailleur social,, et sa valeur non prise en compte pour le calcul de l’impôt de solidarité sur la fortune. Le bailleur social s’engage à l’issue des quinze ans, à lui restituer son bien, mais aussi à remettre en état les parties communes et privées. Aucun impôt ne sera non plus exigé sur la plus value éventuellement réalisée à la récupération du bien si celui-ci est vendu.

    Les gros propriétaires, ceux qui ont les moyens d’investir, réalisent donc une opération particulièrement intéressante sur le long terme.


    Mais ce ne sont pas les seuls : les opérations actuellement réalisées en Ile de France se situent dans des villes, où le taux de 20 pour cent de logements sociaux n’est pas atteint, loin de là, et notamment dans les Hauts de Seine.

    Ces logements sont comptabilisés comme logements sociaux, alors qu’il ne s’agit que d’une convention temporaire : les chiffres vont  gonfler artificiellement grâce à ces prétendus HLM qui rebasculeront dans le privé dans quinze ans. Dans l’intervalle, l’argent qui aurait pu servir à construire du vrai logement aura en partie été reversé à des propriétaires privés, et les villes les plus riches auront été exonérées pendant cette période de toute amende liée au non respect de la loi SRU.



    Quand aux locataires, l’obligation de relogement à l’issue des quinze ans est extrêmement précaire puisque n’est garantie ni la possibilité de rester dans la même commune, ni celle d’obtenir un logement équivalent en taille et en loyer.Et l’immense majorité de ces logements sont de toute façon conventionnés PLS, leur loyer est donc celui de la catégorie la plus élevée de HLM et les rend inaccessibles à la majorité des mal logés.



    Nous sommes ici pour dénoncer la participation de LOGIREP, bailleur social à ce tour de passe passe budgétaire et fiscal. Dans quinze ans, se reproduira avec ce type de conventionnements ce qui se produit avec les logements ICADE aujourd’hui, des logements acquis et construits en grande partie avec l’argent du logement social sortiront de cette catégorie, pour le plus grand profit des promoteurs.



    Au nombre de ses actionnaires LOGIREP compte notamment le bailleur public ADOMA, contrôlé  par l’Etat : parmi les occupants, aujourd’hui se trouvent de nombreux locataires du gestionnaires de foyers, menacés d’expulsion parce qu’ils sont en suroccupation avec leur famille.

    LOGIREP et ADOMA sont manifestement en capacité d’être solidaires avec les investisseurs et les promoteurs, mais refusent de loger correctement les mal logés ?

    Nous attendons des explications et des solutions concrètes !

     

    UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !


    20:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : polylogis, logirep, usufruit social, boutin, sru, mal logés, collectif | | |  Facebook

     
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