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vendredi, 25 septembre 2009

Halte à la vente des logements sociaux : Occupation du Logement Français

 

logement français.JPGLe collectif des Mal logés en Colère rend aujourd’hui une visite collective au siège social du bailleur Logement Français.

 

Nous avons multiplié les occupations des filiales de ce bailleur, comme nous le faisons avec l’ensemble des acteurs du monde HLM.

 

La direction du Logement Français nous tient systématiquement le même discours : nous ne sommes pas en mesure de répondre à vos demandes, car nous n’avons pas assez de logements sociaux. Il aura fallu des mois et des mois de lutte pour obtenir le relogement d’UNE famille locataire de ce bailleur, qui vivait depuis quinze ans dans un appartement minuscule, avec un enfant polyhandicapé, dont l’état de santé était menacé par la sur occupation.

 

Alors si la situation des mal logés est bien la préoccupation principale du bailleur social, si répondre à la demande est une priorité absolue, pourquoi vendre des logements sociaux ?

 

Une des filiales du Logement Français, Coopération et Famille affiche en effet un objectif de 700 logements sociaux à vendre chaque année.

 

Le groupe Logement Français affiche aujourd’hui une production annuelle de 840 nouveaux logements sociaux. Parmi ces « logements », un nombre important de places en foyers, dont chacune est comptée comme un demi logement par la loi SRU. Mais aussi des logements « PLUS CD », c'est-à-dire des logements qui en remplacent d’autres, après démolitions, dans le cadre des opérations de l’ANRU, et qui ne correspondent donc pas à une offre nouvelle pour les demandeurs de logement.

 

Bref, l’offre réelle de logements sociaux bon marché est déjà inférieure à 840 unités. Mais si on en retire 700 logements sociaux en moins par an, que reste-il ? Moins d’une centaine de nouveaux logements.

 

Un bailleur social, financé par des fonds publics se doit en échange d’adapter sa politique aux besoins des demandeurs de logement aux revenus modestes.

Et pas de satisfaire ses actionnaires, en l’occurrence AXA Assurances qui est majoritaire dans le capital du Logement Français, en vendant son patrimoine de logements sociaux.

 

Si Le Logement Français estime n’avoir pas besoin de ces logements pour remplir son rôle, alors qu’il le prouve en relogeant immédiatement les mal logés qui en font la demande !

 

UN LOGEMENT POUR TOUS,

TOUT DE SUITE !

 

collectifdesmallogéslogementfrançais.jpg

 

 

15:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : collectif des mal-logés, vente hlm, logement francilien, anru, dalo | | |  Facebook

lundi, 21 septembre 2009

SGIM : des logements sociaux de luxe ?

communiqué SGIM.jpgLe vendredi 11 septembre, le Collectif Mal Logés en Colère occupait le siège de la SGIM, bailleur social racheté en 2006 par la Ville de Paris.

 

Suite à cette occupation, nous avons été reçus par le directeur général de la SGIM. Nous lui avons posé des questions précises sur l’activité actuelle et passée de cette société, dont le rachat a été financé en partie par l’argent du logement social. Sur le papier, cette société contribue de manière massive à la fameuse « production » de nouveaux logements sociaux, à ces 40 000 HLM promis pour la nouvelle mandature. Mais qu’en est il réellement ?

 

Olivier Leblanc, directeur général de la SGIM a donc répondu oralement à nos questions et la SGIM a publié un communiqué de réponse.

Communiqué qui confirme malheureusement la pertinence de nos interrogations.

 

Du logement social «de fait » au logement social

 

Sur l’utilité et le coût du rachat de cette société par la Ville de Paris : certes sur le papier, les attributions de logement de la SGIM par la commission de la Ville de Paris sont passées de 200 à 900. Mais les logements concernés, ce sont les 6000 logements non conventionnés , patrimoine de la SGIM depuis les années 30, « logement social de fait » selon les termes même du communiqué de la SGIM, déjà attribués et occupées par des Parisiens modestes de toute façon éligibles au logement social.

