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jeudi, 24 mai 2012

Le logement c'est maintenant: Cecile Duflot interpellée

Une centaine de demandeurs de logement social, de Paris et de banlieue ont interpellé Mme Cécile Duflot , ministre du Logement et de l'Egalité des territoires à l'occasion d'une réunion publique concernant la campagne des législatives qui se tenait dans une école du 11ème arrondissement.

Nous étions présents parce que l'urgence du mal-logement n'attend pas , qu'elle concerne des millions de personnes , quel que soit leur situation spécifique.

Nous étions présents parce que nous avons subi ces dernières années une politique de destruction acharnée du logement social , une politique de mépris et de répression des mal-logés, une politique qui aboutit aujourd'hui à l'impasse totale pour tous ceux qui sont privés du minimum , un logement décent. Face à ce constat, ce sont des mesures de relogement immédiates et massives qui doivent être prises , et pas seulement des mesurettes comme l'arrêt des expulsions pendant quelques semaines pour une seule catégorie de personne concernées ou un blocage des loyers dont les effets mettraient des années à se faire sentir.

En attendant des résultats concrets, les mal-logés continueront à manifester et à lutter.

Pour le moment, Mme Duflot nous a fixé un rendez-vous pour la semaine prochaine, lors duquel nous exprimerons notre revendication : un logement pour tous maintenant .


Cécile Duflot, Ministre du Logement, interpellée... par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place

Les mal-logés viennent à la rencontre de leur Ministre

 Nous, mal-logés du Grand Paris , venons aujourd'hui à la rencontre de Cecile Duflot, nouvelle Ministre du Logement , de l'Egalité des Territoires, et du Grand Paris, à l'occasion d'une réunion de campagne des législatives.

 Certes le thème de la réunion n'est pas le logement, et c'est en tant que candidate à la députation que Mme Duflot est annoncée ce soir. Mais face à l'urgence des situations sur lesquelles elle est désormais compétente, nous estimons nécessaire de bouleverser un peu un agenda qui ne nous semble pas pour l'heure assez chargé pour résoudre les problèmes.

 Nous avons bien entendu l'annonce selon laquelle personne ne serait expulsé des hébergements d'urgence jusqu'au 31 mai.

 Mais ensuite ? Et qu'en est-il de ceux , plus de la moitié des appelants au SAMU social parisien qui n'ont même pas pu obtenir un hébergement cet hiver ? Qu'en est-il de ceux qui sont dans des hôtels dont le financement n'est plus assuré par personne ? Qu'en est-il de ceux qui attendent avec angoisse l'expulsion imminente de leur appartement à cause d'un congé pour vente.

 Nous avons bien entendu les annonces sur l'encadrement des loyers du privé , « afin que ceux-ci ne dépassent pas les prix du marché ».

 Cela bloquera peut-être une augmentation future, mais aujourd'hui nous sommes déjà des centaines de milliers à étouffer sous le poids de loyers hors de prix, contraints de vivre dans des logements suroccupés faute de pouvoir payer plus grand.

 Seul l'accès à un logement social peut résoudre cette situation. Or 80 pour cent d'entre nous ne peuvent accéder qu'à un PLA-I et malheureusement seuls 22 pour cent des logements construits en dix ans à Paris sont de ce type, alors qu'on bâtit en masse du PLS aux loyers très chers, qu'on ne peut raisonnablement qualifier de logement social. Or aucune annonce n'a été faite à ce sujet , l'un des plus importants pour les demandeurs de logement social.

 De toute façon, la question n'est pas seulement celle de l'orientation future de la politique du logement : des solutions immédiates doivent être trouvées pour tous ceux qui attendent depuis des années dans des conditions effroyables.

 

Il faut agir maintenant, reloger maintenant.


22:14 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, grand paris, blocage des loyers, expulsions, hébergements, pla-i | | |  Facebook

vendredi, 13 novembre 2009

VIDEO : Les Mal-logés en Colère "s'invitent" chez Benoist Apparu

"Le Collectif des mal-logés en colère "s'invite" chez Benoist Apparu (AFP)

PARIS — Une centaine de membres du Collectif des mal-logés en colère "s'est invitée" vendredi à la mi-journée au secrétariat d'Etat au Logement, boulevard St Germain, pour demander un rendez-vous à Benoist Apparu, a-t-on appris de sources concordantes.

