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mercredi, 13 mai 2015

Qui peut habiter chez France Habitation ?

France Habitation70 mal-logés ont occupé ce 15 mai après-midi l'un des sièges du bailleur France Habitation détenu par le collecteur du 1% ASTRIA à Aubervilliers en Seine Saint Denis.

Dans son dernier rapport sur le monde HLM , la Cour des Comptes évoque l'étrange composition sociale du parc de France Habitation : au moins 10 % des locataires ont des revenus dépassant les seuils légaux pour un logement social. Un chiffre nettement supérieur à celui des autres bailleurs sociaux qui représente environ 5000 logements.

Il ne s'agit pas de réserver le logement social aux très bas revenus. Mais le plafond de ressources maximal du logement social est déjà haut : une personne seule gagnant 2500 euros par mois peut en bénéficier . Que des foyers légèrement au dessus des plafonds se maintiennent dans leur logement n'a rien d'anormal au regard de la cherté du parc privé en Ile de France. Mais un locataire sur dix, c'est beaucoup. Surtout quand une partie d'entre eux a des ressources deux fois supérieures aux plafonds, comme c'est le cas pour France Habitation.

La situation est d'autant plus anormale pour un bailleur détenu par un organisme collecteur du 1 % Logement , en l'occurrence ASTRIA : les collecteurs du 1 % et leurs bailleurs ne tiennent pas les engagements de relogement des publics modestes qu'ils prennent eux-même auprès du gouvernement, et préfèrent s'engager sur le logement intermédiaire. ASTRIA ne se gêne même pas pour assumer ouvertement son peu de goût pour le logement social: notre collectif a ainsi retrouvé un document PowerPoint destiné à la formation chez Astria, qui vante la filiale OGIC, spécialisée dans le logement intermédiaire en ces termes :  « quel soulagement d'avoir un partenaire qui ne devrait pas avoir à connaître des contraintes d'une ESH pour les l'attribution des logements ».

Le gouvernement a décidé de financer massivement le logement intermédiaire, et encourage les bailleurs sociaux à produire ce type de logements inaccessibles à la majorité des demandeurs franciliens. Dans le même temps en 2013, la production de logements sociaux a baissé de 9 %.

Quant à la qualité des relogements proposés, elle est bien souvent inacceptable pour les salariés et les foyers modestes : presque systématiquement situés en très grande banlieue, dans un parc peu accessible en transports et souvent mal entretenu.Au terme d'une longue procédure, France Habitation a d'ailleurs été condamné pour l'insalubrité de certains de ses logements à Asnières sur Seine en 2013 .

 Que reste-t-il aux mal-logés aux revenus modestes, salariés, précaires, retraités , chômeurs ?Pas grand-chose.

C'est la raison pour laquelle les listes d'attente pour un logement s'allongent sans cesse. Le droit au logement opposable ne signifie plus rien avec des dizaines de milliers de foyers qui ont fait de longues et restrictives procédures pour se retrouver...sur une autre liste d'attente. Aujourd'hui, même l'hébergement d'urgence le plus précaire est saturé.


France Habitation: le siège d'Aubervilliers occupé par HLMPOURTOUS

 

 Le parc social doit rester social !

Un logement pour tous maintenant !

18:39 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : france habitation, ogif, astria, action logement, mixité sociale, dalo, commission, attribution, logement intermédiaire | | |  Facebook

samedi, 04 septembre 2010

Paris-Habitat OPH, premier bailleur social, jusqu'à quand ?

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'est rassemblé ce matin pendant plusieurs heures devant le siège de Paris Habitat, le premier bailleur social parisien.

Au vu du peu de réponses apportées par la direction générale, nous comptons bien réitérer.

Paris Habitat est , en quelque sorte le dernier grand bailleur social parisien où les demandeurs de logement ouvriers, précaires, chômeurs, les familles nombreuses, les familles monoparentales ont une chance de trouver un logement dont le montant de loyer ne plombe pas trop leurs maigres ressources.

Or, demandeurs de logement et locataires peuvent constater que la situation est en train de se dégrader.