 

Le rachat ne change donc rien. Et son coût réel reste pour le moins opaque. Les actionnaires privés majoritaires ont été rémunérés par le produit de la vente de plusieurs immeubles de la SGIM à un autre bailleur social, les 3F. C’est donc bien l’argent du logement social qui a permis à la Ville de Paris de devenir majoritaire, sans que cet investissement aboutisse de fait à la mise sur le marché de nouveaux logements.

 

A chaque fois, qu’un de ces 6000 logements est conventionné, il compte comme un nouveau logement « produit » inclus dans la comptabilité établie par la loi SRU.

Mais ces logements ne constituent pas une offre nouvelle pour les catégories populaires puisque leurs loyers étaient déjà ceux du logement social (parfois même inférieurs pour les logements « loi de 48 »)

 

 

Concernant le « transfert » de 2000 logements de la société SEM Paris Seine vers la SGIM.

 

Cette opération a donné lieu à d’importants transferts de fonds, entres différentes entités juridiques contrôlées par la Ville de Paris. Mr LEBLANC nous a expliqué que ces opérations étaient trop complexes pour pouvoir être comprises, qu’elles avaient nécessité l’intervention d’ « experts en ingénierie financière ». En tout état de cause, ce « transfert » s’est traduit par un chèque de 120 millions d’euros de la SGIM, bailleur social ….à La Ville de Paris et non à la SEM qui a transféré les logements.

Peut-être n’y a-t-il là rien d’anormal, mais pour les demandeurs de logement, l’intérêt de ce transfert de patrimoine est pour le moins douteux. Sur ces 2000 logements vendus par la SEM Paris Seine, 1400 étaient déjà des logements sociaux. Pour les 600 autres, ils sont tous en cours de conventionnement, et vont donc compter comme de nouveaux logements « produits ».

 

Pour ces logements presque tous occupés la SGIM , dans son communiqué parle d’un taux de rotation de 60 % sur cinq ans. Chiffre parfaitement fantaisiste et en contradiction totale, avec les chiffres de rotation extrêmement faibles dans le logement social (de 1 à 5%).

 

Mais surtout, la moitié de ces logements sont occupés par des foyers ayant des revenus bien au dessus des plafonds du logement social. Certes dès le conventionnement, les locataires sont assujettis au paiement d’un surloyer. Seulement, il s’agit de logements situés pour la plupart dans les arrondissements centraux, et dans des quartiers particulièrement prestigieux. Ainsi, le directeur de la SGIM a évoqué 24 logements situés sur l’Ile Saint Louis. Même avec un surloyer, il n’y a évidemment pas de comparaison avec le loyer pratiqué dans le privé pour de tels appartements.

 

Avec une gêne manifeste, Olivier Le Blanc a argué qu’une centaine de locataires sur 300 étaient déjà partis. Pour les deux cent autres, des « négociations » seraient en cours, et il parait que le problème pourrait se résoudre de lui-même pour certains, à cause de l’ « âge avancé » des occupants.

 

En attendant, ce sont donc bien deux cent logements prestigieux au cœur de Paris, qui viennent d’être conventionnés et comptabilisés comme de « nouveaux » logements produits alors même qu’ils sont occupés par un public aux revenus élevés.

Aujourd’hui, la vente d’un seul de ces logements de l’Ile Saint Louis rapporterait de quoi financer plusieurs appartements dans un quartier plus ordinaire. En lieu et place, on les conventionne en logements sociaux, alors qu’ils sont déjà occupés.

Au nom de la mixité sociale, des gens aux revenus élevés continuent donc à habiter des quartiers prestigieux, mais leurs appartements comptent désormais dans les 40 000 nouveaux logements promis par Delanoe !