Le Collectif, coutumier d'occupations surprises, entendait surtout réagir à l'annonce, en début de semaine,par le secrétaire d'Etat du suivi de chaque sans-abri par un "référent". Il entendait aussi, et de façon plus générale, attirer l'attention sur les "millions de mal-logés" y compris les personnes qui ont été reconnues prioritaires au titre de la loi Dalo et qui sont toujours en attente de logement.

Dans un communiqué, le Collectif affirme notamment : "en quoi un +référent+ personnel changerait-il quoi que ce soit ? L'immense majorité des mal-logés sont suivis par des travailleurs sociaux et cela ne change absolument rien à leur problème de logement car ces travailleurs sociaux ne peuvent que constater la pénurie de HLM".

Le service de presse de M. Apparu a confirmé la présence du Collectif "dans l'enceinte" du secrétariat d'Etat. Une délégation a été reçue par le chef de cabinet et une conseillère sociale. Promesse leur a été faite qu'une réunion sera prochainement organisée en préfecture "pour examiner les demandes individuelles".

M. Apparu s'est également engagé à recevoir une délégation du Collectif courant décembre.

Copyright © 2009 AFP."

 

Retrouvez le communiqué du collectif ici : Occupation du Secrétariat d'Etat au Logement

 

21:09 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, apparu, sdf, logements, hebergements | | |  Facebook

Les Mal-logés en Colère au Secrétariat d'Etat au Logement

apparu.jpgASSEZ DE REFERENTS, NOUS VOULONS DES LOGEMENTS !

 

Le Collectif des Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui au secrétariat d’Etat au Logement, afin d’informer Mr Besnoist APPARU de nos besoins réels, qu’il ne connaît manifestement pas.

Nous entendons ainsi réagir à la principale mesure annoncée comme une nouveauté par Mr Apparu : le suivi par un « référent », de chaque sans abri.

 

De qui se moque-t-on ?

 

Actuellement parmi les millions de mal logés que compte ce pays, même ceux qui ont accompli l’exploit d’obtenir un label DALO sont une large minorité à se voir proposer un logement social.

 

Et pourtant pour obtenir ce label, il faut avoir passé d’abord l’épreuve du tri entre les mal logés instauré par des critères légaux de priorité et d’urgence très restrictifs : trois ans de titre de séjour, la reconnaissance de l’indécence du logement dont les mal logés doivent apporter eux même la preuve. Il s’agit ensuite d’avoir pu monter un  dossier complexe, chose difficile lorsqu’on est en situation d’urgence et dépourvu même d’un hébergement stable.

 

Et pourtant, deux ans après le vote de la loi même le label DALO n’est au final, qu’un dossier de plus rempli pour rien pour la majorité des concernées.

En quoi un « référent » personnel changerait-il quoi que ce soit ? L’immense majorité des mal logés sont suivis par des travailleurs sociaux, et de longue date : et cela ne change absolument rien à leur problème de logement, car ces travailleurs sociaux ne peuvent que constater la pénurie de HLM, comme les mal logés. A l’heure actuelle, à Paris, notamment, ils ne sont même plus en mesure de trouver ne serait-ce qu’un hébergement d’urgence.

 

Comme souvent, il s’agit donc surtout d’individualiser nos problèmes, voire de rendre les mal logés et les SDF responsables de leur situation.

 

Les hivers précédents, le gouvernement avait pris l’habitude de justifier les morts de la rue, notamment par le fait que les SDF refusaient les hébergements d’urgence, en réalité des dortoirs insalubres ouverts six heures sur vingt quatre.

Cet hiver aurons nous droit à l’argument « On ne peut rien faire pour ceux qui refusent un suivi régulier et personnalisé » ?

 

Collectivement, nous sommes venus rappeler à Mr Apparu, comment l’on fabrique les SDF : tout simplement en laissant la situation des millions de mal logés se dégrader jusqu’au jour ou le taudis est fermé, ou l’on ne peut plus payer un loyer trop cher, ou les proches ne peuvent plus nous héberger dans un logement trop petit. Jusqu’au jour ou le propriétaire vend son logement, jusqu’au jour ou l’ on a dépassé la durée autorisée dans le même foyer.

 

Les SDF sont des mal logés comme les autres, comme les autres, ce dont ils ont besoin pour résoudre le problème qui crée tous les autres, c’est d’abord d’un logement social.

