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mercredi, 09 septembre 2015

Usufruit Locatif Social: le 19éme arrondissement se met aux faux logements sociaux

Dans le 19ème arrondissement, la demande de logement social est très forte, et les urgences du mal-logement criantes. Comme dans tout Paris, l'immense majorité des gens a besoin de vrais logements sociaux, des PLA-I , aux loyers accessibles à tous.

Mais sous prétexte de mixité sociale, la part des PLS, les plus chers des logements sociaux, accessibles seulement à 8% des inscrits au fichier des demandes en 2013, ne cesse de se renforcer.

Plus choquant encore, cette rentrée est marquée par l'arrivée d'un nouveau type de logements: les PLS à durée déterminées, en Usufruit Locatif Social. Il s'agit d'un dispositif qui permet à des investisseurs privés d'acquérir à moindre coût des logements, de bénéficier d'exonérations fiscales notamment sur l'ISF, à condition d'en céder l'usufruit pendant quinze ans à un bailleur social. A l'issue des quinze ans, le bailleur doit non seulement remettre le logement en état, mais également racheter le logement au propriétaire ou reloger les locataires.

En résumé, voilà des logements privés , avec des  niveaux de loyers inaccessibles à 90% des demandeurs parisiens, qui sont comptés comme logements sociaux au titre de la loi SRU. C'est une mauvaise affaire pour les finances publiques et pour les parisiens mal-logés, et une très bonne affaire seulement pour de gros investisseurs. ...et pour des élus qui pourront brandir de bons chiffres de production de logements sociaux qui ne correspondront pas à la réalité. Ainsi, 55 logements en Usufruit Locatif Social sont commercialisés par la société PERL dans une résidence de standing, le Carré des Buttes Chaumont.

Nous étions aujourd'hui une soixantaine de demandeurs de logement à manifester devant la mairie: le directeur de cabinet du maire a déclaré ne pas comprendre notre mode de mobilisation. C'est pourtant simple, face aux chiffres tronqués qui invisibilisent la situation dramatique des Parisiens modestes, seule la lutte nous permet d'être vus et entendus.


 Paris 19ème: les mal-logés font leur rentrée. par HLMPOURTOUS

18:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : roger madec, françois dagnaud, usufruit locatif social, loi sru, demande de logement, ian brossat | | |  Facebook

jeudi, 30 octobre 2014

Dans le 11ème comme ailleurs, le droit au logement n'est pas sur concours.

 mairie 11ème, cotation,ian brossat,françois vauglin,dalo,demande de logement,insalubrité,pla-iCe mercredi 29 octobre, une nouvelle manifestation de mal-logés a eu lieu devant la mairie du 11ème arrondissement.

Il y a dans le 11ème, comme ailleurs à Paris des retraités qui attendent un logement depuis 19 ans, des familles qui vivent dans des taudis dont le plafond contaminé à l'amiante et noir de moisissure dégage une odeur pestilentielle, des logements où s'entassent trois générations. Derrière l'image moderne et dynamique de l'arrondissement, des réalités dignes du 19ème siècle pour les Parisiens des classes populaires. Lors de nos précédentes rencontres avec des élus, lorsque nous exposons ces situations insupportables, on nous rétorque qu'  «  on n'obtient pas un logement avec des manifestations  ».

 Mais manifester et rendre visible les conditions de vie qui nous sont faites , c'est le seul droit accessible quand on nous refuse les autres.

Car le problème est là  : ouvriers, employés, précaires, retraités modestes ne peuvent accéder qu'à un logement très social, le PLA-I. Mais celui-ci, mal vu par les élus ne représente que 20% de la production depuis quinze ans, alors qu'il correspond aux besoins de 70% des demandeurs de logement parisiens.

 Aujourd'hui, la mairie de Paris a mis en place un nouveau système de «  cotation  » des demandes, et nous promet que les dossiers les «  plus urgents  » seront ainsi traités. Cela ne va pas nous rassurer  : cela fait sept ans que le DALO est en place, qui devait permettre lui aussi de traiter l'  «  urgence  ». Résultat  ? Il y a 27 000 dossiers labellisés en attente. Et le DALO est surtout utilisé pour justifier le non-relogement de ceux qui ne sont pas labellisés  ! Aussi, un nouveau système de tri, avec de nouveaux critères ne permettra pas plus de relogements sans la volonté politique  : à la place, les demandeurs auront surtout droit à un gain de complexité dans l'élaboration de leurs dossiers, et toujours plus de choses à prouver, pour seulement «  entrer dans les critères  » et avoir une bonne note finale.

Ainsi, certains ont appris que l'ancienneté de la demande ne serait désormais plus prise en compte. D'autres peuvent certes faire valoir une procédure d'expulsion, mais seul le stade de la lettre du commissariat leur vaudra le nombre maximum de points: la veille de la mise à la rue, on aura donc une très bonne cotation, quelle consolation !

La justice et la transparence, ce ne peut pas être un concours du mal-logement entre les 150 000 demandeurs parisiens, avec chacun sa note unique: le droit au logement, pas plus que les autres droits ne peut être un droit au rabais, dont l'application serait conditionnée à des "points", et auxquels certains devraient de fait renoncer, parce qu'ils n'ont pas eu la bonne note nécessaire.

UN LOGEMENT POUR TOUS !


Paris 11ème: nouvelle mobilisation des mal-logés par HLMPOURTOUS

11:47 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cotation, ian brossat, françois vauglin, dalo, demande de logement, insalubrité, pla-i | | |  Facebook

 
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