 

En tant que demandeurs de logement, dans des situations d’urgence, nous comptons autrement : un logement occupé par des gens aux revenus élevés sur l’Ile Saint Louis, ce n’est pas un logement social de plus.

 

Cette occupation de la SGIM nous aura en tout cas permis de refaire les comptes : entre les centaines de logements sociaux « de fait », conventionnés en HLM et comptabilisés dans la production, et les logements du « domaine privé », le chiffre de la « production » de logement social à Paris est bien gonflé artificiellement, notamment par les opérations de la SGIM !

 

 


communiqué SGIM.jpg

 

 

12:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : collectif des mal-logés, paris, sgim, delanoé | | |  Facebook

jeudi, 10 septembre 2009

le Collectif Mal-logés en Colère occupe la SGIM

 

sgim.jpgComment comprendre le décalage entre le discours et les objectifs affichés par la Ville de Paris en matière de production de logement sociaux, le peu de relogements effectifs et le nombre toujours croissant de demandeurs de HLM dans la capitale ?

Le Collectif des Mal-logés en Colère est allez poser la question à la SGIM, bailleur dit social dont la Ville est actionnaire majoritaire, mais dont moins d'un tiers du parc immobilier correspond à des plafonds de loyers accessibles aux revenus modestes.

Comme la RIVP, la SGIM compte de nombreux logements intermédiaires, et des centaines d'appartements dans le centre de Paris, achetés occupés à un autre bailleur.

Nous avons donc exigé et obtenu un rendez vous avec le directeur général de la SGIM, car les bailleurs de la Ville ont des comptes à rendre aux mal-logés parisiens qui attendent en vain , et s'entendent toujours répondre qu'on " ne pourra pas loger tout le monde à Paris".

Nous attendons non seulement un détail précis des politiques menées, mais aussi un changement immédiat pour que celles-ci correspondent aux besoins des demandeurs de logement.


Le communiqué diffusé sur place :

 

Logements sociaux à Paris : les bons comptes font les bons amis….ou pas

 

 

 

Le collectif des Mal-logés en Colère vient aujourd’hui rendre une visite groupée au bailleur social SGIM, contrôlé par la Ville de Paris et propriétaire de plus de 12 000 logements dans la capitale. La Ville de Paris a annoncé la production de 40 000 nouveaux logements sociaux pour la deuxième mandature de Bertrand Delanöe. Sur le papier, les chiffres sont en effet en progression constante.

 

Pourtant, le nombre de demandeurs de logements ne baisse pas. Pourtant, les petits salaires, les précaires, ne parviennent toujours pas à se loger sur Paris.

 

Alors, où faut-il chercher l’erreur ?

 

D’abord dans la définition du « logement social »  tel que le conçoivent la Ville et ses bailleurs sociaux.

Soixante dix pour cent des demandeurs de logement parisiens, vu la faiblesse de leurs ressources ne peuvent pas accéder à un autre type de logement que le PLA-I ou éventuellement le PLUS.

Actuellement, le patrimoine de la SGIM, ne compte que quelques 3000 logements conventionnés, le reste étant composé de logements non conventionnés ( 6500 ) et de logements PLI , c'est-à-dire intermédiaires , les plus chers du marché.

 

Et dans les 3000 logements conventionnés, combien sont des PLS, inaccessibles aux salariéEs modestes ?

 

La vocation d’un bailleur social, financé par des fonds publics est-elle d’entretenir, de financer et de proposer en grande majorité des logements à loyer libre ? Quand la collectivité ne répond pas aux besoins des demandeurs de logement social, qui n’ont pas accès au marché privé, peut-on prétendre lutter contre le mal logement sans remettre en cause, ce parc de logements à loyer libres ?

 

Nous sommes aussi venus demander des comptes à la SGIM sur une forme de « production » de logements sociaux qui a la particularité de ne créer de nouveaux logements ….que sur le papier.

