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jeudi, 17 novembre 2011

Comment a t on vidé les caisses du logement social ? (interpellation de Marie Noëlle Lienemann)

Les mal-logés s'invitent au colloque
de la Fédération nationale des HLM coopératifs


Une centaine de mal-logés se sont invités ce matin au colloque " Logement et Economie Sociale", organisé à l'Institut Montsouris ( 75014) par la Fédération Nationale des Sociétés Coopératives de HLM et un important collecteur du 1% , Amallia. Dans ce colloque devait intervenir également Augustin Romanet , président de la Caisse des Dépôts et Consignations, le financeur du logement social.

Nous étions venus faire entendre notre colère devant toutes les décisions qui organisent le pillage des caisses du logement social: qu'il s'agisse des politiques de subventionnement aux gros propriétaires privés qui ne créent pas de logements bon marché, de la ponction faite sur les fonds du 1% par l'Etat pour des organismes comme l'ANRU, ou de la récente prise en charge des dettes de Dexia par la Caisse des Dépôts.

A quoi sert-il de discuter des solutions à la prétendue "crise du logement", quand dans le même temps, l'argent du logement social est employé à autre chose ? Quel colloque pourrait déboucher sur du concret, quand les caisses sont sciemment vidées ?

Mme Marie Noëlle Lienemann, vice-présidente de l'UESH, , présidente de la FNSCHLM, et sénatrice s'est engagée à nous recevoir sous huit jours, en présence d'un responsable d'Amallia, tandis qu'une délégation du collectif intervenait à la tribune.

Communiqué diffusé sur place ci dessous :


Les mal-logés interpellent Marie-Noelle... par HLMPOURTOUS

COMMENT ON A VIDE LES CAISSES DU LOGEMENT SOCIAL



Les mal-logés s'invitent aujourd'hui au colloque « Logement et économie sociale » , où interviendront notamment des responsables de la Caisse des Dépôts , dont son président Augustin Romanet, des bailleurs sociaux et des responsables d'une société du 1% pour cent Amallia.

Dans ce colloque , on cherchera sans doutes des solutions compliquées à une situation de crise que chacun des acteurs institutionnels du logement social s'accordera à trouver complexe.

Nous sommes venus pour dénoncer une chose très simple, la destruction en quelques années du dispositif de financement du logement social assuré par la Caisse des Dépôts.

 En 2008, nous occupions la banque Dexia pour dénoncer le renflouement à hauteur de 8 milliards d'euros pris sur l'argent public. Aujourd'hui, cette somme paraît bien dérisoire comparé à ce que la Caisse des Dépôts va dépenser pour compenser le nouvel effondrement de la même banque. Et une nouvelle fois, on nous raconte que c'est justement pour sauver le logement social et son financement qu'on vide ses caisses.

Petit à petit, les fonds du livret A sont détournés de leur objectif premier, le financement du logement social : au moment de l'élargissement de sa collecte, il avait été promis qu'une part fixe serait préservée à hauteur de 70% pour le logement, bien sûr cette promesse a fait long feu.
Le dernier plan de rigueur a amené les pouvoirs publics à dire la vérité sur le dispositif Scellier , avant sa suppression : celui ne résolvait rien à la crise du logement mais permettait aux promoteurs de s'enrichir. Mais combien d'argent gaspillé avant cette suppresssion ?
Le prêt à taux zéro , lui est maintenu, alors qu'il est avéré qu'il favorise surtout les ménages aisés, même si son périmètre est restreint au logement neuf , encore un cadeau aux promoteurs privés.
L'accession dite « sociale » à la propriété continue, et avec elle la vente des logements sociaux qui diminue un parc déjà dérisoire au regard des besoins.
La production des vrais logements sociaux , les PLA-I peut bien avoir augmenté de 10% en Ile de France, mais celle des PLS auxquels 75 pour cent des demandeurs ne peut accéder a elle bondi de 142%.
Les ponctions gouvernementales sur les fonds du 1% ont servi à financer des programmes comme ceux de l'ANRU , qui n'aboutissent pas à la production de logements sociaux en plus, bien au contraire. Et ces fonds en moins, sont aussi encore moins de chances pour les salariés cotisants d'obtenir un logement avec le 1%, surtout quand leurs revenus sont bas.


Bref, on vide les caisses du logement social, voilà la seule cause de la crise du logement. Les mal-logés n'ont pas d'autre choix que d'intervenir collectivement  partout ou les responsables, et au premier chef , ceux de la Caisse des Dépôts et les bailleurs sociaux qui appliquent cette politique , viennent prétendre qu'ils ne sont pour rien dans la catastrophe du mal-logement que nous vivons au quotidien.

