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mercredi, 28 novembre 2012

Mairie du 11ème: contre le mal-logement , Patrick Bloche choisit la répression

Deux militants de notre collectif ont été  interpellés ce soir à l'issue d'une occupation de la mairie du 11ème arrondissement, et placés en garde à vue sans que le motif ait été précisé pour l'instant, après évacuation par de nombreuses forces de police, et ce alors que l'action s'était déroulée calmement, malgré le refus des élus de nous recevoir . 

 
Quel que soit le prétexte juridique qui sera utilisé, mal-logés en lutte, nous connaissons parfaitement la raison politique de ces arrestations: faire taire à tout prix notre colère devant une situation qui s'aggrave de jour en jour.
 
Nous étions venus à la mairie du 11ème arrondissement pour des raisons malheureusement valables partout en Ile de France: situations de rupture d'hébergement totales, arrêt de prise en charge d'hébergement hôtelier notamment pour des familles, et ce en plein hiver et sans aucune solution de relogement, insalubrité et suroccupation présentant des dangers graves pour la santé.
 
La Ville de Paris, le Ministère, la Préfecture, les mairies d'arrondissement ne cessent de faire des annonces mirobolantes: réquisitions " éventuelles", plan hivernal ne laissant personne sans solution, augmentation du nombre de logements sociaux mis sur le marché...
 
Dans les faits, il n'y a absolument rien: tandis que l'Aide Sociale à l'Enfance du Département interrompt la prise en charge de toutes les familles dont les enfants atteignent plus de trois ans, le SAMU Social ne répond plus qu'à un appel sur trois. 
 
La loi DALO ne sert absolument à rien, comme viennent le rappeler les chiffres publiés aujourd'hui par le Comité National de Suivi: 28 000 dossiers sont actuellement en attente en Ile de France, alors que la Préfecture de Paris attribue en tout et pour tout un peu plus de 1000 logements par an ! Et le nombre de prioritaires DALO n'est que la face émergée de l'iceberg du mal-logement: ses critères ultra-restrictifs et la longueur de la procédure en excluent de fait une grande partie des mal-logés.
 
Les élus de la Ville de Paris nous ont répété pendant les dix ans des précédentes mandatures qu'ils étaient impuissants à cause du gouvernement: aujourd'hui, alors que ce gouvernement a changé , qu'une coordination efficace et des moyens d'urgence pourraient être mis en oeuvre entre Etat et collectivités territoriales pour résoudre le mal-logement, la seule coordination concerne la répression des mal-logés.
 
Il y a deux semaines, une mal-logée de 63 ans était blessée ( 10 jours d'ITT) lors de l'évacuation du centre d'Analyses Stratégiques: aujourd'hui c'est notamment un père de famille menacé d'expulsion et demandeur de logement depuis des années qui a été mis en garde à vue.
 
Nous n'en sommes pas moins déterminés et agirons dès demain si nos camarades ne sont pas libérés.
 
LE LOGEMENT C'EST MAINTENANT !

19:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : manifestation, mal-logés, expulsion, patrick bloche, dalo, comité de suivi, insalubrité, samu social | | |  Facebook

mardi, 21 décembre 2010

Mal-logement: manifestation devant le Ministère des Solidarités et de la Cohésion Sociale

Nos Ministres ne veulent pas écouter les mal-logés, contraignons les à nous entendre: mardi dernier, la présence d'une centaine de membres du collectif a conduit Mme Nathalie Kosciusko Morizet, Ministre du Logement à annuler sa visite médiatique à un centre d'hébergement parisien.

Aujourd'hui, nous étions à nouveau  déterminés devant le Ministère des Solidarités et de la Cohésion Sociale, où se tenait une séance du Conseil National des Politiques de Lutte contre l'Exclusion Sociale, en présence de Benoist Apparu.

Nous ne nous contenterons plus d'une politique du logement qui consiste uniquement à faire des réunions et à promettre des avancées devant des organismes consultatifs sans aucun pouvoir.Nous ne nous faisons aucune illusion sur les circulaires et les déclarations de bonnes intentions sur le mal-logement faites par le gouvernement.

La seule mesure concrète prise ces dernier mois, c'est la loi LOPPSI qui va précariser un peu plus les mal-logés qui survivent dans les conditions les plus précaires.

 


Le tract difusé sur place

2007 : vote de la loi DALO

2010 : 1,2 millions de demandeurs de logement sociaux, 3,5 millions de mal logés, 100 000 personnes à la rue

Ce 21 décembre Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement, assistera d'abord à la séance du Conseil National des Politiques de Lutte contre l'Exclusion Sociale, avant de recevoir officiellement le dernier rapport du Comité de suivi de la loi DALO.

Nous manifestons donc devant le Ministère ou se tient cette séance du Conseil, qui devra évaluer, notamment en matière de logement, où en est l'objectif de réduction de moitié de la pauvreté en 5 ans , fixé par le gouvernement.

Notre présence est une évaluation en soi : quelle que soit notre situation, en hôtel ou dans un appartement promis à la vente, dans un logement trop petit ou coincés dans un « hébergement d'urgence » depuis des années, célibataires ou familles nombreuses, cette année 2010 ne nous aura rien apporté en matière de logement.

Parmi nous des étudiants ou des retraités, des avocats et des ouvriers du bâtiment, des stagiaires en formation, des chômeurs ou des titulaires de CDI depuis 20 ans : le mal logement touche tout le monde en Ile de France. D'ailleurs, le comité de suivi du DALO qui n'a pourtant connaissance que des mal-logés qui ont pu déposer un dossier et être labellisés en fait le constat : dans la région 90% des dossiers n'ont trouvé aucune issue favorable.  Même le label « DALO hébergement » ne débouche sur rien, puisque 2200 dossiers sont en attente.

Au lieu de se poser la question de l'efficacité de sa politique, M. Apparu pense que la répression, ou au mieux la politique de la porte fermée aux mal logés en lutte résoudra le problème par magie

Cette politique là ne marche pas non plus : le mal logement constitue une destruction quotidienne sur tous les domaines de la vie. Les mal-logés ne peuvent ni dormir, ni étudier, ni se soigner, ni travailler dans de bonnes conditions. Etre mal logé, c'est vivre dans l'angoisse psychologique permanente de l'expulsion, de la perte d'un hébergement précaire, d'un accident domestique, de ne plus pouvoir faire face aux dépenses à cause du loyer trop cher.

C'est vivre dans une France parallèle, et devoir chaque jour accomplir des démarches décourageantes, sans fin et sans résultat.

La lutte même difficile est le seul espoir de l'année 2011. Notre résolution ne faiblira pas.

Dans les années 60, on construisait 100 000 logements sociaux par an, à très bas prix.  Aujourd'hui , même pas soixante mille, tous loyers  confondus, et on détruit et on vend des centaines de milliers d'autres. La crise du logement est une crise de la volonté politique.

UN LOGEMENT POUR TOUS , c'est possible MAINTENANT.

 

15:23 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : bachelot, apparu, mal-logement, loppsi, dalo, cnple, etienne pinte, samu social, comité de suivi | | |  Facebook

 
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