 

RELOGEZ MAINTENANT !

Voir sur le même sujet : Les Mal-Logés s'invitent aux Etats Généraux des SDF

Des Mal-logés interpellent Benoist Apparu : occupation de l'EPF

Martin Hirsch interpellé par les Mal-logés en Colère

14:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, apparu, mal-logés, sdf, hebergements | | |  Facebook

mardi, 26 mai 2009

Paris:Occupation de la direction de l'Enfance et de la Solidarité

dscf3456.jpgVendredi 15 mai, une centaine de mal logés en Colère occupent les bureaux de la Direction de l'Action Sociale, de l'Enfance et de la Solidarité.

Dans la capitale, le nombre de personnes en errance ne cesse d'augmenter. Bertrand Delanoe prétend lutter contre les marchands de sommeil et les hébergements indécents , notamment les hôtels meublés.

Mais si le nombre d'hôtels déclarés dangereux par la Préfecture de Police et donc non agrées pour un financement des nuitées par la Ville de Paris ne cesse d'augmenter, le nombre de mal logés lui aussi n'arrête pas de grimper.

La conséquence: de plus en plus nombreux sont ceux et celles qui n'ont plus accès à aucun hébergement et se retrouvent déchues de la qualité de "parisiens", qui leur permet l'accès aux prestations sociales, en vertu de règles toujours plus excluantes édictées par le Département de Paris.

Pour la plupart, le seul recours c'est le SAMU social , ses hébergements de très courte durée, et très vite, l'exil dans des hôtels pourris....de banlieue.

- on impose aux personnes en errance de rechercher elles mêmes un hôtel aux normes: mais les hôteliers ne répondent presque jamais positivement aux demandes des mal logés, si celles-ci ne sont pas assorties d'une garantie de paiement immédiate des services sociaux

- dans les immeubles classés insalubres, promis à la démolition, le relogement est garanti aux seuls locataires: les personnes hébergées, par exemple les parents ou les enfants majeurs de ces locataires ne sont pas concernés, et se retrouvent donc sans aucune solution quand l'immeuble est vidé.

- les hébergements publics sont soumis à des règles d'accueil complexes et ciblées: ainsi les centres maternels sont réservées aux femmes seules avec un enfant de moins de trois ans,lorsque l'enfant atteint les trois ans, la procédure d'expulsion est immédiatement déclenchée, et ce alors même qu'aucune proposition de relogement n'a été faite.

- au fronton de toutes les mairies d'arrondissement, il y a désormais des banderoles "Laissez les grandir ici" pour affirmer le "soutien de la majorité municipale aux familles sans papiers". Pourtant, alors que la loi indique que l'Aide Sociale à l'Enfance est destinée à protéger tous les enfants, le Département de Paris a décidé d'en exclure les familles sans titre de séjour et de les rabattre vers le SAMU Social. Celui-ci les balade d'hôtel en hôtel dans toute la grande couronne, ce qui les isole et les expose d'autant plus à une arrestation, et en tout cas leur interdit la stabilisation, préalable nécessaire à une éventuelle régularisation.

 

Ensemble, nous sommes venus refuser l'exclusion de centaines de milliers de Parisiens comme les autres !

Un logement pour tous, tout de suite

dscf3491.jpg

16:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, hôtels, hébergements, samu social, droit au logement | | |  Facebook

lundi, 26 janvier 2009

Les mal-logés s'invitent aux Etats Generaux des SDF

Une centaine de mal logés se sont invités aujourd'hui aux Etats Generaux des SDF, organisés par Nicole Guedj, notamment pour y interpeller Mr Alain Regnier super préfet à l'hébergement, qui a finalement accepté de nous recevoir dans les plus brefs délais.

Le texte suivant a été lu à la tribune :

_________________________________________________________________________________________________

Comment se fabriquent les SDF, ou l'expérience des mal logés.

 

Le collectif Mal Logés en Colère s'invite aujourd'hui au Etats Généraux des SDF, qui se tiennent à l'école de Sciences Po : à la tribune, ni mal logés ni SDF, mais notamment le Président du Samu Social, le super préfet à l'hébergement, et le préfet de police.

 

Sans domicile fixe, c'est la signification du sigle SDF : nos politiques semblent l'oublier un peu trop souvent, cette définition, pour créer de toutes pièces, un être à part, dont la condition serait finalement inexplicable par le seul manque de logements accessibles à tous.