 

Voir aussi : Les Mal-Logés en Colère occupent DEXIA

Occupation de la Caisse des Dépots et Consignations

ADOMA, la SNI et l'Etat doivent reloger

14:07 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dexia, lienemann, fnschlm, uesh, sni, osica, caisse des dépots, andre yché | | |  Facebook

vendredi, 02 octobre 2009

Les Mal-logés en Colère occupent Jean-Marie MESSIER

Le Collectif des Mal-logés en Colère à occupé toute la journée, avant de se faire déloger par d'importantes forces de Police, les locaux de la société de jean Marie MESSIER : "MESSIER-PARTNERS", à Paris.

L'adjointe de Mr MESSIER à déclaré au collectif "ne rien devoir aux mal-logés". Ce n'est évidement pas l'avis des demandeurs de logement du collectif, affaire à suivre...


banniere mal-logés messier.jpg

Communiqué :

LES MAL LOGES EN COLERE CHEZ JEAN MARIE MESSIER

 

Le collectif Mal Logés en Colère rend aujourd’hui une visite collective à Meissier Partners, l’agence de conseil de Jean Marie Meissier, dans ses locaux de la rue du Faubourg Saint Honoré.

 

Des demandeurs de logement social chez un banquier d’affaires, quel est le rapport ?

 

Le dit banquier d’affaires a encaissé trois millions d’euros, et pourrait en recevoir six à la finale, pour avoir « conseillé » ICADE, une filiale contrôlée par la Caisse des Dépôts et Consignations, l’argentier de l’Etat et du logement social, dans l’opération de vente de 30 000 logements sociaux….à une autre filiale de la Caisse des Dépôts, la Société Nationale Immobilière, pour un montant de plus de 2 milliards d’euros.

 

Dans cette affaire, il y a les gagnants : les actionnaires d’ICADE, privés et publics, d’abord. L’action du promoteur est immédiatement montée après la vente d’un patrimoine de logements dont la construction a été financée par l’argent public.

La Caisse des Dépôts, actionnaire public, réinvestira ses dividendes dans le Fonds Stratégique d’Investissement, c'est-à-dire les subventions aux entreprises pour leur permettre de « faire face à la crise ».

 

Autre gagnant , Jean Marie Meissier : six millions d’euros pour négocier une vente entre deux sociétés contrôlées par le même donneur d’ordres, la Caisse des Dépôts, c’est plutôt cher payé, pour faire en sorte que la main gauche donne à la main droite !

 

Et puis, il y a les perdants : les mal logés. Les deux milliards d’euros investis par la Société Nationale Immobilière, le plus grand bailleur social public pour racheter des logements sociaux financés par l’argent public seront autant d’argent en moins pour financer du nouveau logement social.

 

A travers cette opération, la Caisse des Dépôts transfère donc de l’argent public du secteur du logement social ( SNI) vers le secteur privé ( ICADE).

 

Et un banquier d’affaires empoche au passage une commission de quelques millions d’euros, vu l’ampleur du bénéfice réalisé sur le dos des mal logés, ICADE et la Caisse des Dépôts n’en sont pas à compter quelques millions de plus ou de moins.

 

Il y a un an tout juste, le Collectif des Mal Logés en Colère occupait DEXIA, pour dénoncer le financement du « sauvetage » de la banque par la Caisse des Dépôts et donc, par l’argent du logement social. Au passage, déjà, le PDG de Dexia, démissionnaire s’accordait quelques millions d’euros de bonus , avant d’y renoncer au lendemain de notre occupation.

 

Loin d’être une « opération exceptionnelle en temps de crise », le financement de DEXIA par la Caisse des Dépôts ne faisait que préfigurer le hold up permanent sur les fonds du logement social.

 

Jean Marie Meissier, conseiller en « opérations bancaires et financières » n’aurait jamais du se retrouver à négocier la vente de logements sociaux, car le logement social n’est pas à vendre !

 

Il est donc parfaitement logique qu’aujourd’hui, les mal logés viennent lui demander des comptes sur une « affaire » dont ils sont les grands perdants.

 


 

17:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : messier, mal-logés, dexia, icade, sni | | |  Facebook

vendredi, 03 octobre 2008

Les mal-logés occupent DEXIA : "Rendez nous l'argent du logement !"

Une centaine de mal logés a occupés jeudi 2 octobre le siège de Dexia, 1, passerelle des Reflets à la Défense jusqu'en milieu de soirée.

