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vendredi, 15 janvier 2010

Paris Métropole: le ton monte entre les mal logés et les élus

Le Grand Paris ne se fera pas sans nous, les demandeurs de logements sociaux, les centaines de milliers de Franciliens qui n'ont pas d'autre solution que le HLM pour se loger correctement, sans y laisserune part trop importante de leurs faibles revenus.

A Paris, le 17 décembre dernier, nous étions venus crier notre colère aux élus réunis dans le cadre du premier forum de Paris Métropole.
Nous y avions été confrontés notamment à Jean Yves Le Bouillonnec, député maire de Cachan ( 94) et Pierre Mansat , adjoint de la Ville de
Paris ( 75).

Nous avions obtenu un rendez-vous avec le cabinet Delanoe, auquel Pierre Mansat s'était engagé à participer. Pierre Mansat n'est pas
venu, et Bertrand Delanoe, par l'intermédiaire de sa conseillère chargée du logement nous a fait savoir qu'il estimait faire suffisamment pour le logement social et que nos revendications et nos manifestations étaient donc insupportables et malvenues.

Le collectif des Mal Logés en Colère s’invite aujourd'hui donc en mairie d'Aubervilliers, où doit être signé entre les deux communes un protocole de coopération. Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, chargée de l'Urbanisme, et tête de liste parisienne aux
élections régionales, Pierre Manzat, Jacques Salavator, mais aussi Roger Madec maire du 19ème et Daniel Vaillant maire du 18ème sont
présents.

La coopération entre Paris et Aubervilliers, c'est le remodelage total de tout un pan de l'Est Parisien:Demain, une université, un immense centre commercial, des centaines de milliers de m2 de bureaux , des logements privés vont voir le jour, notamment au bord du Canal Saint Denis.

Sur son site, la Mairie d'Aubervilliers est fière de proclamer, que la commune pourra désormais rivaliser avec Boulogne Billancourt !

Entre 2002 et aujourd'hui, les prix à la vente dans l'immobilier ont quasiment doublé dans le 19ème arrondissement et à Aubervilliers. Ces
quartiers faisaient partie des rares en petite couronne ou les foyers aux revenus modestes pouvaient se loger dans le privé. La transformation de ces quartiers, le renouvellement urbain ne constituent pas pour eux une amélioration, car le parc social de fait aussi vétuste soit-il a disparu: les nouveaux logements sociaux ( 400 seulement sur la ZAC Claude Bernard, sur des centaines de milliers de m2 de bureaux ) ne permettront le relogement que d'une infime minorité des habitants.

 

Où iront les autres ? La « coopération » au quotidien entre la Ville de Paris, et les collectivités de Seine Saint Denis en donne une idée.

Aujourd’hui un tiers des habitants des hébergements d'urgence du département viennent de la capitale. Les communes se rejettent
mutuellement ces mal logés condamnés à l'errance urbaine, chacun estimant que c'est à l'autre de s'en occuper.

Les demandeurs de logement sociaux sont toujours de trop dans les réunions publiques sur l'avenir de la métropole: à l'inverse, le
promoteur ICADE, qui a récemment fait plusieurs centaines de millions d'euros de bénéfices sur le dos des HLM publics en revendant ces
logements, ce promoteur qui se taille la part du lion dans les projets d'aménagements de la ZAC Claude Bernard ou du quartier du Canal est
couvert d'éloges par ces mêmes élus: sur son site, la Mairie d'Aubervilliers décrit ainsi ICADE comme une grande société foncière
maîtrisant tous les savoir faire du marché immobilier. Effectivement.

Bien accueillis ou pas par les élus, les mal logés des communes concernées n’ont pas le choix : nous imposerons par la lutte que
soient construits le nombre de logements nécessaires au relogement de tous, là ou nous en avons besoin.