 

Comment devient-on SDF ? Pourquoi sont-ils si nombreux, pourquoi le SAMU social est-il engorgé ?

 

A partir de combien de temps le mal logé en errance devient-il SDF ?

 

Nous avons la réponse car nous la vivons en direct.

 

A partir du 15 mars, un certain nombre d'entre nous seront mis à la porte de leur logement, parce que le propriétaire vend, parce que nous l'occupons sans le titre ni le droit qu'on n'a pas voulu nous donner. On leur donnera, au mieux une chambre d'hôtel, et grâce au nouveau système SAMU social, probablement dans un autre département, ou ils seront interdits de services sociaux, peut-être interdits d'école, parce que chaque ville considère avoir assez à faire de « ses »  mal logés. Comme tant d'autres, déjà expulsés, on les changera d'hôtel parce que celui-ci est trop pourri, parce que l'hôtelier ne veut plus de familles, pour un autre hôtel plus loin. Ca y est , ils sont SDF.

 

Pas mal de SDF ne dorment pas tous les soirs dehors. Seulement une semaine sur deux et leur adresse administrative est celle d'un tiers. Des dizaines de milliers de personnes sur toute l'Ile de France, SDF invisibles, dorment une semaine chez les parents, une semaine dans un hôtel qu'on paye de sa poche, une semaine dans la rue. Jusqu'au jour ou les tiers disent non. Ca y est , ils sont officiellement SDF.

 

Pourquoi ? Simplement parce qu'on ne leur pas attribué de logement social. Parce que les politiques et les bailleurs n'en construisent pas ou presque pas, parce qu'ils en détruisent et en vendent des centaines de milliers. Et parce que le logement social disparaît, alors les prix du privé augmentent en toute liberté, avec la demande.

 

Et ensuite, le problème non résolu est pris sciemment à l'envers : ne pas avoir de logement fixe détruit les mal logés, et les politiques viennent ensuite parler de l' « impossibilité d'accéder à un logement autonome », de la « désocialisation », et de « solution adaptées » c'est-à-dire toute la gamme des hébergements précaires, des résidences sociales aux hébergements de stabilisation, tous ces « logements passerelles »  qui deviennent vite des impasses, car il n'y pas de logement social à la clé.

 

Et en bas de cette chaîne infernale, qui pourrait être rompue simplement en mettant l'argent nécessaire dans le logement social, le tri se fait à nouveau car l'hébergement précaire devient lui-même rare : et le super préfet, et le SAMU social viennent présenter comme un grand progrès le fait que les places en CHRS , dans les foyers et les dortoirs humanisés ( ?) soient désormais gérées de manière « régionale », ce qui signifie tout bonnement que certains d'entre nous vont courir chaque jour d'un bout à l'autre de l'Ile de France pour un lit de camp et une soupe.

 

Nous les premiers concernés par ce colloque, nous sommes venus rappeler l'évidence, comme nous l'avons fait en occupant Dexia au lendemain de l'annonce des milliards d'euros trouvés en vingt quatre heures pour les banques : que les mêmes sommes soient mises immédiatement dans le logement social et il n'y aura plus de mal logés, et la machine à fabriquer des SDF s'arrêtera.

 

DES VRAIS LOGEMENTS MAINTENANT POUR TOUS !

 

19:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sdf, dalo, prefet reigner, hebergements, samu social | | |  Facebook

vendredi, 11 janvier 2008

Les Mal-Logés en Colère répondent à l'appel de Martin Hirsch , chroniqueur à "Psychologies"

3dd519de0971c6bf274704f8be2e5fd5.jpgAprès plus de sept mois de refus, Martin Hirsch , Haut Commissaire aux solidarités actives et à la lutte contre la pauvreté a enfin accepté de recevoir notre collectif: il nous aura donc fallu aller jusqu'à occuper le journal "Psychologies " ou Martin Hirsch tient désormais une chronique pour obtenir des engagements clairs de l'ex-président d'Emmaus, qui avait été jusqu'à annuler sa participation à un colloque sur les travailleurs pauvres à Paris en juin dernier, pour ne pas nous y rencontrer.

Il aura aussi fallu plusieurs heures de négociations serrées avec Mr Le Naou, chargé de mission du Ministère pour que celui-ci se déplace sur le lieu de l'occupation puis accepte de répondre à notre demande.