Communiqué :

 

                                             OCCUPATION DU SIEGE DE DEXIA:  Rendez nous l'argent du logement !

 

dexia.jpgLe collectif Mal Logés en Colère occupe aujourd'hui le siège de Dexia , à La Défense pour exiger que l'argent du logement social revienne au logement social.Moins de quarante huit heures après avoir utilisé les fonds de la Caisse des Dépôts et Consignations, financeur principal du logement social,  pour renflouer Dexia, le gouvernement vient de confirmer la poursuite du pillage de l'argent du logement pour alimenter les banques privées,notamment en utilisant les excédents du livret A,  et l'achat de logements aux promoteurs sans aucune garantie sur les conditions de location ou de vente de ces logements
 
Si tous les journaux ont fait les gros titres sur l'effondrement de Dexia, et sur l'octroi de 3 milliards d'euros à la banque par la Caisse des Dépôts et Consignations, personne, ni au gouvernement, ni chez Dexia n'a expliqué ce qu'est exactement cette banque, son histoire et son rôle dans la destruction du logement social à bas prix.
Jusque dans les années 80, Dexia s'appelait CLP, une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, le principal financeur public du logement social, alimenté par des fonds publics. Le CLP servait directement à financer la construction de HLM, par des prêts accordés aux bailleurs sociaux et aux collectivités locales. C'était la possibilité d'intervenir concrètement sur le type de logements construits, son nombre.
 
Puis CLP a été privatisé et est devenu Dexia. Et  bien sûr les priorités ont changé : il ne s'agissait plus de répondre aux besoins en matière de logement à bas prix pour les personnes à revenus modestes ou très modestes, mais de faire de l'argent.
 
Dexia , aujourd'hui accorde des prêts essentiellement pour deux types de logement : les PLS , les logements sociaux les plus chers, inaccessibles aux pauvres et dont le loyer est beaucoup plus élevé que le vrai logement social, et du logement intermédiaire , c'est-à-dire réservé aux classes moyennes supérieures. Elle propose aussi aux bailleurs sociaux des prêts pour construire des logements en location vente, c'est-à-dire des logements qui peuvent bénéficier de fonds publics mais reviendront finalement dans le secteur privé.
 
Dexia fait donc partie des banques qui influencent la politique de logement public, dans le sens d'une raréfaction du logement bon marché, elle compte parmi les responsables de la crise du logement.
 
Aujourd'hui, la Caisse des Dépôts et Consignations , et l'Etat à travers elle investissent donc des milliards d'euros qui auraient pu servir au logement social pour un organisme dont la privatisation a déjà entrainé la baisse des vrais logements sociaux mis sur le marché.A titre de comparaison, les 3 milliards d'euros accordés à Dexia représentent la moitié des prêts à la construction de logements sociaux, toutes catégories confondues en 2006. Ces 3 milliards d'euros sont à mettre en lien avec les 452 misérables millions d'euros accordés par l'Etat au financement de nouveaux logements en 2006.
 
Mais Dexia, est aussi une banque qui participe à la privatisation de l'immobilier de l'Etat : elle est depuis l'année dernière actionnaire majoritaire d'Eterximmo une filiale du bailleur social contrôlé par la Caisse des Dépôts et Consignations, la SNI, société nationale immobilière. Au lieu de construire du logement et d'utiliser l'argent dégagé par la vente des biens immobiliers de l'Etat pour ce faire, la SNI s'associe avec Dexia pour créer une société chargée d'externaliser les biens immobiliers de l'Etat, Que vient faire le bailleur social de la Caisse des Dépôts et Consignations, déjà incapable de répondre aux besoins en matière de logement dans cette société aux côtés de Dexia ?
 
A chacune de nos actions, de nos manifestations, les représentants de l'Etat et de la SNI nous tiennent toujours le même discours : la situation économique est difficile, le logement social ne sort pas de terre par magie, le financement c'est très compliqué et très long, les banques ne prêtent qu'aux riches….
 
En vingt quatre heures, les actionnaires de Dexia qui ont fait du fric pendant des années grâce à la privatisation d'un outil au départ dédié à la construction de vrais logements sociaux, ont obtenu des milliards d'euros d'argent public , pendant qu'il nous faut attendre des années, lutter comme des chiens pour obtenir le minimum, un vrai logement.
 
Dexia a donc des comptes à nous rendre !
 
Collectif Mal Logés en Colère

18:36 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dexia, logement, hlm, caisse des dépots et consignation, sni | | |  Facebook

 
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