Le nombre d'attributions est ridicule au regard de la demande. Les logements proposés sont de plus en petits: par exemple, les mères isolées se voient systématiquement attribuer des deux pièces, et donc pas de chambre pour elles, tandis que les enfants majeurs, même à charge sont de moins en moins pris en compte dans la taille du logement attribué. De plus en plus souvent, les logements sont livrés avec d'importants travaux de rénovation intérieure à la charge du nouveau locataire. Il devient quasi impossible d'obtenir un changement de logement, lorsque la famille s'agrandit.

Encore une fois, la crise du logement a bon dos: nous le dénonçons depuis longtemps, et cela se confirme, Paris-Habitat OPH, comme d'autres bailleurs s'oriente vers une politique qui diminue l'offre de nouveaux logements, et l'argent du bailleur est utilisé pour des intérêts qui ne sont pas ceux de ces usagers.

Deux exemples permettent de se faire une idée de la situation, et de la politique menée par la direction de Paris-Habitat OPH, sous l'égide de la Ville de Paris qui contrôle le bailleur.

Depuis trois ans, nous avons multiplié les actions concernant le nouveau siège social: jamais Paris Habitat n'a pu justifier le rapport entre le cout énorme de l'opération et son utilité. Aujourd'hui un rapport de la Cour Régionale des Comptes vient clore définitivement le débat: l'argument « écologique » ne tient pas , il n'y aura finalement pas d'économie d'énergie. L'argument de l'espace nécessaire aux salariés non plus, puisque Paris-Habitat OPH est obligé de recourir à la location de bureaux supplémentaires. Et ce ne sont pas les quelques logements sociaux construits sur l'ancien siège qui peuvent cacher la facture finale comprise entre 45 et 55 millions d'euros, lesquels auraient pu permettre bien des opérations de logements à bas prix.

Ce qui est fait est fait, mais les demandeurs de logement n'ont désormais aucune raison d'accepter les sempiternelles justifications de leur bailleur social qui voudrait bien faire plus en matière de logement mais n'en aurait pas les moyens.

Ces moyens vont effectivement se raréfier dans les années qui vont venir, mais parce que les caisses du bailleur, alimentées par les loyers et les fonds public sont siphonnées par la Ville de Paris.

En 2005, la SAGI, un autre bailleur parisien est démantelée en plusieurs morceaux: les logements sociaux proprement dit reviennent à la RIVP, la SNI devient majoritaire dans le capital et gère l'immobilier d'entreprise et les bureaux. Paris-Habitat OPH, lui devient gestionnaire pour le compte de la Ville de Paris de 16 000 logements « intermédiaires », inaccessibles aux classes populaires.

En résumé, Paris-Habitat OPH perçoit les loyers mais reverse de l'argent directement à la Ville de Paris.

Or c'est une très mauvaise affaire pour Paris-Habitat OPH: en effet, celui-ci récupère un patrimoine où des travaux très importants doivent être faits, notamment en ce qui concerne la rénovation des installations électriques. Et la convention signée avec la Ville de Paris implique tout simplement que les loyers perçus par Paris-Habitat OPH pour ces logements seront à terme inférieurs à ce que le bailleur social devra dépenser, entre le versement d'argent à la Ville et les travaux d'entretien !

Le résultat global de cette politique est simple: petit à petit, Paris-Habitat PH dispose de moins en moins de fonds propres pour la mise sur le marché de nouveaux logements, et pour pratiquer des loyers à bas prix.

La situation était déjà catastrophique, le premier bailleur social ne répondait déjà pas aux besoins des demandeurs de logement, 120 000 au moins: elle va empirer.

Nous ne comptons pas laisser faire, nous ne comptons pas laisser détruire le dernier grand bailleur social adapté à nos besoins !

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE.

Voir également :

Vente du siège de Paris Habitat, une affaire bien opac

La RIVP n'est toujours pas un bailleur social

 


Paris-Habitat OPH menacé, le logement social en danger

par HLMPOURTOUS.

12:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, commission, jean yves mano, sagi, manifestation, hlm | | |  Facebook

 
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