Nous attendons des réponses concrètes et immédiates, parce qu'il faut savoir en terminer avec la crise du logement: ces réponses, qui portent notamment sur des demandes de logement datant de dix à vingt ans, des demandes de personnes SDF, nous ne les avons pas obtenues du Ministère de Mme Boutin.

Aujourd'hui, parce que Mr Hirsch n'est pas Madame Boutin, et n'a pas le même parcours , comme nous l'a rappelé son cabinet, nous attendons des actions rapides, à la hauteur de l'intérêt affiché dans sa chronique pour les mal-logés.





Communiqué diffusé sur place :

Une soixantaine de "Mal-loges en Colère" occupent aujourd'hui le siège du mensuel Psychologies , et espère y rencontrer un de ses prestigieux chroniqueurs (1), Martin Hirsch par ailleurs Haut Commissaire du gouvernement aux solidarités actives contre la pauvreté.

Ce mois ci, dans sa chronique, le Haut Commissaire conte sa rencontre avec l'un d'entre nous, dans le métro, un SDF à qui il n'a jamais rien donné , ce qui apparemment a crée chez lui, un fort sentiment de culpabilité, car il n'a plus jamais eu l'occasion de le faire.

Qui sait,  l'un de ces précaires si justement décrits dans sa chronique, ceux dont il jure que s'il a l'occasion de les croiser à nouveau il prendra le temps d'écouter leur histoire est peut être l'un d'entre nous ?

Et il serait bien temps que le Ministre chroniqueur nous écoute en effet, au lieu de nous rappeler sèchement, à l'occasion d'un campement, qu'il faut savoir terminer une lutte.

Au lieu de cautionner une Ministre du Logement, qui déclare sans honte que la loi DALO ne résoudra pas grand-chose, avec une franchise qu'apprécieront tous ceux qui font la queue devant les Préfectures en espérant que cette fois, on lira leur dossier, qu'on les sortira des hôtels, des taudis, de l'errance urbaine d'hébergement en hébergement. Une Ministre du Logement, qui face aux morts de la rue ose déclarer qu'il va falloir que jouent les solidarités familiales parce que l'Etat ne peut pas tout faire.

Dans sa chronique Martin Hirsch espère que « son «  mal logé du métro a retrouvé du travail et un toit. C'est peu probable. Les membres de notre collectif eux n'ont pas eu cette chance, plus de huit mois après deux demandes d'audience auprès de Martin Hisrch : celui-ci après avoir refusé de nous rencontrer lors de l'occupation de l'ANSA ( Agence Nationale des Solidarités Actives ), avait préféré en juin annuler sa participation au dernier moment à un colloque sur les travailleurs pauvres plutôt que faire face à nos questions.

En septembre, nous avons déposé au Ministère une liste de demandeurs de logement de plus de dix ans , ainsi qu'une composée de personnes sans aucun hébergement. Aucune réponse n'y a été apportée. Personne ne peut demander à des mal logés qui attendent une solution depuis des années, parfois dans la rue, et toujours dans des conditions de survie insupportables, d'attendre encore l'avis d'une commission puis une décision de justice qui ne changera rien puisque les clefs des logements ne sont pas dans les poches des juges, mais dans celle des bailleurs, des préfectures et des mairies.

Dans son émouvante chronique à Psychologies, Martin Hirsch conclut en jurant que s'il n'est pas arrivé malheur à « son «  mal logé, il « s'arrêtera le temps qu'il faudra et le temps qu'il voudra « .

En venant nous rencontrer , l'ex-président d'Emmaus a une occasion de montrer qu'il ne s'agissait pas là de paroles en l'air, et qu'il n'y aucun décalage entre le chroniqueur ému de la misère quotidienne du mal logement et le Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté qui a le pouvoir de prendre des mesures immédiates pour la faire cesser.

(1) la première chronique de Martin Hisrch est dans le numéro de janvier de Psychologies, et lisible ici
http://www.psychologies.com/cfml/article/c_article.cfm?id=6867&estat_svc=s%3D01119%26svc_mode%3DI%26svc_campaign%3DAutresLiensTexte%26svc_partner%3DHP%26svc_position%3DContenu



16:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : martin hirsch, mal-loges, sdf, dalo, boutin, hebergements, solidarité | | |  Facebook

 
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