 

En effet, en 2008, la SGIM a acquis plus de 600 logements en loyer libre, précédemment propriété d’une autre société : la SEM Paris Seine. Ces logements sont occupés, et leurs locataires ne seront évidemment pas mis à la porte. Mais les logements vont être conventionnés, et devenir des « logements sociaux », même si le niveau de loyer ne change pas.

Ces six cent logements ne seront donc pas de nouveaux HLM , disponibles pour les demandeurs de logement actuels. Pourtant, ils seront bien comptabilisés dans la « production » de nouveaux logements sociaux, dans les 40 000 de plus promis par Bertrand Delanoë, au même titre que les logements réellement construits.

 

Malheureusement, les mal-logés, eux, ne peuvent se contenter de logements en papier. Après les diverses occupations menées contre la politique immobilières de la RIVP, ses loyers libres et ses pépinières d’entreprises, nous venons donc exiger de la SGIM, qu’elle joue son rôle de bailleur public, en adaptant son offre aux besoins de la population parisienne

 

UN LOGEMENT POUR TOUS , TOUT DE SUITE


Quelques images video de l'occupation :

19:33 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : collectif des mal-logés, sgim, paris, hlm, construction de logements sociaux | | |  Facebook

jeudi, 09 juillet 2009

Paris : Les Mal-logés occupent la Ruche

UNE PEPINIERE D’ENTREPRISES ?

ET LES LOGEMENTS C’EST POUR QUAND ?

 

Le Collectif Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui à « la Ruche », pépinière d’entreprises, à l’occasion de la visite du Maire de Paris dans cette structure du 10ème arrondissement, située au 84, quai de Jemmapes.

 

Comme à son habitude, Bertrand Delanoë choisit soigneusement ses visites dans la capitale qu’il administre depuis maintenant huit ans.

 

Les locaux spacieux de la Ruche, rénovés notamment avec des subventions de la Ville, donnent évidemment une image du 10ème arrondissement plus agréable à regarder que les lieux où nous vivons, parce qu’il n’y a pas assez de logements sociaux à bon marché, et 110 000 demandeurs en attente.

 

Bertrand Delanoe n’ira pas visiter les chambres d’hôtel insalubres de la rue Jarry, ou de la rue d’Aix, ou les mal logés continuent à croupir, puisque même l’accès à une résidence sociale nécessite désormais plusieurs années d’attente.

 

Bertrand Delanoe ne fera pas de détour par les taudis insalubres où vivent des mal logés du collectif, en suroccupation manifeste, pour qui la loi DALO n’a rien changé, tout simplement parce que les grandes surfaces sont réservées aux entreprises, et que la Ville se refuse à construire le nombre de grands logements sociaux nécessaires.

 

A la Ruche, un entrepreneur peut louer un bureau pour 429 euros par mois. Dans le 10ème, la moindre chambre d’hôtel a un loyer trois fois plus élevé, et aucun propriétaire privé n’accepte de toute façon de louer aux ménages modestes, au contraire, les congés pour vente et les expulsions en conséquence se multiplient sans qu’aucune solution de relogement dans le parc social ne soit proposée.

Comme l’a dit Jean Yves Mano , l’adjoint au Logement , au début de la deuxième mandature, «  Tout le monde ne pourra être logé à Paris ». Ce « tout le monde »  concerne évidemment uniquement les demandeurs de logement social, dans le même temps, les efforts financiers et la recherche de foncier disponible pour accueillir les entreprises sont une priorité municipale.

 

Nous nous invitons donc à La Ruche, pour y attendre le Maire de Paris, car nous sommes aussi des Parisiens, même si nous ne sommes pas de ceux que Bertrand Delanoë a envie de rencontrer, au point de nous envoyer régulièrement des CRS en réponse à nos exigences de relogement .

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !


13:47 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : collectif des mal-logés, delanoe, pépinière, sdf, dalo; hlm | | |  Facebook

 
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