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jeudi, 28 mars 2013

Bureaux vides, logement chers: la SEMAVIP de nouveau occupée

La lutte pour plus de logements et moins de bureaux continue, notamment dans le 19ème arrondissement: la SEMAVIP avait été occupée une première fois le 4 janvier, pour dénoncer une situation absurde, où la Ville de Paris tout en continuant à favoriser la construction de bureaux, se montre incapable de répondre aux préoccupations des habitants qui sont 126 000 au moins à avoir besoin d'un logement social.

Suite à notre première occupation, les élus du 19ème arrondissement nous avaient assuré de leur écoute , et s'étaient engagés à nous répondre concrètement: mais ils n'ont pas donné suite.

A la veille de la rupture de la trève hivernale, nous sommes donc revenus au parc de bureaux d'ICADE où la SEMAVIP a son siège.


                            Paris : Les mal-logés ré-occupent la SEMAVIP... par HLMPOURTOUS


Un article de Business Immo sur l'occupation

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14:18 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : semavip, trève hivernale, expulsions sans relogement | | |  Facebook

vendredi, 23 novembre 2012

La Ministre de l'Exclusion accueillie à la mairie du 10ème par des mal-logés

Le collectif des Mal Logés en Colère a manifesté ce jeudi devant la mairie du 10ème arrondissement, au moment où Marie-Arlette Carlotti , Ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion , vient inaugurer la campagne de la Banque Alimentaire, en présence d'Olga Trostiansky, adjointe au Maire de Paris, chargée de la famille et de la lutte contre l'exclusion.

Les mal-logés sont venus dire à la Ministre et aux élus de la Ville que la charité ne peut pas remplacer l'accès au droit.

Parmi les millions de mal-logés en France, parmi les 120 000 demandeurs de logement parisiens, nous sommes nombreux à n'avoir d'autre choix que le recours à l'aide humanitaire, de la Banque Alimentaire ou d'autres organismes, uniquement à cause de notre situation locative.

Les loyers exorbitants dévorent notre budget, que nous soyons salariés, retraités et/ou précaires.

L'hébergement à l'hôtel et l'errance urbaine augmentent le coût de la vie, notamment à cause de l'absence d'endroit où cuisiner.

Le mal-logement, dans toutes ses déclinaisons brise notre vie professionnelle, les expulsions, les changements d'hébergement incessants entraînent des pertes d'emploi, ou l'impossibilité d'en trouver un.

 

Le gouvernement reconnaît la « plus grande crise du logement et de l'hébergement depuis quinze ans », mais ne se donne pas les vrais moyens de lutter contre. La Ville de Paris se décharge sur l'Etat, qui nous renvoie sur la Ville.

 

  • Le blocage des loyers en zone tendue s'avère être une procédure longue et risquée : elle contraint le locataire à engager un recours contre son propriétaire, qui peut aller jusqu'au tribunal administratif, et peut évidemment entraîner des mesures de rétorsion de sa part comme le non-renouvellement du bail , déjà très fréquent à Paris.

  • Les réquisitions annoncées par Cecile Duflot s'avèrent finalement hypothétiques et impossibles à mettre en œuvre en urgence massivement, la procédure retenue par la loi sur le logement laissant aux propriétaires privés des moyens de recours importants

  • la liste des terrains éventuellement cédés à la Ville de Paris pour du logement social comporte au moins un tiers d'adresses classées en monument historique, ou occupées par des Ministères et des administrations à ce jour

  • il n'y a pas d'augmentation massive prévue du nombre de PLA-I à produire, alors que 75% des demandeurs ne peuvent accéder qu'à ce type de logements et aucun frein n'est mis à la vente de logements sociaux.

 

Dans ce contexte, l'hébergement d'urgence est saturé, et la mise en œuvre du plan hivernal n'empêche pas que le SAMU SOCIAL ne réponde pas à la demande.

Les mal-logés sont en colère et déterminés : la semaine dernière, notre interpellation du premier Ministre par l'occupation du Centre d'Analyses stratégique s'est soldée par une évacuation et l'hospitalisation avec 10 jours d'ITT d'une mal-logée de 63 ans en errance urbaine.

Ce mépris n'est pas acceptable, on ne réglera pas le problème du mal-logement en réprimant les mal-logés en lutte.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Exclusion : la charité ne remplace pas l'accès... par HLMPOURTOUS

15:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : marie-arlette carlotti, exclusion, hebergement, samu-social, expulsions sans relogement | | |  Facebook

mercredi, 31 octobre 2012

Expulsions massives : les mal-logés occupent l'ANRU

Le Collectif Mal Logés en Colère a occupé toute la journée l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine, à Paris, jusqu'à ce qu'un conseiller du cabinet de François Lamy se déplace pour nous rencontrer.


Actuellement la politique du logement menée par Cecile Duflot a un effet trompe l'oeil : à lire les médias, on a l'impression que des mesures d'urgences sont prise en rafales.


Sur le terrain, c'est l'enfer pour les mal-logés.


Ainsi, une circulaire d'arrêt des expulsions des prioritaires DALO est enfin promulguée : mais, « petit » détail, elle ne prendra effet qu'au 15 mars prochain. Or une vague d'expulsions sèches sans précédent ces dernières années vient d'avoir lieu. Trop tard pour celles et ceux qui sont déjà à la rue, et sans même une solution d'hébergement, puisque le SAMU Social ne répond qu'à un appel sur trois. De toute façon la circulaire ne concerne pas les mal-logés en hôtel dont les départements suspendent le financement, elle ne concerne pas les dizaines de milliers de personnes en errance urbaine totale, ceux qui perdent l'hébergement précaire chez un proche, par exemple.


