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jeudi, 02 avril 2009

La pépinière d'entreprises de la RIVP occupée par les mal logés en colère

Ce matin, la pépinière d'entreprises de la rue des Haies ( 75020 ) a été occupée par une centaine de membres du collectif pendant plusieurs heures, jusqu'à ce que le directeur général de la RIVP, propriétaire des lieux , s'engage par écrit à un véritable travail sur les situations intolérables vécues par les mal logés, notamment ceux qui vivent dans des hôtels sociaux appartenant directement à la RIVP.

Cette occupation avait pour objectif de poser une question essentielle : alors que le deuxième bailleur social de la Ville de Paris affirme ne pas être en mesure de répondre à la demande de logement social, ce qui est sa vocation, est ce une priorité de proposer des locaux aux entreprises ? Et ce alors que la Ville de Paris dispose de bien d'autres outils pour le faire.

La RIVP, à travers sa filiale le Richemont , exploite et construit aussi des hébergements, des hôtels sociaux, foyers et résidences sociales. De fait ces hébergements précaires sont une voie sans issue pour de nombreux mal logés, qui y restent bloqués pendant des années. Encore une fois, la priorité d'un bailleur social, c'est de proposer des vrais logements.

L'orientation prise par le deuxième bailleur social parisien nous condamne donc à l'attente sans fin, dans des hébergements précaires.

D'ailleurs, la direction de la RIVP a montré jusqu'ici son indifférence à nos urgences: Serge Contat directeur général de la société s'était engagé , suite à des actions , à nous revoir pour faire le point sur les problèmes qui lui avaient été soumis.Cet engagement écrit date de presque un an et n'a pas été tenu. Il aura donc fallu cette nouvelle action, pour qu'il tienne sa promesse de nous rencontrer.

Hébergés, en hôtel, en suroccupation, à la rue, expulsables, nous n'avons plus temps d'attendre.

NOUS EXIGEONS DES LOGEMENTS POUR TOUS MAINTENANT

Le communiqué de l'occupation à télécharger

2009_03_02_tract_collectif_mal_loges.pdf

 

Un reportage et des vidéos de l'action , sur le site du journal Rue 89, locataire de la pépinière d'entreprises

http://www.rue89.com/2009/04/02/la-pepiniere-dentreprises...

 

 

16:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, logement social, mal logés, hôtel, ville de paris | | |  Facebook

mercredi, 03 octobre 2007

Hôtel du 8, rue Jarry : les résidents à la rue le 11 octobre

La DASES ( Ville de Paris) arrête le financement : des familles de l'hôtel du 8, rue Jarry à la rue le 11 octobre

medium_expulsion.2.jpgL'ensemble des familles du 8, rue Jarry ont été averties à la mi-septembre que le financement de leurs chambres d'hôtel s'arrêterait brutalement au début du mois d'octobre. Aucune solution ne leur a été proposée par les services sociaux parisiens.

Aucune de ces familles ne peut, avec ses ressources propres acquitter le loyer de sa chambre, celui-ci correspond en effet à celui d'un grand logement dans le privé.

Pourquoi cette décision des services de la Ville de Paris ?

Mardi , suite à un rassemblement de l'ensemble des résidents de l'hôtel, rejoints par des habitants des hôtels voisins, et le collectif, une délégation a été reçue par Tony Dreyfus, maire du 10ème arrondissement et la directrice de la DASES ( Aide Sociale à l'Enfance ) du 10ème arrondissement. Comme d'habitude, mairie et Préfecture se renvoient la balle: la mairie invoque l'existence d'un arrêté de péril  et de la  fermeture imminente de l'immeuble . Arrêté qui n'a pas été porté à la connaissance des résidents et qui n'a pas été produit lors du rendez-vous d'hier soir, ni confirmé depuis.

 

 

En tout état de cause, la fermeture de l'hôtel si elle était avérée devrait s'accompagner de solutions alternatives pour les parisiens concernés: or aucune proposition sérieuse n'a été avancée par le maire, ni par la directrice de la DASES, qui se contentent de confirmer la fin des prises en charge en cas d'arrêté de péril.

Pourquoi jeter des familles dans la précarité et l'errance ?

Une grande partie des familles de l'hôtel a déjà changé d'hébergement ces derniers mois.Certaines y étaient installées depuis moins de deux mois, suite à la fermeture d'un autre hôtel. C'est le quotidien des Parisiens hébergés dans ces structures depuis 2005 : au lieu de reloger , Ville et Préfecture rouvrent et ferment les structures, imposent aux familles de trouver des solutions par elle-même, ce qui est totalement impossible, l'immense majorité des hôteliers exigeant d'être contactés par les services sociaux et non par les particuliers .Des mal-logés qui habitent la capitale depuis de nombreuses années se voient ainsi rabattues sur le SAMU social ( statutairement destiné aux personnes sans adresse fixe ), sont envoyées au mieux en grande banlieue, et ne sont plus comptabilisées dans les demandeurs de logement parisiens. Est-ce l'effet recherché par les autorités ?

Aujourd'hui, collectivement, les résidents des hôtels de la rue Jarry exigent leur maintien dans les lieux en attendant leur relogement.

 

Parce qu'elles n'ont pas choisi de vivre à l'hôtel, que la responsabilité de cette situation est du côté des autorités, et notamment de la Ville de Paris, qui ne met pas sur le marché le nombre de HLM correspondant aux besoins, l'arrêt des ruptures d'hébergement comme le paiement des hôtels doit être assuré dans la continuité par la DASES.

20:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : hôtel, meublés, expulsion, dases, social, prefecture, mairie | | |  Facebook

 
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