Voir la vidéo en cliquant ici

Protocole de coopération Paris Auberviliers.jpg


Sur le même sujet voir également:

Les mal logés en Colère au premier forum de Paris Métropole, 17 décembre 2009

Aubervilliers : pas de logement social pour les retraités

Manifestation du collectif devant la Préfecture de Seine Saint Denis


 

20:19 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : aubervilliers, logement, hidalgo, vaillant, madec, collectif des mal logés, salvator | | |  Facebook

samedi, 12 septembre 2009

Questions à la SGIM

sgim.jpgLe vendredi 11 septembre, le bailleur social SGIM était occupé par une centaine de mal logés (voir le communiqué ici)

Suite à l’occupation, nous avons obtenu un rendez-vous dès ce lundi, avec son directeur général , qui s’est engagé à répondre précisément à nos questions.

Il ne s’agit pas de simple curiosité évidemment. La Ville de Paris est devenue actionnaire majoritaire de ce bailleur en 2006.

Cette opération est-elle vraiment utile aux mal logés, l’argent investi profite-t-il aux demandeurs de logement sociaux, notamment ceux qui ont les plus faibles ressources ?

Un certain nombre d’éléments disponibles sur le rapport d’activité 2008 de la société permettent d’en douter.

Nous rendrons donc les réponses du directeur général publiques. Car on reproche souvent aux collectifs de mal logés de s’attaquer aux bailleurs sociaux « qui font tous les efforts possibles », est ce vraiment pour de mauvaises raisons ?

 

Nos questions à la SGIM :


LA SGIM , un bailleur social ?

 

 

-La SGIM se présente comme un bailleur social. Cependant sur 12 208 logements dont elle est la gérante, seuls 3697 sont des logements sociaux, au vrai sens du terme, soit moins du tiers.

 

Le reste, ce sont des PLI (logements intermédiaires) et des « logements non conventionnés ».

 

Comment expliquez vous cette contradiction entre votre dénomination et votre activité réelle ?

 

 

Le rachat par la Ville, une aubaine pour les mal logés ?

 

Quand la Ville de Paris a décidé d’acquérir la majorité des parts dans votre société, la situation était similaire. Combien cette opération a-t-elle coûté à la Ville de Paris qui a du dédommager les actionnaires privés ?

 

Avant le rachat par la Ville de Paris, par exemple en 2006, combien d’attributions de logement PLAI et PLUS faisiez vous par an sur le contingent Ville et Préfecture ?

 

Et maintenant, l’investissement de fonds publics a-t-il permis d’augmenter le nombre d’attributions de logements aux mal logés parisiens de manière significative ?

 

 

Le transfert des logements de la SEM Paris Seine

 

En 2008, un patrimoine de 2000 logements non conventionnés a été transféré d’une autre société de la Ville vers la vôtre. Quel est le coût de ce « transfert » pour la SGIM ?

 

Quelle est l’histoire de ces logements de la Ville, pour beaucoup situés dans des arrondissements prestigieux ?

 

Comment étaient-ils attribués jusqu’ici ?

 

Quel est le niveau de loyer de ces logements, par exemple ceux du 6ème ou du 8ème arrondissement ?

 

 

Sur ces 2000 logements, 600 seulement vont être conventionnés en logement social selon votre rapport d’activité.

 

Pourquoi pas les 1600 autres ? Quel intérêt pour un bailleur social, de gérer et d’entretenir des logements à loyer non plafonnés ?

 

 

Sur ces 600 logements transformés, sur le papier , en logements sociaux, combien sont disponibles pour des demandeurs de logement actuellement ?

Ces logements seront-ils comptabilisés dans la production annuelle de logement sociaux par la Ville ?

 

Le conventionnement de ces logements va-t-il entraîner une baisse significative des loyers actuels de ces appartements ?

 

Y-a-t-il dans le patrimoine de la SGIM des appartements dit « loi de 1948 » qui vont etre transformer en logements sociaux ?

 

19:48 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : collectif des mal logés, mal-logés, sgim | | |  Facebook

 
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