Deuxième annonce, la Ministre annonce d'éventuelles réquisitions si le « besoin s'en faisait sentir ».

Mais chacun sait qu'on ne remet pas en cause massivement la propriété privée en quelques semaines, et qu'au mieux, quelques immeubles symboliques seront donc investis, quand dans le même temps, les mal-logés qui occupent des logements vides continueront à être expulsés.


La loi sur le logement, retardée, contient des mesures fortes en apparence : ainsi l'annonce de la mise à dispositions de terrains publics pour la construction de nouveaux logements. Seulement, la loi prévoit qu'une partie sera dévolu à du logement privé et une autre à des PLS, auxquels 70% pour cent des demandeurs ne peuvent accéder.


Il n'y a donc pas de plan d'urgence pour le logement  au niveau étatique.

Et la vague d'expulsions sans relogement intervenue cet automne montre bien que rien n'a été fait ni prévu pendant les six derniers mois, même en ce qui concerne la partie la plus visible du mal-logement.


Les mal-logés n'ont donc pas d'autre choix que de contraindre, par leur lutte, les responsables politiques à regarder la réalité en face et à la traiter.


DES LOGEMENTS PAS DES SYMBOLES !


Vague d'expulsions : les mal logés... par HLMPOURTOUS

 

Communiqué diffusé sur place :

Mal-logement : face à la crise, le gouvernement méprise et temporise.

Nous occupons aujourd'hui l'ANRU, agence nationale de rénovation urbaine , un des principaux instruments de la politique du logement depuis des années.

La politique de destruction systématique du logement social menée sous la mandature précédente produit aujourd'hui le maximum de ses effets : la Ministre du Logement le reconnaît , l'urgence n'a jamais été aussi importante depuis quinze ans. Mais face à cette urgence, les déclarations d'intention se succèdent, et c'est tout.

Les médias se sont fait l'écho de la circulaire d'arrêt des expulsions pour les seuls prioritaires DALO. Mais bien peu ont noté que celle-ci ne s'appliquera qu'au 15 mars. En attendant, une vague d'expulsions sèches a lieu en Ile de France depuis septembre, et les expulsés sont confrontés à la rue, le 115 ne répondant plus qu'à un tiers des appels.

Cette vague d'expulsions se double de la multiplication des ruptures d'hébergement : hôtels déclarés non conformes, prises en charges interrompues pour cause d'âge des enfants .A Paris, l'Aide Sociale à l'Enfance propose désormais comme solution aux familles en détresse de prendre les enfants dans des foyers, mais sans leurs parents.

Les médias se font aussi l'écho d'une vague promesse de « réquisitions ». Mais la procédure de réquisition est longue, coûteuse et sa mise en œuvre massive est peu probable.

En réalité, il suffirait de conventionner en PLA-I, avec des loyers abordables, les dizaines de milliers de logement aujourd'hui dans le parc des bailleurs sociaux, et qui sont en loyers libre, ou en PLS, ou en Usufruit Locatif Social, c'est à dire inaccessibles à 75 pour cent des demandeurs de logement. Il suffirait de mettre les loyers des logements sociaux neufs en adéquation avec la demande, ce qui n'est pas fait actuellement.

Oui, cela a un cout.

Mais la démolition massive des logements existants par l'ANRU a coûté des dizaines de milliards d'euros ces dernières années , dont huit milliards pour l'Etat et douze pour Action Logement. 143 000 logements ont été détruits, pour 139 000 reconstruits, et à des niveaux de loyer bien plus élevés, comme l'attestent tous les rapports publics à ce sujet. Les logements détruits n'étaient certes pas des palaces, mais aujourd'hui Cecile Duflot parle de réquisitionner des casernes ou des bureaux, quel progrès...

La gestion saisonnière et l'hébergement précaire et inadapté a aussi un côut : aujourd'hui, le budget de l'hébergement d'urgence est aussi important que celui du logement social. On distribue l'argent public aux hôteliers, on multiplie les structures provisoires...

L'aide aux investisseurs immobiliers a aussi un coût : pourtant,pendant que les mal-logés doivent vivre avec des promesses, le Scellier lui, est immédiatement remplacé par un autre dispositif.

Nous sommes aujourd'hui des millions à vivre en dessous du droit commun : ceux qui ont des solutions de fortune, comme un logement indécent et minuscule hors de prix, s'entendent répondre qu'ils ne sont pas vraiment mal-logés et qu'ils devraient avoir honte de réclamer alors que d'autres sont à la rue ou dans l'urgence absolue. Mais ceux qui sont à la rue et dans l'urgence absolue doivent se consoler avec des bouts de papiers où il y a écrit « prioritaire » en guise de solution.

Nous sommes tous mal-logés, nous sommes tous solidaires, nous sommes tous en colère et puisque notre lutte est tout ce qu'il nous reste, nous n'arrêterons pas de lutter.

Les promesses ne protègent pas du mal-logement, un logement pour tous maintenant

19:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : françois lamy, cecile duflot, anru, loi de réquisition, trève hivernale, expulsions sans relogement, hébergement d'urgence | | |  Facebook

 
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